Des mouvements qui portent loin

le 3 janvier 2019

En cette nouvelle année, nous adressons à chacune et chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles et vos proches, nos souhaits de santé et de bonheur.

Les combats entamés en 2018 sont autant de vœux pour que chaque individu, chaque famille populaire puisse mieux vivre, loin de l’insécurité de vie, loin des divisions entre nations avec leurs lots de guerres potentielles sur fond de nationalismes montants, loin des menaces climatiques. Les grands mouvements de l’année écoulée ont été portés par les femmes en lutte pour le respect, l’émancipation et l’égalité, par les actions contre l’austérité et pour le pouvoir d’achat et la justice ou encore pour l’environnement.

Justice sociale et justice climatique, paix et désarmement marchent d’un même pas pour sauver l’Humanité du désastre. De partout, les peuples aspirent à briser le prétendu « cercle de la raison » imposé par une oligarchie composée d’un petit pour cent de ceux qui peuplent la planète. De partout retentit l’appel strident des citoyens à prendre leur destin en main, pour une nouvelle démocratie. De partout retentit l’exigence de différentes catégories sociales pour que leur travail soit reconnu et correctement rémunéré. De l’usine à l’hôpital, de l’école à l’exploitation agricole, de La Poste à la commune, des secteurs de l’énergie à ceux des transports, de la recherche à la banque, les salariés veulent participer aux choix des entreprises et des services.

L’idée progresse que l’infime minorité qui accapare les bénéfices et la rente est aussi celle qui donne beaucoup d’argent pour financer les campagnes électorales des candidats jugés les plus sûrs pour et par le système capitaliste. Dans ces conditions la façade de démocratie actuelle se lézarde ; la confiance envers les partis politiques s’évapore dans la défiance, l’abstention et le rejet. La collusion de la finance, des gouvernants et de l’Etat éclate au grand jour. Le rôle de ce dernier pour redistribuer les richesses et garantir la justice s’estompe d’autant plus vite qu’il se préoccupe en priorité des profits, des dividendes et des actionnaires. D’un même mouvement l’extorsion de la plus-value du travail est encouragée par le refus de revaloriser le salaire minimum, et des garanties sont accordées aux profits financiers par abaissement des impôts sur le capital, par le libre cours laissé aux marchés financiers, tandis que le crédit bancaire régulé grâce à un secteur bancaire public est affaibli. C’est cette logique qui est puissamment contestée aujourd’hui.

Les mouvements d’opposition aux contre-lois travail, pour sauvegarder la SNCF, les luttes dans les EHPAD et la santé, celles des gardiens de prison, des caissières de supermarchés, des ouvriers d’Ascoval ou de Ford, les actions des élus locaux et les mouvements des gilets jaunes ne sont pas de simples spasmes de mécontentement. Ce qui se manifeste est un refus politique du système. Certes, les défenseurs de l’ordre établi, à commencer par le Président de la République, vont chercher à assoir leur domination en assénant que leur jungle vaut mieux que la barbarie brune. Celle-ci sert d’ailleurs, dans tous les pays européens et ailleurs, de solide béquille au capital. Les gilets jaunes comme tous les mécontents n’ont donc aucun intérêt à se colorer en bleu marine. C’est ensemble qu’il faut rechercher sans attendre les voies d’une société de justice, d’une démocratie réelle, de partage, de construction commune, d’émancipation, de liberté, d’écologie. Ce que nous nommons du mot de communisme, d’autres d’humanisme ou d’émancipation humaine, à construire ensemble par-delà les histoires et les opinions. L’Humanité Dimanche, magazine des alternatives, veut être encore mieux à votre service pour construire l’unité populaire pour changer de société. Bonne année !

3 commentaires


Elisabeth PRATSIFFRE 6 janvier 2019 à 0 h 40 min

Tout à fait d’accord avec vous

alain harrison6 9 janvier 2019 à 22 h 27 min

Bonjour.

En espérant que des gilets jaunes viennent s’exprimer ici.

Quand à moi j’ai envoyé un message sur deux sites qui se disent être les sites officiels des gilets jaunes.

Message:

Bons deux sites qui se disent site officiel du mouvement des gilets jaunes.
giletsjaunes.e-monsit
nouslesgiletsjaunes.fr/

Faudrait savoir. Mais il n’y a pas d’inconvénient réel à ce qu’il y est plusieurs sites dans la mesure que vous vous entendez sur ce point et que vous indiquiez aux « visiteurs » les autres sites officiels.
Donc, il n’y a pas de sites officiels comme il n’y a pas de représentants officiels, donc le mouvement émane des gilets jaunes, donc, il y une entente chez les gilets jaunes pour faire fructifier le mouvement, qu’il soit omniprésent comme le capitalisme l’est. Lui pour asservir, mais retournement de l’arme pour libérer. Est-ce cohérent ?

Ou bien l’un et/ou l’autre êtes des opportunistes ?
La question se pose, n’est-ce pas ? À ce stade si du mouvement, que bien des têtes veulent récupérer.

Merci de votre attention
Alain Harrison
Du Québec

alain harrison 9 janvier 2019 à 23 h 21 min

Bonjour.

Un témoignage.

9 janvier 2019
Faut-il que les gilets jaunes, la police ou l’armée tirent sur Luc Ferry ?
Maxime VIVAS

«« J’ai un jeune fils qui vit bien mieux qu’un gilet jaune, mais qui ne rate pas une manif.

Il a l’âge des enthousiasmes et des indignations. Il s’approche trop des Robocops. Je tremble pour lui. Je lui conseille (lâchement ? En toute logique ?) de laisser jaillir en premier de la tranchée ceux qui ont élu Macron et qui viennent dire qu’ils le regrettent. Tel qui a mis le feu à la maison par inconscience doit être le premier à lutter contre l’incendie et à s’exposer à une chute de brandon incandescent.
Revenons à Luc Ferry. Les crapules des journaux qui font l’opinion (c’est-à-dire les journaux des milliardaires, subventionnés et gavés de pub), les radios et télés des milliardaires (bénéficiaires du CICE et souvent non contribuables), font exactement le contraire de ce qu’ils auraient fait si Jean-Luc Mélenchon avait dit le centième du commencement du début d’amorce de ce que préconise Luc Ferry.
Et d’abord, pourquoi n’est-il pas en garde à vue, Ferry ?
Pourquoi cent policiers n’ont-ils pas perquisitionné à l’aube dans un des ses domiciles ?
Pourquoi la « classe » politique droitière (je mets « classe » entre guillemets à cause du double sens du mot qui pourrait faire croire que ces enflures sont classieuses) ne rappelle-t-elle pas que la loi républicaine interdit de tirer sur le peuple désarmé et qu’inciter à le faire est un délit (ou un crime ?). »»

Les crimes absous:

«« 14/18. Les malheureux poilus jaillissaient de la tranchée et les projectiles de l’ennemi en hachaient menu une partie. D’autres perdaient un membre ou un morceau du visage. Ha ! Ha ! se régalent d’avance mes détracteurs en notant avec quelle maladresse je viens de tomber dans une comparaison hasardeuse et scandaleuse. Pourtant, aller manifester aujourd’hui, c’est risquer d’y laisser une main, un œil, la bouche. Et croyez-en Luc Ferry, c’est loin d’être suffisant. Les poilus qui sont retournés intacts dans la tranchée avaient gagné le gros lot à la loterie de la guerre. Nos braves gilets, jaunes qui ont laissé un œil, une joue, un bout des lèvres, leurs gencives, leurs dents, une main, dans une manif, ont tiré le mauvais numéro et c’est tout. La faute à « pas de chance », ça s’appelle être au mauvais d’endroit au mauvais moment, inutile d’aller embêter Macron avec ces brouilles, il est élu, légitime. Les urnes ont parlé (murmuré, en fait).Vous êtes démocrate, oui ou m… ? »»

LGS

Faut-il tolérer encore ce système financier, cet État de Droit Financier, ce système UE inamovible.

Il y a 4 sorties, allez-vous comprendre ?

Il y a la sortie par le haut de ce labyrinthe, le voyez-vous ?

Elle comprend quoi cette sortie ?
Tout d’abord, le travail d’éveil des consciences, le travail de fond.

Mais faudrait d’abord s’entendre sur la cause des causes, et quelle est-elle cette cause ?

Une évidence qui vous échappe !

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