La démocratie flétrie

le 24 juin 2015

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Par Patrick Le Hyaric

Il ne faut pas s’habituer à ce vent mauvais soufflé par des institutions inventées pour faire plier la démocratie jusqu’à la détruire. Il ne suffit pas de continuer à disserter sur « les totalitarismes » comme ils disent pour mieux rendre caduque cette proclamation d’Aristote selon laquelle « tout pouvoir doit s’exercer au service de l’intérêt général ». Qu’il s’agisse du refus de reconnaître les choix nouveaux exprimés dans un vote par le peuple grec ; de la manipulation conjointe  du président du  Parlement européen avec les responsables des groupes de droite et socialiste de cette assemblée sur le traité transatlantique ; de la loi sur le renseignement ou du projet de directive européenne sur « le secret des affaires » ; du coup de force  du gouvernement  consistant à saccager un grand et bel espace vert et écologique qu’est le parc départemental de La Courneuve en Seine-Saint-Denis pour y construire des logements de standing à la veille de la conférence climat qui aura lieu à quelques mètres de là ou encore de l’adoption sans débat et sans vote de la loi dite « Macron », tout démocrate ne peut que s’inquiéter.

Certes, notre pays n’est pas une dictature, loin s’en faut mais s’y met en œuvre une stratégie générale consistant à éliminer le Parlement et les élus des décisions, au bénéfice des requins des marchés. Ainsi, la loi Macron est le décalque appliqué à notre pays de ce qui avait été baptisé « Le Pacte Euro-plus* » signé à Deauville. L’enjeu était énorme pour les puissances industrielles et financières. La droite avait retardé sa transposition dans le droit national. Mr Valls l’impose en utilisant une nouvelle fois l’article 49-3 de la Constitution. C’est l’artifice le plus grossier de nos institutions monarchiques dont un mouvement populaire devrait enfin demander la suppression. Cette loi, parfait bréviaire néolibéral qui fait des droits et règles qui protègent les salariés la cause première du chômage et de la croissance atone, aurait mérité un ample débat national pour être une fois pour toute démasquée. Car, est-ce cela que les électeurs ont choisi en éjectant N. Sarkozy du palais présidentiel ? N’ont-ils pas porté au sommet de l’Etat l’ambition de renouer avec l’égalité, de renforcer la sécurité sociale et professionnelle et de lutter contre l’emprise de la finance sur le travail et la production ?

Fourre-tout parfaitement inintelligible pour les citoyens, ce texte est conçu de manière à éviter le débat. Truffé de dispositions qui n’ont pour unique cohérence que d’élargir, dans différents secteurs de l’économie, le champ de la concurrence et du profit au détriment des biens communs, de l’environnement et des droits salariaux, il symbolise la volonté gouvernementale d’avancer coûte que coûte et de le faire  masqué pour mieux tromper toutes celles et tous ceux qui ont porté leurs suffrages sur François Hollande en 2012.

Le refus du pouvoir d’entendre et de prendre en considération les critiques de sa propre majorité et son mépris renouvelé pour la représentation nationale, finissent d’épuiser notre système démocratique, déjà bien abimé par l’élection présidentielle au suffrage universel, le quinquennat, l’inversion du calendrier électoral et la subordination des représentants du peuple à l’exécutif.

Manuel Valls redoutait qu’il n’y ait pas suffisamment de députés de sa majorité pour approuver la loi Macron et que les défections ne soient pas compensées par des députés de droite. Cette dernière n’étant pas mécontente de masquer le trouble que la loi provoquait dans ses rangs derrière le dépôt et le vote d’une motion de censure. Cynique jeu de rôles qui ne peut qu’éloigner davantage nos concitoyens de l’engagement politique.

Au passage, notons que l’argument repris sur tous les tons selon lequel le texte avait déjà été débattu en première lecture pour justifier le coup d’assommoir du 49-3 omet que dans l’intervalle, ont été intégrées à la loi de nouvelles dispositions négatives pour sans cesse exaucer les demandes d’un grand patronat insatiable. Et pas des moindres ! C’est le cas du plafonnement des indemnités qu’octroie le conseil des prud’hommes aux salariés dont le licenciement est jugé abusif.  Il bafoue le principe de la réparation intégrale du préjudice et de l’égalité devant la réparation. Qui peut croire que cette disposition comme la privatisation des aéroports de Lyon, Nice, Toulouse va créer le moindre emploi et que ce sont les recours aux prud’hommes qui freinent les embauches plutôt que la faiblesse des carnets de commande ? Même pas M. Macron lui-même ! Quant à la privatisation de nos industries d’armement personne n’a encore pu démontrer sa compatibilité avec la défense de notre souveraineté nationale. Et, la libération du transport ferroviaire liée aux orientations européennes, le développement du transport par car pour les plus démunis, n’ont rien à voir ni avec la sécurité routière, ni avec les objectifs de la conférence climat et encore moins avec le service public !

Ajoutons que certaines dispositions initiales de la loi ont été largement aggravées par la majorité de droite au Sénat, avec l’aval du ministre de l’économie et du groupe socialiste qui a choisi de s’abstenir lors du vote final. Ce n’est donc plus le texte initial du gouvernement qui s’est retrouvé en seconde lecture à l’Assemblée nationale mais bel et bien un texte encore plus infléchi à droite ! De seconde lecture, il n’y aura pas pour cause de 49.3. Sans doute fallait-il empêcher qu’un nombre plus important de députés socialistes et écologistes le rejettent, au lendemain d’un congrès du Parti socialiste présenté comme ayant aplani les difficultés et alors que toutes les motions s’opposaient au travail du dimanche ou à la casse du droit du travail, pièces maîtresses de la loi Macron ! Ces députés socialistes devront-ils boire la potion jusqu’à la lie après que le gouvernement ait approuvé la demande de la droite de créer une commission parlementaire chargée de changer le code du travail ? Le sieur Gattaz n’en croit pas ses yeux et laisse éclater sa joie quand Robert Badinter en personne enfonce le clou.

Ce qui s’est passé au Parlement a certes son importance mais seront décisives les capacités de rassemblement et de mobilisations des citoyens qui estiment le moment venu de barrer la route à ce vent mauvais de régression qui parcourt le pays et l’Europe entière. Ils ne le feront avec suffisamment de force et d’unité que dans la mesure où ils auront été associés à un processus inédit de construction politique au cours duquel ils acquerront la conviction qu’une voie progressiste est possible. C’est avec l’ambition d’y contribuer que se prépare la Fête de l’Humanité des 11, 12 et 13 septembre prochains. Qu’elle soit un très grand succès devient dès lors une ambition que peuvent partager toutes les composantes de la gauche et de l’écologie qui veulent donner un autre cours à l’évolution de notre pays. Que toutes s’y investissent, chacune à sa manière, est mon vœu le plus cher.

* Le pacte Euro-plus, appelé aussi acte de compétitivité, se réfère à un accord entériné à Deauville

13 commentaires


Aline Béziat 24 juin 2015 à 22 h 04 min

Non seulement notre démocratie va mal, mais plus le capitalisme prend de l’ampleur, plus la démocratie est mise à mal et cela ne peut que continuer, sauf si ! En fait tout ceci est logique puisque ceux qui sont aux commandes en France comme partout en Europe se plient tous les jours aux exigences du Capital et non aux exigences de l’Intérêt Général. Logique puisqu’ils défendent une économie de marché qu’ils ne peuvent pas maîtriser. Ils veulent la réformer ou la libérer en fonction de leurs idéologies respectives. Comme personne ne perçoit qu’une autre économie pourrait supplanter l’économie de marché, ces gouvernants sont certains que les actions qu’ils mènent sont les meilleures pour servir l’intérêt général. Ils nous condamnent donc en permanence à faire de plus en plus d’économie, logique puisqu’il y a de moins en moins de liquidités, mais cela ne peut que s’aggraver. De plus ils nous assurent que ça ira mieux, mais demain plus tard, quand on aura payé la dette, quand l’économie capitaliste et sa croissance repartira, quand la moralité et l’argent feront bon ménage, autrement qui quand les poules auront des dents.

Le gouvernement récupère 19milliards d’impôts qui avaient pris la poudre d’escampette, il est content, il a fait son boulot. Comment compte-il crée de l’emploi ? Comment compte-il développer des activités saines et utiles pour que chacun puisse vivre décemment ? Mystère ! Cela viendra avec la croissance nous disent-ils ? Mais le capitalisme grossi, et la part du gâteau se rétrécit pour les exploités. Au train où vont les choses, avec les pactes Transatlantique et pacifique les peuples vont perdre définitivement le peu de souveraineté que certains ont encore. Quels désastres nous attendent?

Stop, une autre économie peut naître de cette descente vers l’enfer des bas fonds du capitalisme avide d’exploitation humaine et d’exploitation des ressources terrestres. Bien sûr la citoyenneté tend à s’organiser mais pour l’heure elle est dans le flou, dans l’abstrait, dans le bouillonnement d’activités communes mais sans mise en osmose, sans mise en cohérence des idées qui fusent de partout. C’est vrai, la meilleure façon de faire barrage au vent mauvais c’est que les citoyens se sentent investis d’une mission politique, démocratique et économique totalement inédite pour tout changer. Ils ne le feront effectivement que dans la mesure où ils auront été associés à un processus inédit de construction politique au cours duquel ils pourront acquérir la conviction qu’une voie progressiste est possible.

L’intérêt général, c’est d’abord de faire et de décider en commun, C’est de se convaincre qu’une autre économie peut naître de ce chaos annoncé. C’est d’avoir en perspective une économie ou la valeur du travail et la valeur de chaque activité, est reconnue à sa juste valeur. Il y a donc besoin de Pôles Publics Bancaires Régionaux qui ne font pas de profits, qui prêtent à taux zéro, pour permettre des échanges équitables. En fait il y a besoin d’une monnaie commune. Pour orchestrer l’ensemble, il y a besoin d’une Démocratie Communiste qui assoit une confiance incontestable qui désigne par reconnaissance les candidats aux élections et les dirigeants. Il y a besoin de Commissions de Transparence pour que les salariés puissent maîtriser collectivement les richesses qu’ils produisent dans leur entreprise. Il y a besoin d’une banque qui active une monnaie commune pour développer l’Économie sociale et solidaire, qui crée des emplois de proximité, qui permet aux paysans de la terre et de la mer de vivre décemment tout en participant à la protection et à la maîtrise des ressources terrestres. Mais aussi il y a besoin d’une banque qui reconnaît la valeur du bénévolat, et qui en le rémunérant, fera disparaître ainsi la pauvreté.

La Fête peut devenir un immense débat où les progressistes d’horizons divers peuvent s’y retrouver sans se préoccuper des sensibilités politiques des uns et des autres ni des appartenances à telle ou telles organisations ou Partis politiques. L’essentiel, c’est de pouvoir construire du Commun, mais ensemble. Débarrassé, des pratiques des jeux politiciens, c’est alors que le pouvoir du peuple pourra prendre forme.

Aline Béziat 25 juin 2015 à 6 h 54 min

Hélas le Parti Communiste depuis la Libération n’a cessé de fondre en effectifs. Les raisons en sont multiples, et profondes et chacun y trouve les siennes. Ce qui est certain c’est que nous avons confondu Union du Peuple de France, Union du Peuple de Gauche et Union de la Gauche, Union avec les Partis et les groupuscules de Gauche. Nous voulions l’Union mais nous ne pouvions pas la faire. A chercher en permanence des accords de sommets, des Programmes Communs, des Projets collectifs avec d’autres forces politiques nous n’avons pas impulsé l’Union des prolétaires et des citoyens, c’est ainsi que les divisions, ne pouvaient que s’activer. Et la dernière en date à courir après un sauveur suprême, le Parti y a épuisé ses forces. Combien de camarades avons-nous laisser sur la route ? Combien de camarades sont rentrés en dissidence ?

Mais de ces heures sombres, qui sont derrière nous, il nous faut reconstruire un militantisme de masse, cela ne peut se produire que sur de nouvelles bases démocratiques. Le Parti Communiste peut le faire il a la particularité de Désigner par Reconnaissance ses responsables, ses dirigeants, ses élus, mais hélas il le fait à l’envers, du haut vers le bas, en faisant le contraire nous allons stimuler alors une activité militante inédite qui gagnera en transversalité, car chacun, sera alors à égalité de Droits et de Pouvoirs pour pratiquer la Désignation par Reconnaissance mais qui s’activera du bas vers le haut. Basculer comme on dit cul par-dessus tête commence d’abord à l’intérieur du Parti, pour que toute la société puisse en faire autant. En finir avec la Démocratie Libérale qui nous anesthésie, et qui de fait, fait barrage à la socialisation de la société c’est possible. Si les communistes comprennent qu’ils ont entre les mains une Démocratie qui va leur permettre de remettre la société sur les bons rails alors ils tiendront la dragée haute au capitalisme.

Donc en attendant, il faut encore et encore en fonction de nos moyens soutenir financièrement le mieux que nous pouvons l’Huma, vendre les vignettes partout en France même à ceux qui ne pourront pas venir à la Fête, ils pourront toujours en faire don à un jeune qui a envie d’y aller etc etc, revoir nos anciens compagnons de route et tout reconstruire avec eux mais sur de nouvelles bases démocratiques. En finir une bonne foi pour toute avec les démarches et les pratiques électoralistes et politiciennes sources de toutes les divisions, car elles nous épuisent. C’est possible de tout reconstruire autrement, si chacun est à égalité de Pouvoir désigner ceux qui doivent exercer des missions politiques. Personne ne doit se présenter, personne ne peut être juge de lui-même, c’est un jugement collectif qui rend les choses positives et avec la pratique de la Désignation par Reconnaissance dans le bon sens, tout devient possible.

En un mot nous devons refaire et reparler du communisme mais le construire sur de nouvelles bases démocratiques entre nous et avec l’ensemble de la société. C’est sûr si ces nouvelles bases se font jour, alors nous pourrons reconstruire un militantisme de masse, et ainsi construire un avenir meilleur pour et avec la société. Ne jamais oublier que nous sommes tous des êtres sociaux et que donc chacun porte en lui son potentiel politique, sa part de socialisme et sa part de communisme. Refonder un communisme hautement démocratisé, le dire, le faire entre nous, et avec tous ceux qui nous entourent, c’est possible. Peu importe l’horizon politique d’où viennent ceux qui nous entourent, nous le savons les sensibilités politiques évoluent si de nouvelles idées et de nouvelles pratiques se font jour. Oui nous pouvons remettre le monde sur ses pieds solidement ancrés dans la glaise de la solidarité et de la fraternité.

Aline Béziat 25 juin 2015 à 6 h 58 min

Excusez-vous ce dernier commentaire ne devait pas se trouver sur cette page mais sous la page précédente.

alain harrison 26 juin 2015 à 23 h 23 min

«« Peu importe l’horizon politique d’où viennent ceux qui nous entourent, nous le savons les sensibilités politiques évoluent si de nouvelles idées et de nouvelles pratiques se font jour.»»

Passer du subjectif à l’objectif.

Ce sont les solutions qui nous sauverons.

Michel Berdagué 25 juin 2015 à 6 h 58 min

Ce vent mauvais ne peut qu’ être balayé par une Tramontane et Mistral réunis en Luttes de la classe du monde du travail, apportant le beau temps . Attention ça dégage sec .
Certes nous ne sommes pas déjà en dictature dans la nation républicaine mais de plus en plus le grand patronat s’ investit dans l’ état et les gouv. successifs sont porteurs de la voix , discours et applications du maître /capitaliste .
A chacun , chacune : contactez des Communistes pour acheter la Vignette des 3 jours de fête et de débats …et même si vous ne pouvez y aller soutenez ainsi le Mouvement et l’ Humanité , vous pouvez offrir la Vignette .
Quand tous et toutes s’ y mettront …

Domart Jean-Marc 26 juin 2015 à 0 h 25 min

Eh oui, on voit sur la photo en tête d’article les deux principaux argents de la destruction de la souveraineté populaire dans notre pays. Depuis que l’actuelle directrice du FMI à été ministre de beaucoup de domaines en même temps que les Finances, cette avocate d’affaires US n’a eu de cesse de soumettre les institutions de notre pays aux intérêts des USA auxquelles elle était liée, et dont elle imposait la langue dans son ministère. Curieux, quand même, ces institutions telles la Cour des Comptes ou le Conseil d’Etat donnant toujours raison aux solutions conformes à la doxa ultra – libérale, non? Très liée aussi à Mr Macron, pas encore « ministre de tout », qu’elle a rencontré à la réunion du Groupe de Bilderberg fin mai 2014, qui, au vu des effets actuels, suit docilement ses instructions…

Domart Jean-Marc 26 juin 2015 à 0 h 38 min

Eh oui, on voit sur la photo en tête d’article les deux principaux agents actuels de la destruction de la souveraineté populaire dans notre pays. Depuis que l’actuelle directrice du FMI a été ministre de beaucoup de domaines en même temps que les Finances, cette avocate d’affaires US n’a eu de cesse de soumettre, dans la plus grande discrétion des medias « grand public » les institutions de notre pays aux intérêts des USA auxquelles elle était liée, et dont elle imposait la langue dans son ministère. Curieux, quand même, ces institutions telles la Cour des Comptes ou le Conseil d’Etat donnant toujours raison aux solutions conformes à la doxa ultra – libérale, non? Très liée aussi à Mr Macron, pas encore « ministre de tout », qu’elle a rencontré à la réunion du Groupe de Bilderberg fin mai 2014, qui, au vu des effets actuels, suit docilement ses instructions…

Bernard LEQUESNE 26 juin 2015 à 15 h 10 min

Vous écrivez : »Certes, notre pays n’est pas une dictature, loin s’en faut mais s’y met en œuvre une stratégie générale consistant à éliminer le Parlement et les élus des décisions, au bénéfice des requins des marchés. »
Ah mais si, nous sommes dans une dictature, certes sans torture, sans emprisonnement abusif (jusqu’à plus ample informée)et sans chars dans les rues, mais si l’on se fie à la définition de Wikipédia, nous y sommes bel et bien :
Une dictature est un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite.
A vous de voir…

Le.Ché 26 juin 2015 à 16 h 53 min

La démocratie flétrie, quand on prononce des mots pareils, on est pas loin de la dictature et c’est bien le cas en ce moment car que l’on vote à droite ou à gauche nous avons là même politique de mise en place, ce qui veut dire qu’en réalité nous sommes dans une forme de dictature qui ne dit pas son nom.
Comment le peuple peut-il s’y retrouver, c’est JL.Mélenchon qui a raison il faut une 6ième république sinon nous tournons en rond sans avancer.

DOMART Jean-Marc 27 juin 2015 à 0 h 07 min

on a déjà vu ce type de situation, à une époque où le 49-3 n’existait pas, mais où le gouvernement se faisait par « décrets-lois ». Valls a dernièrement fait référence à Daladier en ce qui s’agissait de sa politique… mais on sait que ce « radical-socialiste » avait la signature facile en ce qu’il s’agissait de concessions aux dictatures (Munich), mais la main lourde contre le monde du travail: loi sur les étrangers (14.11.38), répression féroce de la grève de la CGT, fin novembre 1938, internement des Espagnols de la Retirada dans des camps en février-mars 1939, interdiction de l’Humanité (27/9/39), interdiction du Parti communiste (26/9/39)et décret Sérol (9/4.40) condamnant à la peine de mort pour propagande communiste. Un palmarès qui fait froid dans le dos…

alain harrison 26 juin 2015 à 22 h 56 min

ALERTE, ALERTE, ALERTE

«« C’est avec l’ambition d’y contribuer que se prépare la Fête de l’Humanité des 11, 12 et 13 septembre prochains. »»

C’est l’un des moments, c’est l’une des rencontres qui peut être décisive, rassembleuse, porteuse d’un projet réellement rassembleur.

Y aura-t’il du contenu porteur et rassembleur !?
Un momentum.

alain harrison 28 juin 2015 à 19 h 56 min

Bonne nouvelle.

Sur CEPAC, aujourd’hui dimanche 28 juin 2015, un discours remarquable du Sénateur Bernie Sanders qui se présente pour les investitures démocrates.
Il ne mâche pas ses mots, directe, claire, mais circonscrit et intelligent. Hillary Clinton aura du chemin à faire.
Un homme intègre. De plus à 73 ans, il peut se sentir libre et dire les vérités que la pluspart renient par
 » intérêt « , quelque soit l’habit. Dans les années 70, s’il avait été élu, il aurait sûrement été dans la mire des ténébreux.
Publié le 30 avril 2015 à 12h53 | Mis à jour le 30 avril 2015 à 15h39
Ivan Couronne
Agence France-Presse
WASHINGTON

Bernie Sanders candidat à l’investiture démocrate contre Hillary Clinton

«« Comment est-il possible que les 1% les plus riches détiennent presque autant de richesses que les 90% les moins riches?», a déclaré Bernie Sanders lors d’une conférence de presse à l’extérieur du Capitole, programmée la veille et sans fanfare, à l’image de cet iconoclaste qui a passé sa carrière à dénoncer la démesure des dépenses électorales.

«« Il s’oppose vivement à la première guerre du Golfe, «une terrible erreur que ce pays regrettera pendant des décennies». Et vote contre la guerre d’Irak en 2002

«« il a rappelé qu’il menait la résistance au Sénat contre l’accord de libre-échange transpacifique que Barack Obama négocie actuellement

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201504/30/01-4865841-bernie-sanders-candidat-a-linvestiture-democrate-contre-hillary-clinton.php

Il fait un travail de réveille des états-uniens. Et ce n’est pas rien.

Maintenant, il a une véritable plate-forme, l’investiture démocrate.

Aujourd’hui, l’investiture est suivie dans bien des parties du monde…. Cela fera naître bien des questionnements…!?

alain harrison 28 juin 2015 à 20 h 31 min

Pour la Fête de l’Humanité.

Qu’il soit inscrit clairement:

L’Humain d’Abord dans le respect de l’Écologie, notre Terre, nous n’en avons qu’une. L’économie n’est que le moyen « simple » de partager ce qui doit être soumis à l’économie soumit au bien-être de l’humanité.

Invitez vos soeurs, vos frères, vos parents, vos enfants (en âge) professionels, militaires, policiers à venir réfléchir sur ceci, car c’est de cela qu’il s’agit en fin de compte:
vivre dans ce monde ou vivre dans ce système.

Un monde commencé après la deuxième guerre, mais noyauté dès le lendemain, ou dans ce système, qui depuis le nouvel ordre mondial inauguré par bush, prend son essort comme jamais, à valeur ajouté: un complexe de surveillance, même dans nos couvertures……des milliards de gadgets implantés..quel gaspillage de ressources. L’éducation, Google la prendra en charge, en un clic, des textes entiers modifiers…et l’histoire…..

Les petites compagnies de sécur…. ont le vent dans les voiles.
Mais elles produisent QUOI !?

Nous devons nous emparez et mettre sur la route le questionnement, notre plus grand pouvoir.

Krishnamurti: voir la vérité d’une chose.

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