Interview de Patrick Le Hyaric pour l’Humanité-Dimanche du 22 mai 2014

le 22 mai 2014

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Retrouvez la grande interview de Patrick Le Hyaric, candidat tête de liste du Front de gauche en Ile-de-France, dans l’Humanité Dimanche du jeudi 22 mai à l’occasion des élections européennes du dimanche 25 mai 2014.

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1/ La question du traité transatlantique c’est-à-dire la nature des liens qui doit régir les relations entre l’Europe et les Etats-Unis d’Amérique a surgi dans la campagne électorale.

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Patrick Le Hyaric : C’est vrai et il était temps. Depuis des mois, j’alerte personnellement nos concitoyens sur les dangers d’un tel accord. Il y avait un véritable blocus médiatique face à cette alerte. Nous avons enfin réussi à ouvrir les portes de fer derrière lesquelles les dirigeants européens et français voulaient masquer ce projet maléfique. Les mouvements citoyens, d’éducation populaire, syndicaux, des parlementaires ici, en Allemagne, en Espagne, aux Etats-Unis, le travail de l’Humanité et de l’Humanité-Dimanche depuis des années, sont en train de faire bouger les lignes.

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Ce texte a été négocié dans le plus grand secret. Son objectif est simple : redonner un nouveau souffle au capitalisme en crise en créant le plus grand marché mondial de circulation des capitaux et de marchandises et en élargissant le champ de la concurrence au maximum d’activités humaines. C’est la guerre économique généralisée pour que les plus grosses multinationales se régalent, pour l’essentiel celles basées de l’autre côté de l’Atlantique et quelques-unes du côté européen. Les petites et moyennes entreprises, celles qui peuvent développer l’emploi, ne seront pas invitées au festin. Ce projet de traité menace toutes nos règles sociales, environnementales, alimentaires et sanitaires. C’est l’ouverture forcée de nos frontières aux OGM, à la viande clonée, aux poulets lavés au chlore, au nom de la libre circulation des marchandises.

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Il envisage d’imposer des tribunaux d’arbitrage privés permettant aux multinationales de faire condamner un Etat ou une collectivité, pour toute loi sociale, sanitaire ou environnementale qui pourrait nuire à ses intérêts.

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Le droit des affaires se substituerait aux droits humains. Nous le refusons !

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Rien n’est joué puisque le Parlement européen aura à se prononcer sur ce projet d’accord qu’il pourra donc rejeter. Raison de plus de ne pas rater le coche dimanche.

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Désormais la presse elle-même s’empare de cette affaire aux conséquences très graves pour nos vies quotidiennes. Nos alertes, leur reprise par la presse, ce mouvement fait déjà bouger la Commission européenne. La panique s’empare des milieux dirigeants. Alors, imaginez un bon résultat du Front de gauche pour le mettre en échec au Parlement européen !

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Les électeurs peuvent avoir un poids décisif sur l’avenir de ce traité Etats Unis – Europe. Ceux qui refusent que l’Amérique dicte sa loi aux Européens, ceux qui veulent l’installation d’une Europe sociale et écologique ont le moyen concret de faire valoir leur refus et leur volonté dimanche en votant pour les candidats du Front de Gauche. Il ne faut pas laisser passer cette occasion décisive.

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2/ L’Europe et ses règlements tiennent une place importante dans l’organisation de la vie des Français et pourtant cette campagne est restée jusqu’ici  atone et superficielle ?

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Patrick Le Hyaric : La construction européenne est encore majoritairement perçue comme très éloignée de la vie quotidienne des populations, de leurs difficultés comme de leurs espoirs. Très éloignée aussi des possibilités qu’elles ont d’y changer quelque chose. Ces sentiments, qui aboutissent à laisser les mains libres à ceux qui sont aux manettes depuis le début, sont entretenus par les partis dominants qui se partagent les pouvoirs au sein de la Commission et au Parlement européen, aidés malheureusement par de trop nombreux médias. Alors que de plus en plus de choix qui déterminent les conditions d’existence de chacune et de chacun dans son propre pays découlent d’orientations politiques définies à Bruxelles, il n’est jamais question de faire le bilan des traités de Maastricht, de Lisbonne et du traité d’austérité budgétaire. Aucun réel débat non plus sur les devenirs envisageables de la construction européenne puisque ceux qui ont le pouvoir considèrent qu’une seule politique européenne est possible, la leur, précisément celle qui fait de l’Europe un territoire qui détient de tristes et douloureux records de chômage, 27 millions d’Européens sont privés d’emploi, de précarité, 110 millions de femmes, d’enfants et d’hommes se nourrissent grâce aux associations caritatives. C’est inouï et inacceptable car l’Europe est riche. C’est une régression  civilisationnelle. L’extrême droite fait ses choux gras de ce malheur. Notez, que cette dernière est survalorisée pour servir d’épouvantail et de repoussoir afin que soit accepté un prétendu moindre mal, c’est-à-dire la poursuite d’une construction européenne ultralibérale, destructrice de  travail, de l’Etat social et de ses services publics. En vérité, les puissants auront tout fait pour que celles et ceux qui souffrent des conséquences des politiques austéritaires en Europe et en France n’aillent pas voter ou  choisissent le pire. C’est un piège qui leur est tendu.

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Il faut rappeler les pouvoirs -très méconnus- du Parlement européen. C’est lui qui adopte les directives européennes, en codécision avec le Conseil des ministres européens. C’est également lui qui accepte ou refuse le nouveau Président de la Commission que les chefs d’Etats vont proposer, ainsi que les commissaires eux-mêmes. Il peut aussi, à tout moment, voter une « motion de censure » contre la Commission et ainsi la contraindre à la démission. C’est encore le Parlement européen qui aura à accepter ou à rejeter le futur traité transatlantique, lourd de dangers pour nos choix de société. Il faut donc voter et faire voter pour orienter ces décisions dans un sens favorable aux intérêts populaires.

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3/ Mais peut-on rapprocher l’Europe des peuples ?

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Patrick Le Hyaric : Il n’y a pas d’avenir sans une rupture nette avec l’actuelle construction européenne ! Il y a aujourd’hui une aspiration majoritaire dans la plupart des pays à en finir avec la concurrence généralisée pour aller vers une Europe coopérative et solidaire. Cette aspiration doit s’exprimer fortement et en toute clarté. Il y a aussi une grande exigence que les citoyens soient entendus et respectés, à l’opposé de ce qu’on a vu en 2005 quand les Français ont majoritairement rejeté le traité constitutionnel (TCE) et que M. Sarkozy a imposé le traité de Lisbonne qui était le jumeau du TCE, ou encore en septembre 2012, quand F. Hollande a fait voter à toute vitesse le traité budgétaire, alors qu’il avait promis de le renégocier. Pour en finir avec de telles pratiques inadmissibles et ouvrir la voie aux changements, nous avons besoin d’une dynamique populaire  qui place au cœur  du débat public et des actions collectives les urgences sociales et écologiques. C’est le sens du vote pour les listes du Front de gauche en France, et pour les listes de nos amis progressistes européens dont le porte-parole dans cette campagne est mon ami Alexis Tsipras, le jeune leader grec du parti Sirysa qui est aujourd’hui le premier parti de ce pays si durement attaqué par les actuels dirigeants européens. Cette solidarité entre progressistes européens donne de la force à celles et ceux qui partout, sur notre continent, veulent changer l’Europe.

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4/  Quelles sont vos propositions pour changer l’Europe ?

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Patrick Le Hyaric : Il y a urgence à reconstruire une Union des nations et des peuples européens souverains et associés sur de nouvelles bases. Je dis bien « reconstruire » et pas « détruire » ou « se passer » de l’Europe. A celle de la finance, nous avons l’ambition de contribuer à ce que les peuples, les travailleurs puissent substituer un autre type d’organisation qui chercherait à favoriser la solidarité, les coopérations plutôt que la concurrence et la loi de l’argent-roi ; le développement humain durable, facteur d’un nouveau type de croissance et donc d’emplois tout en préservant le devenir de la planète plutôt que la loi d’airain de l’austérité.

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Nous portons l’exigence que soit garantie qu’aucune directive européenne ne puisse conduire à une régression des droits sociaux dans un pays membre. Nous voulons une harmonisation par le haut des droits et des conditions de travail, la mise en place dans chaque pays d’un salaire minimum pour lutter contre le « dumping social », la création d’un revenu minimum tel que notre groupe en a déjà fait approuver le principe au  Parlement européen. Nous défendons dans le même esprit la retraite par répartition et l’inversion de la tendance au rallongement de l’âge de départ à la retraite en vue d’un retour à la retraite à 60 ans. Nous préconisons également qu’une priorité absolue soit accordée à la sécurisation de l’emploi, notamment pour les jeunes, ainsi qu’au renforcement des pouvoirs des travailleurs dans la gestion de leur entreprise. Autre point fort de notre action: la promotion de l’égalité homme-femme. Notre groupe au Parlement européen détient la présidence de la Commission des droits de la femme. Par ailleurs, nous allons porter la proposition de 85 organisations syndicales européennes, représentant 60 millions de travailleurs regroupés au sein de la confédération européenne des syndicats, de mobiliser 2% des richesses produites chaque année dans l’Union européenne pendant 10 ans pour permettre la création de 11 millions d’emplois. Plus aucun jeune sur notre continent ne doit être abandonné sur le bord de la route, au chômage, dans la précarité ou dans le mépris. Qu’il soit proposé à chaque jeune, sans exception, une formation, un travail, une activité, la possibilité de se loger, avec une allocation d’autonomie et de sécurisation de la vie.

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On nous dit que cela couterait cher. Mais l’argent ne manque pas puisque chaque année en Europe 1000 milliards d’euros vont se réfugier dans les paradis fiscaux. La Banque centrale européenne a bien trouvé 1000 milliards d’euros pour sauver les banques privées qui, aujourd’hui, se portent très bien, leurs dirigeants et actionnaires aussi. Et elle ne trouverait pas d’argent pour l’avenir, c’est-à-dire les jeunes ? A qui peut-on faire croire cela ? Pour moi et les candidats du Front de gauche, les jeunes ne sont pas un « coût ». Leur avenir à un prix et nous devons payer ce prix. Mais, ce prix est en réalité celui de « l’assurance avenir » de nos sociétés. Et pour le payer je suggère qu’on prenne l’argent, par l’impôt, à ceux qui en ont trop ! Evidemment tout cela dépend du rapport de force que nous saurons créer dès le 25 mai. Nous allons continuer à porter le combat pour que les statuts et les missions de la Banque centrale européenne soient changés, pour que celle-ci soit mise au service de l’emploi, du développement humain, social et de la transition écologique.

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Enfin nous allons continuer à agir pour une Europe de la solidarité, menant une politique de co-développement avec ses voisins et cessant les aventures militaires en ne s’impliquant plus dans des conflits meurtriers, guidés par les intérêts des multinationales, qui opposent des visées impérialistes, venues aussi bien de l’Ouest que de l’Est et que le maintien de l’OTAN entretient. Une autre Europe qui ne dresserait pas des murs et des barbelés à ses frontières, ne laissant plus des jeunes, des travailleurs des pays du Sud qui fuient la misère et parfois la guerre, se noyer dans la mer, mais les accueillant parce qu’ils sont avant tout des victimes.

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5/ Certains préconisent la sortie de l’euro voire de l’Union européenne ?

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Patrick Le Hyaric : Nous partageons et portons l’immense colère de celles et ceux qui souffrent de la manière dont la Banque centrale européenne qui, au nom de la défense de l’Euro, pousse à de violentes politiques d’austérité et d’abaissement des droits sociaux. Le combat indispensable aujourd’hui doit, selon nous, porter sur un changement radical du rôle de l’Euro qui doit servir l’emploi et non plus la spéculation. La question posée à toutes et tous est celle de s’attaquer à la source des problèmes : celui des pouvoirs exorbitants des marchés financiers.

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La sortie de l’Euro aboutirait à mettre les travailleurs de chaque pays encore plus en concurrence avec ce que l’on appelle des « dévaluations compétitives de monnaie ». Le grand patronat continuerait à réclamer aux travailleurs et aux familles qu’ils se serrent la ceinture. Ce serait à la fois la dévaluation des salaires de plus d’un tiers et le renchérissement des dettes de la même part, qui donnerait un argument pour continuer à pressurer encore les budgets publics. Le grand défi est donc celui de s’attaquer à la toute puissance de la finance, de reprendre le pouvoir sur les forces de l’argent. La Banque centrale crée de la monnaie. Qu’elle utilise cette faculté pour créer un fonds publics européen pour les services publics, l’emploi, la transition environnementale. Tel est le sens de notre action.

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6/ Quel bilan tirez-vous de l’exercice de votre premier mandat ?

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Patrick Le Hyaric : La bataille est rude face aux forces qui travaillent à faire l’Europe libérale livrée aux marchés financiers quitte à faire de nous des sujets taillables et corvéables à merci. Mais ils nous ont face à eux pour défendre les intérêts du monde du travail et notre environnement. Avec d’autres nous avons mis en échec le projet de faire accepter les OGM, le traité ACTA, sorte de loi Hadopi européenne. Nous avons porté l’exigence d’une remise en cause des récentes directives sur la libéralisation du rail, dont le prochain Parlement aura encore à débattre. Nous avons porté le débat sur l’égalité homme-femme et le droit à l’avortement dont le texte aurait été voté si l’alliance de la droite et de l’extrême-droite ne l’avait pas mis en échec. Nous avons également contribué à changer l’attitude de l’Europe vis-à-vis du peuple palestinien. Nous avons mis en échec le projet dit de « rehaussement » de l’accord avec Israël.

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Mais évidemment, le rapport de forces au sein du Parlement européen ne nous a pas permis de mettre en échec les règlements visant à mettre sous tutelle les budgets des Etats. Nous avons été les seuls à voter contre au Parlement. Imaginez que notre groupe ait été plus fort, cela aurait changé beaucoup de choses. Quelques exemples. J’ai personnellement mené un long combat, de près de trois ans, pour que l’on remette en place le fonds d’aide alimentaire aux plus démunis et une dotation budgétaire conséquente. J’ai porté en permanence auprès de la Commission et des ministres, la voix des salariés en lutte pour leur emploi ou leur entreprise, relayé les aspirations des familles populaires. J’ai souvent révélé les dangers du pacte Euro plus Sarkozy-Merkel et le traité budgétaires comme j’ai révélé depuis l’été dernier, dans un livre, les dangers du projet de traité transatlantique.

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7/ Vous avez lancé votre campagne devant le siège du géant industriel Alstom national menacé d’être vendu à des multinationales étrangères. Pourquoi un tel geste ?

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Patrick Le Hyaric : Ce qui arrive à Alstom porte la marque du capitalisme financiarisé et de l’Europe ultralibérale  qui, sur cet enjeu, veut empêcher notre pays de décider souverainement.

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L’Europe doit cesser d’être l’instrument de la désindustrialisation en cours, au nom du primat de la concurrence. Or, la Commission, arc-boutée sur ses dogmes ne peut même pas supporter « le décret Montebourg » comme s’il s’agissait d’un texte révolutionnaire ! Décidemment, il est temps de la changer ! Elle doit cesser de privilégier la concurrence et le libre-échange contre l’investissement utile. Elle doit s’appuyer sur le plan d’investissement proposé par les syndicats européens pour le renouveau industriel et de coopération, la relocalisation des outils de production.

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Toutes les règles libérales contre les aides d’Etats doivent être abandonnées et l’investissement  utile encouragé par une politique de crédit sélectif. Ceci peut également se faire en se donnant des objectifs ambitieux pour l’indispensable transition écologique, la lutte contre le réchauffement climatique. De ce point de vue, un fleuron industriel comme Alstom est indispensable.

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8/ On vous a beaucoup vu au Parlement européen sur le front des questions agricoles et alimentaires et notamment sur l’avenir de  la Politique agricole commune ?

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Patrick Le Hyaric : Parce qu’elle a à voir avec la qualité alimentaire, la santé, l’environnement et la biodiversité, les développements des territoires, les paysages ou la vie rurale, l’agriculture devrait être placée parmi les priorités des politiques publiques. Or, telle qu’elle est, la Politique agricole commune massacre l’agriculture familiale et menace la qualité alimentaire, car elle favorise la grande production intensive et industrialisée car tournée vers l’exportation et insérée dans la guerre économique mondiale. La réforme de la PAC accentue ces phénomènes car elle refuse de rémunérer le travail paysan par des prix garantis. Elle ne protège plus nos productions et même si elle parle du « verdissement », elle ne protège pas la biodiversité. Elle doit être plus juste en plafonnant les aides publiques pour aider les jeunes et les exploitations familiales, ainsi que le maintien de l’emploi et toujours avoir l’ambition de la préservation de l’environnement. Il faut donc revenir à une régulation préservant ici la sécurité alimentaire, tout en respectant les souverainetés alimentaires des pays du Sud.

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9/ Quelles ambitions nourrissez-vous pour le Front de gauche dans ces élections ?

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Patrick Le Hyaric : L’enjeu est simple. Soit laisser se constituer la même majorité au Parlement européen qu’actuellement. Alors là, on est sûr que tout continuera comme aujourd’hui, en s’aggravant. Soit regarder de près ce que proposent les listes du Front de gauche qui devrait intéresser largement au-delà de celles et ceux qui ont choisi Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles. Ils ont toutes les raisons de confirmer leur choix. Au-delà, toutes les électrices et tous les électeurs qui ont chassé Nicolas Sarkozy, apprécié le discours du Bourget du candidat François Hollande et le vote des députés du Front de gauche, des écologistes et des 41 députés socialistes sur le pacte dit de responsabilité, qui n’est qu’un pacte d’austérité au service du capital, ont toutes les raisons d’utiliser le bulletin de vote Front de gauche pour porter leur colère et leurs espoirs dans les urnes.

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D’autant plus qu’il n’est ici nullement question d’abandonner sa sensibilité politique au profit d’une autre mais au contraire d’être fidèle à ses convictions pour être plus efficaces, parce que rassemblés dans les urnes avec d’autres sur l’objectif de changer, en Europe et en France, une réalité austéritaire qui ne convient pas à nos concitoyens et qui, si elle perdurait, mettrait en grand péril l’idée même d’Europe et l’existence de la gauche.

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En ce sens, le vote Front de gauche est le vote d’espoir à gauche.

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Permettez- moi, pour conclure, de citer les propos tenus par mon ami Alexis Tsipras, lors du débat entre les candidats à la présidence de la Commission, confrontation très instructive boudée par les grands médias : «Je suis Alexis Tsipras, candidat de la Gauche européenne et je viens de Grèce. Mon pays a été choisi comme cobaye pour l’austérité la plus dure. Ses résultats, je ne souhaite à personne de les vivre, je ne les souhaite à aucun autre peuple…  Nous voulons sauver l’Europe en la changeant».

3 commentaires


Michel 91 22 mai 2014 à 18 h 36 min

Bon article, mais j’aurai aimé voir traiter un peu plus en profondeur les conséquences désastreuses à propos du gaz de schiste. Je citerai, pour exemple, les 2 compagnies pétrolières américaines Devon et Schuepbach Energy LLC qui c’étaient lancées à la conquête de la Provence. Schuepbach Energy LLC avait trainé devant les tribunaux administratifs la commune de Bonnevaux pour faire suspendre un arrêté municipal qui interdisait les forages. Qu’est ce que cela sera si le traité transatlantique est signé ? Oui, je suis vraiment inquiet.

SOTO 22 mai 2014 à 22 h 53 min

OUI.

xnx 23 mai 2014 à 8 h 10 min

Il est urgent de mettre un terme aux accords secrets, (TAFTA,GMT,TPIPP) de remettre la démocratie et surtout la voix du peuple au premier plan en Europe. Le Lobbying fait rage à Bruxelle (voir http://www.mediapart.fr/journal/france/080514/la-parisienne-liberee-et-jeremie-zimmermann-bruxelles-bubble-0 ) et la médiacratie (télévision, radio, presse généraliste) française censure tout ce qui se passe là bas.

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