La sécurité, par la démocratie et la paix

le 26 novembre 2015

rassemblement

Par Patrick Le Hyaric

Tout doit être fait pour que nos concitoyens, comme  les populations menacées d’autres pays, soient protégés.  Cela implique des modalités d’interventions exceptionnelles et des moyens publics nouveaux pour la police, la gendarmerie, les douanes, la justice, la protection civile, les services de santé, les collectivités territoriales. Il faut donc sortir du corset de l’austérité et cesser de créer un climat de dénigrement des services publics et de celles et ceux qui les servent. En même temps, il faut protéger la République. Celle qui ne peut être elle-même que si elle est sociale, démocratique, laïque et universaliste. De ce point de vue, ayons toujours à l’esprit que la démocratie est toujours une force dès lors qu’elle est vivante, qu’elle fait appel à la participation et à la délibération citoyenne, aux contre-pouvoirs de la liberté et du pluralisme de l’information, à l’indépendance de la justice, au droit de réunion et de manifestation. Tout ce que les terroristes rêvent d’anéantir.

L’état d’urgence était utile. Nos concitoyens, de toutes opinions l’ont compris comme ils ont compris sa prolongation. Est-ce à dire qu’ils n’en mesureraient pas les risques et les dangers ? Bien sûr que non, mais ils le font à l’aune de la menace terrifiante qui les assaille, eux, notre République, comme tant d’autres pays. Est-ce à dire que toutes les mesures qui accompagnent l’état d’urgence seraient efficaces pour assurer la sécurité de nos concitoyens ? Non. Certaines, directement puisées dans l’arsenal de la droite et de l’extrême-droite, ne poursuivent pas cet objectif. Elles ne sont là que pour fabriquer un consensus idéologique artificiel de sommet, au prix de l’abandon de ce qui fait que la France est la France. Tout le contraire de l’unité profonde des citoyens qu’il convient inlassablement de rechercher partout et avec tous, pour faire front, dans une situation en tous points exceptionnelle. Il n’en demeure pas moins vrai que la menace terroriste appelle des dispositions d’urgence dont il convient de contrôler strictement qu’elles seules sont mises en œuvre, dans la pleine garantie des libertés fondamentales. Une grande vigilance sociale, juridique, parlementaire, associative, syndicale doit y veiller.  Les citoyens sont directement concernés. Avec leurs associations et syndicats, les yeux grands ouverts, ils solliciteront les médias et leurs parlementaires, chaque fois qu’ils constateront le moindre dérapage.

On voit moins en quoi la protection indispensable des citoyens aurait à voir avec une modification de la Constitution. Sans faire de procès d’intention, il conviendra d’y regarder de très près, en particulier pour rejeter catégoriquement toute disposition qui viserait à rendre permanent ce que le caractère inédit et monstrueux de la menace rend aujourd’hui acceptable pour un temps limité. Là encore, la vigilance citoyenne sera décisive. Chacun sait qu’on ne peut vivre indéfiniment dans un climat de peur et d’effroi, propice au déferlement de propos et propositions démagogiques qui surfent sur une émotion populaire légitime. Il devient urgent d’examiner comment nous avons pu en arriver là si on ne veut pas se contenter de parer au plus pressé sans viser les causes qui continueraient à produire le pire. Ainsi, il est indispensable de porter un regard critique sur le passé récent, avec son cortège de guerres qui ont semé le chaos au Proche-Orient, les changements de cap de la diplomatie française et son alignement sur les conservateurs nord-américains depuis l’ère de M. Sarkozy. Quelles leçons tirer des liens distendus qui en ont résulté avec les peuples arabes ? Quel bilan de l’accumulation de lois prétendument anti-terroristes ? Quelles conséquences des réductions budgétaires pour les services publics? Les failles du renseignement et de la coopération européenne et mondiale doivent être analysées. Des transformations sont à opérer dans l’urgence pour prévenir au maximum toute attaque terroriste partout, sans pour autant laisser entendre que ce serait simple ou efficace à cent pour cent, ce que nie la nature même de l’attaque terroriste. Ces réflexions critiques nous paraissent indispensables pour penser  l’avenir.

Tout le contraire d’objectifs qui viseraient à exploiter des angoisses et des peurs pour des visées tactiques et politiciennes, le nez rivé sur les sondages de popularité et sur les échéances électorales. Ainsi, le premier ministre a tort de se passer de l’avis du Conseil constitutionnel au prétexte de refus du « juridisme ». Il ne serait pas acceptable non plus de tenter de museler les mobilisations sociales, même si chacun comprend qu’elles s’accompagnent de mesures de sécurité renforcées. Ce dont notre pays a le plus besoin est de rechercher le moyen de produire du commun pour l’intérêt général.

De même, il faudra bien revenir sur les délires et les mensonges qui ont conduit à détruire l’Irak, puis à bombarder la Libye au nom d’une prétendue lutte « pour le bien » pendant que les embryons de groupes terroristes qui tuent aujourd’hui à Paris ou à Bamako, à Beyrouth comme au Cameroun et dans le ciel du Sinaï étaient entrainés, financés par l’impérium nord-américain, au nom de la lutte contre le communisme, comme l’a avoué Mme Clinton et d’autres anciens dirigeants des Etats–Unis. Avec quel terrible bilan ! Le terrorisme n’a jamais été aussi puissant jusqu’à revendiquer un territoire et disposer de moyens financiers considérables, sans parler de l’incapacité à faire reculer la noire idéologie qui cimente son action mortifère.

Rien ne peut être résolu sans de nouvelles perspectives politiques au Moyen-Orient et au Sahel, où l’obscurantisme assassin se propage dangereusement dans les esprits et continue de séduire une partie, certes infime mais trop importante, de la jeunesse de nos pays.

La réorientation de la politique étrangère annoncée par le Président de la République va dans le sens auquel nous ne cessons d’appeler depuis des mois. Il en est de même de la résolution de l’ONU que notre pays a fait enfin adopter qui incite les États à intensifier leur lutte contre l’État islamique. Que la Russie soit enfin considérée comme une alliée dans la lutte contre le fondamentalisme islamiste, que priorité soit accordée à l’écrasement de l’Etat islamique et que s’esquisse une position commune au Conseil de sécurité  sont autant d’évolutions positives que nous appelions, dans ces colonnes et depuis bien longtemps, de nos vœux. On comprend d’autant moins que les Kurdes restent les grands absents de la stratégie militaire et diplomatique française alors qu’ils sont les seuls à engranger chaque jour de nouvelles et précieuses victoires sur le terrain, les armes à la main, contre les jihadistes.

Il faut impérativement mettre la Turquie et son très autoritaire Président Erdogan devant ses responsabilités. Comment accepter qu’un pays, membre de l’OTAN, laisse se consolider les réseaux de financement de Daech et ses filières de recrutement tout en assénant des coups meurtriers aux forces kurdes, au comportement héroïque sur le terrain ? Les Nations-Unies, fortes de la résolution adoptée vendredi dernier, ont désormais les moyens, Etats-Unis en tête, d’intensifier la pression sur la Turquie pour qu’enfin soit reconnu le rôle prédominant dans la résolution du conflit du peuple kurde et permettre la reconnaissance de ses droits politiques et culturels.

Qu’attend-on, de la même manière, pour exiger des pétromonarchies obscurantistes du Golfe qu’elles cessent leur jeu trouble ? La France s’honorerait de suspendre les contrats d’armement avec ceux qui financent autant qu’ils inspirent les assassins de Daech, comme elle serait avisée de contraindre les entreprises françaises à cesser de commercer les yeux fermés avec  les apôtres d’une idéologie mortifère.

Il faut enfin exiger des réponses à des questions simples : alors que l’Etat islamique produit plus de 40000 barils de pétrole par jour, vendus moitié moins cher que sur le marché pour une recette quotidienne comprise entre un et un million et demi de dollar, quelles sont les filières d’acheminement de cet or noir ? Quelles sont les complicités ? Qui a intérêt à laisser l’Etat islamique qui règne sur plus de huit millions de personnes vivre de ces subsides ?

Le Moyen-Orient est devenu la région la plus inégalitaire du monde. Les pétromonarchies du Golfe concentrent près des trois quart des richesses produites de la région pour seulement 10% de la population moyenne-orientale ! Et à l’intérieur même de ces pays esclavagistes, les inégalités sont encore plus extravagantes, entre hommes et femmes, entre travailleurs immigrés et nationaux. Dès lors, les soutenir en fermant les yeux contre quelques miettes de la manne pétrolière, revient à accepter un état de fait inégalitaire et désespérant pour les populations locales, qui entretient une animosité légitime à l’égard d’un occident justement perçu comme complice de cet ordre funeste.

L’Union européenne serait bien inspirée de profiter de cette crise majeure, ajoutée à celle des réfugiés, pour planifier avec les forces démocratiques du Moyen-Orient, dont une partie des réfugiés  arrivés sur nos territoires,  un vaste plan de développement social et économique, en mobilisant des ressources bancaires, en réorientant des dépenses aujourd’hui consacrées au surarmement vers les enfants et l’éducation, en agissant pour de meilleures répartitions des richesses entre pays du Moyen-Orient, en reconnaissant l’Etat palestinien tout en consolidant les conditions de la sécurité des israéliens, qui doivent se retirer de la Palestine reconnue par l’ONU.

Sans perspectives politiques, sociales, démocratiques et économiques, sans espérance et un avenir pour la jeunesse, le défi que nous pose le terrorisme fondamentaliste ne pourra être relevé car chacun sait que les mesures sécuritaires n’y suffiront pas.

C’est vrai là-bas où les inégalités sont désormais constitutives de la réalité régionale. C’est vrai en Europe et en  France où les chemins austéritaires ne sont qu’impasses. La quête d’une nouvelle espérance mondiale est à l’ordre du jour.

13 commentaires


Michel Berdagué 27 novembre 2015 à 8 h 33 min

Patrick , lorsque tu dis : « L’Union européenne serait bien inspirée de profiter de cette crise majeure,… » , ce serait demander comme ça à une organisation qui fait tout pour nous imposer leurs directives de casses multiples des services publics jusqu’ à contrôler et nous imposer le budget de la France suivant les pires régressions pour le monde du travail , de changer et comme par miracle satisfaire  » La quête d’une nouvelle espérance mondiale … »
Il y a là une contradiction majeure car de faire appel à la République pendant des courtes périodes lorsque des citoyens et citoyennes dans la République sont attaqués par des criminels passant à l’ acte voulant nous imposer leurs dérives obscurantistes nous rappelant les pires moments de l’ Inquisition et des guerres de religion catholiques/protestants et en même temps dans le contexte où cette Union européenne fait tout pour briser la République avec les lois structurantes conquises par les Luttes , là il y a malaise et plus .
Le Peuple souverain avait en majorité rejeté ce projet Giscard en 2005 , sorti par la porte républicaine revenu par la fenêtre versaillaise ce texte projet constitutionnel nous a été imposé par des manoeuvres anti démocratiques , et depuis rien ne va plus !
Changer l’ Europe ! C ‘ est comme demander aux capitalistes de brusquement , en espérance , d’ être communiste ou républicain social , ou tout simplement humain pour le bien commun , comme de demander depuis 2012 aux gouvernements successifs de changer de cap . Or nous savons tous et toutes que c’ est par la lutte et il n’ y a que deux classes , même si tous les efforts des socio/experts ou UNI vers s’ y taire veulent nous imposer les  » classes  » moyennes en barrant les fonctions professionnelles et surtout pour ne pas rejoindre en conscience la notion fondamentale de Prolétariat avec la Classe ouvrière qui morfle en première ligne . Comment ne pas rappeler que la notion de  » coût du travail  » à faire baisser coûte que coûte est criminelle comme la criminalisation des syndicalistes ouvriers et ouvrières et cadres avec des revenus très moyens payant plein pot qui luttent pour des revendications pour améliorer les conditions de vie et de travail , alors que nous savons tous et toutes que des sommes gigantesques sont détournées par les propriétaires lucratifs possédant tous les moyens de production et d’ échanges , les monopoles de presse et de propagandes de formatage tous liés aux multinationales s’ introduisant dans l’ état républicain lui – même avec leur feuille de route simpliste : le profit un max , tout pour leur pomme et un grain de semoule à partager pour les autres ; exit l’ impôt pour eux vers des paradis connus avec des optimisations fiscales et en plus des CICE à gogo alors que les dividendes explosent …mais tout ceci est insupportable et d’ une telle violence inouïe que la nausée nous envahit .
Il est grand temps de rassembler les communistes , les socialistes là force est de préciser , ceux où Jaurès n’ est pas utilisé qu’ en façade , les républicains voulant la justice sociale…c’ est la quasi totalité de la France et du Peuple , en normalité …eh bien voyons le 6 décembre au soir .

katia Philippe 27 novembre 2015 à 21 h 51 min

« L’état d’urgence était utile » ??? Voté jusqu’à fin février ?? Utile ?
Des mesures concrètes pour renforcer très vite les services publics !! OUI !
je suis au PCF depuis 2003 , je n’adhère pas au vote sur la prolongation de l’Etat d’urgence au point ou je n’arrive plus à apprécier tes interventions toujours de qualités tellement je flippe par l’Etat d’urgence . Le 2 dec nous manifesterons à Lyon

alain harrison 29 novembre 2015 à 5 h 19 min

Bonjour.

Les attentats de Charlie en janvier, maintenant les attentats de Paris. Éliminer l’EI garantirait l’arrêt des attentats ?

Tant que va dominer le jeu des effets et des dommages collatéraux éclipsant les causes et les acteurs responsables, comment pourrait s’arrêter le terrorisme ?

Comme certains auteurs le rapportent, il s’agit de géopolitique. Et en comprenant ce qu’est la géopolitique: les ressources, le profit et le pouvoir = dominer.
Et bien, cela ne va PAS S’ARRÊTER.
Les grandes époques religieuses et des suzerins dépendants en est le méta-conditionnement.
Le méta-conditionnement de la domination civilisatrice. Le méta-conditionnement des guerres de religions, de clans au nom de (…..) pour dominer.
Nous sommes en plein dedans, et la crise qui fera éclater cette impasse sera déterminante, puisque nous sommes incapables de dépasser le méta-conditionnement.
La résultante du méta-conditionnement est le conflit, la guerre pour les ressources, le profit, le pouvoir = dominer.

Mais aujourd’hui, il y a une dimension nouvelle que j’appelle le passage du vieux monde au nouveau monde et à l’épanouissement de l’humanité.
Il y a bien un conflit civilisationnelle, mais notre erreur est de penser que c’est au niveau des différentes cultures, religieuses…..
Elle se situe sur deux plans:
L’une est la lutte entre la finance et l’économie réelle. On en voit les effets sur la Grèce.
L’autre, c’est sur le plan de l’Évolution Naturelle. Nous ne prenons pas la véritable mesure que sa découverte a de bénéfique sur l’unification des hommes et femmes.

Les gouvernements ont un rôle crucial, c’est celui de promouvoir la vérité des choses. Ici des faits scientifiques. Sans blesser les croyances, mais sans les laisser aller à toutes sortes d’abus.
Et les partis ont la responsabilité de leurs mensonges.
Et les citoyens ont le devoir de se questionner sur leur choix politique, en regard des faits, à rebours.
Apprendre des leçons…..

Albert Einstein nous en avertis:

Un problème sans solution est un problème mal posé.

Folie, de croire en des résultats différents en continuant les mêmes comportements.

chb 30 novembre 2015 à 23 h 12 min

Nous avons détruit la Libye, participé aussi à la destruction de l’Afghanistan et de l’Irak.
La moitié des armes de Boko Haram est d’origine française, apprend-t-on en marge de la CP 21. Chez Daesh, on ne connaît pas la proportion, mais on sait que des livraisons effectuées vers les « rebelles démocrates » sont (malencontreusement?) aux mains des pires terroristes, les mêmes qui ont revendiqué le massacre du 13 novembre.
Des alliés de la France, dont la Turquie et Israël, sont des régimes abominables mais néanmoins des alliés. Idem pour des pays amis, du Golfe.
A côté de ça,
 » Comment accepter qu’un pays, membre de l’OTAN, laisse se consolider les réseaux de financement de Daech et ses filières de recrutement tout en assénant des coups meurtriers aux forces kurdes, au comportement héroïque sur le terrain ?  »
Cette question est importante, mais elle nous rappelle aussi que les anti-guerre mobilisés en 2003 sont bien muets maintenant. C’est à cause des élections ? Ou pour ne pas décevoir les structures de l’UE ?

alain harrison 29 novembre 2015 à 6 h 13 min

Au sujet de l’Évolution naturelle et du réductivisme qui s’en est suivi le long du XIX et XX èm siécle. Il y a une question à laquelle les dernières découvertes en anthropologie viennent de répondre: celle du chaînon manquant.
Une preuve du chaînon manquant vient d’être découverte.

Quelques caractéristiques:

Comment reconnaît-on Homo Naledi ?
Homo Naledi présente des caractéristiques anatomiques très particulières :
•Des hanches primitives
•Des crânes similaires à ceux des plus anciens du genre Homo et contenant un cerveau relativement petit
•Des épaules bâties pour grimper dans les arbres
•Des mains et des pieds plus proches des humains modernes
•Une taille et un poids comparables à de petits humains modernes.
« Une anatomie remarquable d’une espèce éteinte qui ne ressemble à aucun hominidé que nous connaissions auparavant », affirment les découvreurs de ce nouveau « chaînon » de notre évolution.

Il confirme l’existance du chaînon manquant.
Maintenant, nous en avons la confirmation.

Mais il s’agit d’un nouveau  » chaînon « .

Je suis en retard.

Mais j’en suis heureux.

Et l’humanité aussi est en retard, mais les conséquences, elles se répendent comme une épidémie, une épidémie de conflits basés sur le mensonge, la désinformation, la malhonnêteté….et le politique ne prend pas ses responsabilités objectives.
Ils demeurent involués dans ses intérêts et ses idéologies. Ici, il y a erreur de perception.
L’idéologie n’est pas une fin en soi, mais une marque de reconnaissance, sur quelle rue est-ce que je me trouve, je ne suis pas la rue.
Mais la pluspart font l’erreur.

De même, les solutions doivent nous guider à les mettre en place, mais la créativité et la diversité doit être au rendez-vous.
Nous devons être en mode exploration, questionnement, concevoir globalement avec nuance et souplesse.
En mettant en place concrètement une coopérative autogérée, la conception doit se baser sur les donnés humaines.
La recherche de la convivialité, du partage, de l’apprentissage, etc doivent faire partie de l’exploration.
Le néo-capitalisme sauvage domine, pour sûr, en occident, la gauche pour évoluer doit étendre la participation à la population:
consensus sur les fondamentaux,
conception de la mise en place des fondamentaux,
conception de comment ça marche, etc..
C’est pas à la dernière minute.

Qui sait, peut-être après la troisième…

Mais encore là, il faudra que ceux-là soient instruits qu’il y a un autre mode, que celui de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Et les découvertes des ou du dernier chaînon manquant qui vient confirmer objectivement l’Évolution, seront passablement rayées de la carte.
Que d’énergie de gaspiller pour la lubi de dominer.
Une pathologie extrêmement dangereuse qui a fait ses preuves.
Mais que beaucoup d’entre nous ne semble pas saisir.
Alors comment pouraient-ils saisir des choses simples comme le revenu de base-salariat couplé aux coopératives autogérées à temps partagé.

J’ai l’impression que la gauche n’a pas les mêmes intérêts en ce qui concerne l’épanouissement…..

alain harrison 29 novembre 2015 à 21 h 02 min

«« du pluralisme de l’information »»

Il va faloir découper les trops gros pour « tomber ».

Nous le Peuple devons prendre le pouvoir politique et faire le ménage, c’est en passant du privé au coopératisme que ce ménage va se faire.

Le copératisme, pas un autre carcan.
Alors soyons créatifs.

Commençons à agir dans nos discours.

La pensée comme outil, pour indiquer, et non comme fin en soi, conditionnante.

alain harrison 30 novembre 2015 à 1 h 53 min

Le gouvernement grec a abandonné son Peuple.
Mais tant qu’un peuple cède à la division, il n’y a rien de possible. Il est aveugle aux solutions.

«« L’étrangeté a éclaté ce lundi 3 août, dans un communiqué passé inaperçu. L’armée de l’air israélienne se félicitait d’un pittoresque « exercice d’entraînement », de « grande ampleur », s’étant déroulé fin juillet dans le ciel hellène. »»

Pourquoi Syriza a-t-il signé un curieux pacte militaire avec Israël ?
Ah, la gauche radicale au pouvoir…

Source : Paul Conge, pour Marianne, le 7 Août 2015.
Alors qu’un cataclysme financier s’abat sur la Grèce, des avions de chasse israéliens arpentent librement le ciel hellène depuis plusieurs jours. Un exercice d’entrainement de grande ampleur dans le cadre d’accords bilatéraux signés entre la Grèce et l’État juif. Étonnant de la part de Syriza qui se voulait un grand défenseur de la cause palestinienne…
https://www.les-crises.fr/pourquoi-syriza-a-t-il-signe-un-curieux-pacte-militaire-avec-israel/

Faut-il penser que la gauche est, à travers l’UE, est infestée de  » transfuges  » ?

Ceux qui prônent de changer de l’intérieur L’UE, devrait peut-être commencer sérieusement….

alain harrison 1 décembre 2015 à 2 h 52 min

La Sécurité, par la Démocratie et la Paix.
Est-ce possible ?

NON.
Par le changement, les dernières élections nous ont abreuvés du mot changement.
Syriza en Grèce.
Même chose ici au Québec.
Et vla ti pas, la trudeaumanie avec son Canada is back !
Sarkozy à l’horizon….Quel changement….

NON. Désolé !

Seul une mutation profonde dans les populations moyennes, la plus nombreuse, la plus instruite, celle qui se paie quelques luxes, peut amorcer cette mutation.

Une mutation psychologique.

Krishnamurti en donne un indice.
Pour ceux qui connaissent Krishnamurti, ils savent qu’il est l’un des seuls, sinon le seul à relever la pièce maîtresse de tous nos problèmes.

Le pièce maîtresse qui construit notre psychologie, nos croyances, mos divisions, nos espoires……
Sans cette pièce maîtresse, pas de culture, pas d’idéologie, pas de littérature……
Sur le plan psychologique.

De même sur le plan sociétal, sans les deux pièces maîtresses, pas de culture, pas de systéme de santé ou d’éducation…..

La dernière pièce maîtresse est sans doute le noeud du problème, de la solution.

Le problème: la compétitivité.
La solution: le coopératisme.

La sécurité, par la Démocratie et la Paix.
Est-ce possible ?

NON, les intérêts individuels sont instrumentalisés.
Comment: c’est très émotif.

Un jeu inlassable que tous et chacun pratiquent continuellement.

La recherche en psychologie n’y peut rien, mais le néo-capitalisme sauvage, ayant banalisé et instrumentalisé le phénomène, la politique sachant jouer subtilement de la menace (penser à votre retraîte, les fonctionnaires ont la sécurité d’ emploi, etc.., ce tandem (pour qui vote-t’on ?) nous tient en otage.

Pour terminer une ALERTE:

http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2015/11/venezuela-un-groupe-de-gusanos-et-de-minus-qui-s-appellent-eux-memes-intellectuels-latino-americains-et-espagnols-contre-la-revoluti

Marie Labat 1 décembre 2015 à 16 h 49 min

non le vote de l’état d’urgence n’était pas utile. Que nos élus communistes reviennent très vite sur l’erreur qu’ils ont pu commettre, dans l’émotion, en le votant. N’essayez pas de vous en sortir par des raisonnements alambiqués : soyez honnêtes et courageux, dites-le très vite : nous nous sommes trompés et regrettons notre vote.

pellizzoni 2 décembre 2015 à 15 h 28 min

pourquoi l’état d’urgence etait il inutile,n’y a t-il pas eu assez de massacres, où est la sécurité quand on voit que depuis Charlie Hebdo le système est défaillant, faut il laisser faire ces barbares ?

Marie Labat 3 décembre 2015 à 19 h 20 min

Vous ne voyez pas ce qui se passe depuis qu’il a été voté, sérieux ?

alain harrison 3 décembre 2015 à 6 h 30 min

La PAIX ????

«« Leopoldo López, ainsi que d’autres dirigeants de l’opposition.
« Nous lui offrons notre protection, à elle comme aux autres dirigeants de l’opposition qui apparaissent dans les informations du renseignement comme des cibles pour provoquer la confusion et dire que c’est le Gouvernement », a-t-il signalé. »»
http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2015/11/venezuela-l-extreme-droite-planifie-des-crimes-politiques.html

Le fascisme n’a pas de limite, de même la dérèglementation financière, et L’UE en est aujourd’hui le dépositaire.
Hollande apprend, il apprend à jouer de l’image, nous au Canada ne sommes pas en reste, avec la n ième successions du PLC qui quand à lui sait jouer de la forme, le PCC ayant modifié le fond politique suffisamment. Une des promesse de trudeau: TAFTA, on va regarder en détail et le présenter à la population, un programme de plusieurs années….Promesse creuse.

Et Syriza, et bien, faites vos conclusions. Là, moi, plus traître que hollande….

Face à L’UE, la gau-gauche, je commence à penser comme la gauche radicale, les communistes, que le front de gauche est au fond un hollande qui s’ignore, du moins fait semblant.

Et ceux qui ont encore quelque espoir dans le PS, ils ne font pas l’effort de reviser leur choix, à rebours, en regard des événements sociétaux, économiques et politiques.

C’est de l’inconscience ou quoi ?

Même question pour le Québec, le Canada.

Il n’y a qu’une explication: la psychologie de la peur pour ses intérêts de la classe moyenne.

En tout cas les argentins vont se faire balader.
Les grecques se font lessiver à fond de train.
Les français….voter pour le fn, et cette nostalgie pour la noblesse d’une autre époque pour une partie importante de la population.
Tout ça sous couvert psychologique.
Le seul mot clef: méta-conditionnement.

Les communistes ne semblent pas en voir l’importance.

alain harrison 3 décembre 2015 à 7 h 02 min

Et je reviens avec L’Humain d’Abord ancré aux deux fondamentaux qu’il faut avoir l’ART de vendre à la question triviale, mais bien réelle, dans le sens que c’est notre préoccupation fondamentale que l’on soit de droite de gauche, bon chrétien, communiste convaincu, sauf les terroristes lessivés qui mordent aux fantasmes de vie après la vie et les nombreuses vierges. Il ne faut pas être grand clerc pour en voir la profonde dérision. Quel est mon profit ? Trivial, mais d’absolu nécessité dans la vie de chacun.
Quel est mon profit ?

L’Humain d’Abord !

Vous avez un grand homme qui vous montre la voie, que le Vénézuéla respecte, et dont les US profitent à exploiter, eux les grands défenseurs des droits individuels, seul les droits individuels, un individu en particulier sans doute, mérite une défense armée menée, en sous-traitance sur le terrain, cela va de soi, et la grande bravoure des pilotes, bien assis en sécurité à la maison, de drones.

Les nouveaux héros. L’acte militaire efficient de la nouvelle armée. Les parents seront heureux que l’oncle Sam fait tout en son pouvoir pour protéger leur cher petit derrière leur console.

Les voies de la déshumanisation sont impénétrables.

Jean Jaurès et le supplément d’âme
Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production.

7 juin 2014 |Robert Tremblay Chercheur autonome, Ph. D. (histoire)|

Le Devoir de philo
http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/410354/le-devoir-de-philo-jean-jaures-et-le-supplement-d-ame#reactions

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