Discours en hommage à Jean Jaurès

le 1 août 2018

104ème anniversaire de l’assassinat de Jean Jaurès
Discours d’hommage
Café du croissant – 31 Juillet 2018
Patrick le Hyaric
Directeur de l’Humanité
Député européen

« Chers amis, chers camarades,

Merci à chacune et chacun d’entre vous d’être ici ce soir sur le lieu même où, il y a 104 ans fut assassiné Jean Jaurès par une main armée par le fanatisme, le nationalisme et l’esprit de guerre.

Ici même, au Café du Croissant, le nationalisme assassin fit, le 31 juillet 1914, d’une pierre deux coups.

En abattant Jaurès, il précipitait la guerre autant qu’il retirait au peuple ouvrier un de ses plus fameux et flamboyants représentants.

Ce rendez-vous est l’occasion de nous retrouver, comme chaque année, autour du souvenir du grand homme, de l’inlassable promoteur de la République sociale, du continuateur de la grande œuvre révolutionnaire, de l’infatigable militant de la paix.

Le souvenir doit s’extraire du marbre pour devenir héritage fécond et pensée active, pour éclairer un temps présent obscurci par les sombres nuées de la perpétuelle course au profit, des obscurantismes, et des dangers naissant du surarmement et des tensions et guerres qui se répandent.

Des nuées qui accompagnent, encore et toujours,  cette course débridée annonciatrice d’orages, au cœur d’un système capitaliste financier et mondialisé, qui cherche à se défaire de tous les contre-pouvoirs sociaux et démocratiques, de toutes les conquêtes républicaines, démocratiques, sociales et ouvrières dont Jaurès fut, il y a plus d’un siècle, l’un des artisans décisifs.

Un système capitaliste qui broie des vies par milliards et menace désormais jusqu’aux conditions d’existence de l’espèce humaine et de son environnement.

Un système capitaliste qui renoue avec sa violence initiale, cette inhumaine violence qui poussa le jeune Jaurès à épouser rapidement les idéaux républicains, socialistes et communistes.

Cette violence qui se traduit cette année par le fait ahurissant que 82% des richesses produites par le travail humain atterrissent dans la poche des 1% les plus riches, au prix d’inégalités à l’exact opposé de la réalisation de l’Humanité.

La présence, l’actualité et la force de Jaurès se mesurent au vol organisé de sa pensée et de son action.

Cet hommage du vice à la vertu que la droite et l’extrême droite rendent sans vergogne depuis des années toujours pour mieux détourner son action et son œuvre afin d’embrouiller tous les repères du peuple travailleur.

Jaurès mort pour la paix et l’internationalisme ouvrier, rhabillé en patriotard nationaliste.

Jaurès ardent promoteur d’une laïcité conçue comme ferment égalitaire et condition du libre arbitre, travesti en dogmatique vindicatif et excluant.

Jaurès, encore, défenseur d’une sécurité sociale universelle et fondateur du journal qui arbore encore chaque jour avec fierté le beau nom de «  l’Humanité »,  maquillé en protectionniste égoïste qui refuserait jusqu’à la main tendue aux migrants qui périssent par milliers dans les eaux de notre mer commune.

Tant d’efforts mensongers pour se draper de l’héritage jaurésien témoigne en creux de sa brûlante actualité, de son héritage subversif, et de la résonnance profonde de son souvenir dans les tréfonds du pays.

Cet héritage, nous nous proposons de le porter et de le mettre en lumière, comme un devoir envers toutes celles et ceux qui n’ont cessé d’attiser la flamme de l’espérance internationaliste et humaniste, toutes celles et ceux qui continuent avec persévérance, à tracer le sillon d’une conscience ouvrière pour combattre la loi d’airain de la propriété et de l’exploitation capitaliste.

Se souvenir de Jaurès, c’est pointer la cohérence d’un parcours, la solidité des convictions confrontées aux plus durs et pénibles événements.

C’est se souvenir d’un homme qui, pour être efficace et utile a, en permanence, ajusté ses paroles et ses actions à la réalité politique du moment, ne se satisfaisant jamais des dogmes, remettant en permanence l’ouvrage sur le métier, avec audace et courage, empruntant de nouveaux chemins pour affermir la République en la poussant à sa pleine réalisation, dans le monde de la production comme dans la cité.

C’est se souvenir d’un homme qui n’excluait de sa réflexion aucun champ, des questions esthétiques et culturelles aux enjeux internationaux en passant par tant d’autres, affronta tant d’obstacles, consacra tant d’heures à consolider l’édifice républicain par de nouvelles conquêtes sociales et démocratiques.

Aujourd’hui, la promesse républicaine est chaque heure trahie par le pouvoir exorbitant du capital et les divisions patiemment entretenues au bénéfice, toujours, des classes dominantes qui redoublent d’arrogance.

La République est trahie quand ses fondements sont sacrifiés : services et propriété publiques broyées, égalité sacrifiée au bénéfice des « premiers de cordées », fraternité entravée par les discriminations, les chasses aux réfugiés et aux exilés, les dominations et égoïsmes, libertés publiques mises sous couvercle, promotion de ces « fausses nouvelles » qui tournent le dos à la recherche patiente de la vérité.

Elle est encore trahie quand l’Education nationale, socle irremplaçable de la République sociale, se trouve détournée de ses missions universelles, laissant place aux officines privées car affaiblie par une austérité budgétaire sourde et aveugle aux grands enjeux d’émancipation.

Cent mille futurs étudiants – et non pas quinze mille selon la calculette gouvernementale – sur huit cent mille, un élève sur huit d’une classe d’âge est, aujourd’hui même, sans affectation dans l’enseignement supérieur à cause d’un  scélérat algorithme dont les fils sont tiré depuis le ministère dit de l’éducation, baptisé Parcoursup, censé s’occuper de l’orientation, donc de la vie future, des bacheliers.

Un bachelier sur huit plongé dans l’inconnu, méprisé par un système qui trie les élèves en fonction de leur milieu social ; un système de reproduction sociale inspiré des théories néolibérales, absolument opposées à la promesse d’émancipation républicaine.

« L‘éducation de tous par la liberté républicaine doit être soutenue de l‘éducation de tous par l’Ecole, et par l’Ecole de la Nation et de la Raison, par l’Ecole civile et Laïque. », proclamait Jaurès en 1901.

Il ajoutait, prenant de revers ceux qui lui reprochaient la communion de sa fille – je le cite -: « Le droit de l’enfant, c’est d’être mis en état, par une éducation rationnelle et libre, de juger peu à peu toutes les croyances et de dominer toutes les impressions premières reçues par lui. »

C’est au nom des droits de l’enfant que Jaurès entend lutter pour une éducation publique universelle et laïque : « La démocratie a le devoir d’éduquer l’enfance ; et l’enfance a le droit d’être éduquée selon les principes mêmes qui assureront plus tard la liberté de l’homme. Il n’appartient à personne, ou particulier, ou famille, ou congrégation, de s’interposer entre ce devoir de la nation et ce droit de l’enfant », disait-il.

« L‘éducation est liée à toute l‘éducation politique et sociale, et il faut qu’elle se renouvelle et s‘élargisse à mesure que s‘élargissent et se renouvellent les problèmes. » ajoutait-il dans un discours prononcé à Castres en 1904.

Ce combat pour la liberté par l’éducation était pour Jaurès inséparable de celui pour la laïcité, intimement lié à la lutte farouche qu’il mena pour instaurer, dans une France minée par la réaction antirépublicaine et cléricale, la séparation des Eglises et de l’Etat.  « Vous n’avez pas voulu seulement que l’instruction fût universelle et obligatoire : vous avez voulu aussi qu’elle fût laïque, et vous avez bien fait. » se félicitait-il à la Chambre des députés dès 1893.

La séparation n’a jamais été pour Jaurès une fin en soi, un but ultime qui se suffirait à lui-même. Elle est, au contraire, une condition nécessaire pour que le socialisme épouse la République et la démocratie, pour que la liberté guide les pas de l’humanité.

Jaurès batailla ferme aux côtés d’Aristide Briand, pour que la loi de séparation des Eglises et de l’Etat soit une loi de concorde et non un acte de vindicte ; une loi pour la liberté de conscience et non un nouveau dogme ; pour qu’elle soit une loi qui contraint la puissance publique à la neutralité afin d’assurer la possibilité d’une vie en commun et d’un contrat social.

« Démocratie et laïcité sont deux termes identiques car la démocratie n’est autre chose que l’égalité des droits et fonde en dehors de tout système religieux toutes ses institutions, tout son droit politique et social » disait-il.

Il ne saurait y avoir de liberté sans égalité des droits nous indique-t-il en définitive, dans l’exact sillon des révolutionnaires de 1789 et de leurs héritiers.

La laïcité n’est ainsi pas une tolérance pour Jaurès. Cette tolérance qui est toujours une concession, voire une condescendance.

Elle est un principe d’égalité qui affirme l’égale aptitude des femmes et des hommes à raisonner, qu’ils croient en un dieu ou qu’ils ne croient pas.

Pour préciser sa pensée, Jaurès s’écriait en 1910 : « Nous ne sommes pas le parti de la tolérance, nous n’avons pas de tolérance, mais nous avons à l’égard de toutes les doctrines, le respect de la personnalité humaine et de l’esprit qui s’y développe »

La laïcité qui s’impose par force de loi en 1905 est héritière de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Et ce n’est pas un hasard si la loi de séparation fut votée quelques mois après l’unification des courants  socialistes au sein de la Section française de l’internationale ouvrière, en 1904 : Jaurès et ses camarades y voyaient autant l’affermissement des principes socialistes et républicains qu’une condition de l’unité ouvrière.

C’est la raison pour laquelle les contre-révolutionnaires d’hier et d’aujourd’hui – et il n’en manque pas – tentent de flétrir la laïcité pour en faire tantôt une arme contre une religion, tantôt un outil de promotion équitable de chacune d’elles dans la sphère publique. Autant de dangereuses usurpations de la grande œuvre laïque portée par Jaurès et fortifiée par le socialisme naissant.

Voilà, cent treize ans après qu’elle fut mise au fondement de la République, que des représentants d’un parti qui a usurpé le nom de « républicains » veulent inscrire le principe de laïcité dans la devise nationale, tout en exigeant la mention des racines chrétiennes de la France dans la Constitution !

Ils sont les auteurs d’une double escroquerie qui vise à redéfinir et affaiblir la laïcité pour en faire une arme de guerre culturelle contre « certains «  croyants, à l’exact opposé de l’esprit de liberté et de pacification dont Jaurès s’était alors fait le porte-voix.

Il se trouve également aujourd’hui un Président de la République pour flétrir l’idéal laïc devant les services pontificaux du Vatican, déclarant lors de son intronisation comme Chanoine de Latran il y a quelques semaines – je le cite : « Nous avons, anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement, besoin de la religion ».

Comme si toute forme de spiritualité ne pouvait se résumer qu’à la religion ou au dogme, comme s’il fallait promouvoir encore et toujours la religion dans la vie sociale et politique après des siècles d’efforts pour la circonscrire à l’extérieur de la délibération citoyenne tout en protégeant sa pratique.

Mais, soyons en conscient, dans le monde de M. Macron, la religion a une fonction politique : celle d’offrir une âme a un monde sans âme et glacial du calcul égoïste qu’il promeut sans relâche, renvoyant au-delà de la vie humaine la possibilité même d’une justice. Ce faisant, M. Macron balafre la République sociale et laïque dont il est censé être le garant, poussant encore plus loin les feux allumés par son prédécesseur Nicolas Sarkozy qui installait curé et instituteur sur un pied d’égalité.

Jaurès, à l’exact opposé de M. Macron qui place la question religieuse comme un fondement de la vie sociale, nous disait, je le cite : «  Dans aucun des actes de la vie civile, politique ou sociale, la démocratie ne fait intervenir légalement la question religieuse, elle respecte, elle assure l’entière et nécessaire liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances, de tous les cultes ; mais elle ne fait d’aucun dogme la règle et le fondement de la vie sociale. »

Chers amis,

Education, laïcité et socialisme ou communisme sont donc pour Jaurès des conditions nécessaires du grand combat émancipateur. Mais quoi qu’elles fussent réalisées dans la République sociale qu’il appelait de ses vœux, elles resteraient prisonnières des tensions guerrières entre nations, de la violence de fer et de feu qui couvait sous la propagande nationaliste et les rivalités impérialistes.

C’est la paix, la grande paix universelle qui s’avère être la condition première de tout progrès.

La guerre nous renvoie aux instincts les plus grégaires, nous détourne de l’égalité sociale, avilie la conscience humaine.

Cette guerre qui, en 1914, fit de Jaurès la première de ses victimes, quelques heures avant que ne soient lancé le sinistre appel aux armes dont nous célébrerons dans quelques mois, le tragique dénouement.

La guerre menace aujourd’hui sur chacun des continents en proie à des tensions au fur et à mesure que s’amplifie la guerre économique, que se multiplient les traités de libre-échange qui ne visent qu’à accroitre le taux de profit capitaliste contre la démocratie, contre les progrès sociaux et environnementaux, générant par là même une révolte qui prend les traits d’un nationalisme agressif et égoïste dont M. Trump s’est fait le parangon. « Il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples, c’est d’abolir la guerre entre les individus, c’est d’abolir la guerre économique » disait Jaurès des 1895.

Comment ne pas s’inquiéter des effets de ce capitaliste ravageur qui, tout en imposant son rythme fou aux peuples du monde et en attaquant les conquêtes sociales et les organisations politiques et syndicales qui les ont portées, produit en réaction cette gangrène nationaliste et fasciste qui pullule un peu partout et particulièrement sur le continent européen.

« L’ivresse nationaliste, détourne les prolétaires du problème social. » avertissait Jaurès pour adjurer les prolétaires à rejoindre le grand combat pour la paix en fortifiant leur conscience internationaliste. Voici qui est à l’ordre du jour en Europe au moment où d’inquiétantes taches brunes se répandent : de la Hongrie à l’Autriche, de l’Italie à la Suède, en France et en Allemagne.

Jaurès rajoutait en 1913 : « Les nations ne retrouveront leur équilibre et leurs facultés que dans l’harmonie d’une patrie plus vaste et plus haute », constatant, je le cite encore, que « chacune des grandes patries d’aujourd’hui a maintenant les vices de l’esprit « provincial », l’étroitesse, la routine, la jalousie, la médisance. »

La paix n’est pas une incantation. Elle ne peut être qu’une construction politique, fondée sur l’égalité sociale et politique, la liberté de conscience des individus, la régénération de la démocratie, la justice environnementale et la fraternité humaine.

Elle ne peut reposer sur un projet européen de concurrence généralisé entre nations et travailleurs tel que nous le proposent, de concert, les bourgeoisies européennes trop heureuses de diviser les victimes de leur politique scélérate.

Chers amis, alors que les démons identitaires, obscurantistes et nationalistes, voire un proto-fascisme à visage nouveau, gagnent chaque jour du terrain, gardons la pensée de Jaurès près de nous, faisons fructifier ses écrits et ses propos, continuons à faire vivre le journal  l’Humanité qu’il a fondé et qui perpétue son combat pour la justice sociale et la solidarité internationaliste, en le faisant connaitre, en le diffusant. L’Humanité est le grand legs de Jean Jaurès au mouvement ouvrier et progressiste. Nous avons aujourd’hui dans un contexte totalement nouveau et très difficile la responsabilité de faire vivre l’Humanité, son quotidien, son magazine et sa plate forme numérique. Nous avons la responsabilité de réussir les 14, 15 et 16 septembre prochain une grande fête de l’Humanité utile aux débats et aux combats pour que chacune et chacun puisse ensemble faire vivre le slogan de son affiche « Le monde est à nous ».

Dans le grand sillon  tracé par Jean  Jaurès, par le mouvement ouvrier, les forces progressistes et communistes, trouvons les ressources pour conjurer les ténèbres qui avancent et pour promouvoir un ordre social de liberté, d’égalité, de préservation de la planète, de justice et de paix.

Je vous remercie de votre attention. »

7 commentaires


chaigneau 2 août 2018 à 19 h 00 min

a part quelques fautes de frappe (je suppose) , ce discours du Directeur de l’ Humanité est à lire par toutes les femmes et hommes qui se ré clament du progrès humain, social et environnemental, les paroles de Jaures rapportées ici sont d’ une telle actualité que tout commentaire me semble inutile, tout y est, et il serait temps grand temps que le monde ouvrier, les travailleurs des services , les cadres et techniciens prennent conscience des dérives qui sont bien présentes et ravivées 104 ans après l’ assassinat de Jean Jaurès

alain harrison 5 août 2018 à 4 h 19 min

Bonjour.

«« qui cherche à se défaire de tous les contre-pouvoirs sociaux et démocratiques, de toutes les conquêtes républicaines, démocratiques, sociales et ouvrières dont Jaurès fut, il y a plus d’un siècle, l’un des artisans décisifs. »»
Le problème c’est que ces contre-pouvoirs n’ont pas su évoluer, réorienter leur champ d’action à partir des conquêtes (le programme du CNR et le potentiel de la Cotisation).
Tout au contraire, la gauche s’est compromise et nous en voyons les résultats, dont la destruction systématique et progressive de la Cotisation. Une expertise qui se perd ?

Par contre, les militants et la masse citoyenne qui soutiennent et qui lancent la candidature de Lula, donne une leçon a toute la gauche occidentale.
Et dire que macron persiste et signe. le programme UE-financier. Mais à un moment ça va faire mal. Et oui, les peuples agissent en réaction et non pour quelque chose……….Nous manquons d’imagination pour un Monde qui serait cohérent ?
Mais bon, il semble que le Capitalisme va s’écrouler sous son propre poids.
Par contre, une multitude d’initiatives sont explorées honnêtement et avec intégrité, pour la plupart j’espère.
Que sera le contenu « significatif » à la Fête de l’Humanité ?
Il y a quelques invités à ne pas manquer.
Romain Migus (témoignage)
2 août 2018

Problèmes d’alimentation, causes, solutions…
Venezuela : Entre mesures d’urgence et construction de l’Etat (Chroniques d’en bas nº4)
Le cas Nicaragua (les tâtonnements de la révolution)
Maurice Lemoine
Éric Toussaint
Et
Alain Deneault (le langage au service des puissants, une vidéo à voir et à reconduire)
Comment est rendu sophistiqué l’exploitation et le principe manipulation-conditionnement.

Deux femmes que je suggère:
Katherine Castrillo
Renaître avec toutes les forces du mouvement populaire
L’auteur: Katherine Castrillo @ktikok
Et
la députée allemande Heike Haense

Une référence pour l’Europe

Cuba et l’Amérique Latine constituent une référence pour la gauche européenne, a assuré la députée allemande Heike Haense qui s’est rendue à Cuba pour participer au Forum.

D’autre part, elle a fait l’éloge de l’attitude de certains ressortissants de pays comme le Brésil et l’Argentine qui luttent pour défendre leurs dirigeants de gauche contre les calomnies impérialistes et pour en pas céder de terrain à l’oligarchie.

Extrait de
Amérique Latine : C’est le moment de relancer la gauche
16 Juillet 2018, 16:56pm | Publié par Bolivar Infos

Mes suggestions.

alain harrison 5 août 2018 à 5 h 02 min

«« Education, laïcité et socialisme ou communisme sont donc pour Jaurès des conditions nécessaires du grand combat émancipateur. Mais quoi qu’elles fussent réalisées dans la République sociale qu’il appelait de ses vœux, elles resteraient prisonnières des tensions guerrières entre nations, de la violence de fer et de feu qui couvait sous la propagande nationaliste et les rivalités impérialistes. »»

N’oublions pas les millénaires de guerres de croyances, et que l’humanisation présenté par la religion au siècle passé, découle en réalité des pionniers (dont le mouvement de libération de la Femme) en dehors du religieux, depuis les Lumières, un premier pas de compréhension de la condition humaine, que l’Évolution Naturelle (une notion, encore loin d’être assimilée pour ce qu’elle nous dévoile, en réalité) éclaire.
C’est la lumière des vérités durement dévoilé qui fait reculer l’obscurantisme.
Krishnamurti: on ne peut faire du vrai avec du faux (en mes mots…..)

alain harrison 6 août 2018 à 21 h 04 min

Bonjour.

Il y a eu un attentat contre un président démocratiquement élu.

Venezuela : Le chancelier Arreaza montre les preuves de l’attentat à des diplomates accrédités au Venezuela
6 Août 2018, 17:43pm | Publié par Bolivar Infos

«« Le chancelier a informé que jusqu’à présent, 6 personnes ont été arrêtées. L’une d’entre elles était impliquée dans les faits survenus à Fort Paramacay l’année dernière et avait obtenu des aménagements de peine du Président vénézuélien :
« Assez de pardon aux terroristes ! Ne plaidez pas pour qu’on pardonne aux terroristes ! Le Président Nicolás Maduro a été trop souple. Ceux qui étaient à la tête du coup d’Etat de 2002 sont ceux qui aujourd’hui attentent à la vie de Maduro, il y a une corrélation historique que nous ne pouvons pas laisser passer. » »»

Que penser de l’UE et de son homme de main: Macron ?

Quand penserez-vous globalement ?
Je parle de la gauche en générale.

Crime contre l’Humanité, l’ultime retour des barbares.
Qui sauve qui ?

Les US perdent du terrain, plutôt que de participer au changement qui peut être pacifique, cela dépend aussi de la Chine et de la Russie. Pour le moment l’UE est dans son envolé, ça va prendre un choc pour la ramener sur la voie du changement.
Parce que pour le moment, rien ne change, tout empire, si vous voyez ce que je veux dire.

alain harrison 7 août 2018 à 2 h 58 min

«« Mais, soyons en conscient, dans le monde de M. Macron, la religion a une fonction politique : celle d’offrir une âme a un monde sans âme et glacial du calcul égoïste qu’il promeut sans relâche, renvoyant au-delà de la vie humaine la possibilité même d’une justice. »»

Il ouvre le chemin du Moyen âge. Le retour du roi de droit divin technologisé.

Patri Friedman, petit-fils de…, flotte en eau ultralibérale
Pierric Marissal
Mercredi, 3 Septembre, 2014
« « L’individualisme n’a plus de bornes : si les pauvres ont envie d’être riches, il suffit qu’ils travaillent et fassent des efforts pour y arriver, si d’autres ont envie de devenir esclaves, pourquoi les en empêcher, et si un milliardaire veut devenir un homme bionique immortel, ce doit être un modèle à atteindre. » »
http://www.humanite.fr/patri-friedman-petit-fils-de-flotte-en-eau-ultr

alain harrison 7 août 2018 à 3 h 44 min

Quel constat pouvons-nous faire sur la période historique actuelle ?
Que le libéralisme tend à récupérer l’architecture de la gauche depuis Marx. Un exemple qui se fait bien sentir, les manifestations contre le gouvernement élu et le retournement de l’agression. En plus, ils vont tenter encore un foi, le coup de la trahison, comme quoi Maduro défait ce que le Chavisme avait construit.

Bien sûr, la réussite de ce coup monté, dépend de la force et de la répétition du mensonge, essentiellement les  » infaux médiatocratiques « , tout en taisant la réalité, celle d’un peuple qui avance malgré l’adversité et la guerre de harcèlement volontaire et réfléchie des think thank US-Canada-UE et de leurs valets d’Amérique latine.

En ce moment, on tripatouille la tentative de meurtre contre Maduro et des gens sur place lors de la parade militaire. Fait par des néophites (?), mais des explosifs qu’on ne trouve pas en vente libre.

À 24/60, aujourd’hui, l’invité pour nous dévoiler la « vérité », était pas mal sur le mode improvisation et pauvre dans la suite de ses idées. Un prof d’université de l’UQAM (un «« spécialiste »» de l’Amérique latine, encore un, bien informé), une université de plus en plus financière.

Mais silence sur la Colombie, l’Argentine (je ne sais pas pourquoi, me fait penser à la Grèce).
La Financière US est sans doute l’organisation la plus élaboré de tous les temps, elle est comme ces compagnies transnationales, insaisissables, des entités séparées et « en même temps » un monopole, un congloméra, mais, vue le mode opératoire depuis le nouveau système managérial (années 80) et la dérèglementation, est devenu un véritable cartel qui harcèle, qui rançonne et qui tue. Nous connaissons quelque parrain et sous-parrain (pour paraphraser Clouseau: sous-pape). Trump et les deux jeunes nouveaux (Macron et Trudeau).
Il est vrai que le Canada dénonce les abus contre les droits humains, à géométrie variable.

Oui à la libre expression.
Non au droit à la santé, à l’éducation pour tous.

En Occident on en a amorcé la privatisation.
Pas à pas.

Les politiques économiques d’ajustement sous l’oeil attendri des agences de notation.
Un ptit peu ici, un peu moins là…….les attentes clientélistes.

alain harrison 11 août 2018 à 7 h 36 min

Un attentat sous silence médiatique.
Je comprends que les médiats français se préoccupent avec empressement de l’Afrique, affairisme politique et __mondialisation des parts de marchés oblige (alias colonialisme)__toute cette jeunesse à exploiter selon le nouveau managéria: les strart-up de l’individu-entrepreneur.

Disons que l’Afrique est à la France……UE…. ce que l’Amérique latine aux US.

Mais voilà, c’est raté et les enquêtes bien menées.

Amérique Latine : Journalisme et silence complice
10 Août 2018, 15:31pm | Publié par Bolivar Infos
par Manuel Cabieses Donoso

«« Le blocus imposé en ce moment à la diffusion des informations relatives à l’enquête sur le terrorisme est une atteinte au droit des peuples à l’information mais aussi une offense pour le journalisme et son code d’éthique qui condamne toute forme de censure et défend le droit à informer et à être informé. »»

Les US ont inauguré,  » seul « , la privatisation de l’espace et militarisé l’espace, dans un premier temps le tour de la terre sous prétexte de protéger ses satellites, comme si ils étaient les seuls….. Puis, avec le temps la privatisation et la militarisation feront tandem pour l’Espace. Il y a décidément trop de fiction, on s’y perd dans la réalité.
Nous entrons dans l’ère de l’éducation appauvri pour encore des profits à valeur ajouté.

je conseille de voir la vidéo:

Le langage au service des puissants, Alain Deneault.

Et de lire le chapitre 1 du livre de Jean-Marie Abgrall: tous manipulés tous manipulateurs.

Passer de la chenille au papillon.
À méditer.

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