Souscription pour l’Humanité : Les mots des lecteurs

le 10 décembre 2014

image souscription

Les lettres, le plus souvent manuscrites, accompagnant les versements de nos lecteurs à la souscription d’urgence pour l’Humanité, sont les précieux témoignages du lien particulier qui les lie à LEUR journal. Nous avons souhaité vous en faire partager quelques extraits.

La mobilisation des lectrices et des lecteurs de l’Humanité en réponse à la souscription lancée le 21 novembre dernier par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, est une nouvelle fois exceptionnelle. En moins de quinze jours, nous avons déjà recueilli plus d’un demi-million d’euros.

 

Au-delà de cet argent, indispensable à la survie du journal, les lettres des lecteurs répondant à notre appel, nous ont particulièrement touchés. Ces petits mots manuscrits accompagnant un don, même modeste, ou s’excusant de ne pouvoir contribuer financièrement témoignent du profond attachement des lecteurs de l’Humanité à LEUR journal dont ils ne peuvent imaginer un instant se passer.

 

En effet, malgré leurs revenus modestes ou leurs propres difficultés financières les lecteurs font preuve d’une générosité inouïe, allant même jusqu’à s’excuser de ne pouvoir faire davantage : « Je verse ce don minime au regard des besoins de notre Journal. Je le fais pour que subsiste l’Humanité, qui éclaire chaque jour les évènements du monde avec un regard généreux, mais surtout lucide et sans compromission.  Je sais l’énergie immense qui est la votre et qui se déploie chaque jour sans compter » nous écrit Mme Dominique Robin de Chartrettes (77).

 

« J’ai 87 ans et de nombreuses charges dues au contraintes de mon âge pour pouvoir rester à mon domicile… et ne peut vous donner davantage que ce modeste chèque », peut-on lire de la belle écriture régulière de Claudette de Moulins (03)Accompagnant son chèque de 15 euros, Genevière Boucharatde de Arles(13)  nous joint ces mots : « Désolée, je ne peux faire mieux… retraitée… veuves… enfants et petits enfants au chômage. J’aide La Marseillaise, notre précieux journal, le secours populaire et plein d’autres associations en difficultés… Courage et longue vie à notre Huma ! »

 

Nous savons l’immense valeur de cette générosité et de cette fidélité en ces temps où chaque famille est touchée de près ou de loin par le chômage et par la hausse du coût de la vie. Elles témoignent du grand espoir de transformation sociale et politique qui est toujours porté par nos journaux, l’Humanité et l’Humanité Dimanche, reconnus comme des voix différentes et salutaires s’élevant face au consensus libéral qui règne dans la quasi-totalité de l’espace médiatique : « Tous les matins, je prends des colères en écoutant la radio publique France Inter… La propagande, car tel est le mot, fonctionne à plein régime. Et elle fait des dégâts.  La situation économique, sociale et politique de notre pays est catastrophique. Dans ce contexte je suis plutôt pessimiste, mais il me reste l’Huma pour me redonner de temps à autre un peu d’espoir et de courage », témoigne Jean Claude Allard de Saint-Ours (73). « L’Humanité est aujourd’hui le seul journal digne de ce nom qui véhicule des idées progressistes et de changement. On y trouve encore des idées révolutionnaires », constate pour sa part Jean Claude Mollard d’Ytrac (15). « Dans cette période de désinformation totale, il est indispensable de l’Humanité résiste », résume Michelle Tual.

 

Depuis sa création, l’Humanité existe par et pour ses lecteurs. Déjà, en 1906, Jaurès avait lancé une souscription, et c’est le chansonnier Pierre Nitou qui dans les colonnes du journal, le 16 octobre de cette même année, les remerciait par ces vers : Humanité, vois ton cri de détresse/ Est entendu par tous les citoyens/ Que notre obole efface ta tristesse/ Chacun apporte selon ses moyens/ Pour que ton cri devienne allégresse.

 

Aujourd’hui, plus que jamais, l’Humanité est fier de ses lectrices et de ses lecteurs qui associent à leur générosité une bienveillante vigilance quant à son contenu, assortie parfois de remarques pertinentes et de critiques constructives. Ainsi, « Il faut revenir à Jaurès sur les valeurs de la République et de la laïcité dont il a été un grand défenseur et pour laquelle il a donné sa vie », intime Bernard Chevassus d’Argenton sur Creuse (36).

 

Rénée Narvindal de Marseille (13) nous fait part de ce constat : « En 50 années de lecture quotidienne, je constate que l’Humanité est parfois un peu compliqué à lire, surtout pour ceux qui le font après une journée de travail… essayer d’alléger mais gardez courage et confiance dans vos idées. »

 

« Pourquoi le journal de Jaurès donne-t-il autant d’importance aux frondeurs du PS ou à des libéraux tels Hulot ou Kerviel ? », s’interrogent Pénélope et Bernard Bouquet d’AFA (Corse de Sud).

 

« L’Huma est mon quotidien depuis 1947, il doit être le journal de la convergence de toutes les forces qui s’opposent à la politique de François Hollande » affirme Christian Rouby dont la fidélité rivalise avec celle de Jean Clavel de Malakoff (92), qui nous écrit : « Cela fait maintenant 59 années que j’achète l’Humanité tous les jours de parution et je souhaite pouvoir continuer »

 

« Je ne peux pas imaginer que mon journal disparaisse ! » résume ainsi Armelle Zamponi du Faou (29)

 

Dans les semaines à venir, nous allons inventer de nouveaux dispositifs afin de satisfaire cette volonté d’être écoutés et entendus qui s’affirme à travers toutes ces lettres. Dans nos colonnes et sur le site internet l’Humanite.fr, nous allons renforcer et faire vivre ce dialogue permanent avec les lecteurs pour que l’Humanité s’affirme, sur l’ensemble de ses supports, comme un vivier d’idées progressistes et de débats porteurs de transformations sociales, comme nous le réclame Jêrome Jardin, de Montreuil (93), abonné depuis 9 mois, par ces mots : « Veuillez recevoir cette modeste contribution avec tous mes vœux de survie et de développement. J’espère que les dons permettrons au-delà de l’assainissement de la trésorerie courante, d’engager des initiatives pour le développement des contenus du journal et de la plate-forme numérique ».

 

D’ors et déjà, toutes les équipes de l’Humanité, de l’Humanité Dimanche, de la Terre et de l’Humanité.fr  tient à dire un immense MERCI aux souscripteurs !

4 commentaires


Michel Berdagué 11 décembre 2014 à 11 h 35 min

Chômeur longue durée – plus de 25 ans de privation d’ emploi , trop rouge signifié – j’ avais tout loisir après la recherche de travail vaine d’ aller en bibliothèque et approfondir des connaissances . Or je pouvais lire l’ Humanité dans les bibliothèques ainsi que Les Echos ce qui donnait toute la lumière sur la mutation du capital financier regonflé par les dividendes issus du capital de production pour que la société entière devienne à l’ échelon mondial un impérialisme financier abject , prédateurs , et spéculatif à qui joue gagne à tous les coups . Mais depuis ces gouv. successifs au fur et à mesure que le temps passe la disparition de l’ Humanité est programmée et les réponses fusent : le budget des biblis. : on ne pourrait commander d’ autres revues etc … Le ministère de la culture et de la communication ultra/néo libérale sévit en répression totale de dictature capitaliste investissant l’ Etat dans la République . La nation étant réduite à la commission non élue de Bruxelles et à leurs directives , on peut voir en vraie grandeur les dérives dans les têtes et les consciences si seule l’ alternative est à l’ extrême droite adoubée par le capital impérial . A ce propos les livres de l’ historienne Annie Lacroix-Riz basés sur des recherches approfondies et sur archives et compréhension des mécanismes historiques à l’ oeuvre dans ce capitalisme bourré de contradictions et aux abois malgré les miroirs trompeurs et paillettes superficielles . Et pourquoi pas à Fabien et dans les locaux du Parti des urnes pour recevoir les soutiens financiers – certains-nes camarades n’ ont pas de chéquiers – pour l’ organe qui n’ est plus central du Parti mais qui est le seul quotidien à penser l’ Alternative au capitalisme . Demain le 12 l’ Humanité publiera la confrontation de classe entre le capital et le travail , à ne pas manquer et les diffusions militantes devant les entreprises seraient libératrices .

Guy Moreau 15 décembre 2014 à 19 h 25 min

Il n’y a pas assez de bons journaux en France et l’information manque ou empire, j’essaie d’en décrire l’évidence en tant que citoyen car c’est la régression au lieu du progrès aggravée par l’endettement des pauvres qui empêche d’acheter le journal. Quels exemples très actuels : J’ai découvert avec un certain soulagement ce 15 décembre 2014 quelques pages de présentation (intitulées Contributions sur l’Allemagne) d’un livre écrit par Jean Luc Mélenchon attestant d’une belle somme de travail sur l’Allemagne et donc pour l’Union Européenne, et j’ai du mal à comprendre pourquoi Jean Luc Mélenchon n’a pas mis en évidence cet ouvrage quand il a été accusé de fainéanter dans sa fonction de député européen ; c’est pour moi une bonne surprise car je souhaite des Hommes politiques qui fassent leur travail et notamment pour mettre fin à la pauvreté des Européens de l’Union Européenne sans sombrer dans quel nationalisme que ce soit car aucun nationalisme n’est la solution. Le progrès réel de la vie de tous les Hommes dépend de la République.
J’ai été indigné en lisant un article d’ Atlantico donnant l’avantage Zemmour dans son débat face à Mélenchon que je n’ai pas écouté car je n’adhère pas aux propos antirépublicains de Zemmour ; indigné car l’article mélangeant le réactionnaire à je ne sais quelle nuance est totalement mais probablement efficacement idiot en parlant d’un Mélenchon de vision républicaine occulte, de république abstraite, d’une France de gauche irréaliste et même irréelle tant qu’à faire même s’il est vraie qu’elle demeure insuffisante ; et d’un Zemmour qui enterre pourtant la République française, d’une France pétrie de réalisme, de pessimisme, et d’histoire. C’est ce qui est écrit dans l’article.
L’auteur d’une telle comparaison dénigreuse sous pseudo atténuation de pseudo nuance se sert du mot nuance pour détruire en faisant passer des contrevérités de façon habile et probablement efficace. Sa comparaison est tout le contraire de la nuance, tout en mentant , car notre histoire n’est pas une République morte et enterrée, notre histoire est la République et un retard de République, certes que Jean Luc Mélenchon ne rattrape pas de façon assez convaincante à mon avis, mais il réalise un certain travail pour la République et donc de l’histoire, et en travaillant sur les deux on peut dire que Jean Luc Mélenchon a un cœur relativement pétri, mais je ne préciserai pas : d’histoire. Parce que je pense que l’Homme ne peut pas avoir le cœur pétri par l’Histoire des règnes et des guerres, il ne peut avoir que le cœur pétrie par l’Histoire de l’Art pour peu qu’il partage le devoir de mémoire entier telle que Jacques Brel l’a chanté dans Quand on n’a que l’amour et Mai 40 par exemple. Je pense que c’est de la flagornerie de dire que la France réelle comme si la France réelle n’était que la France droitière qui par ailleurs n’est pas réaliste ; est pétrie d’histoire ; pour être pétri il faut se cultiver d’oeuvres des arts majeurs, or, le système pousse toujours de plus en plus les gens à vivre dans un désert culturel qui s’aggrave et aggrave tout.

marcelle et robert creuze 25 décembre 2014 à 11 h 20 min

nous vous avons adressé en date du 28 novembre un cheque de 100 euros, il n’a toujours pas ete preleve, n’a pas ete debité, et ne nous a pas été rerourné !!! j’avais telephoné à l’huma qui devait recherché, mais n’ai toujours pas de réponse
pouvez-vous me dire où en est cet oubli merci

Pierre Saint-Félix 17 avril 2015 à 11 h 51 min

Je viens de recevoir un reçu pour dons aux oeuvres de l’Association Presse et Pluralisme alors que j’avais envoyé mon don pour le journal l’humanité. Je voudrais savoir si vous avez bien reçu cette aide .
REF ordre du reçu :14005443
Date : 24/12/2014. Merci de me répondre .

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