La vraie dette est…verte

le 19 août 2015

terre réserve

Par Patrick Le Hyaric

L’an passé c’était le 18 août… En 1970 c’était en décembre… Cette année c’était la semaine dernière, le 13 août. C’est le jour où la consommation mondiale en ressources naturelles a dépassé ce que la nature est capable de produire en un an. Dit autrement, la Terre vit désormais sur ses réserves entre cette mi-août et le 31 décembre. Et depuis quarante ans, cette date avance de trois jours en moyenne par an. Tel est le résultat des études réalisées par l’organisation non gouvernementale « Global Footprint Network », validées par les Nations-Unies. Ses méthodes de calcul méritent d’être confrontées à d’autres sources, discutées, améliorées ou contestées même. Mais précisément, il n’y a pas de débat à propos de données aussi vitales, au sens propre du terme. Cela fait à peine l’objet d’une brève au milieu des faits divers des journaux télévisés. Pourtant l’affaire est sérieuse et plus qu’inquiétante ! Il est vrai qu’un travail et des confrontations sérieuses autour de ces données s’accommodent très peu de la médiocrité de l’actuel débat politicien.

Notre belle planète voit, année après année, s’accumuler ce que l’on pourrait appeler « une dette écologique » qui, sans retournement rapide de la situation peut faire craindre le risque d’un épuisement de la Terre. Or, dépasser comme on le fait aujourd’hui le seuil qui peut déstabiliser les écosystèmes qui maintiennent la vie humaine, revient à prendre le risque d’éteindre la vie sur terre. L’énoncer ne relève pas du catastrophisme et doit être compris comme un pressent appel à la conscience humaine pour engager d’urgence un processus de transition des modes de vie et de développement de nos sociétés et du monde. En effet, la terrible réalité d’un basculement est déjà là, sous nos yeux. L’homme, la nature et les animaux sont déjà touchés sous différentes formes  : déforestation, baisse des ressources en eau potable, fonte de glaciers, pollutions de toutes sortes, épuisement de réserves aquatiques, accumulation de déchets et de gaz à effet de serre, emballement du climat, chute de la biodiversité, disparition d’espèces végétales et animales, sécheresses répétées sur certaines zones de la planète qui ont pour conséquences de faire flamber les matières premières alimentaires, attisant des famines et des guerres, accélérant les migrations du sud vers le nord. C’est dire à quel point les simplismes, le rejet des autres, les racismes, le culte du chacun pour soi et de la concurrence de tous contre tous, désormais incrustés comme des évidences dans les débats politiques des forces dominantes et dans trop de consciences humaines, relèvent de la puérilité et de l’irresponsabilité. C’est dire aussi à quel point les données sur « l’empreinte écologique » ont une résonnance particulière à quelques mois de la Conférence mondiale sur le climat de Paris-Seine-Saint Denis. Tout devrait être fait pour qu’elle débouche sur des actes concrets, précis, planifiés, contrôlés pour réduire sérieusement les gaz à effet de serre. Cet enjeu est autrement plus sérieux et grave que les problèmes de comptabilité analytique du monde capitaliste dont on nous abreuve en permanence pour mieux extorquer les fruits du travail des salariés, priver les retraités de leur dû tout en réduisant les moyens consacrés à l’avenir de la jeunesse et à la culture. Ce sont les mécanismes de la « concurrence », de la « compétitivité » qui épuisent en même temps les êtres humains et la nature. Pour obtenir ici une alimentation à bas prix, on détruit la forêt amazonienne pour y produire du soja qui sert à alimenter notre bétail. Ailleurs, en Afrique ou dans certaines parties de l’Asie, ce sont les cultures vivrières des populations locales qu’on empêche au profit de cultures d’exportation qui épuisent les sols pour prétendument rembourser des dettes. La Grèce, qui avait un secteur agricole de « circuit court », va devoir placer, sur injonctions des institutions européennes, son agriculture encore plus dans la concurrence mondiale. Le modèle de développement basé jusque là sur le pétrole est à bout de souffle. L’exploitation aujourd’hui des pétroles non conventionnels comme les sables bitumineux, les gaz et pétroles de schistes, ne constitue qu’une fuite en avant dont on mesure mal les conséquences négatives. La dégradation régulière du capital naturel est donc une donnée très inquiétante.  Le remboursement de cette dette verte ne peut pas se résoudre par des artifices comptables.

Quant, au sortir de la seconde guerre mondiale, la France et l’Allemagne avaient chacune une dette représentant 200 pour cent des richesses qu’elles produisaient, cela n’a empêché ni le redressement des deux pays, ni leur développement grâce à des dispositions techniques d’effacement de ces dettes que l’on pourrait aisément appliquer aujourd’hui pour la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la France… En revanche, une augmentation de la température de la planète de 2 degrés dans les années à venir ne se résoudra pas par un jeu d’écriture. Ce serait vraisemblablement un pas de plus dans le  violent tourbillon en cours dont le mot « crise «  ne rend sans doute pas compte de toutes les complexités et implications pour le futur. De toute façon, nous ne reviendrons pas à la situation précédente.  Les combinaisons des crises économiques et financières qui font tanguer le monde, des crises politiques, culturelles, morales et de l’approfondissement de la crise écologique placent la planète et le genre humain dans une situation inédite de l’histoire de l’humanité.   En ce sens, le risque existe que notre Terre commune entre dans un processus de basculement poussant, si on n’y prend garde, à un effondrement de la biosphère et de nos sociétés.  Le processus est en cours. Parce qu’il est sans violence apparente, il reste trop sous- estimé. L’effondrement des grandes civilisations s’est souvent étalé sur des dizaines d’années. Sans réaction au niveau nécessaire, les évolutions à l’œuvre peuvent, elles aussi, détruire notre civilisation. Les contrecarrer appelle de cesser d’appliquer les dogmes de la guerre économique qui conduisent à la surexploitation de l’Homme et de la nature, de refuser le traité transatlantique ; de penser une transition énergétique, de sortir du processus en cours d’industrialisation de la production agricole, de repenser la ville et les développements territoriaux, les systèmes de transport, et les nouveaux logements économes en énergie, la transformation de nos systèmes  industriels, mais aussi de permettre l’émancipation des femmes qui partout doivent pouvoir être maîtresses de leurs corps ou encore de pousser partout à une révolution démocratique permettant aux citoyens d’être maîtres de leurs destins. Une telle transition-révolution nécessiterait beaucoup de travail de recherche, de travail de réalisation donc d’emplois nouveaux. En réalité, il conviendrait de s’engager dans un processus révolutionnaire de métamorphose pour un nouveau développement humain, social, environnemental. Un tel mouvement de transition devrait pouvoir se déployer partout, à commencer par les localités comme commencent à le faire certains maires, des associations et des groupes de citoyens impulsant une autre façon de vivre pour vivre mieux sur une Terre préservée. Il doit évidemment occuper les autorités départementales, régionales, nationales et mondiales. Seul un mouvement citoyen d’une ampleur inédite sera en mesure de l’imposer dans l’action sociale, politique et dans l’expérimentation. Ces débats occuperont une grande place dans notre Fête de L’Humanité dans quelques semaines. Elle devrait lancer un appel à la mobilisation populaire pour la réussite de la conférence mondiale sur le climat. C’est une grande urgence ! La vraie dette vis-à-vis des générations futures est verte. C’est de la vie sur Terre, de la vie humaine dont il s’agit !

25 commentaires


Moreau 19 août 2015 à 21 h 17 min

Lutte pour remplacer les courses aux armements par les courses aux désarmements, parler d’une dette en parlant de la dette verte, c’est parler vrai en politique et la démocratie participative a besoin du parler vrai ; il aller au delà pour donner toute la description majeure de la situation en disant que l’écologie est à l’origine voire avant qu’elle soit les sommes de connaissance qu’elle est devenue, une poésie, donc la dette étant dette verte, elle est aussi dette culturelle à cause de la politique de la culture trop longtemps en entier déséquilibre en Occident même s’il y a des problèmes à l’Orient ; il faut le développement associatif culturel, utile, et sportif, et que celui-ci trouve toute la place qui devrait être légitimement la sienne dans les institutions mondiales dont l’implantation doit aussi progresser.

KULIK Jean Claude 21 août 2015 à 13 h 26 min

« Pour nous les humains notre seul et unique vaisseau spatial viable est la Terre, elle s’est passée et se passera très bien de nous. C’est pourquoi, nous devons la préserver pour nos enfants. » JCK

pellizzoni 22 août 2015 à 14 h 57 min

très juste, mais c’est à chacun de nous, de faire des efforts quand on voit l’incivisme qui nous entoure, et le non respect de la nature il nous arrive de douter sur la préservation de celle ci si les hauts responsables ferment les yeux sur tout ce qui fait sa richesse, la production intensive, la déforestation, les espèces animales qui disparaissent , la pollution des océans, la mer et j’en passe,

Le Noane Ivan 21 août 2015 à 13 h 38 min

Cher camarade,
face à un énoncé de catastrophes à la Nostradamus il est difficile de faire un commentaire sensé, quoique.
D’où te viennent les données scientifiques qui disent que l’on a dépassé « comme on le fait aujourd’hui le seuil qui peut déstabiliser les écosystèmes qui maintiennent la vie humaine, revient à prendre le risque d’éteindre la vie sur terre », par exemple, sans parler des assertions suivistes du GIEC sur le climat (quelques poignées de scientifiques qui s’accrochent à coups de mensonges à un dogme contre des milliers d’autres qui le contestent mais qui n’ont pas le droit à la parole !). Si on te suit, on adhère de suite aux théories de la décroissance et de l’eugénisme.
Grand merci pour ta contribution fortement empreinte de socialisme scientifique. Il est vrai qu’un autre breton qui a largement la parole dans l’Huma prône une diminution absolue de la consommation de protéines animales pour les remplacer par du soja ; à mon avis il commet une petite erreur : le blé noir est nettement plus local et tellement plus nourrissant ; il est tombé aussi dans le piège spiralaire de l’acceptation d’une théorie dominante sur le carbone (il commet d’ailleurs là une énorme bourde scientifique en confondant carbone et dioxyde de carbone).
Allez, sans rancune et à plus quand enfin nous respirerons un air marxistement pur.
Salutations fraternelles

Jean-Pierre CANOT 21 août 2015 à 14 h 43 min

La grande majorité des scientifiques sérieux, démontrent que les émissions de CO2 ne sont pas la cause du réchauffement climatique.

Dans son remarquable ouvrage :  » L’innocence du carbone « , François Gervais cite notamment page 30 cette déclaration signée par 31 478 scientifiques :
« Il n’y a pas de preuve scientifique convaincante que les émissions anthropiques de dioxyde de carbone provoquent ou provoqueront dans un futur envisageable un réchauffement catastrophique de l’atmosphère et un dérèglement du climat de la terre. En outre il y a des preuves scientifiques substantielles que l’accroissement de la teneur en dioxydes de carbone atmosphérique produit des effets bénéfiques sur la flore et la faune terrestres ».

François Gervais et les 31 478 scientifiques, plus sérieux que les rigolos du GIEC ou du Global Footprint Network,seront-ils invités à cette conférence de fin 2015 ?

Au lieu de nous pomper l’air et d’émettre du CO2 tout va lors de cette conférence, les participants essaieront-ils sans perdre un temps précieux, de proposer des solutions au réchauffement climatique que l’Homme ne peut empêcher quoi qu’en dise notre Président ?

Moreau 21 août 2015 à 18 h 25 min

Je pense qu’il faut laisser le travail de la Science aux scientifiques et mieux vaut prévenir voir réaliser une politique écologique universelle que de ne plus pouvoir remédier si ça devient trop tard. La pollution est un des fléau que les Hommes peuvent et doivent réduire le plus possible.Mais ça ne doit pas servir d’alibi à une politique de consommation très cher et ne permettant plus qu’aux nantis de consommer sans que tout le monde puisse consommer pour avoir le nécessaire et l’indispensable. Il faut éradiquer la pauvreté en réalisant les désarmements dans le Monde, c’est de la politique de haut niveau, il faut ainsi éradiquer la pauvreté, il faut réaliser la plus grande politique écologique universelle possible. Ne travaillons pas la Science quand nous n’en avons pas les compétences.

Moreau 21 août 2015 à 18 h 57 min

Il faut laisser le travail de la Science aux scientifiques, il faut respecter l’ordre des activités humaines.

Tout comme l’écologie, peuvent en parler les poètes pour ce qu’ils peuvent en dire pour son origine car l’écologie à son origine est une poésie, et cette poésie est encore travaillée de nos jours ; les spécialistes de l’écologie et les poètes peuvent parler de l’écologie par exemple pour dire s’il faut une politique de l’écologie et quelle politique de l’écologie il faut pour qu’elle soit efficace ; la politique de l’écologie qui empêcherait un grand nombre de personnes d’acheter le nécessaire et l’indispensable n’est pas la bonne politique de l’écologie et une telle politique de la vie chère serait inefficace pour éradiquer le fléau de la pollution. Ce n’est pas en faisant consommer des marchandises écologiques aux nantis et en empêchant les autres Hommes de consommer que le fléau de la pollution excessive disparaîtra , la population de la Terre va augmenter par exemple. Dit autrement : l’économie verte réservée au pouvoir d’achat des nantis, c’est une violation des Droits de l’Homme dès lors que la population lésée par la politique économique antidémocratique manque du nécessaire et de l’indispensable parce que sa fabrication est arrêtée ou parce que les marchandises écologiques sont à des prix inabordables (tout n’est pas de la faute de la monnaie, les prix trop hauts par conséquence de la concurrence inversée qui fait monter les prix au lieu de les faire baisser; ce n’est pas un problème de l’invention de la monnaie et de son utilisation qui en pose d’autres.)

alain harrison 21 août 2015 à 20 h 46 min

Bonjour.

«« un pressent appel à la conscience humaine pour engager d’urgence un processus de transition des modes de vie et de développement de nos sociétés et du monde. »»

Il semble que nous devions amorcer des changements, parallèlement, sur trois niveaux au niveau mondial.

Qui peut initier ces changements ?
Le politiciens, les associations citoyennes, le patronat, les scientifiques, ou les citoyens-travaileurs (autrement-dit tous: travailleurs, professionnels, policiers, soldats, retraités,chômeurs, étudiants, etc…)

Ce sont les Peuples au Pouvoir qui peuvent initier le changement dans le cadre de la coopération, de la complémentarité et de la solidarité.

Le pouvoir humain est basé sur notre potentiel de questionnement et de notre vision sur l’ensemble.

Je le répète, Albet Einstein nous en indique la voie:
Un problème sans solution est un problème mal posé……….et sans vue d’ensemble.

Pour Krishnamurti, un changement partiel ne résout pas le problème global, il ne fait qu’en modifier les interrelations en quelque sorte.

Aussi, il faut viser aux trois niveaux, les éléments centraux qui entraînent tous les éléments périphériques. Ces éléments synergiques qui ont des effets collatéraux bénéfiques.

Quels sont ces trois niveaux ?

alain harrison 21 août 2015 à 21 h 29 min

Bonjour.

«« La Grèce, qui avait un secteur agricole de « circuit court », va devoir placer, sur injonctions des institutions européennes, son agriculture encore plus dans la concurrence mondiale. Le modèle de développement basé jusque là sur le pétrole est à bout de souffle. L’exploitation aujourd’hui des pétroles non conventionnels comme les sables bitumineux, les gaz et pétroles de schistes, ne constitue qu’une fuite en avant dont on mesure mal les conséquences négatives. »»

Oui, il faut sortir de la filière pétrolière.
Malheureusement, les US ont décidé le contraire, et l’OPEP a décidé de baisser le prix du baril, ce qui a des conséquences mondiales incalculables (?), ou un calcul bien néo-libéral dans son agenda.
La re-hausse du pétrole reviendra bouleverser toutes les économies. Déjà que la baisse a fait des dégats dans bien des pays en voie de développement économique, démocratique…..

Juste les ajustements a ces variations de prix drastiques mobilisent des énergies importantes, un gaspillage ????

En plus du terrorisme qui détruit le Moyen-0rient sur le plan social, économique et écologique, le terrorisme UE-BCE (OMC) saccage les avancés démocratiques des pays et le potentiel de faire le virage écolo-socio-économique nécessaire et vital, qui demande un solide consensus. Mais nos gouvernants continuent à improviser.

La gauche………

alain harrison 21 août 2015 à 21 h 59 min

L’Écologie, le climat et les cycles naturelles dépendent de nos comportements, nous sommes devenus leurs égaux.
Mais les disparités (économique, social, technologique, éducation, etc..) entre les sociétés ( occident, orient, afrique, sud-américain, extrême-orient…)sont exacerbées et cela est basé sur l’élément fondamental qu’est l’énergie.

Plustôt, que de permettre aux pays de ressources en voie de développement d’échanger équitablement de manière à se développer globalement, la mondialisation n’a fait que perpétué les « procédés » du vieux monde.

Ainsi, pour la Grèce comme seul exemple:

Il y a un fait qui a été oblitéré durant toute la saga du bras de fer UE-Grèce.
La Grèce, reine du pétrole et du gaz
dans Analyses, Europe, Politique / par Algarath / Le 4 juillet 2015
« « Ça ne se sait pas assez, mais la Grèce est en passe de pouvoir exploiter des réserves colossales de pétrole et de gaz. Ce n’est pas Tsipras qui le dit ou Varoufakis si vous vous méfiez à force d’être manipulés pas les medias, ce sont des compagnies étrangères qui ont mené des études depuis plusieurs années.
Athènes a signé fin 2014 trois accords avec des sociétés helléniques et étrangères pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures dans l’ouest du pays, des investissements de 700 millions d’euros selon le ministère de l’Energie et de l’Environnement. Athènes espère 150 milliards d’euros de rentrées fiscales sur 30 ans. 300 millions de barils de pétrole. Ces accords signés à Athènes concernent la cession de terrains pour des explorations en mer Ionienne et dans la région d’Epire, a indiqué l’Agence de presse grecque. » »
http://www.oulala.info/2015/07/la-grece-reine-du-petrole-et-du-gaz/
Si cela est averré, le Peuple Grec avait des garantis. La Grèce, dans le monde du libre marché, avait droit à faire des appels d’offre pour développer ses filières tout en restructurant ses dettes de manière raisonnable et comme le chante le néo-libéralisme : gagnant-gagnant.
¸Mais le néo-libéralisme a l’habitude de ne pas respecter, même c’est propre valeur. (la compétitivité non faussé et bla bla bla..).Il a un autre agenda ???
Syriza, Tsipras et Vafourakis ont de drôle de tactiques ???
Et la gauche, la gauche française….pas un mot sur cet élément stratégique, drôle de solidarité avec le Peuple Grec ???
C’est à n’y rien comprendre, si cela est avéré.
Crime la gauche a du ménage à faire et à rassembler ses idées.

La fête de l’humanité est la fête du journal pour sa promotion et celle de la gauche.
Mais pourrait ajouter une autre dimension et se répandre dans toute l’europe.

Moreau 22 août 2015 à 15 h 10 min

Il ne faut jamais abandonner les grandes orientations validée par les créateurs de la culture réelle, il y a plus de vingt ans, monsieur Jack Lang a donné comme grande orientation que les créateurs et les agriculteurs travaillent ensemble, or ça ne se passe pas ainsi, d’où la crise et ses aggravations. Nous voyons dans l’escalade des injustices que la politique monétaire négative et la solution n’est pas de remplacer l’euro par un retour en arrière ; et la politique négative des prix, constituent la même monstruosité qui peut provoquer des catastrophes .
De Homère aux poètes présents, être poète, c’est oser travailler la Poésie au bénéfice de la vie de tous les Hommes. La Poésie, c’est la Création, donc l’Humanité. La Poésie est l’Humanité, donc elle n’est pas un thème, elle n’est pas un loisir même si chanter un chant-poème donne infiniment de bonheur, elle n’est pas une panacée ; elle est l’Humanité. L’Humanité, Poésie, n’a pas besoin de publicité, ni de contrepublicité : ce qui s’applique à tout ne n’applique pas systématiquement à tous les Hommes, elle, la Poésie, est le premier art. La définition du mot « art » dans le dictionnaire des arts majeurs est : travail. La Poésie est le premier travail. Ce sont des évidences écrites dans les dictionnaires depuis l’invention du dictionnaire. La Poésie est l’Humanité, elle a besoin de rêves, de projets, de réalisations et d’actions coopératives.
Le mouvement communiste universaliste français et européen pourrait devenir le premier mouvement politique dans l’Union Européenne s’il savait pratiquer comme c’est nécessaire et indispensable, les exercices de la démocratie intégrale. D’ailleurs tout le reste finit par échouer dans tous les pays de l’Union Européenne, quasiment.

alain harrison 22 août 2015 à 20 h 53 min

Bonjour.

«« comme grande orientation que les créateurs et les agriculteurs travaillent ensemble, or ça ne se passe pas ainsi, d’où la crise et ses aggravations »»

Oui, plus de créateurs et de travailleurs au pouvoir pour débloquer cette culture dont vous appelez M. Moreau.

Un petit message d’Albert Einstein.

Le capitalisme, voilà la « source du mal »
Albert EINSTEIN

«« Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. »»
http://legrandsoir.info/le-capitalisme-voila-la-source-du-mal.html#forum118294

««« économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. »»»

Les femmes de la Brukman l’avaient compris.

Et la gauche ?

Moreau 23 août 2015 à 17 h 52 min

La classe créative et la classe politique réalisent des travaux différents, il y a assez d’Hommes politique, le problème est qu’il faut que les serviteurs de tous les Hommes que sont les poètes et les serviteurs de tous les Hommes que sont susceptibles être les Hommes politiques travaillent ensemble. Mais les poètes souhaitent travailler avec d’autres travailleurs que les Hommes politiques, avec les agriculteurs par exemple…
La source du Mal est aussi le manque de travail ensemble et ça devrait interpeler très sérieusement la gauche car il va y avoir beaucoup d’abstention lors des régionales autrement.
Planifier l’économie selon ce qu’il est possible de planifier, planifier l’économie sans tout planifer d’autant que c’est impossible, ça demande un travail de création tout autant que ça demande de progresser dans les courses aux armements et l’éradication de la pauvreté, le progrés de l’Associatif, une politique monétaire humaine universaliste, une politique tarifaire humaine universaliste, une politique fiscale juste, humaine, universaliste.
Le capitalisme peut être facilement remplacé même s’il y a certains travaux d’inventions nouvelles à poursuivre, mais il ne se remplacera pas sans le travail de chaque personne de la population, il est infiniment souhaitable de le remplacer d’urgence car l’ultra-individualisme abîment beaucoup la vie.

alain harrison 24 août 2015 à 18 h 08 min

Bonjour M. Moreau.

«« Planifier l’économie selon ce qu’il est possible de planifier, planifier l’économie sans tout planifer d’autant que c’est impossible, ça demande un travail de création tout autant que ça demande de progresser dans les courses aux armements et l’éradication de la pauvreté »»

Impossible, voilà qui met fin à toute exploration, vous devez sentir les effets de toutes conclusions. L’arrêt du questionnement signifie le retour à la réaction dans le statuquo de la pensée unique.

L’économie humaniste est déjà là. Le signe est présent partout, dans les initiatives citoyennes, le changement de cap amorcer par bien des pays,….. dans le positif comme dans le négatif l’UE qui montre son vrai visage à travers un panoplie de visages odieux: hollande, valls , macron, juncky,………,
harper, charest, trudeau, coiteu,busch, couillard…les indignes fils et filles de reagan-thatcher…

M. Bernard Friot a mis les bases de la nouvelle économie, et il n’est pas parti de rien ou inventer, il a puisé et examiner l’expertise qui c’est construite après les 2 guerres en France. L’Argentine a mis sur la carte les vrais coopératives autogérées « Viva les Femmes de la Brukman » qui passent abjectement inapperçu par les gauches, même occidental, à cause du méta-conditionnement historique, le machisme.
Le Vénézuéla fait de réels efforts pour faire reculer cette aberration.
Et des citoyens européens, leur initiative qui prend de l’ampleur, le revenu de base inconditionnel.
Les combats de coq entre le revenu de base et le salariat a du bon, mais il doit se placer sous le signe de la complémentarité, sous le parapluie de la cotisation (l’expertise française).

À la Fête de l’Humanité sachez poser l’ordre des priorités.
Il faut faire la liste maintenant.
Quelques éléments:
Faire le ménage des affairistes.
Les pas sûr, mettez-vous au claire.
Les solutions à mettre en place prioritairement selon leur puissance synergique.
Répondre de la meilleure stratégie face à LUE.
Le chemin court ou le chemin connu.
La Grèce est l’indicateur «  » absolu «  » NON OUI.
C’est quoi la déclaration de juncky, déjà ?

La gauche l’a entendue ou la comprise.

Krishnamurti:
Pour vous est-ce une idée ou un fait ?
La réponse à cette question implique de réelles conséquences.

Mais si vous ne sortez pas de la réaction et de vos divisions, en dernière analyse qui relèvent des égos.

KAPUT.

Braveau, Tsipras engage des élection en septembre. On va voir rougir vous savez qui et quoi.

Podemos a la chance de se mettre au claire.

Malheureusement……

alain harrison 24 août 2015 à 18 h 48 min

Malheureusement:

«« Approche réaliste
Au Canada, le NPD a, depuis des lustres, délaissé son vocabulaire plus « gauchiste » pour s’ouvrir aux masses. Une recette qui s’est avérée gagnante pour la formation de Tommy Douglas, Jack Layton et Thomas Mulcair, même si cela ne s’est pas fait sans causer des remous, comme lorsque le parti a modifié le préambule de sa constitution pour atténuer la notion de « socialisme », en 2013. « Ce n’est pas tant d’amener le parti vers le centre que d’amener le centre vers le parti », avait alors expliqué Thomas Mulcair. Syriza et Podemos — un nouveau parti de gauche espagnol, actuellement troisième dans les intentions de vote, tout juste derrière le Parti socialiste ouvrier espagnol — doivent s’inspirer de cette approche réaliste, croit Jorge Lago, l’un des responsables du mouvement Podemos. »»

Tiré de:
La gauche doit se réinventer sans se dénaturer

De passage à Montréal, des militants de Syriza et de Podemos cernent les défis à relever
22 août 2015 |Philippe Orfali|Actualités en société
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/448248/la-gauche-doit-se-reinventer-sans-se-denaturer

Pourquoi:
Je vote NPD, en réaction, je ne veux ni des cons…ne de l’autre face le PLC.
Mais le NPD n’a aucun programme, sauf le perpétuel statu quo, LES JEUX DE l’ÉQUILIBRAGE ÉCONOMIQUE,suivi attentivement par les agences de notation à la solde de l’OMC (et ses clones), l’organisation du patronat, du monde des affaires et de leurs gardiens du système paradis fiscal, il y en a un à la tête de l’UE, il fait parti de l’eurogroupe, les parrains.

Podemos et Syriza ont fait de erreurs de parcours, de discours et de tactiques, c’est quoi leur stratégie et leur agenda politique et économique ?

La gauche française ont intérêt de mettre ceal au claire. S’il n’y a pas un vaste consensus sur l’alternative structurée et cohérente, et bien vous finirez comme le NPD, un copié-collé du PS-hollande-vallse-macron….

Régler la question UE, la France en a la puissance.
L’Allemagne a son petit protectorat, et ça va si bien chez ces peuples ?

La France aura les peuples espagnoles, grecs, portugais, l’italiens (?! la mafia est très puissante)
et peut que d’autres se mettrons sérieusement à réfléchir.

La Grèce à démontrer qu’à l’intérieure de l’UE, aucune marge de manoeuvre que l’ordo-économique allemand, une gracieuseté de:
lisez le document de JPMorgan: réclame des états autoritaires…….Et faites passé aux lumières du vrai visage de l’UE et de l’eurogroupe ce virus qui veut se muté en gouvernement légal.
Mais le cancer est déjà généralisé…..
La médecine doit être à la mesure.

alain harrison 24 août 2015 à 19 h 26 min

Entre la poésie et le vécu.
La culture n’est pas une abstraction, elle naît avec le vécu des hommes et des femmes.
Mais elle est une abstraction, parce qu’elle est un fragment du vécu de chacun et chacune et selon les époques le long de l’histoire.
C’est pas le sport qui va sauver la planète, fut-elle selon votre appel M. Moreau.
Mais notre capacité à la vision globale et du questionnement, et sortir de nos conditionnements qui profitent aux néo-manipulateurs.

La poésie est à dessin une forme de questionnement, voir ce que recouvre les apparences en une ouverture, un jaillissement parfois de l’esprit.

Lisez le volume,4èm. édition 1977, D’Annick de Souzenelle: de l’arbre de vie au schéma corporel.
éditions dangles (ISBN: 2-7033-0179-0)
Vous devez sûrement l’avoir en bibliothèque.

Les mythes et symboles recouvrent des réalités.
Tout comme les romans magnifient des faits ordinaires.
La Poésie recouvre aussi nos réalités:
«« Ha que la neige a neigé »»
C’est le seul phragment de poésie que je connaisse.
Mais, bien que je respecte votre approche, je me retrouve toujours confus à comprendre vos textes.
Je vous soumets ceci: je peux me tromper royalement, mais ma confusion oblige:

«« Il transforma, par exemple, une phrase ainsi rédigée à l’origine: «« Pour accroître la probabilité de garder un client en file, le fournisseur de service doit entreprendre d’altérer l’estimé subjectif initial du client au sujet du temps de service moyen, afin de lui donner l’impression qu’il est restreint, ou entreprendre de convaincre le client que la valeur temporelle du service à obtenir est important.»» Le même texte, réécrit, devint alors: « Vous pouvez plus facilement garder un client dans une file si vous pouvez le persuader qu’il n’aura pas à attendre longtemps ou qu’il obtiendra suffisamment d’avantages pour compenser son attente.»

Tous manipulés tous manipulateurs de Jean-Marie Abgrall, chapitre 2. p62.
Je relis parfois de mes textes, et j’en ai découvert un, un véritable cafarnaüm, incompréhensible même par moi.

Mais, ne changez rien, mais il fallait que je le dise au cas où.
Bien humblement.

alain harrison 24 août 2015 à 19 h 48 min

Dans toutes manifestations significatives en nombre, gardons-nous de toutes violences manifestes, exprimons notre colès par le son et le bruit, mais par vague, une vague tsunami coordonnée par un signal manifeste.
Laissons la violence effective aux fascistes et nazistes.
S’il y a des casseurs organisés (c’est leur choix)laissons passage aux forces de l’ordre.

Dans ces manifestations passons le mot:

«« Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production. »»

N’oublions-pas que les forces anti-manifestations sont formatées. Ayons une approche travailleur-citoyen.

Profitons des manifestations pour parler des alternatives, des initiatives citoyennes, des solutions et de leur priorisation.

alain harrison 24 août 2015 à 19 h 51 min

«« Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production. »»

Mais systématiquement.

Moreau 24 août 2015 à 20 h 16 min

Il faut prendre en considération l’élaboration de la politique de Jean Jaurès au-delà de son oeuvre, l’élaboration de l’oeuvre de Jean Jaurès a été continuée. La politique des Républicains de droite et de gauche doit avoir comme objectifs la sécurité gratuite, la Paix mondiale gratuite, la fin de la pauvreté ; autrement quel est le sens de la vie ? Le meilleur monde est bien sûr possible (Monde vivant en paix gratuite), comme le pire monde a été possible (monde de guerre et de paix armée).Moi je pense que les Hommes politiques vont finir par réaliser tout cela parce que de plus en plus de gens veulent le Progrès, l’abstention est une demande muette de progrès.
La Poésie, c’est l’Humanité ; c’est la classe des créateurs des poésies et leurs publics. Moi, je pense que tout va changer au cours de ce siècle.

Moreau 24 août 2015 à 20 h 31 min

Il faut lire Jacques Brel pour lire la Poésie, et la pensée de Jacques Brel croit en la vie telle qu’elle doit être. Il faut souhaitez que les Hommes vont accéder au meilleur monde et pas à la fin du monde.

Moreau 24 août 2015 à 20 h 52 min

Je pense qu’avec l’Unité Populaire Majeure (la meilleure unité populaire), on peut venir à bout de beaucoup de problèmes en France, en Europe, et dans le Monde. La France peut faire mieux en politique que Podemos, il faut le meilleur, rien de moins et rien de plus.
Le meilleur devrait toujours devenir le commun. Telle est l’Evidence.

alain harrison 27 août 2015 à 20 h 30 min

Bonjour M. Moreau.

«« La France peut faire mieux en politique que Podemos, il faut le meilleur, rien de moins et rien de plus. »»

Attention, vous faites de l’élitisme ?!

Syriza , malgré le nébuleux, fait réfléchir, c’est le commencement. Le questionnement fera le reste.
Podémos doit articuler une politique qui approfondira le combat amorcé.

La gauche française, tout en dénonçant, doit articuler adéquatement les solutions, et ces solutions doivent avoir le caractère synergique dans lesquelles la population en reconaîtra les effets collatéraux bénéfiques, à court terme et moyen terme.

Aller sur Venezuela infos wordpress.
Il y a là, peut-être les prémisses des questions que vous soulevez.
Prendre le pouls vivant d’un Peuple en marche, malgré les difficultés qui n’ont rien à voir avec les facilités dont la France bénéficie.
Le plus grand danger est l’orgueil.
Ici au Québec, l’individualisme est un fait.
Ha oui, il y a les partés….
Je suis très critique face à mon peuple.
Et quand je regarde les résultats électoraux, j’ai mes réponses.

Le meilleur ? Il faut le meilleur.
La France peut faire mieux que Podémos.
Il faudra, D’ABORD, que GAUCHE FASSE LE POINT sur les questions essentielles, et élabore une politique de vrais changements.
Nous devons nommer et préciser les choses, mettre de l’avant les solutions concrètes qui concernent les vraies attentes de tout peuple.
Mais c’est quoi les vraies attentes ?
N’est-ce pas de vivre.

Voyons un peu, Marx:
•“C’est dans la pratique qu’il faut que l’homme prouve la vérité.”

Les Femmes de la Brukman ont répondu au défis de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Et ce phénomène est incarné par le patronat et la défense farouche de leurs privilèges obtenus seulement par le pouvoir d’achat que leur permet le capital.
Achat de politiciens, de politiques, donc de lois et de décrets en leur faveure.
Donc de lois et de décrets défavorables aux acquis sociaux, comme nous le constatons avec acuité par les temps qui courent.

Krishnamurti:
La maison brûle,………. trouvons l’eau.

CREPINGE Antoine 25 août 2015 à 9 h 53 min

La contribution de LeHyaric mérite d’être publiée à fort tirage par le Parti Communiste / Front De Gauche. Très cohérente avec l’expression publique du PG et de JL Mélenchon. A notre niveau de cellule locale, elle sera mise en tract pour notre distribution hebdomadaire

Moreau 25 août 2015 à 13 h 13 min

C’est vrai, Patrick est un grand journaliste.

alain harrison 27 août 2015 à 21 h 01 min

Bonjour.

Il y les formulations des questions qui ont leurs effets.
Soyons avertis sur nos processus mentaux conditionnés, dont nous ne mesurons pas leurs efets.

Krishnamurti:….et nous revoilà à la case départ.

Posons-nous la question sur les effets bénéfiques du passage du Privé au Coopératisme à temps partagé: sur l’éducation, sur la culture, sur la criminalité, sur les faux emplois, sur la sécurité, sur l’entraide, sur la créativité……
Faites la liste, un sain exercice de conscientisation.

Krishnamurti: le contenu de la conscience est le contenant.

Les deux fondamentaux sont la base du type de société dans laquelle nous évoluons tous.
Un système ou un monde.
Ce siècle nous donnera la réponse, 9 milliards en 2050.
Les chantres du néo, nous promettent de la croissance économique, mais dans quelles conditions ?
Tout dépend de l’éveil….

La Fête de l’Humanité sera-t’elle le début de l’éveil ou le statu quo de la gauche.
Le citoyen travailleur, nous sommes tous des travailleurs-citoyens.

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