De la violence !!

le 20 janvier 2016

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Par Patrick Le Hyaric

La violence du verdict contre les syndicalistes de Goodyear-Amiens est faite pour nous assommer. Une menace claire est expédiée au monde du travail, aux ouvriers, à leurs délégués syndicaux qui veulent défendre leurs droits, leurs emplois menacés, leur usine. Ceux qui versent une larmichette sèche sur les difficultés de syndicalisation sont les même à se réjouir de cette abominable sentence. Elle accompagne le processus de mondialisation capitaliste qui exige que partout les travailleurs soient jetés dans le feu d’une concurrence féroce où doivent être laminés les droits sociaux pour toujours les tirer vers le bas. A ce rythme, le retour à l’esclavagisme devient une perspective si on ne trouve pas les moyens d’une unification internationale du combat pour le travail. Les projets en cours visant à affaiblir ou à anéantir le code du travail participent d’une démarche globale pour obtenir un rapport de force plus favorable aux détenteurs de capitaux contre ceux et celles qui n’ont que leur force de travail à vendre. Personne ne peut rester silencieux face à un tel jugement ! Aujourd’hui ce sont ceux d’Amiens ! A qui le tour demain ? Ceux d’Air France sans doute ? Le Parquet tente d’assimiler des militants syndicaux, contre lesquels la direction de l’entreprise et les deux cadres retenus avaient pourtant retiré toute plainte, à des délinquants de droit commun et, pourquoi pas, à des criminels. Nous ne parlons pas ici d’un cas isolé. Des militants écologistes ont été assignés récemment à résidence, les syndicalistes paysans qui agissent contre la ferme-usine des milles vaches sont eux aussi inquiétés, alors qu’on prône en haut lieu l’agro-écologie, une inspectrice du travail a été poursuivie et condamnée avec un salarié pour avoir dénoncé les abus d’une grande entreprise, des syndicalistes sont poursuivis au pénal, des salariés d’Air-France sont licenciés, d’autres arrêtés comme des voyous au petit matin. Au fait, la direction d’Air-France a annoncé la semaine dernière qu’elle n’appliquerait pas le plan de réduction d’effectifs pour lesquels ces militants syndicaux sont poursuivis.  Si ce qu’elle avance aujourd’hui est vrai, ils avaient donc raison. Pourquoi alors les poursuivre ?

Le procureur d’Amiens a manifestement des comptes à régler avec le mouvement syndical. De quel droit se permet-il d’opérer un tel virage jurisprudentiel ? Quel vent l’a poussé à porter un coup aussi rude à l’action syndicale, et les juges à suivre à tel réquisitoire ?

Le premier ministre peut bien faire mine d’une légère compassion à l’égard de nos camarades syndicalistes. Il a multiplié les provocations verbales – jusqu’au côté du grand démocrate qu’est le roi d’Arabie Saoudite  –  à l’égard des salariés debout pour la défense de leurs emplois, à Air France ou ailleurs. Il porte la responsabilité du climat qui pousse certains cercles judiciaires, avides de reprendre du pouvoir sur la chancellerie, à jouer les matamores face à des ouvriers frappés au cœur par l’impitoyable loi du capital. En agissant ainsi, ils outrepassent leur rôle pour pousser plus loin les feux de l’humiliation.

Nous ne pouvons être dupes de l’hypocrisie sociale des classes dirigeantes. Sous couvert de maintien de l’ordre, elles veulent réprimer pour que ne se réalise pas l’unité populaire qui menacerait leur domination afin de laisser le champ libre à la seule violence patronale, celle dont personne ne parle jamais. La violence de ces plus de mille vies gâchées par les licenciements, ces travailleurs à qui on signifie un jour qu’ils ne sont plus…rien. La violence poussant 12 salariés de Goodyear à se donner la mort après leur licenciement. Celle de ces centaines de vies déchiquetées, annihilées, broyées par le divorce ou la dépression. La violence de ces saignées au long cours de l’hémorragie industrielle où ce sont toujours les fantassins du capitalisme sans rivage qui trinquent, de  l’ouvrier au technicien et à l’ingénieur. Violence contre tous ces bassins d’emploi industriels, sacrifiés sur l’autel du veau d’or de l’argent-roi. Celle de ces centaines de morts par accidents du travail soigneusement rendu invisible !

Et que dire de la violence du mensonge politicien ! N’est-ce pas sur le site d’Amiens-Nord qu’en 2011, le candidat Hollande avait promis une loi contre les « licenciements boursiers » qui a depuis rejoint, avec la loi d’amnistie des militants syndicaux, le vaste cimetière des promesses électorales non tenues. Jusqu’à récemment encore, l’Etat était encore peu ou prou garant d’un équilibre social conquis de haute lutte. Il est désormais mis au service quasi exclusif des puissances d’argent. Mesurons la gravité de la mutation engagée, qui se poursuit en affectant la nature même d’un Etat qui, d’un côté use de son bras séculier pour mater l’action des travailleurs organisés et, de l’autre, organise la dérégulation de l’économie selon les souhaits des multinationales et des fonds de pensions transnationaux. Cet Etat-là dilapide l’argent public à coups de dizaines de milliards déversés dans les circuits corrompus du capital financiarisé, avec à la clef un chômage toujours plus élevé. Qui, du point de vue de l’intérêt général, est le plus passible des tribunaux ? Le syndicaliste qui défend l’emploi, l’activité économique ou la multinationale qui exporte des capitaux issus du travail salarié dans les paradis fiscaux ?

Cette nouvelle figure d’un Etat mutant s’accommode fort bien du climat engendré par l’état d’urgence, dévoyé de sa mission de lutte contre le terrorisme, que l’on nous promet pour des mois. L’Etat ainsi redéfini se recentre sur ses missions de maintien de l’ordre, en mettant au pas les travailleurs et toute contestation organisée, tout en laissant les oligarques remodeler sans frein la société entière sur fond de chômage, de précarité et de violence sociale.

Où est passé l’Etat social sans lequel l’idée même d’une République fidèle à ses promesses de liberté, d’égalité et de fraternité ne peut exister ? Qu’un gouvernement élu par les électrices et électeurs de gauche, sur un programme dit de « changement », soit l’acteur de cette « révolution copernicienne », témoigne de la puissance du mouvement en cours qui dépasse largement nos frontières.

Dans un tel contexte, le prétendu « dialogue social » dont s’enorgueillit le gouvernement n’a pas de sens. Il est rendu caduc par le désengagement de l’Etat de son rôle de protecteur des plus vulnérables, de contrepoids à la puissance des privilégiés de la fortune. Un mouvement de solidarité initié par la CGT se développe autour des syndicalistes d’Amiens. Toutes les organisations syndicales ont dénoncé un verdict inique. Derrière ce jugement de cour est en effet en cause la possibilité pour chacune et chacun de pouvoir défendre ses droits et au bout du compte l’emploi et le progrès social.

L’action doit donc se renforcer, s’élargir jusqu’à la relaxe des huit de Goodyear. Leur victoire sera d’autant plus précieuse qu’elle redonnera à tout le mouvement social sa légitimité sans laquelle les indispensables nouvelles mobilisations seraient entravées.

14 commentaires


Marcel Péraut 22 janvier 2016 à 4 h 57 min

Le candidat Hollande a très vite oublié ses promesses de campagne. Avec son complice Vals, il s’est compromis avec les entreprises du CAC 40.
Il n’est plus digne de ses fonctions
Il n’est plus digne d’être au PS
Il n’a plus le droit de se dire de gauche
Il n’a plus la légitimité d’être candidat en 2017 ni jamais
Le plus mauvais président de la 5 ème République

alain harrison 23 janvier 2016 à 5 h 02 min

Sans oublier Sarkozy et quelques autres.

C’est à nous citoyens de choisir les représentants
au gouvernement. C’est assez les choix entre collègues affairistes.

Il faut commencer maintenant à trouver les bonnes personnes à mettre en place au gouvernement. Que les citoyens fassent du bouche à oreille…..

Mais discutons de l’agenda avec des solutions que tous verront comme vraie.

À la question: qu’est-ce que cela me rapporte, à moi, à ma famille ?

À partir de cette question, nous pouvons ouvrir bien des portes.

Le questionnement est la charrue qui déblaiera les salopperies manipulatrices.
La vision de l’ensemble est le pont.

Réveillez-vous, les mots peuvent être autant de bougis éclairant la voie. Ou les clous de la tombe. Si vous voyez ce que je veux dire.

Comme disait Sri Aurobindo: la religion était une aide, elle est devenu l’entrave…..continuez….la suite , c’est quoi…

Dans la famille communiste, il y a même les communistes libertaires ?!

Allez sur leur site, il faut connaître le monde dans lequel on est.

Ce sont les solutions vraies et fondamentales, celles concrètes qui doivent nous guider, être nos balises. Elles sont aussi des lumières qui éclairent les faux, ceux qui auront toutes sortes de prétextes et arguments……

La simplicité dans les idées.
Vaut mieux une tête bien faite qu’une tête bien rempli.
Krishnamurti: en mes mots
La méditation sert à faire de l’espace pour que le danseur s epanouisse.

Nous nous nourissons tous des uns et des autres, certains de Marx, d autres de l histoire, de la philosophie, de K, de le Boyer, Grof………

Il n y a pas de limite, sauf celles que nous nous imposons.
Les temps presents et ce qui s annonce exigent une vision large, comme en education la necessite d une solide culture generale.

Ne pas faire l erreur d opposer culture general et tete bien faite.

Mais GooGLe aimerait bien devenir notre professeur ‘a qui l on confit notre vie. Lui aussi veut notre bien, nous accompagner dans nos vies.

Ecoutez, le gouvernement, sa tache est de maintenir les conditions pour que tous s epanouissent. mais l etat de droit a failli, et les googles et cie. de ce monde montent en puissance. Bien il faudra mettre de l ordre.

Eveillons-nous citoyens-travaileurs (alias proletaires)

Le.Ché 24 janvier 2016 à 10 h 19 min

Pire que ce que tu dis, Hollande a sabordé la Gauche et est en train de la démanteler ainsi que Valls d’ailleurs, tout va être à reconstruire car le chômage devient un véritable cancer dans notre pays.
Ces gens là n’ont jamais été de Gauche au contraire c’est eux qui en réalité font la promotion du FN.

chb 3 février 2016 à 16 h 23 min

Un parfum entêtant de 1940. Après une drôle de guerre contre son ennemi la finance, le président « social-popu » prêt à tous les reculs sociaux nous apporte quoi sur son plateau ?
Je note qu’il soutient toujours le gvt de Kiev, et ne reçoit l’Iran ou Cuba qu’avec des pincettes.

alain harrison 22 janvier 2016 à 21 h 35 min

Bonjour.

«« Au fait, la direction d’Air-France a annoncé la semaine dernière qu’elle n’appliquerait pas le plan de réduction d’effectifs pour lesquels ces militants syndicaux sont poursuivis. Si ce qu’elle avance aujourd’hui est vrai, ils avaient donc raison. Pourquoi alors les poursuivre ? »»

Ce n’est qu’une tactique du néo-capitalisme pour affaiblir les acquis sociétales, parmi l’arsenal des tactiques.

Et, nous allons en voir des absurdes poindre.

Mais sans attendre, il faut s’attaquer à l’instrumentation et au formatage de forces sécuritaires (police, militaire et agents de toutes sortes)devenu prompte à tuer des manifestants, des sans abris, des gens qui souffrent de maladies mentales, etc…

Les forces sécuritaires sont là pour protéger pas pour matraquer.
Lors de toute manifestation, il faut qu’il y est des stratégies adéquates pour cibler les fauteurs de troubles, pas l’ensemble de la manifestation comme les escouades anti-émeutes ont pris l’habitude.
Une commission citoyenne par les citoyens et associations citoyennes doit être mise sur pied à brève échéance, avec force d’application légale.

Nous devons développer la démocratie directe. Ça c’est incontournable.
Reprenons à notre compte le fumeux: NO alternative !

Un couteau a toujours deux tranchants.

Il est temps de renverser les choses. Avec imagination et intelligence. Frapper sans cesse, tant que le renversement n’est pas réalisé.

Le 1% , dans des centres de réhabilitation et soins psychologiques !! ou la prison, et bien des élites…et ça presse. Société saine société aliénée, n’est plus un titre de livre mais une réalité de plus dangereuse.

Nous devons établir les paramètres pour exproprier les multinationales pays par pays.
Ces tranches de multinationale misent en place facilitera la coordination des échanges justes entre les pays et autres aspects.

Nous devons élaborer des discours incitant la pro-activité. Cassons la prison de la réaction et fustigeons les faux à gauche.

C’est par le peuple, au fur et à mesure de son éveille, que le changement se produira.

Toutes les associations citoyennes et les partis, quelque soit leur idéologie, intègres doivent se dévouer à cet éveil.

Cesser d’arriver avec vos gros sabots, la réalité des faits est le seul discours adéquat et unificateur.
Mais, hélas, ÉGO oblige. Nous persistons dans l’erreur de perception (K): prendre le moyen pour la fin.
Mais une chose que tous ne voient pas: le troc d’un conditionnement pour un autre.
Chapitre 1 du livre de Jean-marie Abgrall: tous manipulateurs tous manipulés.
Le psychologique est partout, en politique, en économie, dans les idéologies, dans les croyances, etc….

La sémantique générale, un apport technique important…..Les mots et leur sens….. Voir Hollande:

Hollande : « mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance »

«« François Hollande a appelé de ses voeux une taxe sur les transactions financières avec « ceux en Europe qui voudront la mettre en place avec nous ». »»
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120122trib000679586/hollande-mon-veritable-adversaire-c-est-le-monde-de-la-finance.html

««« une taxe financière sur les tr…………»»»

Plus menteur, tu ressembles à g.w. bush. NON OUI

En chacun de nous il y a un travailleur autonome.
Une vérité de la Palice !

Ça dépend du regard que l’on porte.

alain harrison 22 janvier 2016 à 21 h 40 min

Imaginez des millions de travailleurs autonomes qui se réveillent. Qui ont l’intelligence de démêler le contenu et le contenant.

alain harrison 22 janvier 2016 à 21 h 53 min

Une tactique.

«« Le Parquet tente d’assimiler des militants syndicaux, contre lesquels la direction de l’entreprise et les deux cadres retenus avaient pourtant retiré toute plainte, à des délinquants de droit commun et, pourquoi pas, à des criminels. Nous ne parlons pas ici d’un cas isolé. Des militants écologistes ont été assignés récemment à résidence, les syndicalistes….»»

C’est brillant !

Un coup que la justice c’est mise en marche, les patrons se dédouanes. S’en lavent les mains et deviennent intouchable……

Y aurait-il collusion justice-patronat, nous connaissons la collusion politique-patronat.
Tien des pots de vin, des anguilles glissantes.
Un pot de vin reporté dans le temps: vos enfants auront de bons postes.
Les tactiques sont innombrables, il s’agit d’y penser.
Réaction « naïve » dans la population non avertis, mais non! voyons dont!
D’où vient la force des magouilles « évidentes » du néo-capitalisme sauvage, qui passent comme lettre à la poste ?

Un travailleur autonome, SUBVENTION.

Une coopérative, c’est du bolchévisme des plus dangereux…..

hollande est un pur et dure dans le fanatisme économique, tous contre tous.

A-t-il parlé de égalité, fraternité et liberté….dernièrement.

alain harrison 22 janvier 2016 à 22 h 16 min

«« L’Etat ainsi redéfini se recentre sur ses missions de maintien de l’ordre, en mettant au pas les travailleurs et toute contestation organisée, tout en laissant les oligarques remodeler sans frein la société entière sur fond de chômage, de précarité et de violence sociale. »»

Ces derniers réécrivent la Constitution, de manière tordu, je vous l’accorde.

Criss que la majorité est conditionnée.

Mais vous la gauche, préférez, l’idéologie à la connaissance.
Marx nous a apporté la connaissance, Abgrall, Korzybski, Groff, Le Boyer, de Souzenelle, Krishnamurti, Gandi, Einstein et bien d’autres..

Mais nous ne les comprenons pas. Au lieu de plonger, nous en faisons des idéologies ou bien les instrumentalisons, ou toute autre chose.
Et les conflits se reconduisent d’eux-mêmes.
C’est le constat que je fais.

La gauche tarde à se renouveler et à faire le travail de conscientisation auprès de la population: questionnement et vision d’ensemble.

De faire valoir les solutions.

Pour répondre au travailleur autonome en compétitivité: le vrai sens: tous contre tous, parce qu’il n’est pas seul. Erreur de perception.

Les coopératives autogérées à temps partagé.
Pas des prisons, mais une nouvelle formule qui tien compte de la mentalité d’aujourd’hui et des acquis……Ils veulent la souplesse dans le travail pour leur compte. Et bien servons-nous en. Sommes nous sans imaginations, ou bien borné par une idéologie. Ou bien saurons nous donner sa juste place à l’idéologie.
Parfois il s’agit de reformuler, de remplacer un mot…..Mais sans solutions, sans impliquer la population, sans consensus, sans agenda, sans plan B…..regardez la Grèce, bientôt Podemos…
Le Venezuela n’est pas exempt d’erreur, de retard dans la mise en place……

Attention au piège: comme un psy l’a bien vue: nous sommes enfermé dans un prison plus solide que du béton, et c’est une idée.

alain harrison 22 janvier 2016 à 23 h 07 min

Mais revenons sur terre, où la violence règne et gagne du terrain chaque jour, où le malheur frappe les innocents [(Vieillards, enfants, femmes et adolescents (phase de remise en question, parfois extrême) qui se cherchent et qui se laissent entraîner par des idées extrémistes, ou bien par des faux idéaux: soldat pour la patrie qui est toujours instrumentalisé et qui abouti aux matraquages de ceux supposés à protéger…)], et pourquoi, parce que trois fous ont ouvert la boîte de pandore au Moyen-Orient.

Comprenons ceci, Kadhafi, El Sadate, Hussein,…
avaient à maintenir en paix ceux que nous voyons agir librement maintenant. Pas une mince affaire, n’est-ce pas maintenant pour nous les occidentaux qui avons la Vérité.
Allons-nous continuer à nous gargariser. je crois que nous allons finir par nous étouffer vraiment.
Alors, allons y gaiement avec les travailleurs autonomes et le tous contre tous pour quelques dollars de moins, compétitivité oblige. Alors pour la qualité, on repassera.
Ha oui la qualité du privé, qui sait faire mieux.
Voyons Monsanto et se promesses !!!!!!

Nous devons reconsidérez nos manières de faire.
Mais pour cela nous devons libérer les esprits de tous les citoyennes citoyens des «« mesquineries »» des politiques économiques alambiquées, les politiques des ajustements, un ptit peu moins là, un ptit peu plus là, des petits transferts qui désorganisent et fragilisent l’ensemble de la société. Pendant ce temps là , il y un 1% qui se gave comme des baleines.

La gauche n’a pas fait autre chose et a bien planté elle aussi ses adhérents et la population.

La droite se marre de voir un hollande planter les clous de la tombe de la gauche. Par la faute de qui ?

L’ idéologie n’est pas une panacée, elle est un outil, et il y a bien d’autres outils à considérer.

J’en propose certains, et si vous les examiner vous verrez leur pertinence. Mais si vous êtes braqués.zzzzzzzzzzzzzzz

Une base solide, concrète qui répond aux véritables réoccupations de chacun.

Le néo-capitalisme sauvage sait les instrumentalisés avec toute sorte de conditions, avez-vous remarquer ?

L’exemple monumental, c’est l’austérité condition « absolue » pour le décollage de la prospérité dans l’avenir. Pour une prospérité immédiate, pour certains, c’est que tous les autres en fassent plus avec moins, mais sans partage, car la compétition pour le contrat indéterminé est dur. Il faut que ce soit dur. Oui, bien des citoyens-travailleurs ont la vie dure et is ne conçoivent pas autrement, la vie.
De la condition humaine reconduite par ceux-là conditionnés.
Une erreur de perception. Vision de l’ensemble et questionnement.

alain harrison 22 janvier 2016 à 23 h 09 min

À lire.Argentine : comment interpréter les premières décisions du nouveau président Mauricio Macri ?

Publié le 22 Janvier 2016 par cubasifranceprovence

Catégories : #Argentine, #Mauricio Macri

Par Christophe Ventura | 19 janvier 2016

http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2016/01/argentine-comment-interpreter-les-premieres-decisions-du-nouveau-president-mauricio-macri.html

MALET rené 23 janvier 2016 à 19 h 51 min

Bonjour
et vous croyez que blablaté et écrire de beaux textes suffisent?

DOMART Jean-Marc 23 janvier 2016 à 23 h 24 min

La résistance à l’oppression fait aussi partie de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (pas du « client »!) de 1789, ce qu’oublient les Hollande, Valls, Macron, Gattaz. Faisons-les redescendre de leur nuage!
Quant à celle de 1793, art. 35: « Quand un gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Alors…?

alain harrison 25 janvier 2016 à 8 h 15 min

Bonjour.

Pas du client…

En Amérique du nord, la politique a fait son nid du clientélisme. Une nouvelle façon de divisé sans que cela ne paresse trop. Et ça marche.

Prenons la CAQ, elle a développé le discours du nationalisme au sein du fédéralisme, pour résumer.
Ainsi elle dame le pion au PQ qui se dit indépendantiste, mais a fait tout pour éviter d’en parler, jusqu’à l’arrivé le Péladeau qui a brandi le poing de l’indépendance. Pour qui ? Péladeau grand chef d’entreprise !!!
La CAQ est aussi un os pour le PLQ, qui prend les idées de la CAQ, diluées. Et déjà on sent un mouvement de recul……

Le constat, c’est que le Québec fait du sur place. Et aucune alternative réelle à l’horizon, juste le statu quo.
Tout le monde se jette sur le climat, mais rien ne se fait. Juste de la tergiversation.

Dans quelques mois on s’apercevra que la réunion sur le climat n’est que tergiversation.

De même, pour la gauche.

Et vous les communistes penser faire autrement, mais vous vous gargarisez de mots.
Il faut augmenter le communisme, augmenter le prolétariat, etc..
La seule chose que je trouve d’intéressant, c’est le commentaire de Mme. Béziat qui décrit globalement la situation de la gauche.
Bien qu’elle fasse de la propagande pour son camp le communisme.
C’est toujours l’idéologie pris pour la réalité.
Vos fondamentaux sont encore de l’idéologie.

Pendant ce temps des initiatives citoyennes se font. Ouvrez les yeux et prenez-en la mesure.
Eux s’occupent du réel, et bien des partis renteront de les récupérés à leur compte.
Et vous les communistes ?

L’initiative citoyenne pour un revenu de base, ça c’est une revendication. Pendant ce temps là, les syndicats se battent pour une augmentation pour leur membre. Un coup obtenu, silence radio, les autres n’ont qu’à se better.

Je ne sais si vous voyez, mais le fonctionnement syndicale est dans le mouvement de la division.
D’ailleurs les syndicats fonctionnent à la carte en quelque sorte, en clientélisme.

Il n’y a que division, et vous ne voyez pas, ou ne cherchez pas à en sortir.

Les fondamentaux ne sont pas d’ordre théorique, encore moins idéologique. Une idéologie c’est convertir la réalité en catégorie instrumentalisée. Vous dites, qu’il faut partir de la base et aller vers le haut. Vous maintenez le mode hiérarchique et son corolaire l’exploitation, mais ici idéologique.

Vous n’avez pas quitter le vieux monde, tout au contraire vous y êtes à plein.
Le méta conditionnement n’est que la somme des conditionnements individuels. Est-ce si difficile à voir ?
Impossible si vous ne saisissez la profondeur du processus conditionnant de la pensée, qui n’a rien à voir avec le sexe des anges, ni de blablaté ou écrire de beaux textes.

Et puis, il y a un guide, le Vénézuéla. Le Chili d’Allende.
Dans cette année, 2016, le Peuple vénézuélien passera ou pas le teste qui lui est imposé.
Ou bien il jouera à la Syriza, ou bien il fera jouer la Constitution qui semble avoir du mordant.

Ne vous gênez pas et aller lire les articles sur CuvaFranceProvence depuis les élections.

À votre rencontre communiste, arriver avec du concret, pas le centrisme idéologique qui a fait ses preuves. Attention aux débats stériles.

Il y a deux fondamentaux, le mode de revenu et le mode de travail.
La question qui ouvre les portes:
Qu’est-ce que cela me rapporte, à moi , à ma famille.
Question triviale mais combien légitime.

Demandez à un travailleur, à un chômeur, à un voyou, à un professionnel, à un député, à un millionnaire…..

Et ça c’est le réel. Le reste c’est du roman.

Le roman dépend de deux choses: des moyens de le réaliser et des conditions psychologiques dans lesquelles on est.

Il y a deux choses que nous pouvons régler si nous voyons clairement la fausseté de la chose:
la pauvreté et l’économie financiarisée.

Mais seulement si il y a un consensus dans la population au sujet des deux fondamentaux.

Il n’y a pas de miracle, seulement, il y a à démontrer les quelques obstacles qui bloquent le passage à l’alternative.
Le psychologique: le conditionnement.
L’économie financière est en place, il suffit de prendre le contrôle.
Le travail, démontrer le potentiel et les avantages du coopératisme à temps partagé.

Voyez-vous que le psychologique est l’impasse fondamentale.

pellizzoni 25 janvier 2016 à 17 h 52 min

paroles paroles c’est comme cela que l’on pourrait définir Mr Hollande, mais rien de concret, quant à GOOdYear, la FRrance est descendu bien bas, cela devient bientôt de la dictature, nous ne croyons plus en vous Mr le Président, maintenant il y a urgence pour le chômage? mais c’est pour favoriser son électorat

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