Avec le Front de Gauche, la gauche est de retour

le 2 février 2012

Enfin une bonne nouvelle ! La gauche est de retour. Et c’est au Front de Gauche qu’on le doit. Le candidat du Parti socialiste disait en décembre qu’il fallait « donner du sens à la rigueur ». Aujourd’hui, comme nous, il dit qu’il faut s’attaquer à la finance. Il n’y a pas si longtemps, il envisageait une majorité avec  Bayrou, homme de droite déguisé en centriste. Il a récemment clairement affirmé que sa majorité est dans la diversité de la gauche. Voilà des avancées qu’il faut mettre au crédit des évolutions de l’opinion publique auxquelles contribue la dynamique et rassembleuse campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, au sein duquel les communistes prennent une part très active en déploiement militant et en créativité politique, même si les grands médias font tout pour le cacher. Ceci ne signifie pas que la gauche soit devenue uniforme, en accord en tout point. Non ! Loin de là. Le programme de F. Hollande reste marqué par l’adaptation à la crise.

Mettre en évidence ces données nouvelles veut surtout dire que rien n’est encore réglé quant au programme qui permettra de battre l’hyper-austérité sarkozyste et de sortir nos concitoyens des souffrances sociales qui les assaillent. Mais que tout reste possible, dans un sens positif pour le monde du travail et de la création, grâce à l’efficacité de l’alliance du Front de Gauche qui fait bouger la situation en crédibilisant la possibilité de battre N. Sarkozy, en faisant  reculer l’extrême-droite et en donnant un sens transformateur et populaire  à la gauche et à l’écologie politique dans leur ensemble. Plus nombreux sont nos concitoyens qui en prennent conscience. Ils ont fait progresser Jean-Luc Mélenchon de 4% à près de 10% des intentions de vote.

Fait d’autant plus encourageant que Jean-Luc Mélenchon et François Hollande progressent ensemble. Le  risque, comme en 2002, d’une élimination de la gauche au second tour devient donc très improbable surtout que s’ajoute la stagnation, voir le recul du candidat-président. Dans ces conditions, bien plus grande est cette fois la liberté des électrices et des électeurs de gauche d’émettre un vote utile, efficace et sans danger afin d’ancrer la politique à gauche et mettre un terme aux  politiques d’austérité et de chômage.

Cela vaut le coup d’y réfléchir quand on partage le dur sort des six millions de personnes qui sont contraintes de vivre avec moins de mille euros par mois, ou celui des seize millions qui terminent le mois à dix euros près. Au moment où ces lignes sont écrites, un seul bulletin de vote -c’est un fait- leur permet de dire qu’ils veulent  une augmentation des bas salaires, des minima sociaux et des prestations sociales, la baisse des prix à la consommation, le bulletin Jean-Luc Mélenchon.

Ce n’est pas un hasard puisqu’il s’en donne les moyens grâce à un nouveau partage des richesses, pour la justice et l’égalité. Avoir du courage par les temps qui courent consiste à se placer du côté des petits, des humbles, de toutes celles et ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. N Sarkozy, lui, continue d’être obsédé par la rente des plus fortunés. C’est de ce côté qu’il faut prendre et pas parmi ceux qui n’ont rien, peu ou pas grand-chose, comme le propose trop souvent le candidat du Parti socialiste. Le courage, ce n’est pas de copier le modèle allemand et de se faire adouber par l’ultralibérale Mme Merkel. C’est, en s’appuyant sur une dynamique de victoire en France, en appeler aux autres peuples européens pour refuser -et non aménager- un nouveau traité, corsetant les dépenses sociales et publiques et des droits sociaux. Qui peut croire que nos concitoyens soient les seuls en Europe à être favorables  au rachat par la Banque centrale européenne de tout ou partie de la dette des Etats ? Ou à estimer que ce serait une bonne chose si cette même banque impulsait  un nouveau type de crédit, en lien avec des pôles publics bancaires pour que l’accès au crédit soit d’autant plus facilité qu’il sert l’emploi, les salaires, l’investissement utile et écologique ? Messieurs les bonimenteurs de l’austérité à perpétuité, donnez la parole aux populations et vous verrez que ne sont pas isolées sur notre continent les motivations de celles et ceux qui ont dit « non » chez nous à la Constitution européenne!

Nous entrons dans cette phase de la campagne électorale où le débat sur la sortie de l’austérité va  prédominer. Prétendre qu’il y a trop de dépenses sociales ou trop de nos concitoyens qui vivent au dessus de leurs moyens pour expliquer la crise, c’est faire prendre les vessies pour des lanternes. Trop de richesses accumulées à un pôle de la société avec une paupérisation de l’autre pôle, voilà où se situe l’origine de la crise. En ajoutant de l’austérité, on ne fait qu’aggraver le mal. Pour s’en sortir, il faut s’attaquer à la finance spéculative au profit d’une vie meilleure pour les travailleurs. C’est  un nouveau partage des richesses qui permettra de favoriser la rémunération du travail et des retraites, combiné à un nouveau crédit, à une modification des systèmes productifs qui fera reculer la crise dans ses dimensions économiques, sociales et écologiques. Trop de candidats essaient d’enfermer le débat dans le piège d’une acceptation de l’austérité à plus ou moins grande échelle. La droite, de Sarkozy à Bayrou, et l’extrême droite, sont sur ce créneau, en bons protecteurs des puissances d’argent. Ils veulent désormais tellement cacher cette donnée que, dimanche dernier, le Président de la République a expliqué une hausse de la TVA et une baisse des salaires par le fait qu’il s’agirait là de « la raison » ou  « d’un devoir de réalité », car « le clivage entre la droite et la gauche n’a plus de raison d’être ». Rien n’est plus faux ! La droite n’a pas changé. Elle sert sa classe : la classe capitaliste. La hausse de la TVA sert à faire un nouveau  cadeau  de près de treize milliards aux grandes entreprises.

Il reste moins de trois mois pour amplifier un mouvement qui s’est amorcé depuis quelques semaines et lui donner la force d’une dynamique irrésistible. Trois mois pour faire apprécier combien le Front de Gauche et son candidat peuvent, beaucoup plus encore, contribuer à la victoire et au succès durable d’une politique de changement qui réponde aux espoirs de celles et ceux qui n’en peuvent plus de souffrir.

0 commentaires


MARAT EL MOKRANI 2 février 2012 à 13 h 03 min

Membre du PCF j’avais voté pour andré chassaigne les camarades ayant choisi Melanchon je soutiens loyalement notre candidat surtout qu’il a reconnu pibliquement qu’il s’etait trompé pour machstrit,il faudrait qu’il dise qu’il s’est trompé quand il a approuvé l’intervention en Lybie ,car je n’ose croire qu’il etait pour l’intervention des forces speciales au sol et de l’intervention des troupes du quatar.Il faudrait dire clairement qu’au pouvoir nous n’accepterions jamais la mise sous tutelle de la REPUBLIQUE ,comme cela se passe pour la grece et l’Italie.

VIVE LA REPUBLIQUE VIVE LA FRANCE ET L’ALGERIE

VIVE LE PCF

hsyl20 2 février 2012 à 18 h 30 min

@Marat
Il a voté pour la zone d’exclusion aérienne de l’ONU, pas pour les bombardements de l’OTAN ni pour l’intervention au sol.

Canelle 2 février 2012 à 18 h 34 min

Je reste plutôt sceptique sur le candidat Hollande, il y a eu plusieurs contradictions. C’est un homme au service du système.

Jean-Luc Mélenchon devrait rapidement passer à une étape supérieure, celle du changement climatique :
http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1247

Dans un monde FINI on ne peut consommer PLUS ! Il faut absolument ouvrir les yeux sur l’état de la planète et du danger qui se présente devant nous. Consommer PLUS, c’est conduire le monde à sa propre destruction !
Si les salaires doivent être plus élevés, ils doivent servir à une meilleure qualité de vie : alimentation, chauffage, etc….et non bagnoles et autres babioles qui envahissent la vie des citoyens de cette planète.

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