Voyage derrière le soleil de l’été…

le 2 septembre 2015

terre enfant

Par Patrick Le Hyaric

L’été, balayé par les vents et la pluie fraiche, s’éteint doucement quand nous arrive la nouvelle, ce matin du 26 août, comme une violente claque en pleine figure : Claude Cabanes est décédé. Ce foutu cancer qui s’est emparé de lui il y a des mois l’a vaincu. Claude a commencé à écrire ici à l’Humanité-Dimanche avant de devenir rédacteur en chef de l’Humanité seize années durant. Esprit vif, plume enjouée, voix si particulière exhumant les parfums du sud, toujours mise au service des humbles et des sans-grades. Pétri de l’esprit de Résistance, doté d’une immense culture, Claude aura fait rayonner son journal jusque sur les plateaux de radios et de télévisions à une époque moins avare en pluralisme. Il nous manque déjà !

Rentrée douloureuse donc pour les équipes de l’Humanité ! Claude, observateur attentif des soubresauts du monde, humaniste de cœur et d’action, aurait eu beaucoup à dire des événements de cet été qui s’étire au moment où les enfants reprennent cartables et crayons et les vendangeurs préparent les futures cuvées muries sous un grand soleil. Ce dernier nous a réchauffé la peau mais n’a en rien contribué à gommer ou même à atténuer les souffrances sociales, la maladie du chômage et de la précarité, l’affaissement du pays, assommé par l’imperturbable cap d’austérité martelé par le chef de l’Etat et son gouvernement. Il n’a pas non plus éclipsé le défilement d’une actualité angoissante et étouffante qu’aura toutefois égayée la belle initiative du Secours populaire français réunissant à Paris pour son 70ème anniversaire, 70 000 enfants du monde entier pour, selon les mots de l’ami Julien Lauprêtre son valeureux et dévoué Président, « mondialiser la solidarité ».

A l’opposé font saigner nos cœurs et troubler nos consciences le flot de ces réfugiés contraints de fuir à leurs risques et périls les affres de la guerre jusqu’à en mourir noyés ou étouffés dans un camion en Autriche, cette tuerie dans un camp Rom dans la Somme, ce carnage évité de justesse dans un train reliant Amsterdam à Paris grâce au courage et au sang-froid d’une poignée d’hommes d’horizons divers. Face à ce défilé d’horreurs, nous aurons à faire reculer les simplismes engendrant des votes de haine et de rejet. Les images de cette violence, de ce fanatisme, de ces destructions contre la culture et le patrimoine à Palmyre, de viols et de vols, de domination et de guerre, ne cessent de nous bouleverser, d’autant qu’elles se font au nez et à la barbe d’une coalition de soixante pays dont on doute chaque jour de l’efficacité. A quoi jouent les puissants de ce monde face à Daech ? A quoi joue le cynique Président turc Recep Erdogan, tendre avec l’Etat islamique et son cortège d’illuminés et d’une extrême férocité à l’égard du peuple kurde ? Soucieux d’asseoir un pouvoir despotique sur son pays, il aura d’un geste anéanti deux années de pourparlers de paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan en lançant ses bombes, en multipliant les arrestations et les assassinats politiques tout en épargnant les djihadistes. Nous aurons encore à montrer notre solidarité totale avec les forces progressistes turques et les combattants Kurdes. Dans ce paysage dévasté, l’accord avec l’Iran constitue une éclaircie. La fin du blocus de Cuba par les Etats–Unis en est une autre qui signe une nouvelle étape dans le long processus de libération des peuples d’Amérique latine.

Les chaleurs du printemps et de l’été ont pu aider à rêver, à s’évader, ont pu prêter à l’insouciance, mais lorsqu’elles atteignent des niveaux historiques, combinées avec des cyclones ici, des sécheresses allumant des incendies monstres ailleurs, ou aggravant encore des famines, elles deviennent symptômes d’un « dérèglement climatique » désormais bien palpable.  S’en trouve renforcé notre appel pour que la Conférence climat devienne un objet de débats, d’actions et de décisions pour notre planète commune.

La Fête de l’Humanité sera justement un tremplin pour que les aspirations populaires à vivre mieux, à manger mieux, à préserver la planète d’un réchauffement suicidaire puissent trouver écho à Paris au mois de décembre prochain. Alors que le terrible accident industriel du port de Tianjin en Chine aura marqué les esprits, comment produire mieux, garantir les besoins humains tout en préservant l’environnement et la santé des travailleurs ?

L’été s’annonçait prometteur lorsque le ciel européen s’éclaircissait le 5 juillet dernier d’un NON héroïque, historique et retentissant exprimé par le peuple grec contre la nouvelle purge austéritaire que ses créanciers tortionnaires cherchaient à lui imposer. Un NON étouffé dans l’œuf dans la longue nuit du 13 juillet par les institutions européennes anti-démocratiques sous égide d’une coalition hétéroclite des garants du capital financiarisé dont l’épicentre berlinois joue le gardien du temple. Dur chemin que celui emprunté par notre ami Alexis Tsipras, sommé de choisir entre la survie de son peuple et son indépendance face aux puissances financières. De nombreuses leçons sont à tirer pour nous tous, progressistes et humanistes qui, en France et à travers l’Europe, cherchons la voie d’une nouvelle entente entre les peuples européens, émancipés du joug néolibéral. Quel chemin emprunter pour garantir la souveraineté populaire, le droit des peuples à décider de leur propre destin ? Comment les aider à sortir des dogmes absurdes qui leur sont imposés, à s’émanciper de ces dettes insoutenables, pour une large part illégitimes, qui servent d’argument ultime à l’oligarchie pour empêcher tout progrès social ?  Observons comment le rapport de force évolue, jusqu’en Grande-Bretagne où la percée spectaculaire de Jeremy Corbyn au sein du Parti travailliste laisse augurer d’un nouveau front anti-austérité dans la patrie même de la finance reine, jusqu’aux Etats-Unis avec la montée de Bernie Sanders dans le cadre des primaires démocrates ! Voilà encore des sujets et de décisives questions qui seront mis en débat lors de la Fête de l’Humanité.

Entre les exploits de quelques jeunes coureurs français au Tour de France, quelques cols gravis de manière irréelle par Christopher Froome, les médailles d’or de nos nageurs, celles d’argent ou de bronze à Pékin pour nos athlètes, les paysans, victimes d’une sauvage guerre économique organisée par les institutions européennes, se sont fait entendre. La réponse qu’on leur propose jusque dans leur syndicat majoritaire est un remède pour les tuer plus vite : s’adapter à la concurrence mondiale et aux impératifs de la compétitivité. Mais c’est justement cela qui détruit les exploitations paysannes au profit de nouveaux mastodontes : fermes industrielles aux produits sans saveur, calibrés pour inonder les grandes surfaces à des prix défiant toute logique. Les paysans ont besoin de prix garantis de base, nos campagnes et l’environnement d’être préservés, et les consommateurs, travailleurs ou retraités, ont besoin de salaires et de retraites revalorisés.

Telles sont les questions à mettre sur la table avec plus de force en cette rentrée sociale ! Le combat pour qu’en toute chose prime l’humain mérite d’être porté haut.

On pleure et on crie de rage à la vue des images déchirantes de ces hommes et ces femmes prêts à sacrifier jusqu’à leur vie pour gagner le droit de vivre. « Cachez ce réfugié que je ne saurais voir » entonnent en silence les dirigeants européens. Il y a bien quelques palabres à leur sujet dans des bureaux capitonnés. Mais d’actes aucun !

C’est évidemment à la paix dans ce Moyen-Orient ravagé qu’il faudrait s’atteler, avec l’ensemble des puissances mondiales et régionales, sans exclusive. C’est à une politique audacieuse d’accueil et de visa qu’il faudrait songer pour mettre de l’ordre dans la pagaille migratoire, conjuguée à une ambitieuse politique commune de co-développement. L’aspiration à un monde commun humain ne cesse de frapper à la vitre. Les turbulences à l’autre bout du monde ont des conséquences dans l’usine, la ferme ou sur nos dépenses.

Le krach boursier en Chine, fait valser l’économie mondiale. Il témoigne une fois encore de la folie des guerres financières. Sortir de ces folles logiques pour préserver la production et le travail des dérives du capital est, plus que jamais, d’intérêt commun. Une monnaie commune mondiale de coopération en serait l’outil.

Des voyageurs jouaient aux cartes, d’autres lisaient ou somnolaient quand la rentrée a sonné de la pire manière par cette tentative d’attentat dans le train Thalys reliant Amsterdam à Paris. L’héroïsme d’une poignée d’hommes  aura permis d’éviter un effroyable carnage. Les voix progressistes doivent se faire entendre avec toute la force requise contre cette violence barbare. Indéniablement, la France et son peuple sont visés par la gangrène fanatique qui usurpe les habits d’une religion pour semer terreur et chaos et enclencher la stratégie du choc des civilisations.  Refuser ce piège nécessite de combattre contre un obscurantisme qui ne saurait se draper d’une lutte à caractère politique quand il frappe aveuglément avec la mort comme seul horizon et le dévoiement d’une religion comme seul étendard. Seuls en profitent ceux qui ont fait du racisme et de la xénophobie leur fonds de commerce, qui exploitent d’autant plus les problèmes qu’ils redoutent leurs solutions. Sang-froid et détermination seront nécessaires pour ne pas sacrifier les libertés publiques tout en assurant la sécurité de nos concitoyens. Fragile équilibre à maintenir qui invite  les progressistes, à la fois, à donner de la voix contre le fanatisme, et contre le tout sécuritaire, pour une liberté pleine et entière qui reste l’arme la plus puissante pour vaincre le péril terroriste.

Ce petit retour vers l’été fourmille d’éléments pour penser le monde. Il s’agit de le transformer ! Dans une semaine, la Fête de l’Humanité – transition entre l’été et l’automne – sera la grande Agora populaire pour en jeter des bases. Nous y penserons fort à Claude Cabanes et à son sourire d’espérance. N’hésitez pas à y venir en nombre, avec vos proches !

13 commentaires


MARIE 2 septembre 2015 à 18 h 55 min

Je ne peux te dire Patrick qu’un grand merci pour cette magnifique lettre tu as su trouver les mots juste l’émotion et l’espoir sont au rendez vous,espoir qui ne viendra que de notre parti,le combat continue un jour nous en serons récompensés…

Moreau 3 septembre 2015 à 0 h 31 min

C’est un très beau vers de poésie : Voyage derrière le soleil de l’été.

Créons Patrick chantons et le Grand Jacques chante avec nous

Il nous faut partager
Ce qu’il y a de quêt’
De rêve infini
Ce qu’il y a de chant
Au coeur d’Humanité
Au coeur de Poésie
Il nous faut partager
L’Amitié fidèle
Qui chemin’ aujourd’hui
Voyage derrière
Le soleil de l’été
Et soleil dans la nuit
Lumièr’ Humanité
Humanité Lumièr’
Il nous faut enchanter…

Monique Lurquin 4 septembre 2015 à 22 h 50 min

Quel beau titre pour cette lettre ouverte au monde, pleine de bon sens et de vérité. J’admire votre humanité, votre clairvoyance et votre sincérité , inexistante chez les politiques de notre société. Merci à vous Patrick.

alain harrison 5 septembre 2015 à 4 h 16 min

Ne soyons pas naïf.

«« Dans ce paysage dévasté, l’accord avec l’Iran constitue une éclaircie. La fin du blocus de Cuba par les Etats–Unis en est une autre qui signe une nouvelle étape dans le long processus de libération des peuples d’Amérique latine. »»

C’est, je crois, regardez par ici, pendant ce temps ailleurs….Et ça se passe maintenant.

Cuba une chose, dans le reste de l’Amérique Latine autre chose.

Iran une chose, l’Arabie Saoudite autre chose.

La chausse-trappe n’est pas assez grosse !!!

Défendre l’UE-euro (lien inextricable) ou espérer la changer demeure dans le monde onirique, n’en déplaise aux prétendants de la gauche.

Est-ce que vous comprenez ?

C’est comme pour le PQ, moi c’est terminé. Et dire qu’il y a du bon monde compétent et courageux, mais demeurant dans le conditionnement de l’espoire. Tellement je ne trouve plus les mots pour dénoncer leur continuité dans l’erreur de jouer du mauvais néo-libéralisme (pour faire court). Compétition pour le marché des votes.
Plustôt que de développer l’alternative politique, ils ont fait sien la politique du néo-libéralisme. Est-ce plus claire ?

La gauche , avez-vous une politique alternative exhaustive basée sur les éléments fondamentaux et autour desquelles s’articulent adéquatement les éléments périphériques ?

Que tous peuvent voir clairement et logiquement.

alain harrison 5 septembre 2015 à 6 h 04 min

«« Dur chemin que celui emprunté par notre ami Alexis Tsipras, sommé de choisir entre la survie de son peuple et son indépendance face aux puissances financières. »»

Qu’est-ce à dire: choisir la survie ou choisir l’indépendance ?
Choisir la survie est de rester dans l’UE-euro tronquée.
Ce choix est irrévessible, n’est-ce pas, maintenant à vos yeux. NON OUI
Choisir l’indépendance, c’est l’autarcie temporaire, et la Grèce en a les moyens pour quelques temps, ils sont capables de se nourrir quand même…..NON ?
Ils n’ont rien, pas d’usine d’aucune sorte, rien….NON ?

Ils ne peuvent pas s’organiser, la seule entrave réelle est leur force de sécurité, ces hommes et femmes des forces, sont-ils à ce point abrutis pour se retourner contre leur frère et soeur selon les ordres de bruxelles….OUI NON ?

En tout cas si le peuple grec ne se décide pas à se rencontrer en une multitude de groupements pour se saisir des deux solutions fondamentales et de, à travers le pays, occuper, produire et résister en coopératives autogérées à temps partagé. Les milliers de jeunes, de chômeurs, de tous âges pourraient se coaliser à cette fin.
Le gouvernement pourrait émettre les argents pour satisfaire les besoins. Pour ce faire, réquisitionner les banques et mettre une nouvelle garde fraîchement graduée.

Il y a des élections bientôt, mais la population ne s’est toujours pas donnée un agenda.
Je ne sais pas, imaginer au fur et à mesure…
Ça fait 5 ans que dure la crise, et aucune alternative globale. La population, par son inertie, est figée dans la réaction point.
Quand je dis que nous sommes dans la réaction, je parle de psychologie.
Être conditionné, pour ceux qui ont daignié se donner la peine de lire 30 pages, le comprennent-ils, en voient-ils la pertinence. Font-ils les liens nécessaires?
Marx a sa place dans la mesure que son analyse est fondamentale. C’est un outil utile, tout comme l’analyse d’Abgrall,….
Voyez comme Marx rejoint la psychologie humaine:

“Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !”

Mais d’abord, voir clairement que les chaînes fondamentales:

Cemme l’a dit un psychologue: les hommes sont emprisonnés dans une prison plus solide que du béton, et c’est une idée. Une croyance…Une PUB….Un expert, et par les temps qui courrent, ils sont dans le champ, mais pas le conditionnement….Un manipulateur ammène sa proie dans la seule prison qui soit: la double contrainte. Et remarquez que ce qui marche pour un individu, marche pour une nation (la somme des individus)
Alors apprenons de quoi est faite la prison, c’est la clef qui ouvre la porte: le questionnement.

Donc, il y a deux choses fondamentales à discuter en petit groupe: les deux fondamentaux, leur potentiel et avantages.
Et la notion manipulation-conditionnement.
C’est la base, la voie de la liberté.
De deux choses: de l’exploitation, donc des exploiteurs.
Et, le plus difficiles, nos propres pièges psychologiques. Dont se nourrissent les affairistes-manipulateurs. 3% de vrais, mais l’instrumentalisation en crée de faux….combien….difficile à dire.

alain harrison 5 septembre 2015 à 6 h 40 min

La crise est multidimensionnelle, et il faut l’embrasser globalement, ce n’est pas une question de choix, nous ne l’avons tout simplement pas.

Lisez bien ceci:
Krishnamurti: changer un élément ne fait que réorganiser le casse-tête…(en mes mots)
Et le néo-libéralisme joue là-dessus.

Quand Krishnamurti parle de vision globale, c’est justement de cela dont il parle, sur le plan psychologique, ce qui est difficile à appréhender, tellement la pensée-émotion est volatile, ici, nous pouvons utiliser adéquatement des notions de physique fondamentale: l’observation modifie la chose observée, parce qu’elle est à la même échelle.
La pensée qui observe la pensée.

Mais en ce qui nous concerne, c’est le concret, et la question fondamentale est celle-ci:
Comment convertir l’économie-financière en économie-humanité.
Financière, les peuples y gouttent.
L’autre, il faut la conceptialiser, et en ce faisant, en faisant ce travail de conceptualisation, nous sortons de la réaction.
Il y a bien des façons d’être dans la réaction, et c’est élémentaire, primo, l’incapacité d’articuler des solutions conrètes et de faire des liens avec ce qui nous est chère.
Sortir de la réaction, c’est construire sur son terrain propre.
OK, voyons.
On nous dit qu’acheter (consommer)c’est voté.
C’est simple, attention, la simplicité peut nous garder des manipulations.
J’achète un coca cola, j’enrichis cette compagnie et je lui donne du pouvoir sur ma vie.
J’ achète…….
Je refuse de travailler pour le privé.
Je cherche un emploi, mais seulement s’il s’agit d’une coopérative…Non seulement je vote, mais en plus je choisis le type d’économie.

J’entre dans un magasin, je cherche un produit qui provient de coopératives.
Ici, je fais de la promotion….
Maintenant, que font les affairistes de haut voltige quand ils inventent un produit spéculafif… ?
J’ai donné la réponse avant la question.

alain harrison 5 septembre 2015 à 7 h 04 min

Ce qui presse le plus, est de faire cet audit citoyenne sur la dette. Cela peut avoir un véritable effet d’entraînement.

C’es de ce genre de choses que la gauche doit faire la promotion……

Faites la liste des choses qui ont l’effet collatérale d’entraînement.

Donc regarder et faites passer, à promouvoir systématiquement:

Grèce : pourquoi la capitulation ? Une autre voie est possible
Eric Toussaint, Philippe Menut
Éric Toussaint analyse de manière critique l’attitude de Syriza en ce qui concerne la dette depuis (…)
Lire l’article et voir la vidéo.
http://cadtm.org/Grece-pourquoi-la-capitulation-Une

L’audit citoyen sur la dette, une bombe…..

Ils nous ont déclaré la guerre….
Ça ne vous rappelle pas une déclaration électorale, une promesse en porte-à-faux comme sait le faire les politiciens affairistes dont le fn voudrait bien se faire le champion.

Gilles. 6 septembre 2015 à 15 h 05 min

Autant l’éditorial de Patrick le Hyaric me parait acessible autant celui d’Alain Harisson me parait abscon, malgré cinq années d’études supérieures.

alain harrison 6 septembre 2015 à 18 h 42 min

Bonjour Gilles.

Je vous remercie, je suis honnête, pour votre critique sur mes textes.
Bon, je dois me remettre à la composition mais compréhensible.
Merci de me l’avoir signalée.

pellizzoni 7 septembre 2015 à 13 h 35 min

excusez moi , mais vos commentaires ne sont pas accessibles pour tout le monde, soyez plus simple , pour des personnes n’ayant pas un niveau intellectuel aussi développé, dans ce monde compliqué parler avec des phrases claires et à la portée de chacun merci

alain harrison 8 septembre 2015 à 0 h 55 min

Bonjour.

«« « La Fête de l’Humanité sera justement un tremplin pour que les aspirations populaires à vivre mieux, à manger mieux, à préserver la planète d’un réchauffement suicidaire puissent trouver écho à Paris au mois de décembre prochain.»»

««« à manger mieux…….»»»

ALERTE:

Voyez absolument et faire suivre pour le plus grand nombre.
Un sujet pour la Fête de l’Humanité, pour la Grèce…..

Culture sans eau.

voir à partir de 31 min 08 sec…….à 37 min 40

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-lundi-7-septembre-2015_1064305.html

alain harrison 8 septembre 2015 à 1 h 58 min

Bonjour.

«« C’est évidemment à la paix dans ce Moyen-Orient ravagé qu’il faudrait s’atteler, avec l’ensemble des puissances mondiales et régionales, sans exclusive. »»

Sans exclusive, donc la Russie , la Chine….devraient être impliqués.

En ce moment j’écoute Grand Reportage sur RDI (Québec).LUNDI 7 SEPTEMBRE 2015 À 20 H

La CIA se demande si c’est légal la torture progressive….

«« SECRETS, POLITIQUE ET TORTURE
L’après-11 septembre 2001 a mené à une chasse aux terroristes tous azimuts. Suite aux interrogatoires musclés de captifs soupçonnés de terrorisme, la CIA est passée sous la loupe des enquêteurs du Congrès américain. Voici le détail de ce qui s’est passé. »»

À un des décideurs il est demandé, si c’est moral pour lui de prendre de telles décisions.
Pour réponse: serait-ce moral si un autre 9/11, se passait si nous n’avions pas utilisé ces techniques.
Nous sommes en guerre, est la justification.

Il n’y a jamais d’analyses et de questionnements sur les origines de
cette « guerre contre le terrorisme ».

L’OMERTA.

Et maintenant, ils vont remettre ça.
Avec un nouveau plan bidon pour remonter les pays dévastés.
Ha, il y aura des contrats juteux d’infrastructures, sans doute des tours et des casinos….Parce qu’ attirer le tourisme est très payant ?
On peut peut-être se poser des questions sur le rôle que peut avoir le tourisme.
Le tourisme, peut-il être instrumentalisé ?

Des investissements dettes ???

Grèce : les Banksters ont gagné
par Cpt Anderson(son site)
lundi 13 juillet 2015
Les confessions de l’ex-assassin financier, John Perkins se retrouvent dans la mise à sac de la Grèce :

Pour l’essentiel, mon boulot consistait à identifier les pays détenant des ressources qui intéressent nos multinationales, et qui pouvaient être des choses comme du pétrole, ou des marchés prometteurs, des systèmes de transport. Il y a tant de choses différentes. Une fois que nous avions identifié ces pays, nous organisions des prêts énormes pour eux, mais l’argent n’arriverait jamais réellement à ces pays ; au contraire, il irait à nos propres multinationales pour réaliser des projets d’infrastructures dans ces pays, des choses comme des centrales électriques et des autoroutes qui bénéficiaient à un petit nombre de gens riches ainsi qu’à nos propres entreprises. Mais pas à la majorité des gens qui ne pouvaient se permettre d’acheter ces choses, et pourtant ce sont eux qui ployaient sous le fardeau d’une dette énorme, très semblable à celle de la Grèce actuellement, une dette phénoménale.

Et une fois [qu’ils étaient] liés par cette dette, nous revenions, sous la forme du FMI – et dans le cas de la Grèce aujourd’hui, c’est le FMI et l’Union européenne – et posions des exigences énormes au pays : augmenter les impôts, réduire les dépenses, vendre les services publics aux entreprises privées, des choses comme les compagnies d’électricité et les systèmes de distribution de l’eau, les transports, les privatiser, et devenir au fond un esclave pour nous, pour les sociétés, pour le FMI, dans votre cas pour l’Union européenne. Fondamentalement, des organisations comme la Banque mondiale, le FMI, l’UE sont les outils des grandes sociétés multinationales, ce que j’appelle la corporatocratie.
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/grece-les-banksters-ont-gagne-169710

On peut se poser des questions.
Mais seul une enquête et des recoupements peuvent faire la lumière.
En tout, cas elle semble être en cours.
Oui, il y a tout un dossier à monter.

L’UE est-elle réformable ?
La France peut-elle changer ses politiques de déconstruction ?

Bertha 8 août 2016 à 13 h 39 min

Please teach the rest of these internet hoaioglns how to write and research!

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