Un nouveau 49-3 qui en dit long

le 13 juillet 2016

Manifestations à Paris le 12 mai 2016 / AFP

La manière plus qu’expéditive avec laquelle le premier ministre a fait adopter la loi de précarisation du travail nous semble avoir été insuffisamment analysée.

Le rejet de ce projet de loi par une majorité de nos concitoyens n’a pas faibli depuis cinq mois. Les sept organisations syndicales opposées sont restées unies pendant toute cette période. Toutes ont notamment soulevé le lourd et grave problème posé par l’inversion de la hiérarchie des normes,
c’est-à-dire le primat du contrat d’entreprise contre la loi générale protectrice des salariés et d’une fraction importante des petites et moyennes entreprises. Seule la CFDT soutient le gouvernement. Elle se retrouve ainsi du même côté que les représentants du grand patronat dont le chef vient de redire, avec la délicatesse qui le caractérise, que l’application d’une telle loi ne créera aucun emploi.

Pas sûr que tout le syndicat soit d’accord avec ce texte, mais ce qui se joue n’est pas là. Hasard du calendrier ! Celles et ceux qui ont suivi la pluie soudaine d’hommages lors du décès de Michel Rocard l’ont sans doute  découvert. L’enjeu pour la direction du syndicat est d’être partie prenante d’un nouveau bloc politique dont il serait devenu le « leader » et le seul interlocuteur des gouvernements quels qu’ils soient. Il s’inscrit parfaitement dans « la révolution copernicienne » impulsée au sommet de l’Etat. C’est pour une part essentielle la raison du déchaînement contre la CGT et ses secrétaires généraux successifs. Tout est fait pour tenter de démontrer que la modernité serait du côté de l’acceptation des règles fondamentales du système en effaçant les intérêts divergeant entre la minorité des détenteurs de capitaux et l’immense majorité des travailleurs et des privés d’emploi.

Du même coup, les puissances d’argent s’acharnent à tenter d’effacer ce que l’on appelle depuis au moins la Révolution Française « le clivage droite-gauche » et à promouvoir les « grandes coalitions », telles que pratiquées en Allemagne avec le gouvernement « droite-sociaux démocrates », ou au Parlement et à la Commission européenne. C’est le sens de l’orientation impulsée par l’actuel premier ministre considérant qu’il y a deux gauches et deux types de syndicalisme irréconciliables.

Dans un autre genre, E.Macron, propulsé énergiquement par les médias de la bien-pensance, se situe dans le même registre avec sa tentative de créer un mouvement « ni de droite, ni de gauche ». Et, l’argument selon lequel il y aurait une « gauche de gouvernement » et une  autre « protestataire » est une fable visant à faire croire qu’aucun changement n’est possible. Un gouvernement de transformation, se mettant au service de changements progressistes de gauche, en osmose avec les mouvements sociaux et citoyens, pourrait endiguer les tendances lourdes qui continuent à tirer toute la société vers le bas, au risque de la voir sombrer dans le pire, au détriment de l’intérêt général. Or, l’autoritarisme et les atteintes aux libertés deviennent les instruments d’une marche forcée vers un horizon à l’opposé du meilleur des traditions de notre pays.

La nouvelle utilisation par M.Valls du fameux article 49.3 de la constitution en est une manifestation puisqu’il déclare un texte adopté sans débat ni vote du Parlement si le gouvernement n’est pas renversé par une motion de censure. Après avoir pris la précaution de menacer les députés socialistes d’exclusion ou de non reconduction aux prochaines législatives au moment précis où le parti socialiste relançait le projet d’une primaire interne, le premier ministre s’est permis de refuser un ajout à l’article 2 du projet de loi du dumping social pourtant porté par des députés favorables à la loi, que l’on dit  proches du locataire de l’Elysée. Aux dire des députés socialistes en désaccord avec la loi de précarisation du travail, cet amendement leur aurait permis de s’abstenir. Ce faisant, la loi aurait pu être débattue et votée sans ce coup de force. M.Valls en a décidé autrement, certes pour montrer sa fermeté face au mouvement social et à « la gauche » et sa perméabilité aux désirs du président du Medef. Sa démonstration vise tout autant à effacer des droits sociaux et dans le cas de l’article 2, une conquête sociale née de la combinaison de l’action du gouvernement du Front populaire et d’un puissant mouvement social dans lequel, à l’époque, la CGT et le parti communiste ont pesé d’un considérable poids.

La ligne d’action constante du premier ministre est d’effacer jusqu’à l’idée de gauche et de possible amélioration de la vie des gens. Toute perspective de relance du progressisme à la française doit définitivement quitter les espoirs de nos concitoyens.  En cela, il est à contre-courant de ce qui se cherche à gauche aux Etats –Unis , en Grande Bretagne dans le parti travailliste, en Grèce, en Espagne et dans d’autres lieux où,  de manières diverses et parfois confuses,  se défrichent des chemins nouveaux de reconstruction de forces porteuses de transformations sociales et écologiques.

Ce nouveau coup de force ne fait qu’aiguiser la crise du parti et dans l’électorat socialiste. Là est sans doute la vraie raison de l’annulation de l’université d’été de la formation de M.Cambadélis. Elle confirme que des femmes, des hommes de sensibilité socialiste sont sans doute disponibles pour débattre de l’état du pays et des solutions à mettre en œuvre pour le sortir de la crise sociale, politique et morale qu’il connaît. Ils ne le feront pas à partir de postures ou d’invectives mais dans un examen lucide d’une situation complexe, aux aspects divers et contradictoires.

Emprunte de respect et de hauteur de vue, inscrite dans une démarche de rassemblement, cette réflexion collective peut déboucher sur un projet, une candidature à l’élection présidentielle, de type nouveau et un programme de législature susceptible de redonner de l’espoir à celles et ceux qui attendent que leurs conditions de vie et de travail s’améliorent rapidement, et qu’on ouvre un nouvel avenir à la France.

36 commentaires


LARUE Alain 14 juillet 2016 à 8 h 08 min

Bonjour,il y en a déjà une candidature JLM ! Militant Communiste depuis 1967 …
Amicalement mais fermement
Alain

BOUDET Pierre 15 juillet 2016 à 10 h 16 min

Si JLM revient dans le front de gauche dont il a unilatéralement rompu les amarres et à condition qu’il se rétracte sur les propos tenus à l’assemblée Européenne, disant que les travailleurs détachés viennent manger le pain des nationaux, ce genre de propos est dans le droit fil de la culpabilisation lepéniste, chasser sur ses terres contribue à discréditer la gauche de changement
ce n’est pas le pc qui a cassé le F de G, les portes restent ouvertes sur un projet SOUMIS, DEBATU et partagé par la majorité des citoyens qui seront sur ces bases en mesure de choisir leur candidat, le cavalier seul et contre tous de JLM est très popularisé par les médias du système dont les propriétaires ont compris que cette démarche détruit toute perspective de changement véritable à gauche

alain harrison 15 juillet 2016 à 4 h 31 min

Bonjour.

Le 49-3 un couteau à deux tranchants.
Malheureusement il est entre les mains d’un boucher (au sens imagé).
Et combien de bouchers avant lui. il n’est sans doute que l’aboutissement de l’amélioration génétique. (voir le fils de …en mer…)

Mais entre de bonnes mains, le mouvement citoyenne-travailleur.
Mais il faut un agenda.
Mais il faut la large population +1 en démocratie d’état de droit, mais en démocratie réelle avec les dangers inhérents qu’il faut accepter: pour que le vote de chacun compte, c’est le prix à payer.
Ceci étant dit. ………………….

LEB.LAM 15 juillet 2016 à 8 h 26 min

Puisque vous écrivez tout cela et donc qu’il semble que ce sont les même constatations que Jean Luc Mélenchon fait, il faut appeler à voter pour lui en 2017. Mais malheureusement, c’est vrai que le PC préfère faire le jeu de la droite qui commence du PS et affidés jusqu’au FN inclus.

BOUDET Pierre 15 juillet 2016 à 10 h 44 min

Ce genre de commentaire est d’une stupidité abyssale, c’est la démarche de cavalier seul de JLM qui condamne la gauche à échouer, les médias capitaliste et tous les chiens de garde du système, ont rapidement compris que cette candidature solo est la seule chance pour eux de conserver le pouvoir, taper sur le pc est une vieille tradition ancrée dans beaucoup d’esprits débiles qui se prétendent de gauche, mais dont le goût, la couleur et le programme se révèlent à l’expérience historique plus proche de Louis xvi que de Robespierre, s’il pense être élu il lui faudra bien conclure des accords, seul il est condamné à rester sur le bord de la route à regarder passer la caravane, s’il rejette le pc avec quelle officine ou parti compte t il s’allier ??????,, avec quelle force militante pour mener campagne, il n’a pas de militants de terrain, ne soyez pas naïf, nous ne cautionnerons, ni ne militerons pour un PROJET contraire aux intérêts des citoyens

Latasha 8 août 2016 à 13 h 46 min

I’m not easily imspersed but you’ve done it with that posting.

alain harrison 18 juillet 2016 à 3 h 53 min

J’ ai jeté un coup d’oeil sur les résultats des élections 2012.

Je n’ai pas vue un seul élu du PC.

Il y a le parti divers gauche (22 sièges), parti radical de gauche (12), front de gauche (10), extrême gauche (0). Sur 577 sièges.

Donc, il y a 577 circonscriptions.
La gauche incluent les verts, est négligeable.

En comprenant que le PS et que l’UPR (alias UMP) pratiquent enfin de compte la même politique économique financière, sont tout deux des partis de droites libérales conservatrices.
Je ne vois pas d’autres dénominations pour les désigner.
Les autres partis de droites sont négligeables, même le FN avec 2 sièges.

Les faits sont incontournables.
La gauche est éclatée, et nombres des citoyens qui se disent de gauche votent pour une économie financière de droite libérale conservatrice.
Est-ce qu’ils le savent, font-ils les liens entre l’austérité et l’application des politiques libérales ? Quelque soit le parti, PS ou UPR, au pouvoir.
Et comprennent-ils que ces politiques proviennent des hautes sphères de l’UE, et sont appliqués à l’ensemble des pays faisant parti de l’UE ?

C’est une évidence mais le savent-ils ?
Et le comprennent-ils ?

Ce n’est pas différent au Québec ou le bipartisme a perduré jusqu’à l’arrivé de QS et de la CAQ. Les votes sont partagés par la CAQ et le PQ; par le PLQ et la CAQ selon « l’humeur » (?) des québécois. QS est négligeable.

Peu-t-on expliquer une tendance par l’humeur ? L’humeur SELON l’économie du moment !

En tout cas, nous pouvons prendre la mesure du niveau de conscience concernant les tenants et aboutissants des mesures économiques et politiques .

Pour moi, il est évident que peu ont une vision d’ensemble qui permet de prendre une mesure fiable des répercussions que peut avoir un politique quelconque sur l’ensemble.

C’est cette vision qui peut permettre de prendre de bonnes décisions: de voir les interactions entre la partie et l’ensemble.

Une réflexion.

alain harrison 18 juillet 2016 à 4 h 22 min

Il est urgent d’enseigner le principe suivant:

Les tenants et aboutissants, les interrelations et les effets collatéraux (synergiques s’il en est) entre la partie et le tout.

C’est ne question de pédagogie intelligente.

Vous le vivez en ce moment : UE-pays.

alain harrison 18 juillet 2016 à 20 h 12 min

Une chose que la gauche peu faire (J’entends tous ceux qui ont pris conscience qu’il faut sortir de ce système purement mercantile, c’est d’inviter les gens, les citoyens-travailleurs, la classe moyenne de dire ce qu’ils veulent, de quel monde ils veulent.

Qu’est-ce que vous voulez ? Continuer de s’enfoncer dans le champ de bataille qui se déploie ou de changer les choses pour un monde qui ouvre sur la convivialité: le bonheur, l’harmonie….

Ceux qui votent pour le FN par dépit, ou l’UPR ou PS, qu’est-ce qu’ils veulent au juste ?
Je parle de la classe moyenne, quest-ce qu’ils veulent ?
Q’est-ce qu’ils veulent pour leurs enfants ? En réalité, considérant que la fin réside dans les moyens et nulle part ailleurs.
Et comprennent-ils ce que veut dire: la fin réside dans les moyens ?

La classe moyenne est-elle capable de réfléchir un temps soi peu, en regard ce qui arrive au peuple Grecque, ce sont des hommes et des femmes comme eux, ni plus ni moins.
Que les préjugés ne sont pas le moyen d’entrer en relation, mais est une barrière selon les conditions en place: d’insurmontable ou d’anodin selon.
Il y a toute une approche à faire auprès de la population selon la conscience du moment.

La question incontournable: Qu’est ce que cela me rapporte, à moi, à ma famille, à mon milieu………..

Il faut compter avec l’idée du: l’individu-entrepreneur……..la boucle.

Une foi que l’idée est dans les moeurs, elle est banalisée. Rien de plus difficile que d’aller contre le: ça va de soi, le conditionnement est consolidé: le conformisme culturel. Mais ici, la culture est instrumentalisée, et non explorée dans le sens de voir le faux du vrai et le vrai du faux (Krishnamurti).

alain harrison 18 juillet 2016 à 20 h 38 min

Autre passage de l’article ci-haut mentionné ( Barroso rejoint Goldman Sachs : encore une mauvaise nouvelle pour l’Europe )

«« On ne compte plus les navettes entre les grandes banques et les institutions politiques et administratives, les lieux d’exercice du pouvoir, élues ou non. Récemment encore, en France, le directeur du Trésor, Bruno Bezard, a rejoint le fonds d’investissement chinois Cathay Capital, par ailleurs déjà en affaires avec la Banque publique d’investissement, sans que la commission de déontologie n’y trouve à redire. ……

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » de J-C Juncker, président de la Commission européenne, prononcé le 29 janvier 2015 à l’adresse du peuple grec……
…………..Ernest ne parvenait pas à leur inspirer une crainte sérieuse de l’avènement de l’oligarchie. Il réussissait à les émouvoir mais ils étaient trop sûrs de leur propre force. Il n’y avait pas de place pour l’oligarchie dans leur théorie de l’évolution sociale, par conséquent l’oligarchie ne pouvait pas exister » (page 229). »

La démocratie contre l’oligarchie et sa dictature doit être une composante des mobilisations sociales ! »»

Pascal Franchet
http://www.cadtm.org/Barroso-rejoint-Goldman-Sachs

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » de J-C Juncker.
Ceci s’adresse à tous les Peuples qui ignorent leur vrai place dans la hiérarchie: qu’ils sont souverain, et que le politique n’est qu’un instrument.

Mais vous de la gauche est-ce bien su ? Et comment le dire à la classe moyenne ?

Que l’éradication de la pauvreté éradiquera la guerre.

Les deux étant des dommages collatéraux du phénomène de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Le voyez-vous, aussi clairement que le serpent dans la pièce (Krishnamurti).

Comment reconnaître un faux-cul ? Un OUI, mais, un fasciste, un manipulateur, un troll, un….

Il ya les 4 de l’apocalypse, c’est une métaphore, la bible est rempli de ces objets, mêlés à des périodes historiques où le mythe conditionnant enferme dans un inextricable labyrinthe.

Il y a 4 sorties à faire simultanément, et ce ne sont pas des mythes, mais des montages criminels.

Il faut élaborer le nouveau système économique social et cesser de jouer dans le système économique financier.

La banque citoyenne-travailleur, la concevoir à partir de la coopérative autogérée.
Quitter le terrain truffé au fur et à mesure que le mouvement travailleur citoyenne se met en branle.

Mais il faut parler des solutions, parler de l«« a vérité d’une chose (Krishnamurti) »»

Krishnamurti, un explorateur du processus conditionnant de la pensée, Pas pour les deux de piques bien enfoncés dans leur préjugé conditionnant.
Mais commencer par le chapitre 1 du livre de Jean-Marie Abgrall: tous manipulés tous manipulateurs.

Une métaphore:
Comment voulez-vous comprendre ce qui est en haut, si vous ne comprenez pas ce qui est en bas (les évidences).

Et puis faire la liste des tordus (la justice de l’humanité attend): des junckers…… et cie.

Joad 22 juillet 2016 à 16 h 59 min

Une victoire à la Pyrrhus pour le PS ! On pourra rajouter dans les livres d’histoire que c’est le premier gouvernement « de gauche » qui s’est attaqué au code du travail !

alain harrison 24 juillet 2016 à 19 h 23 min

Bonjour.
La vague contre les travailleurs prend une ampleur telle que la confrontation se fera sans doute à l’échelle mondiale. La répression est planifiée de longue date par le patronat.

Offensive antisyndicale aux USA : après le Wisconsin, la Floride

mars 13th, 2011 by Pierre Dubuc

L’offensive antisyndicale bat son plein aux États-Unis. L’État du Wisconsin vient d’adopter une loi qui change de façon significative les règles du jeu pour les employés du secteur public en limitant la négociation collective au salaire – toute augmentation ne devant pas dépasser l’indice des prix à la consommation, à moins d’être approuvée par référendum – en obligeant chaque syndicat à tenir un vote de leurs membres à chaque année pour confirmer leur adhésion syndicale, et en mettant fin au prélèvement automatique des cotisations syndicales. Des mesures semblables sont présentement à l’étude en Ohio, au Michigan, en Iowa et en Indiana.

La Floride n’est pas en reste. Sa législature vient d’adopter des mesures liant la paye des enseignantes et des enseignants à la performance de leurs étudiants, tout en donnant la possibilité aux commissions scolaires de congédier plus facilement les enseignants dont les résultats des élèves seraient médiocres.

La nouvelle législation remet en question le système de rémunération existant depuis des décennies et la sécurité d’emploi.

Les partisans de cette réforme disent qu’elle permettra de mieux rémunérer les « bons profs » et de remplacer la règle de l’ancienneté par celle de la performance de leurs élèves. Les écoles moins performantes pourront, soutiennent-ils, embaucher de meilleurs profs.

Robert Dow, le président du Palm Beach County Association Teachers Association, ne partage pas cet avis. Il y voit le signe de la charge antisyndicale qui balaie actuellement les États-Unis. La loi est taillée sur mesure pour réduire le déficit de 3,6 milliards de dollars de l’État. L’appui militant apporté à cette législation par les membres du Tea Party confirme cette interprétation.
http://www.mondialisation.ca/offensive-antisyndicale-aux-usa-apr-s-le-wisconsin-la-floride/23683

La Fête de l’Humanité, des décisions cruciales devront être prises et un consensus sana ambiguïté. NON OUI

Regardez le capitalisme-patronat placé ses pions, il a un agenda bien arrêté.

Comment éveiller la classe moyenne, celle qui a toujours trahis les luttes dont elle profite sans un tic, comme allant de soi.
Et bien il se passera ce qui se passera……….

alain harrison 24 juillet 2016 à 19 h 44 min

Comment la crise de 2008 a servi l’UE à se consolider et lui a permis de mettre la Grèce à genoux ?
C’est quoi la passe ?

Qui sauve qui ?
22 juin par Anouk Renaud
«« Mais pourquoi les banques européennes achetaient tant de la dette grecque ?
D’une part, parce qu’avec la déréglementation financière, investir dans la dette publique est considéré comme une prise de risque zéro et donc permet aux banques de prêter sans compter et sans prendre de risque… du moins en apparence. De cette façon les banques maintiennent de « bonnes notes » auprès des agences de notation |8|………
En plus d’avoir servi à rembourser les banques européennes qui détenaient la dette publique grecque, l’argent des prêts de la Troïka a également permis de recapitaliser les banques grecques afin d’éviter qu’elles ne s’effondrent. Sauver les banques grecques permettait de sauver les banques européennes car elles possédaient des filiales de ses banques, avaient des parts dans leur capital et surtout leur avaient prêté beaucoup d’argent ! Et la crainte de l’effet domino ne s’arrêtait pas là, puisque les banques américaines étaient également très exposées vis-à-vis des banques européennes. Bref, il fallait sauver les banques grecques pour sauver le système bancaire……….
L’artillerie lourde a donc été sortie non pas pour sauver la Grèce, mais les banques privées européennes, grecques y compris. D’ailleurs à y regarder de plus près, les nouveaux créanciers de la Grèce ne s’en cachent pas tellement… Le FMI est on ne peut plus clair à ce sujet, puisque en 2013 un de ces rapports admet que « repousser la restructuration de la dette offre une fenêtre aux créanciers privés pour réduire leur exposition et transférer leurs créances au secteur public » |16|. »»
http://www.cadtm.org/Qui-sauve-qui,13640

Lucky 8 août 2016 à 12 h 56 min

Super inrmofative writing; keep it up.

alain harrison 24 juillet 2016 à 20 h 17 min

Pendant 17 années, nous avons regardé Chavez (un militaire) comme un gesticulateur, sans plus.
Aujourd’hui ceux qui minimalement ont suivi, ces dernières années,Venezuela Infos WordPress
et qui se sont dégagés de leur préjugé, ont du comme moi constater que Chavez était un homme d’une grande intelligence et qui a consacré ces années à élever son peuple.
Jamais il n’y a eu de délégation pour aller constater sur le terrain les avancés du peuple et que les femmes y sont impliquées et déterminantes. Et dieu sait le machisme qui règne. Mais ici, c’est si différent ou plus « discret » (je parle des occidentaux en général). Ne soyons pas dupe, il y a du chemin à faire pour se sortir du matchisme.

Maintenant, Maduro, un chauffeurs d’autobus et un syndicaliste au pouvoir. Quelle horreur pour les occidentaux.

Il y eu des exceptions comme Noam Chomsky

8 juillet 2011
« Extrême malhonnêteté » : Le Guardian, Noam Chomsky et le Venezuela (Dissident Voice)
MEDIALENS

«« Le reporter Rory Carroll, le correspondant du Guardian en Amérique du sud, a interviewé Chomsky puis il s’est employé à transformer la conversation en un article de propagande. (Pour les lecteurs qui ne sont pas Anglais, l’Observer est le journal qui remplace le Guardian le dimanche). »»

http://www.legrandsoir.info/extreme-malhonnetete-le-guardian-noam-chomsky-et-le-venezuela-dissident-voice.html

Le mouvement travailleur-citoyenne doit choisir parmi eux ceux qui se présenteront aux élections. Et tous les élites en faire la promotion. Ils ont une expertise à mettre au service.

Les médiats (répartition), revenu de base ou salariat, les coopératives autogérées (à temps partagé, pourquoi pas), taxe Tobin, nationalisation des banques fautives (crise…, paradis….)
éducation et santé gratuite, loi mettant sur un pied d’égalité coop versus privé, la sortie des 4..

IL y a un agenda à faire, et à promouvoir dès maintenant pour les élections NON OUI

Passer de la réaction à l’action NON OUI

alain harrison 24 juillet 2016 à 22 h 01 min

Tien, aussitôt que l’on met l’adresse de initiative communiste, ça disparaît ?!?!?!

Skip 8 août 2016 à 11 h 05 min

That hits the target perclftey. Thanks!

Olivia 8 août 2016 à 15 h 02 min

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Loree 9 août 2016 à 15 h 29 min

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Alex 7 octobre 2016 à 20 h 52 min

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Marty 23 octobre 2016 à 7 h 37 min

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