Un attentat financier

le 13 avril 2012

La main invisible du marché n’existe pas. Il n’y a que des décideurs politiques qui la manœuvrent tel un pistolet contre la tempe des peuples. En voici une nouvelle preuve. Le pouvoir sarkozyste et l’autorité des marchés financiers créent, à partir de lundi matin, une nouvelle arme de… spéculation de masse sur… la dette française.

On peine à le croire tant la machinerie au service de la finance est énorme. Elle répond du nom d’« Eurex ». Elle est l’équivalent d’une bourse de la banque Deustche Börse, basée à Francfort, à quelques pas du siège de la Banque centrale européenne. Elle est directement connectée à deux banques anglo-saxonnes Barclays Capital et Morgan Stanley. Celles-là même qui mettent les Grecs à genou. Voilà le mécanisme par lequel va être organisé le pillage des richesses de la France.

Non seulement les institutions européennes et les gouvernements font payer la crise et la dette qu’ils ont crées aux peuples, sous forme de réduction des services utiles, du recul de l’âge de la retraite, de réduction des prestations sociales, avec la tentative de privatiser la sécurité sociale à terme, mais voici que la dette elle-même est pour eux partie intégrante du marché capitaliste et  destinée à rapporter beaucoup d’argent aux ogres de la finance. Parce que la France constitue le deuxième « marché » de la dette après l’Allemagne, les banksters, comme les vautours décident de la piller toujours plus. Chaque jour, dix milliards de notre dette seront ainsi jetés dans le feu de  la spéculation. Les banques et fond financiers y gagneront  chaque soir des centaines de millions d’euros payés par les travailleurs et les retraités victimes des hausses de TVA, des réductions de services publics, de la baisse du niveau des pensions de retraite pour rembourser… les intérêts de la dette qui grossiront sans cesse.

L’attentat financier qu’organisent M. Sarkozy et l’autorité des marchés financiers à quelques jours de l’élection présidentielle doit être dénoncé. La gauche devra avoir le courage et la force d’interdire tous les mécanismes de spéculation. Refuser que la finance impose ses diktats demande des actes clairs : l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, la réalisation d’un audit citoyen de la dette, la remise à la Nation de la propriété des principales banques, le changement des missions de la Banque centrale européenne. Il s’agit de contrer la spéculation grâce à un nouveau crédit public favorable à l’emploi, aux salaires, à la réindustrialisation, aux petites et moyennes entreprises, aux collectivités territoriales et pour une mutation écologique. Pour ce faire, la gauche pourra s’appuyer sur la mobilisation des citoyens telle qu’elle se sera exprimée dans les urnes dés le 22 avril et aussi dans le référendum à organiser sur le projet de nouveau traité européen. La poursuite de la progression du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon y contribuera.

Plus que jamais portons haut le beau drapeau de « l’humain d’abord », contre les ravages de la loi de l’argent. Le pouvoir de droite, suppôt des puissances d’argent qui, en ce moment même, conspirent contre les intérêts économiques et sociaux fondamentaux de la Nation, devra répondre de ses actes. C’est ce que réclameront avec force, dans la joie et la détermination, les dizaines de milliers de personnes qui se rassembleront ce samedi avec Jean-Luc Mélenchon à Marseille pour résister au coup d’état financier et progresser ensemble vers la République sociale.

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Jordan 13 mars 2013 à 7 h 40 min

C est dommage de voir Le Monde avhceer avec cette campagne sa transition journalistique : fin de l investigation, peu de travail de terrain, journalisme d opinion pre9sente9 comme de l analyse (le grand mot!), supe9riorite9 de l auteur sur le contenu, e9chos, gimmicks et petites phrases plutf4t qu explication critique des programmes et des discours, micro-trottoirs et interviews-minutes plutf4t qu entretiens un minimum de9veloppe9s aupre8s des spe9cialistes ou des professionnels concerne9s (aura-t-on re9ellement entendu les agriculteurs durant ce salon?), etc. On dit que les lecteurs n aiment pas les articles trop denses, trop techniques outre le me9pris que ces propos re9ve8lent, c est totalement faux : la de9ception face au vide et e0 l ennui de cette campagne de9coulent tre8s directement de ces me9thodes de journalisme of9 tout n est plus affaire que de forme (machin passe 12h au salon, machin mange du camembert, machin1 s est dispute9 avec machin2, etc.)Le journalisme est devenu son propre point de re9fe9rence, adieu le re9el. En lisant ce genre d article (et qu on ne dise pas qu il s agit d un blog plus intime-bla-bla, c est sur le site du Monde et l auteure est pre9sente9e comme journaliste) je ne vois pas bien la diffe9rence avec les articles des journaux gratuits, qui cherchent simplement e0 faire des colonnes qui se lisent bien , avec fun, petites anecdotes, images en couleurs, etc., histoire de satisfaire les annonceurs devenus les vrais financiersDu journalisme de divertissement

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