La sécurité sociale, l’humanisme en actes

le 31 octobre 2017

Les gouvernements précédents avaient promis que le forfait hospitalier et la Contribution Sociale Généralisée auraient un caractère provisoire et que les sacrifices permettraient de combler le fameux « trou » de la Sécurité Sociale. Non seulement il n’en est rien, mais ce qui devait être provisoire est aujourd’hui utilisé pour soutirer encore plus d’argent de la poche des assurés sociaux et des contribuables pour alléger sans cesse celles des grandes entreprises qui bénéficient de multiples dégrèvements. Elles sont exonérées des cotisations patronales à hauteur de près de 45 milliards d’euros par an. C’est un manque à gagner qui représente la bagatelle 10% de la totalité du budget de la Sécurité Sociale. Il convient d’y ajouter, si on en croit la Cour des comptes, 20 milliards de fraudes patronales ! Et certains revenus du capital ne cotisent toujours pas pour la protection sociale.

Parmi ces bénéficiaires des largesses gouvernementales, nombreux sont ceux qui vont être récompensés avec le détricotage de l’ISF, tandis que tout un chacun devra faire face aux augmentations du forfait hospitalier et de la CSG. Pour masquer ses véritables intentions, la ministre de la Santé a eu l’outrecuidance d’expliquer que « 30% des dépenses de l’assurance maladie ne sont pas pertinentes ». C’est toujours ce refrain chanté en boucle par tous les ultralibéraux : les Français dépensent trop pour se soigner ; ils restent trop longtemps à l’hôpital ; ils bénéficient d’arrêts de maladie de complaisance. Il suffit de se rendre dans un hôpital, dans une maison de retraite médicalisée ou de vivre dans un désert médical pour avoir une idée des dégradations en cours. Il est expliqué qu’il faudrait augmenter les dépenses militaires alors qu’il faudrait réduire celles consacrées à la santé ou à l’école dans un pays qui ne consacre aux dépenses de santé que 11% des richesses nationales alors que la moyenne des pays de l’OCDE se situe à 12,5%.

Contrairement à une propagande copiée sur les fascicules du MEDEF, les enjeux de la protection sociale ne se réduisent pas à des problèmes comptables et de gestion. C’est un enjeu humain de première importance au moment où des réflexions nouvelles devrait s’engager sur les moyens de faire face à l’augmentation de la population, au vieillissement qui appelle de créer une nouvelle branche de la Sécurité Sociale. Les difficultés de la Sécurité Sociale sont organisées sous la pression des puissances d’argent qui se font sans cesse exonérer de leurs contributions au bien commun. Elles ne veulent plus de Sécurité Sociale à la française, celle-là même qui plonge profond ses origines dans l’histoire des luttes populaires nationales. Celle qui est consubstantielle de notre Nation et qui a connu son grand moment fondateur dans les textes du Conseil National de la Résistance, puis sous l’impulsion de l’ouvrier communiste devenu ministre Ambroise Croizat.  Derrière les thèses macronistes de la recherche de la réussite, de l’adoration du mérite, se cache le projet de détruire toute institution promouvant la solidarité et les projets communs.

L’objectif de la Sécurité Sociale est de faire vivre la solidarité dans la nation. Solidarité entre générations, solidarité entre bien-portants et malades, entre valides et invalides, solidarité entre actifs et inactifs. Solidarité basée sur des contributions financières à la caisse commune à partir du travail et de la plus-value qu’il produit : ce sont les cotisations sociales.

Quand le travail est malmené, précarisé, saccagé, la Sécurité Sociale est asphyxiée. Rien à voir donc avec une « charge » comme se plaisent à nommer les cotisations sociales tous ceux qui ne rêvent que de privatiser un système qu’ils voudraient voir entièrement entrer dans l’escarcelle de leurs profits. Les requins des assurances privées s’y préparent de longue date. Pour cela un inquiétant tour de passe passe est à l’œuvre. Pour contenir la colère contre la pression à la baisse du pouvoir d’achat le gouvernement veut supprimer ces cotisations sociales en faisant d’une pierre deux coups : satisfaire une vieille demande patronale et augmenter en apparence le salaire direct, quitte à détruire des moyens mis en commun pour le bien commun. En réduisant les cotisations sociales pour augmenter le salaire direct, non seulement on exonère le patronat de la question centrale de l’augmentation des rémunérations mais on tarit la source qui permet de faire face en commun à la maladie, aux accidents du travail, aux besoins de base de la famille et à la vieillesse. Chacune, chacun paierait extrêmement cher cette lourde imposture, avec, pour les plus fortunés, une vraie assurance « privée » et pour les autres, de loin les plus nombreux, une assurance de seconde zone !

Une des plus belles conquêtes sociales de notre pays est en danger. Certes, elle avait déjà subi de nombreux et durs coups mais comment croire que ce qui était possible dans un pays exsangue au sortir de la guerre et qui a contribué à sa reconstruction, ne le serait plus aujourd’hui dans la cinquième puissance mondiale ? On ne peut laisser faire ! La sécurité sociale c’est l’humanisme en actes.

19 commentaires


Moreau 31 octobre 2017 à 21 h 58 min

Moi je pense que c’est l’économie parallèle qui, passée redoutablement sous total silence de tous les partis depuis trop longtemps est à l’origine de toutes ces incidences plus que monsieur Macron qui ne peut pas beaucoup plus sans opposition républicaine authentique universaliste. Serait-il possible de savoir quel nom est supposée avoir l’économie parallèle : capitalisme ? Libéralisme ? Socialisme ? Communisme ? Autre ?

Moreau 1 novembre 2017 à 11 h 13 min

Alors qu’avec une vingtaine d’année de retard cette nouvelle majorité présidentielle va réaliser un projet fondamental d’enseignement scolaire et universitaire comme monsieur Macron l’a promis dans un récent discours ; il est moins disant de relancer une sécurité sociale à la française, décidément ces partis de gauche manquent gravement de facultés d’adaptation ; puisque si nous parlons de la sécurité sociale selon la solidarité universelle, celle-ci doit être la sécurité sociale française et européenne, et Rama Yade la proposait avant d’être hélas évincée, elle proposait une sécurité sociale à 90% généralisable selon le rythme de chaque pays de l’Union Européenne à toute l’Union Européenne ; la sécurité sociale de certains pays de l’Union Européenne pouvant rembourser un peu moins que la France par exemple, parce que la politique républicaine, ce n’est jamais la moindre dictature.
La politique libérale de cette nouvelle majorité va sur plusieurs points dans le bon sens, ceci dit elle a besoin d’être adaptée, enrichie, améliorée, par une opposition républicaine authentique universaliste.
Majorité, opposition, républicaines authentiques universalistes, ayant le devoir aussi d’éradiquer l’économie parallèle.

alain harrison 1 novembre 2017 à 19 h 45 min

Bonjour.

«« Pour contenir la colère contre la pression à la baisse du pouvoir d’achat le gouvernement veut supprimer ces cotisations sociales en faisant d’une pierre deux coups »»

Appel : Tout le PIB pour la cotisation !

Le taux de cotisation est passé de 0% du salaire brut plafonné dans les années 1920 à 16% dans les années 1930, après la législation sur les assurances sociales et sur les allocations familiales et à 32% en 1945 avec la sécurité sociale. Les luttes salariales ont permis d’imposer à nouveau son doublement entre 1945 et le milieu des années 1990, où il atteint 66% du salaire brut total (22% de cotisations dites « salarié » et 44% de cotisations dites « patronales »). La sécurité sociale n’est pas une « dépense publique » financée par un « prélèvement obligatoire » : c’est une production publique qui génère un ajout de valeur anticapitaliste. Et c’est parce que depuis quinze ans le taux de cotisation stagne, voire recule, que notre économie s’installe à la fois dans la récession et dans la fuite en avant capitaliste.

http://www.reseau-salariat.info/3d02042ea4f8daa3b5dda0f837ed0971

La Constituante quand et comment.
Ne faut-il pas commencer par faire tomber ce gouvernement inconstitutionnel, illégitime et illégal en terme de la Démocratie (définition).
La Grèce, le Brexit, la Catalogne, des occasions………

Plus le temps passe et plus ce gouvernement devient un antécédent inadmissible et conforte les Trump (les grands électeurs au-dessus du vote du peuple), Temer, les Macri et ci. pour la suite des choses dans le cadre de l’histoire humaine. Un événement qui consolidera les crimes futures contre la démocratie, à l’Instar de la crise criminel de 2008 qui consolide l’ascendant de la finance sur toutes autres instances et urgences (sociale, climat, écologie…) de même le déplacement du pouvoir de l’État de Droit même vers le militarisme L’OTAN, les industriels et les banques (JPMorgan réclame des états autoritaires), les soutiens du 1% et du 10% le réseau affairiste-politicien (à travers le monde).
La classe moyenne servant de base conditionnée à la pensée unique, et la future armada des nouveaux patrons des précaires jetables, les individus-entrepreneurs incorporés patentés du système néo-con-libéral. De la condition humaine. En voyez-vous la profondeur ?
Mais un court répit, les entreprises progressistes (une idée de think tank PS).

La cohérence stratégique du néo-con-libéralisme qui va s’accélérant.
Destabilisation, consolidation, accélération, nous sommes dans la phase de l’accélération ?
L’élection du gouvernement macron (56%….2005 NON), la mise à sac de la Grèce, la destruction de pays entiers au Moyen-Orient, le coup d’état au Brésil, etc. n’en sont pas des signes tangibles ?

Hum!, c’est pas la loi travail qu’il faut viser, mais l’illégitimité du gouvernement. La loi travail sera le ciment du nouveau paradigme révolutionnaire ou sa tombe.
Il y a une limite à ne pas réagir, et ici, il s’agit de la désobéissance civile à grande échelle et multi…., après la paralysie au sens pathologique du terme, et seul la violence aveugle est la réponse, la case départ…….l’Histoire nous le démontre. Apprendre de ses erreurs ou manquez les rendez-vous ?
Pour vous est-ce une idée ou un fait (Krishnamurti).

alain harrison 1 novembre 2017 à 20 h 31 min

Bonjour.

«« le milieu des années 1990, où il atteint 66% du salaire brut total (22% de cotisations dites « salarié » et 44% de cotisations dites « patronales »). La sécurité sociale n’est pas une « dépense publique » financée par un « prélèvement obligatoire » : c’est une production publique qui génère un ajout de valeur anticapitaliste. »»

Il faut imaginer le nouveau paradigme économique: la nouvelle forme de cotisation, les coopératives libres autogérées à temps partagé (disparition des faux emplois, etc…), le revenu de base adéquat pour ouvrir la créativité (Éducation Libre et Ouverte__ attention, oui à toute la Connaissance, non à toutes les réalisations, Albert jacquard).
Un nouveau paradigme économique.

La Constituante, la grande Voie pour le nouveau Pacte Social.

Les trois de l’Évolution des consciences.
Rien de mystique, juste voir clairement.
Le contenu de la conscience est son contenant, et le contenant de la conscience son contenu, Krishnamurti.
Lire le chapitre 1 du livre de jean-Marie Abgrall, tous manipulateurs tous manipulés.
Pour commencer le débrouillage.

alain harrison 1 novembre 2017 à 20 h 33 min

Bonjour.

Il est temps de passer du débat des idées au débat des Solutions (synergie).
Attention aux oui, maissssssssssssssssssssssssssssssss

Moreau 2 novembre 2017 à 0 h 47 min

L’Union Européenne se construit et c’est bien légitime puisque ceux qui la construite résorbent certains retard. La sécurité sociale du vingt et unième siècle car c’est bien d’elle qu’il s’agit dorénavant peut et doit se construire simultanément : l’Union Européenne telle qu’elle doit être peut être cette Union Européenne libérale et solidaire, et doit disparaître ainsi la violence du libéralisme qui doit et peut gagner en profondeur pour peu que les partis évoluent en partis républicains et y oeuvrent.
Il ne s’agit pas de ne rien faire et de donner des leçons de conscience. C’est trop facile ! La gauche démocratique républicaine universaliste doit prouver son union et oeuvrer dans ce sens. Le peuple français ne souhaite absolument pas la sortie de l’Union Européenne ou/et de l’euro, c’est ce qu’il ressort bien des élections de 2017, s’ils avaient voulu ça ils aurait voté nombreux pour ça en votant pour quelque parti de gauche voulant ça. L’abstention est aussi le rejet de l’idée de sortir de l’Union Européenne ou/et de l’euro.
La souveraineté citoyenne !
Le capitalisme peut et doit être ramené à un équilibre politique, le libéralisme violent à un libéralisme transformé en profondeur (c’est la promesse faite par monsieur Macron et il suffit de le prendre au mot) ; et solidaire. Le vingt et unième siècle, tout le vingt et unième siècle, rien que le vingt et unième siècle. Le livre de Jean-Marie Abgrall Tous manipulateur Tous manipulés, a 14 ans, le mouvement inédit La République en Marche a un an à peine ! Il y a besoin seulement d’une opposition républicaine authentique universaliste voire de l’union de la gauche historique du vingt et unième siècle pro-européenne.
Le mouvement inédit en marche, c’est aussi du contenu dans le débat démocratique français et européen. Même si un abstentionniste ne lui a pas apporté son suffrage trouvant sa politique insuffisante ou incomplète et je pense actuellement qu’elle est incomplète du fait de l’absence d’opposition républicaine sérieuse capable de présenter un approfondissement et une politique de solidarité digne de la république française et européenne.
L’idée que le libéralisme ne peut pas être non violent, ne peut pas être profond, ne peut pas être solidaire, est une idée fausse parce que le libéralisme est républicain. Il faut pour cela le socialisme et le communisme du vingt et unième siècle digne de ces noms.
Il ne s’agit pas sur une idée fausse de passer à des solutions mauvaises pour les populations comme celles du Brexit, de la Catalogne. Le tsiprasisme peut réussir à la Grèce pour peu qu’il préfère l’union de la gauche du vingt et unième siècle européenne à tout ce qui ne réussit pas à l’Union Européenne.
Ne pas convaincre au niveau des idées anti-européennes et proposer des solutions, c’est de la démagogie, et toute démagogie est un manque de profondeur, il ne suffit pas aux démagogues qui se prétendent des Hommes solidaires de tous les Hommes de dire que les libéraux sont incapables de profondeur, qu’ils soient eux capables de profondeur et ils ne seront plus démagogues !
Il ne faut pas confondre la violence et la profondeur, la France et l’Union Européenne manque de profondeur politique et souffre d’une violence politique,et c’est de la faute de tous les partis, d’où l’abstention électorale en France qui peut se réduire si monsieur Macron réussit et si l’opposition républicaine authentique crée son mouvement inédit ; la refondation de la république est commencée par la République en Marche, des Citoyens l’évalue selon les preuves que fait ce mouvement inédit, si l’évolution s’avère assez bonne, l’abstention diminuera, le mouvement inédit de monsieur Macron peut gagner des suffrages dans l’avenir, il n’est pas forcément condamner à stagner ou à en perdre, ça dépend de lui. C’est plus difficile pour lui s’il n’y a pas d’opposition républicaine authentique mais ce n’est pas impossible.

La population qui a souffert en France sait qu’elle a souffert et qu’elle souffre à cause de tous les partis, le progrès du vingt et unième siècle ne peut venir que de mouvement(s) politique(s) inédit(s) et de l’évolution de l’abstention électorale.

Vive la nouvelle Europe avec l’Union Européenne profonde libérale et solidaire, en un mot, républicaine !

Chappat 2 novembre 2017 à 10 h 17 min

leur souhait : c’est que nous n’ayons plus que des protections privées dont seront exclus tous les pauvres . J’ai reçu une proposition de ma mutuelle santé qui me fera passer de 105 € /mois à 146 € /mois . Donc j’ai le choix de chercher une autre complémentaire santé, avec moins de couverture ou ne plus avoir de mutuelle complémentaire ,et si on ne veut pas me soigner n’auront qu ‘ à me laisser dans mon lit jusqu’à ce que mort s’ensuive, soit de manger le moins possible et surtout pas du bio qui , quoique on en dise , n’est pas accessible aux citadins sans jardinet .

Moreau 2 novembre 2017 à 20 h 31 min

Entière solidarité sur la condamnation de la barbarie de l’insuffisance du pouvoir d’achat par rapport au coût variable d’une mutuelle santé à une autre de la protection santé, qui devrait être unique surtout pour les personnes pauvres, précaires, ou juste au smic. D’où tout l’intérêt social de passer à une sécurité sociale française et européenne à 90% pour tous les Français qui pourraient en bénéficier comme l’a proposé Rama Yade. Je suis entièrement solidaire de toute personne qui souffre aussi de manque de suivi médical et somme tout de privations accompagnant un surcoût de cotisation car quand l’Homme n’arrive plus à trouver un médecin traitant, il continue à cotiser certes en s’efforçant de trouver la mutuelle la moins chère dont il peut avoir connaissance ; il ne consulte même plus une fois par an, disons qu’en deux ans, c’est un exemple concret, il consultera une fois et fera faire une analyse de sang ; tout en déboursant combien sur deux ans ? Je demande à ceux qui ont l’habitude de faire ces calculs de voir combien en plus d’impôts très lourds paient un Homme vivant sous le seuil de pauvreté pour rembourser un déficit de la sécurité sociale qui était évitable à condition de ne pas s’obstiner à collectionner des retards politiques.
Et je réitère l’idée d’un bouclier social protégeant les pauvres, les précaires, les personnes au smic, les demandeurs d’emploi…
Il est édifiant en ce moment de lire des informations concernant des analyses faites par Benoît Hamon : l’une d’elle dit que faire de la croissance n’a pas résolu le chômage, une autre dit que la politique de monsieur Macron est obsolète, ce qui est vrai en ce qui concerne le non inédit, tout le projet de monsieur Macron n’est pas des idées contre les retards et innovantes pour la construction chaque année de la France et de l’Union Européenne.
Rendons un hommage pragmatique à messieurs Le Hyaric et Hamon puisqu’il est possible de parler des souffrances qui ne devraient pas exister au cours du vingt et unième siècle en France en commentant les articles de Patrick Le Hyaric, comme monsieur Hamon pallie ses propres lenteurs avec un site exposant un projet de gauche républicaine du vingt et unième siècle dans l’attente de trouver le nom de son mouvement inédit : https://www.benoithamon2017.fr/le-projet/

Ainsi, grâce à monsieur Hamon, la république française et européenne aura une opposition républicaine de gauche de nature à bien servir le progrès de la France et de l’Union Européenne.
Ceci dit, il manque Rama Yade, et son projet notamment de sécurité sociale française et européenne ainsi que d’autres très bonnes idées ; et il manque le projet communiste républicain, les transformateurs du communisme sont les lanternes rouges !

Enfin, sans être en contradiction avec ce que j’approuve de la politique de monsieur Macron qui réalise des changements nécessaires et indispensables qui ont besoin de complémentarités venant de l’opposition républicaine universaliste ; je réitère qu’il faut tout faire pour dépasser l’idée de « la mutuelle libérale » qui est dangereuse ou très dangereuse ou fatale pour la santé des gens pauvres, précaires, smicards, demandeurs d’emplois…

Merci encore à Patrick le Hyaric de donner une possibilité de le dire dans un débat écrit. Il est excellent que des femmes et des hommes puissent faire connaître par écrit leur plainte concernant le suivi médical trop cher en cotisations notamment en raison du désert médical et du libéralisme infondé que j’assimile à une libéralisme d’une certaine violence.

Tout en insistant bien, il faut éradiquer la violence du libéralisme grâce aux propositions républicaines universalistes complémentaires, il ne faut pas éradiquer le libéralisme bien fondé. Il faut dénoncer toutes les violences politiques et dire que les lenteurs communistes sont du communisme violent, le libéralisme n’étant hélas pas la seule politique spécifique violente. L’abstention électorale est un rejet de telles violences politiques.

DOMART Jean-Marc 4 novembre 2017 à 16 h 47 min

Cela, on le sait, car tout militant un tant soit peu averti sait que le patronat n’a jamais admis l’existence de la Sécu (et il en avait déjà été de même lors des « Assurances Sociales » d’avant guerre!). Et il rogne d’autant plus dessus que les gouvernants lui sont favorables, ce qui est le cas de Macron dont la candidature et la campagne ont été portés de A à Z par le patronat français et la finance internationale (FMI, et Groupe Bilderberg sur lequel nos médias sont d’une discrétion remarquable, contrairement à d’autres pays). Par contre il s’y risque d’autant moins que les travailleurs se mobilisent pour la défendre.
Car on peut penser – par pure malveillance, nous dira Le Figaro – que Mr De Castries, président d’AXA – et du Groupe Bilderberg-, ne soit sûrement pas désintéressé du pactole que représente le budget de la Sécu, qu’il compte, avec l’aide de son petit poulain Macron, utiliser à d’autres fins que le bien-être des travailleurs de ce pays…

Velain Francis 4 novembre 2017 à 18 h 38 min

La sécurité sociale est un humaniste en actes d’essence particulière: communiste. Elle est décisivement différente de l’humanisme de la solidarité nationale ou de celui des mutuelles de santé et porte bien plus loin qu’eux les notion d’égalité devant les aléas de la vie et de progrès social généralisé….

Elle finance le droit aux soins, à la retraite en mettant à contribution la partie des richesses produites par le travail de la collectivité non payée aux seuls producteurs:de valeurs: les ouvriers d’Adams Smith, le travailleur collectif productif de Marx

Elle n’est pas financée sur les revenus et c’est là la cause de son extrême résilience par rapport à toute forme de solidarité assise sur les revenus..

En ces durs temps, entre fiscalisation de la protection sociale (la CSG pour que chaque actif gagne soit disant du pouvoir d’achat), la notion de cout du travail, il faut savoir être précis.

La cotisation sociale ne pèse par sur le cout du travail mais sur le seul cout du profit….

Fraternellement

leb.lam 4 novembre 2017 à 18 h 45 min

Une fois de plus merci à tous ceux qui ne sont pas allés voter à la présidentielle.

Moreau 4 novembre 2017 à 19 h 33 min

C’est pourquoi la proposition de Rama Yade de passer d’une sécurité sociale française de 75% à une sécurité sociale française et européenne à 90% même si tous les pays ne pourront pas réaliser ce progrès fondamental le même jour serait excellent car il diminuerait le pourcentage à assurer par les mutuelles santé ; cette proposition est excellente car elle fait aussi apport de commun fondamental entre les Hommes et les peuples de l’Union Européenne, elle est à la fois libérale, socialiste, et communiste ; elle est républicaine universaliste ; c’est la meilleure construction de l’Union Européenne.
C’est ainsi qu’il faut construire le progrès indispensable pour tous les Hommes, et si les patrons veulent des rabotages et bien qu’ils rabotent les avoirs des gens qui ont plus d’argent que l’argent nécessaire pour réaliser une vie utile à toute l’Humanité selon ses talents authentiques réels. C’est inhumain et cruel de réduire le pouvoir d’achat des pauvres, des précaires, et personnes au smic ; et s’il faut un référendum pour le faire valoir une fois pour toute, alors je suis d’accord, mais il faut qu’il soit parfaitement clair.
La politique de monsieur Macron justifie une opposition mais pas la moindre opposition démagogique, populiste, réductrice ; une opposition républicaine universaliste constructrice effective au sens littéral. Il faut le faire ce bouclier social pour l’Homme du vingt et unième siècle, sans attendre en raison des souffrances, il n’y a pas de temps à perdre. Il faut être clair tout en étant pro-européen chaque jour. Détruire l’Union Européenne empirerait tout, les gens ont besoin du progrès social correspondant aux droits de l’Homme, donc non mendié, qui est celui-ci pour le bouclier social, ils ont besoin du progrès humain comme celui que nous avons en ce moment en pouvant parler des souffrances et de la sécurité sociale comme nous le faisons sur le blog de Patrick Le Hyaric qui ainsi est très utile et fraternel. Le libéralisme est violent et ça fait mal, mais la politique anti-républicaine, la politique irrépublicaine, la politique anti-européenne, le rendent plus violent. Il y a dans chaque personne sensible une sensibilité européenne immense, elle ne devrait jamais être attaquée. Les Européens peuvent faire leur politique du vingt et unième siècle eux-mêmes pour peu de se parler comme nous le faisons. Il ne s’agit pas de défaire l’Union Européenne dont la France fait partie, elle est trop eu faite, il s’agit de la faire de façon à ce que les conditions de vie des Hommes soient humaines, les droits de l’Hommes doivent être appliqué, la déclaration interdit de faire souffrir une partie de la population or, une partie de la population est victime d’un libéralisme violent car avec un social mal pensé, insuffisant, se sent en danger de plus en plus, souffre chaque année plus malgré tous ses efforts pour aller mieux. Il en va aussi mal parce que la politique est devenue trop folle, il n’y a plus d’union de la gauche républicaine universaliste et monsieur Hamon peut peut-être refonder le socialisme pour le socialisme du vingt et unième siècle mais le mieux serait d’avoir aussi le communisme républicain universaliste qui a toujours fait défaut et tout le monde y a perdu.
La déclaration des Droits de l’Homme et des Citoyens est dans ses lignes un bouclier social, il faut ce tout du vingt et unième siècle et que tout soit appliqué.

spillages Teresa Hoyois 6 novembre 2017 à 10 h 07 min

Nous devions tous accepter de payer les coûts croissants de l’assurance maladie, en proportion à nos revenus. Coûts croissants dus aux progrès techniques et au vieillissement de la population. Et par ailleurs tous contribuer au contrôle de gaspillages des actes médicaux inutiles comme de l’excessive consommation de médicaments.

Teresa HOYOIS
thoyois@gmail.com

mamy crokette 6 novembre 2017 à 12 h 13 min

il y a longtemps que l’oligarchie cherche a asservir les peuples pour de plus grands profits les malades sont mois réactifs que les biens portants donc il est plus intéréssant d’avoir davantage de malades

Moreau 6 novembre 2017 à 15 h 02 min

Vieillir n’aurait pas dû signifier perte importante systématique de santé, tant il y a tant de pertes de santé évitables et non évités, des médecins le savent ; mais pour il fallait des politiques spécifique de réelle non violence, la culture réelle, culture des arts majeurs ; l’associatif libre sportif solidaire le l’associatif libre de la culture réelle et de l’utile… Donc le vieillissement tel qu’il pourrait être n’est pas la véritable cause de l’augmentation des dépenses de la sécurité sociale et le présenter ainsi relève de manipulations politiques. Si le développement de l’associatif libre aurait été, serait, tel qu’il devrait être, il n’y aurait pas eu le moindre gaspillage des actes médicaux pour telle ou telle raison. La consommation excessive de médicaments est une toxicomanie comme l’alcoolisme, le tabagisme, et d’autres poisons ; elle est provoquée par la solitude excessive des personnes, par la médiocrité de la politique du ministère de la ville, par les déserts sans âme que sont la province et les grandes villes car même la capitale est concernée par ce fléau, certes la capitale ne manque pas de médecins traitants mais ils n’accordent qu’un temps extrêmement court par visite, souvent dix minutes et pas une minute de plus.

Moreau 6 novembre 2017 à 15 h 10 min

C’est par solitude excessive, par manque de rencontres associatives, de vie et d’activité(s) associative(s) librement choisie et libre, culturelle, utile, et sportive ; que les gens qui doivent se désintoxiquer en sont arrivés à s’intoxiquer. Le sport professionnel n’est absolument pas la solution, il détourne les personnes du sport associatif, voire du sport réel, pour le spectacle télévisé, qui apporte très peu à la santé, le sport professionnel coûte très cher aux contribuables, et n’est pas du tout la bonne réponse aux problèmes de forme, de bien être, de santé, des gens.

Balawender Michel 6 novembre 2017 à 15 h 48 min

Le modèle social français est assiégé depuis 1945
Une vérité difficile à croire ?
Les propos du DRH de Ryanair sont limpides.
« Le système de protection sociale de la France est à détruire, parce qu’il appartient à l’âge de pierre ! »
« La sécurité sociale est un vestige communiste de 1945 » éructe Anne Bourdu.

La situation globale en France en 1945 est assez originale.
Le patronat a globalement collaboré : il se terre.
Le pc est à 24 %, il est armé.
On crée la sécurité sociale : une seule caisse pour tous les risques de la vie.
Mais dès 1947, première attaque des nantis : il y aurait un « trou de la sécu ».

Depuis, on a eu 88 détricotages de la sécu,
qui ont commencé par diviser cette caisse unique en plusieurs risques : vieillesse, maladie, maternité, …
Franck Lepage
=> Le ridicule ne tue pas sinon sarko serait dcd :
« Vouloir moraliser le capitalisme » prédateur,
c’est aussi crétin que de rencontrer un tigre dans la jungle et de lui dire « couché, kiki » !
https://www.facebook.com/PerspicaceInfo/videos/349282522186513/

On doit comprendre que la France est, bien avant thatcher, reagan & co,
et leur slogan tina « there is no alternative »,
une cible essentielle pour les gouvernements libéraux, les banquiers et les multinationales américains et européens (à l’exception de la suède),
Gde Bretagne et Allemagne en tête,
fidèlement suivis par les pays de l’est qui ne veulent surtout pas perdre leur avantage salarial.

Le marché unique a été configuré selon les desiderata d’un cartel de dirigeants d’entreprises européennes (automobile, chimie, construction, banque) réunis la première fois à Londres, sans vergogne ni secret au milieu des années 80, puis devenus très discrets.

Découvrant les atouts extraordinaires des pays sans protection sociale, si nombreux dans ce monde, ils ont tous enfourché leur dada :
« Vive la mondialisation ! », qui permet tous les chantages …
La chute de l’urss a été leur acmé.

Ni sarko, ni flanby, ni micron ne font ou n’ont fait rien pour le protéger, au contraire : ce sont des pantins => leurs commanditaires sont les rois de la finance et du medef.

Et la propagande
Les fayots des médias brandissent des pseudo arguments,
qui ne sont pas souvent démontés publiquement :

« équilibre budgétaire »,
« ne pas dépenser plus qu’on ne gagne »,
« privatiser est désirable »,
« c’est à cause de l’Europe »,
« la mondialisation s’impose à nous » …

alors que ce sont uniquement des positions idéologiques et des alibis.
Avons nous déjà perdu ?
Jamais de la vie.
Faisons comprendre ce qui se passe à ceux que l’on a pu écouter.

Axel 7 novembre 2017 à 13 h 04 min

Merci camarade Michel! Voilà un commentaire accessible et efficace!

Moreau 7 novembre 2017 à 14 h 05 min

Ce n’est pas le capitalisme qui peut sauver le monde, un grand nombre de gens le savent ou il n’y aurait pas une abstention électorale en France proche de 60%
La Vie en France est quasiment revenue en arrière de plus d’une centaine d’années, et donc la régression est une régression de beaucoup plus de sept décennies.

Ce n’est pas le capitalisme qu’il faut moraliser, le capitalisme est la désertification de l’âme au point que tout est désert sans âme, que le ministère de la ville n’a servi à rien car il est un simulacre soumis au capitalisme ; il faut éliminer la violence du libéralisme, et du socialisme chroniquement expérimentale qui s’y rattache ; et il faut moraliser le communisme pour le communisme républicain universaliste.

Les eurosceptiques sont ces communsceptiques car l’union de plusieurs pays au nom de la démocratie réelle, c’est du commun, ou le commun n’est pas le commun, le commun n’est rien. Et ce commun qui n’est rien est une autre enseigne du capitalisme dont les abstentionnistes sont saturés.

Les euro-optimistes d’un optimisme autant fondé qu’une espérance bien fondée est possible dans un monde vacillant en ployant sous les ouragans et la course aux armements, et le trop grand nombre de partis qui ne servent à rien, parlent d’un commun-optimisme.

Le vrai commun correspond à du nécessaire et à de l’indispensable et il est français et européen. Non au made in France et non aux traités mercantiles excessivement matérialiste ; il faut la sobriété de la production et de la distribution et pas d’autres frontières que les montagnes, les mers, les océans. Liberté Egalité Fraternité.

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