Non aux ordonnances Macron contre le droit du travail !

le 9 juin 2017

Les éléments qui nous sont parvenus sur le projet de loi de précarité du travail promis par M. Macron sont extrêmement alarmants. La méthode l’est tout autant. Comment concevoir de rayer sans débat parlementaire, avec le recours aux ordonnances, l’essentiel du droit social français ?

Depuis plus d’un siècle, les lois sociales de la République protègent les travailleurs d’un rapport de force défavorable qui donne aux employeurs et actionnaires l’essentiel des pouvoirs de décision dans l’entreprise. C’est la loi votée par la représentation nationale qui fixe le cadre général du travail pour éviter le dumping social et salarial.

De la même manière qu’il ne saurait y avoir un code de la route par rue, il ne peut y avoir un code du travail par entreprise. Sinon c’est le règne de l’arbitraire, la pagaille et l’inefficacité économique.

Monsieur Macron et son Premier ministre de droite veulent, conformément aux ordres de la Commission européenne et le MEDEF, instaurer un régime de précarité généralisée où la loi ne protègerait plus les salariés, où le rôle des syndicats serait réduit à la portion congrue, où l’employeur aurait presque tous les droits dans l’entreprise. C’est la loi dite « Travail », rejetée par les français et le Parlement mais imposée grâce à l’article 49.3 en beaucoup plus grave ! Les dispositions retirées par le précédent gouvernement grâce à la mobilisation de millions de personnes reviennent aujourd’hui par la fenêtre.

-Ils veulent renvoyer à l’entreprise les négociations sur les salaires, la durée du travail ou les conditions de travail, contre les accords de branche et le cadre législatif.

-Ils veulent laisser à l’employeur l’initiative d’un référendum sur les conditions et le temps de travail dans l’entreprise, ce qui revient à lier pieds et poings les travailleurs aux objectifs fixés par le patronat.

-Ils veulent plafonner les indemnités prudhommales, vieille revendication du MEDEF, pour permettre les licenciements abusifs contre une condamnation au montant très faible. C’est livrer les salariés à l’arbitraire d’une décision patronale.

-Ils veulent supprimer des instances représentatives du personnel pour empêcher l’organisation des travailleurs, réduire leurs moyens d’intervention dans l’entreprise comme les possibilités de recours contre les abus et risques qui pèsent sur eux. .

La cohérence de ce projet de loi saute aux yeux : ce sont encore les travailleurs, malgré leurs faibles salaires et les sacrifices qu’ils rendent au pays, qui sont accusés de tous les maux. Pas une fois le coût du capital, de la finance ou de la spéculation ne sont mis en cause. Pas une fois les milieux privilégiés ne sont mis à contribution alors que les inégalités explosent. C’est inacceptable !

Ce projet de loi est d’autant plus inacceptable qu’il ouvre la porte à un dumping social féroce, à une concurrence entre les entreprises vers le moins disant social et salarial.

Non les salariés ne sont pas responsables du chômage et de la précarité !

Non ce n’est pas à elles et eux de payer les dégâts de la finance et de la spéculation !

Une société civilisée est une société qui protège ses travailleurs et leur donne la possibilité de se former sans tomber dans la précarité. Une société civilisée fait de la lutte contre le chômage de masse une priorité et non la casse des droits sociaux, valorise le travail et ne le considère pas comme « un coût ».

Vous pourrez compter sur toute ma détermination pour empêcher cette folie.

Je refuserai dès le mois prochain de voter le recours aux ordonnances dont rêve le Président de la République pour faire passer au plus vite cette loi de précarité et de régression sociale inédite. Nous proposerons une vraie loi Travail, de lutte contre le chômage de masse, pour une sécurité sociale professionnelle et un droit nouveau à la formation.

9 commentaires


ventura 9 juin 2017 à 14 h 29 min

tout est à reconstruire solidement

alain harrison 10 juin 2017 à 22 h 24 min

La loi Macron est dans le continuum des guerres préventives sans limite proclamé par Busch fils. C’est devenu tellement évident comme tout est lié dans la stratégie d’accaparement libéral.
Guerre, guerre sous traitance, guerre économique, guerre médiatique, guerre psycho-religieuse, …..

L’esprit du vieux monde a récupéré la modernité. Il a raté le rendez-vous. Les peuples ont raté le rendez-vous de s’en libérer ?!

Nous avons deux pouvoir: la vue d’ensemble et le questionnement.

Vous ne reconnaissez pas la source de tous les malheurs humains.
Si évidente.

Krishnamurti. Il faut tout examiner.

alain harrison 11 juin 2017 à 18 h 59 min

Mais ce qui est bien avec ceux qui rejoignent Macron, c<est que la, les traitres de la gauche n ont plus de masque. Mme. Joyal cette fausse gauche a declare a __on n est pas couche __d hier soir, que non le PS ne changera pas de nom.
Le beulot de demolission de la gauche n est pas terminer.

Le projet est de faire le grand genocide de la gauche, toutes les variantes de la diaspora de la gauche a eliminer point barreFN…….

En regard de cela le conflit PCF-FI-JLM sera determinant.

Mais de toute facon, les politiques liberales feront ce que les partis de gauche ne peuvent faire.
C est de la souffrance que viendra la Revolution, mais tres violente celle-la.
Il y a des chances, vers 2050…..

Alors que nous avons les moyens pacifiques de passer du modele liberal exploiteur au modele cooperatisme cooperatives autogerees a temps partage. Voir le revenu de base adequat et le salariat dans l economie le tout PIB a la cotisation.

Mais il faut que les patrons des PME pensent a participe au passage prive cooperative.

C est la seule solution pour passer le cap 2050 !!!!

C est une possibilite.

alain harrison 11 juin 2017 à 19 h 26 min

En écoutant les législatives 1 sur TV5, j’entends dire que le parti de Macron, la République en Marche élimine en quelque sorte la droite, la gauche et le FN.

La République en Marche est le parti de la droite libérale.

Le libéralisme est la droite point barre.

Le libéralisme réussi à effacer le continuum politique qui reflète la diaspora des formations politiques de différentes idéologies, qui va du communisme pure et dure en passant par toutes les nuances de partis socialistes-démocratiques-bourgeois au parti néo-libéraliste-capitaliste sauvage et dure.

Et Macron est justement à la tête de ce dernier.

Donc voter macron c’est voté pour le parti néo-libéraliste-capitaliste sauvage et dure.
Un parti cheval de Troie du système UE-BCE-FMI-OMC-ES. Et qui est derrière, le vrai pouvoir en marche: le complex militaro-industriel-bancaire au service du 1%.

La classe moyenne est la classe instrumentalisée.
Un paradoxe, la classe moyenne un mélange d’amour et de peur lié au système conditionnant du consumérisme, le Rêve Américain qui s’accomplit à travers le monde.
Quand je dis que le Rêve Américain se répand, c’est l’idéologie, la croyance. Tant qu’à ses promesses, elle touche plus les individus qui passent le test du capitalisme: un bon exploiteur qui se joint à la grande famille des exploiteurs. Quand aux travailleurs, et bien ils doivent s’habituer aux aléas de l’économie financière des jeux de la bourse et ci.
Voilà pour le paradis libéral.

Je crois que mon résumé reflète la réalité.

Mais un couteau a toujours deux tranchants.

alain harrison 11 juin 2017 à 19 h 33 min

Très intéressant l’abstention.

Une crise politique en vue ?! Enfin une occasion ?!

Mais la gauche saura-t-elle saisir l’occasion et faire ce que doit: les solutions radicales pour le bien du Peuple ?!

Le découplage, vous en avez entendu parler ?!

Et vous connaissez cette déclaration fondamentale de la Révolution d’une de vos grandes figures ?

Un indice, puisque nul n’est prophète en son pays.

Le Vénézuéla de Chavez-Maduro est la réincarnation du Chili d’Allende.
Le Chili d’Allende n’est pas mort.

Qu’a dit cette grande figure sur la Révolution ?

A moins de vouloir le récupérer.

Avis…..

alain harrison 11 juin 2017 à 19 h 46 min

Et la Le Pen continue toujours son noyautage de la gauche.

Le PS et le FN un beau tandem, n’est-ce pas ?

Bon le PCF………….

La FI qui se dit citoyenne-travailleur (parti ?!) Je crois, un examen de conscience à faire. Selon moi.

Y a quelque chose de….d’embrouiller ?!

Mais c’est parti et il faut aller jusqu’au bout.
Après le second tours des législatives, et bien tout sera à remettre sur la table.

Les vrais débats pourront commencer et déboucher sur les vrais enjeux.

Une constituante «« un prototype »», un exercice dont la gauche ne peut se passer. En finir avec les improvisations. C’est votre problème.

Le libéralisme a plusieurs coups d’avance, tout comme le crime organisé sur la police.

Je crois que la comparaison est réaliste.

Qui sauve qui ?

alain harrison 11 juin 2017 à 19 h 48 min

Enfin, la France est bien divisée, n’est-ce pas.

50% veulent un vrai changement !?

Voilà la vraie question.

Fantastique, si la tendance se poursuit.

alain harrison 11 juin 2017 à 19 h 53 min

Dites moi , vous allez cesser de jouer de l’OMERTA, mons commentaire en attente sans limite.

Ça me fait penser à Busch-fils, vous être avec moi ou contre moi !
Le Nouvel ordre Mondial.
Le nouveau mot d’ordre ?!

Ben y en a mare.
La gauche qui se dit d’avoir la valeur l’autocritique sans laquelle, aucune leçon ne peut être apprise en vue de ne plus tomber dedans systématiquement.
SYSTÉMATIQUENENT.

Voir Krishnamurti, JM Abgrall, Korzybski.

alain harrison 11 juin 2017 à 20 h 20 min

Bon la gauche aura un travail de fond auprès de la population sans répit pour réveiller la Peuple qu’il y a une alternative à ce statu quo économique en perpétuelle instabilité.

L’instabilité fait les choux gras du capitalisme, n’est-ce pas ?!

Il permet les extravagances libertariennes dans le contexte de la dérèglementation dont l’état de droit est le maître d’oeuvre.
Le crime légalisé de la mondialisation, dont le colonialisme et le néo-colonialisme ne bénéficiait pas, en règle.
Les exemples pleuvent, mais le système les maintiens dans l’anonymat.
Compagnie à numéros,…………………………….

Un système très compliqué qui a le temps de changer de nom, bientôt changer de sex pour les acteurs responsables.

Oui, le libéralisme a fait naître un vrai monstre. Le terrorisme, la pointe de l’iceberg.

Il faut prendre la mesure du monstre, mais sans solution radicale efficiente…..KAPUT

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