Le bateau de la haine et de la honte

le 9 août 2017
Protestations de tunisiens de l'UGTT contre le navire «	raciste	».  AFP PHOTO / FATHI NASRI

Protestations de tunisiens de l'UGTT contre le navire « raciste ». AFP PHOTO / FATHI NASRI

Honneur au syndicat des travailleurs tunisiens, l’UGTT qui empêche et demande de bloquer dans tous les ports européens l’accostage du bateau du racisme. Avec eux, brisons partout les barreaux de l’échelle de l’horreur qui ne semblent pas émouvoir ces puissants qui se barricadent dans ces sommets qui n’accouchent que d’insipides déclarations  aux invisibles effets.

Alors que l’Union européenne pousse à une gestion répressive des migrations  portées par la violence  des flammes des guerres ou les sécheresses des misères, elle tergiverse, regarde ailleurs quand il s’agit de mettre hors d’état de nuire un bateau chargé de militants d’extrême-droite, propriété d’un homme d’affaire suédois plusieurs fois condamné pour fraude, naviguant sous pavillon de complaisance mongol. Ce navire fait profession de chasser les réfugiés–migrants en Méditerranée en repoussant les embarcations des associations humanitaires affrétées, pour les secourir. Le périple de ce bateau de la haine et de la barbarie pourrait être interrompu immédiatement avec les patrouilles de l’OTAN et de Frontex devenu utile cette fois.  Le droit maritime international interdit de telles embarcations.

A quoi jouent donc les institutions européennes et les gouvernements ? D’un côté ils demandent des « codes de bonne conduite » aux associations qui sauvent des vies ; de l’autre ils sont muets devant le bateau des milices fascisantes. Veulent-ils laisser se développer une guerre civile maritime pour faire prospérer la  peur, nouvel argument pour justifier les refus de l’accueil ? Tout y ramène, qu’il s’agisse du plan européen pour éloigner les demandeurs d’asile, des renvois organisés vers La Turquie, de l’érection de murs et de barricades. Qu’il s’agisse aussi de la condamnation de Cédric Herrou parce qu’il tend une généreuse main à celles et ceux qui fuient l’indicible…que le ministre de l’Intérieur  prétend « trier » ! Elevons la voix pour  la liberté, la tolérance et l’accueil.

3 commentaires


Moreau 9 août 2017 à 15 h 11 min

C’est bien ce que j’ai toujours dit : la mondialisation recourt à des discriminations dites positives qui ne sont pas positives, c’est la politique du moins pire ; et la démondialisation prône l’immigration zéro et l’abrogation du droit d’asile ; et bien, en tant qu’électeur qui vote blanc, j’ai toujours pensé que la meilleure politique eût été , serait, la reconnaissance que les frontières autres que les frontières naturelles, sont des frontières variables ; c’est inhumain de faire de la mondialisation ou de faire de la démondialisation, alors qu’il suffirait de respecter la liberté de l’Homme qui est inscrite dans ses droits fondamentaux. A bas la mondialisation à bas la démondialisation, vive la liberté de l’Homme !

Jezy 11 août 2017 à 16 h 38 min

Hypocrisie Européenne quoi ils ont pas encore compris …arrêté de détruire pillé assassiner c’est pays et remboursés se que vous leur volé….et il n’y aurait plus d’embarquations de la morte ….Europe Amérique ASSASSINS!!!!

Jezy 11 août 2017 à 16 h 40 min

Bravo à nos Amis TUNISIENS

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