La vraie raison de l’assaut contre les retraites

le 18 décembre 2019

Lors de la manifestation contre la réforme des retraites à Lyon le 17 décembre 2019 / AFP

Plus la lumière se fait sur la nature du projet de liquidation du système de retraites solidaire, plus le gouvernement patauge dans ses propres mensonges et contradictions. Le plan de communication patiemment huilé pour faire accepter ce recul de civilisation majeur, assaisonné des mots flétris « égalité », « universalité » ou « solidarité », s’enraye face à la clairvoyance d’une majorité de nos concitoyens qui continue de soutenir le mouvement grève lancé par les syndicats.

L’universalité prétendue du système par points apparaît désormais pour ce qu’elle est : une promesse de pension croupionne, nivelée vers le bas pour tous les salariés quel que soit leur statut, et qui rendra indispensable la recherche de gains pour financer ses vieux jours. « Au travail ! » pour les classes populaires qui n’auront d’autre choix que d’accumuler de nouveaux points après l’âge pivot, et « à la bourse ! » pour ceux qui auront les moyens de contracter une retraite par capitalisation : voilà le vrai « projet de société » vanté par M. Macron.

Comme l’y enjoint fermement l’Union européenne, le gouvernement s’acharne avec ce projet mortifère à doper la financiarisation de l’épargne retraite. Elle représente « seulement » 230 milliards d’euros d’encours, un niveau très faible comparé aux autres pays européens, et aux plus de 1.700 milliards d’assurances vie. Or l’Union européenne exige que les retraites servent de « galop d’essai » à l’unification des marchés de capitaux sur le continent.

Ce faible attrait pour l’épargne retraite serait dû selon la communication gouvernementale à la complexité des produits proposés. D’où la création d’un nouveau produit d’épargne retraite dans la loi Pacte, effectivement plus accessible mais aux standards de ce qui se fait de plus vorace et juteux sur les marchés financiers, avec les risques accessoires. Ce désintérêt est dû, en réalité, à l’incroyable succès du système de retraite français qui garantit un niveau élevé des pensions nous permettant d’afficher un taux de pauvreté chez les retraités parmi les plus bas du monde. Démonstration est ainsi faite qu’il n’y a nul besoin de s’enchaîner au capital et à ses profits arrachés à la sueur des travailleurs pour présenter un des systèmes les plus efficaces socialement au monde, financé par les richesses produites et redistribuées sans parasitisme actionnarial, et dont le déficit – opportunément exagéré par tous les gouvernements depuis 30 ans – s’avère purement artificiel et serait aisément corrigé par des mesures volontaristes pour sécuriser le travail et l’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et le retour au niveau antérieur de la cotisation employeur, tout en mettant à contribution les actifs financiers des entreprises et des banques.

Voilà le véritable scandale pour les capitalistes, et la véritable raison de l’assaut contre les retraites. Et le gouvernement peine à s’en cacher. « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français », s’exclamait Bruno Le Maire le 1er octobre dernier, dès qu’eut séchée l’encre de son stylo au bas du décret d’application du nouveau Plan d’épargne retraite, défiscalisé comme il se doit. Que ce produit financier ait été lancé juste avant l’offensive contre notre système de retraites ne doit rien au hasard : il fallait coûte que coûte pour le pouvoir donner un « signal » de confiance aux assureurs et autres fonds de pensions comme aux potentiels épargnants pour garantir au nouveau produit financier un départ en fanfare. C’est ce dont témoigne la connivence du gouvernement et du Président avec le fonds Black Rock, ce mastodonte nord-américain de la finance qui rêve de mettre la main sur l’épargne française et une partie de la dette publique.

Exiger le retrait de ce projet, c’est empêcher les fonds vautours de s’attaquer aux richesses produites par les travailleurs et, du même coup, mettre un frein décisif à l’entreprise macronienne de saccage de la solidarité nationale et de mise à disposition du capital financier et mondialisé des richesses du pays.

9 commentaires


Yanantoine 18 décembre 2019 à 19 h 22 min

La sécurité sociale appartient aux cotisants salarial l etat n est pas propriétaire il n est que participant au même titre que les syndicats .il n a pas lieu a exiger une réforme forcée. Son but est claire prendre le contrôle totale des finances des caisses pour un but inavouable .celui de privatiser de façon a faire encore et encore de beau cadeaux par un jeu de duppe au grand capital

André TOUVIER 19 décembre 2019 à 9 h 54 min

MERCI pour cette analyse claire et juste !

Baudu 22 décembre 2019 à 9 h 39 min

La casse dénote système de retraite c est aussi la mise au rebut d un système solidaire mis en place par les résistants du CNR.
Ceci est moralement inacceptable.
Indignons nous.

Bonneville 23 décembre 2019 à 5 h 57 min

Je connais 3 caisses de retraites en faillite avec notre système actuel, je sais que ma caisse de retraite ( les vétérinaires ) est assez excédentaire pour prêter de l’argent à l’état français et je voudrais bien savoir par quel calcul quand on passe de 1 retraité pour 4 cotisants a un pour 1,7 cotisant on peut garantir le même niveau de retraite.
Le plan actuel est loin d’être le meilleur mais il fait ce qu’il peut .
En France c’est historique depuis 1789 on est contre l’inégalité mais on reste pour les privilèges

chb 26 décembre 2019 à 0 h 06 min

De 7 % en 1970, la part du PIB consacrée aux retraites est passée à 14 %. Ce qui correspond respectivement à 3 puis 6 retraités pour 10 actifs. D’ici 2040 ou 2050, ce ratio passera à 7 pour 10.
Maintenir un revenu décent pour les vieux c’est donc accepter d’y consacrer 1% de plus du PIB, à mettre en regard de l’exigence de l’OTAN de 2% pour les guerres et l’achat d’armes US.
D’autre part, capitaliser plus (pour ceux qui le pourront) ça va immobiliser voire faire disparaître d’énormes sommes qui au passage serviront à exploiter plus cruellement le travail de millions de gens, en provoquant ici du chômage supplémentaire. Si on augmente les pensions, et les salaires; c’est autant d’argent qui va circuler en consommation, et faire tourner l’économie réelle du pays.
Bien sûr, on peut baisser ce ratio pensionnés / actifs en limitant la durée de vie des gens,en les assommant de boulot et en réduisant leur confort : est-ce souhaitable par quiconque hors les capitalistes de hauts vols ?

alain harrison 1 janvier 2020 à 6 h 02 min

Bonjour.

La plupart des analyses justes sur les différentes facettes du capitalisme (financiarisation de l’économie comme les fonds de pension à la bourse, du moins qui jouent à la bourse, un casino sans autre règle que la main invisible du marché robotisé) n’ont pas encore l’effet escompté de faire tomber ce système. Toute personne de raison quelque soit le secteur économique (santé, éducation, police, etc…. __ toutes ces instances participent à l’économie n’est-ce pas: maintenir la santé du système, sécurisé ou engendré de la connaissance), normalement, remettrait en question ce système, dont les travers sont d’autant plus évidents depuis la crise de 2008.

Mais comment réagit-on ?

Grèves réformistes ou action révolutionnaire, il faut choisir
mardi 31 décembre 2019, par Robert Paris
éditorial
Il faut choisir : la grève syndicale par corporation, la grève par procuration, le mouvement réformiste par journées d’action, respectueux de l’ordre capitaliste qui mènent à l’échec ou… la révolution sociale

«« Toute la stratégie des appareils syndicaux, et de tous ceux qui les suivent parmi les militants politiques et associatifs, dans la gauche, la gauche de la gauche et l’extrême gauche opportuniste, consiste à refuser tout ce qui permet à la lutte des exploités de déborder de l’ordre social et politique. Ces appareils font en fait partie de l’ordre des exploiteurs, organisé par eux, payés par eux, et on essaie de nous faire croire qu’au contraire, ils se battent le plus radicalement possible contre le gouvernement des classes possédantes !

Ce dernier mouvement est une fois de plus en train de démontrer clairement que les classes possédantes n’ont nullement peur des méthodes de ces bureaucraties, n’ont nullement peur de leurs actions, de leurs buts, de leurs méthodes car elles savent parfaitement qu’elles n’ont rien l’intention de remettre en question de fondamental. Elles savent que l’action révolutionnaire des exploités remet directement en cause le monopole syndical, ainsi que le mouvement des gilets jaunes des urgences et certains mouvements de cheminots l’ont clairement démontré.

Les appareils syndicaux ne veulent certainement pas simplement participer au mouvement ouvrier, lui faire des propositions, se soumettre à ses décisions, laisser les travailleurs s’organiser par eux-mêmes, constituer ainsi les premiers embryons d’un pouvoir des travailleurs en train de prendre conscience de sa force et de son rôle. Ils ont depuis belle lurette décidé que les travailleurs menant une lutte sociale ne devaient surtout pas remettre en cause l’ordre politique de classe ! Il est loin le temps où la CGT, avant la première guerre mondiale, était pour la lutte de classes révolutionnaire et affirmait que la grève générale préparait le renversement du capitalisme !

Oui, la vraie question sur les grèves, les luttes, les manifestations, les actions, les méthodes, les revendications et les buts est la suivante : mènent-ils, oui ou non, à la révolution sociale remettant en cause l’ordre des milliardaires ? La réponse des appareils syndicaux et de tous leurs suiveurs est clairement : non !

Tant que nous nous laisserons diriger par des organisations réformistes qui sont, clairement et radicalement, opposées à la perspective de révolution sociale contre l’ordre capitaliste, »»

Sur: matierevolution.fr

De même que l’UE est irréformable, les syndicats (un régulateur, un amortisseur, …..) sont partis intégrantes du système ?

Pour Jean Jaurès………

Mais seul le Peuple peut faire ?

alain harrison 1 janvier 2020 à 6 h 18 min

La question des entourloupes se posent à toutes les échelles.

Un exemple récent.

Chili. Les raisons pour lesquelles nous devrions rejeter « l’Accord pour la paix sociale et la nouvelle Constitution »
Publié le 16 décembre 2019

«« Nous lutterons « jusqu’à ce que la dignité devienne une coutume » et, à cette fin, nous devons rejeter de toutes nos forces l’« Accord pour la paix sociale et la nouvelle Constitution ». Nous devons créer une rupture entre les politiciens qui l’ont signé et demander au Parlement de convoquer des élections pour une Assemblée constituante afin que ce soient les citoyens qui définissent les mécanismes de fonctionnement pour élaborer pour la première fois dans l’histoire du Chili une Constitution disposant d’un enracinement populaire. »»

FORUM POUR L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE
Santiago, le 8 décembre 2019
Traduction rédaction A l’Encontre (alencontre.org)

Cite: Entre les lignes entre les mots

alain harrison 1 janvier 2020 à 7 h 48 min

Encore un point sur cette affaire des intérêts de chapelles.

30 décembre 2019
L’évènement majeur de 2019 !
Jose ESPINOSA

«« Une année fut nécessaire pour qu’enfin se réalise cette unité d’action. Les causes en sont multiples. Les syndicats n’ont pas mesuré ce qui se passait avec le mouvement des ronds-points. Ils ont été pris de court, quelquefois dépassés. Dés le départ fin 2018, les dirigeants syndicaux ont analysé ce mouvement comme d’extrême droite alors qu’il s’agissait de travailleurs qui se révoltaient contre les injustices sociales, fiscales et démocratiques. De leur côté, les gilets jaunes tenaient des discours anti syndicalistes, quelquefois outranciers envers les politiques et le syndicalisme les mettant tous dans le même sac, évitant de juger les prises de position de chacun.

Ainsi, les reproches des uns et des autres ne faisaient qu’enfler les désaccords et les incompréhensions. Fort heureusement, la politique rétrograde de Macron nous a tous fait bouger dans nos têtes. Il devenait de plus en plus évident que contre la répression féroce du mouvement gilets jaunes et contre les méfaits de Macron, il était nécessaire de s’unir. Les gilets jaunes l’ont perçu assez tôt. Le mouvement syndical en a pris conscience qu’avec la réforme des retraites. Mieux vaut tard que jamais. Bref, chacun comprend que notre avenir est lié. Isolés, on est battu, ensemble, on peut gagner. Cette idée progresse semaine après semaine. »»

Le Grand Soir

Et les critiques acerbes trouveront un chemin…… Nous sommes dans la mentalité du Vieux Monde, condition humaine oblige.

La sortie vers le haut: questionnement cohérent et Vue d’ensemble synthétique: Histoire-Préhistoire dans le cadre de l’Évolution Naturelle.

C’est la trinité !!!!!

alain harrison 1 janvier 2020 à 8 h 20 min

Pourtant comme vous le dites:

«« Comme au moment du débat sur le projet de traité constitutionnel européen, les grands médias sont déchaînés. Une cohorte d’éditocrates escortés d’experts en tout genre se relaye sur les télévisions et les radios pour faire avaler une soupe médiatique à base d’un seul légume rance, haineux et mensonger. S’il les écoutait, un martien débarquant dans notre pays ne pourrait pas comprendre les raisons pour lesquelles 64 % de nos concitoyens soutiennent un mouvement social visant à sauver un régime de retraite solidaire et par répartition au lieu d’un système individualisé qui fera que chacune et chacun touchera moins de pension et devra partir plus tard en retraite : 64 ans dans un premier temps, puis jusqu’à 68 ans. J’ai sélectionné ici les angles de traitements de quelques télévisions. Chacun verra qu’aucun ne porte sur le projet gouvernemental lui-même. Lisons ! « Grève, y aura-t-il une trêve à Noël ? » ; « SNCF : les usagers inquiets pour Noël » ; « Retraites : la grève jusqu’à Noël » ; « SNCF : grève ou trêve à Noël » ; « Retraites : la France des râleurs » ; « Pas de train pour Noël : irresponsable ». Il n’y a ici aucun angle de traitement contradictoire, rien sur les raisons de la grève.

Il est intéressant aussi d’écouter les porte-plumes de la réaction qui squattent les plateaux des journées entières. Ainsi ce M. Franz-Olivier Giesbert dans le magazine le Point du 13 décembre parle (encore) ainsi : « le pays est retombé au stade anal de la régression idéologique au point qu’on peut se demander si nous ne sommes pas revenus aujourd’hui au temps du communisme ». Rien que ça ! Il poursuit « dans un pays gavé au misérabilisme victimaire, ce socialisme des imbéciles […] la prime est aux braillards, coucheurs, croquefredouilles, marchands de balivernes. Tous ces gogos du pays, ce qui fait beaucoup de monde, se sont mis en rang derrière la CGT ». Voilà quelqu’un qui aime les travailleurs et le peuple ! »»

Il y a de quoi de prendre les grands moyens contre ce gouvernement mal élu.

La CGT a une responsabilité, celle de ne pas récupérer, mais d’assistance à soulèvement en danger.

D’ASSISTANCE:

Grèves réformistes ou action révolutionnaire, il faut choisir
mardi 31 décembre 2019, par Robert Paris
éditorial
Il faut choisir : la grève syndicale par corporation, la grève par procuration, le mouvement réformiste par journées d’action, respectueux de l’ordre capitaliste qui mènent à l’échec ou… la révolution sociale

«« Quand on mène sérieusement une lutte d’ensemble, on n’accepte pas de la négocier secteur par secteur.

L’intersyndicale, comme direction du mouvement des retraites, c’est déjà une tromperie grossière. Quiconque ne la remet pas en cause se moque de la lutte ! Y compris tous ceux qui ont un discours radical dans les militants syndicalistes, associatifs ou politiques et prétendent vouloir « aller jusqu’au bout » car ils ne veulent surtout pas d’une lutte dirigée par les travailleurs eux-mêmes, refusant systématiquement l’élection d’un comité de grève qui ne soit pas une simple extension et une caution des syndicats.

C’est une tromperie grossière parce que les appareils syndicaux sont sur ces bases ouvertement opposées, les uns étant à fond pour la plupart des fondements de la contre-réforme. C’est une tromperie parce qu’ils ne luttent même pas pour les mêmes choses, de respectent aucune « unité de la lutte » et se parent de l’unité syndicale uniquement pour empêcher les travailleurs de s’organiser par eux-mêmes. C’est une tromperie parce que l’intersyndicale prend des décisions qui ne sont même pas soumises aux militants syndicalistes, décidant notamment de journées d’action alors que la majorité des syndicalistes de base étaient pour la grève illimitée reconductible, ce qui exactement l’inverse.

Il est important de souligner que, même dans le mouvement des retraites, syndicats et gilets jaunes n’ont absolument pas « convergé » derrière les syndicats et que les appareils syndicaux ne veulent absolument pas converger vers les méthodes et les buts des gilets jaunes, et cela pour une raison de fond : les syndicats sont foncièrement réformistes et les gilets jaunes fondamentalement révolutionnaires !

Les gilets jaunes peuvent converger avec les travailleurs, avec les salariés des entreprises, avec certains militants syndicalistes, mais certainement pas avec les appareils syndicaux qui sont de véritables entreprises privées fondées sur des capitaux de l’Etat et des trusts publics, semi-publics et privés. Nous ne pouvons pas plus réformer le fonctionnement des syndicats ni les influencer que nous ne pouvons réformer le fonctionnement du système capitaliste ni le faire évoluer positivement.

Avec la crise finale du capitalisme, phase d’impasse où le système mondial est rendu, le réformisme n’est plus possible et il ne mène qu’à des contre-réformes dont celle des retraites n’est qu’un exemple. Les appareils syndicaux ne peuvent pas changer le capitalisme, le rendre progressif alors qu’il est mondialement dans une phase régressive massive.

Le réformisme social, économique et politique n’a plus cours, n’est plus possible et il est inutile à chaque fois de faire croire que tout cela est de la faute de la personne à la tête du gouvernement, de Sarkozy, puis de Hollande, enfin de Macron. Ce n’est pas seulement en France que le réformisme n’a plus de perspective mais dans le monde entier. Ce n’est pas depuis les retraites en 2018 que cela se produit mais depuis la dernière crise mondiale en 2007. Aucune lutte réformiste n’a obtenu satisfaction après cette date, contrairement à ce qui s’est passé dans les années précédents comme en 1995 ou 2003, et ce n’est pas un hasard. La classe possédante ne peut plus négocier, ne peut plus reculer, ne peut plus pactiser avec les appareils syndicaux. Elle doit frapper, casser, détruire, démolir le moral des travailleurs, les convaincre qu’ils sont faibles, impuissants, qu’ils sont des esclaves corvéables à merci, sans avenir et sans moyens d’action. »»

matierevolution.fr

Mais comme je l’ai dit plus haut, le rassemblement provoqué par Macron (l’âge pivot réductionniste):

Et les critiques acerbes trouveront un chemin…… Nous sommes dans la mentalité du Vieux Monde, condition humaine oblige.

Quand entendrons-nous Einstein:

» Un problème ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu’il a été créé. »

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