Jusqu’où la dérive ?

le 3 février 2016

assemblee nationale

Par Patrick Le Hyaric

La porte s’est donc bruyamment refermée sur Christiane Taubira la semaine dernière. La tête haute, elle part « sur un désaccord politique majeur », elle qui a toujours été placée sous contrôle du Palais de L’Elysée et de l’ancien ministre de l’Intérieur devenu Premier ministre. Elle aura subit un incroyable harcèlement politique de la droite et de l’extrême-droite, avec des relents néocolonialistes, machistes et racistes.

L’intelligence et la culture de l’ancienne ministre de la justice ont souvent mis en évidence la faiblesse d’esprit de ceux qui l’insultaient. Le débat, les interventions de juristes qualifiés, d’une majorité de la gauche, y compris au sein du Parti socialiste, ajoutés aux préventions de Mme Christiane Taubira contre les dangers d’une constitutionnalisation de la déchéance de nationalité et de l’état d’urgence, n’auront pas suffi. Le sommet de l’Etat persiste dans l’invraisemblable imbroglio dans lequel il s’est enferré, privilégiant la tambouille politicienne, à la défense des valeurs qu’il prétend incarner.

En démissionnant pour marquer son refus de servir de caution à un recul majeur des principes républicains, elle aura sauvé son honneur et avec lui, une certaine idée que nous avons en commun de la France, de la République et de la citoyenneté. Elle en aura du même coup privé le gouvernement. Son départ s’effectue alors que commencent à se fédérer les opposants aux choix gouvernementaux et où s’intensifient les discussions, les recherches en vue de tracer un autre avenir, avec, comme première riposte, les manifestations de samedi dernier. Il était temps ! La clarification qui s’opère nous appelle à travailler avec toutes les bonnes volontés pour débattre, puis définir un nouveau projet de gauche, unifiant et crédible. La contribution de l’ancienne Garde des Sceaux comme celle de nombreux autres responsables politiques, syndicaux, associatifs ou citoyens engagés nous semble nécessaire.

Le gouvernement se resserre désormais autour d’un exécutif poussant toujours plus loin les « contre- réformes » qui font mal à la France, aggravent les souffrances, écornent les idées, valeurs et principes de la gauche, sapent les fondements républicains.

Le pouvoir se prépare à prolonger de trois mois l’état d’urgence. Le Premier ministre annonce qu’il pourrait durer des années puisqu’il considère son maintien indispensable jusqu’à l’éradication de la menace terroriste !

On se dirige dangereusement vers une nouvelle étape de la concentration des pouvoirs au sommet de l’exécutif. La justice et le Parlement sont mis hors-jeu. Face au défi que représente la menace terroriste, il faudrait, au contraire, y associer toutes les forces vives du pays pour, à la fois, être efficaces dans la protection des citoyens et pour veiller à empêcher tout débordement attentatoire aux libertés, ce que cherchent précisément les terroristes. La mobilisation citoyenne qui commence à émerger devra s’amplifier pour faire reculer ce funeste projet de constitutionnalisation de mesures d’exceptions.

En usant de circonvolutions hypocrites devant les parlementaires pour faire avaler la pilule d’une constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, le Premier ministre aura tenté de tromper son monde.  Aucune référence ne serait plus faite aux binationaux dans le texte qui sera présenté au Parlement. Mais dans le même mouvement, la déchéance de nationalité serait étendue aux  délits et aux crimes. Imaginons ce qu’une telle mesure, une fois constitutionnalisée, deviendrait dans les mains d’une droite extrême ou d’une extrême-droite !

Ajoutons cette incroyable entourloupe : la France signerait enfin, et comme par hasard, la convention interdisant les apatrides. Ce qui revient à dire que seuls ceux qui ont plus d’une nationalité pourront être déchus de la nationalité française. En clair, les binationaux qu’on prétendait avoir sorti de la loi. Lamentable ! Le texte ainsi présenté est donc plus dur que le précédent ! « Ah ! Saleté ! Le mauvais droit ne vaut-il pas le bon ? », s’exclamait déjà Ubu roi… En jouant ainsi avec notre loi fondamentale, l’exécutif contribue à défigurer la politique et prend de grands risques pour l’avenir du pays.

La tradition républicaine stipule que l’Etat français ne peut tolérer que sur son sol les citoyens soient divisés selon leurs origines ou celles de leurs parents. De même qu’une République sociale ne saurait tolérer, au travail, une différence de traitement des salariés en fonction de la taille, du poids des entreprises ou du rapport de force qui s’exprime en leur sein. Voilà qui devrait être une boussole de la gauche lorsqu’elle gouverne !

Par une multitude de touches, une conception libérale et autoritaire de l’Etat se substitue à la conception républicaine. Dans un même mouvement la citoyenneté et le droit du travail sont visés.

Le rapport rédigé par la commission présidée par Robert Badinter pour le « réformer » regorge de tout ce que les classes dirigeantes rêvent d’imposer au monde du travail. Aucun inspecteur du travail, aucun syndicaliste n’a été sollicité pour redéfinir les principes qui régissent le travail. Une palanquée d’experts liés aux sphères du pouvoir, bien déconnectés des réalités salariales, ont été chargés de préparer le terrain à l’acceptation de mesures rétrogrades. Et pour faire bonne mesure dans cette opération de communication, on a fait appel à celui qui a aboli la peine de mort, dans l’espoir de réduire les réactions.

Une bonne partie des 61 points mis en exergue relève de la farce. On remerciera les rédacteurs de nous prévenir, par exemple, que l’employeur ne doit pas pratiquer le « harcèlement sexuel » quand le code pénal le stipule, heureusement, pour l’ensemble de la société. Au-delà du vernis, ils forment un écran de fumée pour préparer les pires régressions.

L’article premier laisse songeur tant il permet toutes les dérives : « Les libertés et droits fondamentaux de la personne sont garantis dans toute relation de travail » est-t-il écrit, avant qu’il ne soit précisé que des limitations peuvent y apporter, notamment par « les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise ». Ainsi les libertés et droits fondamentaux seraient soumis à la loi du capital quand l’urgence réclame au contraire de protéger les travailleurs contre les aléas, de plus en plus turbulents, de la vie économique.

Dans ce rapport, la durée du travail n’est plus « légale » mais « normale ». Ainsi pourront déroger aux 35h, c’est-à-dire à la durée du travail jusqu’ici légale et donc valable sur l’ensemble du territoire, toutes les entreprises qui s’en sentiront les coudées franches. En ces heures d’embastillement de l’action syndicale, c’est clairement vers un « travailler plus pour gagner moins » que nous emmènent M. Badinter et ses acolytes. Rajoutons qu’en l’absence de rémunération significative des heures supplémentaires au profit d’une simple « compensation », c’est donc bien la fin des 35 heures qui s’annonce.

Le gouvernement oppose désormais un Etat fondé sur le contrat, d’inspiration anglo-saxonne, à la République une et indivisible fondée sur la loi.

Ajoutées à la déchéance de nationalité pour les binationaux, ces mesures signent un morcellement de la République et une rupture du principe d’égalité, au cœur du pacte social qui unit les citoyens du pays.

Décidément, l’heure est bien au travail de refondation d’une Gauche nouvelle et à la mobilisation des intelligences de nos concitoyens pour ensemble élaborer un nouveau contrat social et démocratique.

29 commentaires


Colombe 4 février 2016 à 4 h 50 min

Du fait de sa politique libérale le « social démocrate  » allemand G. Shrodeur a été qualifié de » camarade  » des patrons par les syndicats.
En Grande Bretagne ,M. Thatcher ,avait déclaré que le « social démocrate » T Blair etait sa plus belle réussite ,car il avait réussi a emmener les siens sur des positions libérales.
En France la plus belle réussite du MEDEF se sont Hollande,Valls et Macron.
Qu’ils fassent leurs primaires avec la droite.

poveda serge 4 février 2016 à 9 h 13 min

Toute la politique sociale est a revoire les inégalitée s’accentuent mais je voi un probleme que je tien a souligner qui rendrai plus crédible toute initiative ce serai de dénoncer le terme de carriere politique a mon sens un homme ou une femme politique se met au service de la nation pas le contraire pour faire fortune donc il faut proposer de revoir a la baisse les indemnitées indecentes vu du cote des smicards et chomeurs j’espere voir une proposition de votre part dans ce sens qui pourrait redonner foi au electeurs qui s’orientent versl’abstention ou pire ver le fn

Michel Berdagué 4 février 2016 à 10 h 48 min

C’ est vrai que la République est en danger . Mais là ce n’ est pas d’ aujourd’hui …depuis sa création , par les forces réactionnaires , rétrogrades et toujours à l’ affut pour casser toute avancée pour l’ Egalité .
Contre la Révolution , les Empires le premier et le petit les Restaurations , les forces fascistes de 1934 devant l’ A.N. , l’ Etat français de Pétain et collabos fascistes/nazis …et rétablissement de la République en 1945 avec au coeur des mesures structurantes pour des avancées réelles pour le monde du travail et le peuple .
Et là c’ en est trop pour les porte-parole du grand patronat et de l’ oligarchie financière de la poignée les Denis Kessler et autres bénéficiant en écho de tous les appareils médiatiques achetés pour tels des hauts parleurs incessants te diffusent la  » bonne  » parole , jusqu’ à t’ interdire par le divin TINA de penser , réfléchir autrement !
A remarquer avec cette offensive des nostalgiques réactionnaires , que cette U.E. avec dès le début avec la CED , allait entreprendre une démolition systématique de 1945 , des 71 ans de Sécurité sociale avec les directives toutes contre les services publics et au service des populations en égalité de droit . Le grand capital financier voyant là un précédent les menaçant …et si ça s’ étendait comme la sécurité travail/formation tout au long de la vie comme le salaire à vie proposé par Bernard Friot communiste , avec a minima le SMIC net et un écart de 1 à 4 à partir de 18 ans , et suivant les qualifications obtenues études et formations tout au long de la vie …
Là , plus ( pas ) de chômage , l’ être humain reconnu , la vie et une sécurité sociale de création de recherche et d’ action de culture et de loisirs , c’ est à une autre dimension et une avancée telle que le Projet Communiste devrait s’ atteler comme la proposition de Démocratie Communiste d’ Aline Beziat avec la Problématique avancée par Frédéric Boccara et Yves Dimicoli , car on aura beau dire c’ est à une refondation de la Gauche nouvelle , cela ne dessine en rien nos propositions très riches , nos solutions réelles et indispensables pour résoudre toutes les contradictions du système capitaliste-impérialiste pour tourner la page à ça POUR une avancée telle que nous pourrions parler des Egaux , comme Babeuf , La Commune , Marx/Engels et la critique de l’ économie/politique .
Car comment faire cette Gauche nouvelle si d’ abord nos Propositions ne sont pas mises en avant , ça va être un plat réchauffé et ça le prolétariat , les forces vives , le peuple n’ en veulent pas !

Colombe 5 février 2016 à 15 h 15 min

Primaires
J’ai des craintes.
S’il y a des primaires a gauche,je craint que les projets les plus progressistes soient traités de ringards ,d’archaiques ,d’utopie etc… par des économistes ou de soit disant experts qui n’ont pas vue arriver la crise.
Ces gens la seront invités trés souvent dans les médias ,qui étoufferont le projet le plus progressiste ,au profit du projet le plus libéral, le plus « réaliste ».
Et puis nous avons eu un échantillon de primaires au PS .
Pourtant a la fin c’est le représentant de l’aile droite de ce parti qui a eu le moins de voix qui est 1er ministre.
Quand j’ai vu les primaires du PS a la télé je me suis dit que l’emblème de ce parti ne devait pas etre la rose au poing,mais un rateau . Chaque dent du rateau représente une personnalité pour ratisser large et au final c’est l’aile droite qui tient la manche.

BOUDET Pierre 5 février 2016 à 17 h 33 min

La volonté inébranlable de Hollande et son équipe de valets, de constitutionnaliser l’état d’urgence semble plus motivée par la perspective de la montée des mouvements revendicatifs et la mise en cause du système économique capitaliste, que pour combattre le terrorisme, contre lequel les moyens légaux ordinaires sont suffisants, les oligarques maîtres du monde sentent que le mécontentement des peuples commence à s’exprimer en accordant de plus en plus de crédit à des mouvements représenté par Podémos, Syriza{bien qu’en perte de crédit} Jérémie CORBYN en G B, le candidat de gauche aux états unis, la perspective d’un gouvernement progressiste au Portugal, la crainte de perdre leur hégémonie politique et économique les pousse à mettre en place des structures de combat contre les peuples du style état d’urgence permanent comme dans les dictatures les plus dures afin de tenter de détruire définitivement toutes les avancées des 30 glorieuses.
Au cours de la préparation de notre congrès,Nous devons parvenir à proposer à nos concitoyens un véritable programme communiste, basé sur la réappropriation des moyens de production et d’échanges, toutes les entreprises privatisées depuis 40 ans qui sont de véritables jackpots pour les actionnaires doivent revenir à la nation et gérées en impliquant avec pouvoir décisionnel, les citoyens, le personnel et ses représentants syndicaux, les élus locaux, les associations de défense des consommateurs reconnues d’utilité publique, la gestion des banques et du système financier sur la base des propositions de nos économistes : BOCCARA, DIMICOLI DURAND etc…
Malgré la désindustrialisation, notre pays a encore de nombreux atouts performants sur lesquels s’appuyer pour redresser l’économie: Aéronautique civile et militaire, aérospatiale, construction de TGV,automobile, chantiers maritimes, agroalimentaire et agriculture à transformer, industries chimiques,le secteur de la santé, développement des énergies nouvelles sous propriété publique, la France a du génie, il faut le mettre au service de la société
PLUS TÔT ces propositions seront soumises aux citoyens, plus nous serons en position favorable pour conclure des accords avec nos partenaires potentiels, sachant que nous ne pourrons pas conquérir le pouvoir seuls, mais en ayant toujours présent à l’esprit que sans nous les autres n’existent pas, quand à la participation à des primaires, ce système est par essence antidémocratique n’ayant pour but que de promouvoir des têtes de gondole réformistes présélectionnées visant à minorer l’influence du parti.
Je tiens à revenir sur le projet de réappropriation des moyens de production et d’échanges, certains objecteront que c’est un retour au soviétisme, je réponds qu’à ma connaissance la différence FONDAMENTALE et DEMOCRATIQUE réside dans le fait que le pouvoir soviétique n’a jamais donné le pouvoir de décision économique aux masses, il est historiquement vérifiable que à l’exemple récent de gouvernements Latinos Américains élus démocratiquement avec l’objectif de mettre en place une politique de progrès social ont échoué car les moyens de production, d’échange et d’information sont restés aux mains de l’oligarchie, celui qui possède décide, tout gouvernement de gauche ne se donnant pas l’objectif de conquête de ces moyens ne pourra JAMAIS appliquer de politique réellement progressiste

Alexanderplatz 6 février 2016 à 9 h 54 min

A peu près d’accord sur le constat,le reste me semble malheureusement déconnecté des réalités.1) Où sont « les masses » qui pourraient soutenir des mesures de re-nationalisation. La classe ouvrière n’existe plus en tant que force organisée. Elle est en déclin en effectifs et en conscience politique d’elle-même.Elle est de plus en plus remplacée par les « auto-entrepreneurs » non syndiqués, très individualistes et sous pression du chômage pour les emplois traditionnels et des systèmes automatisés pour la production industrielle qui reste sur notre sol…Les petits agriculteurs disparaissent eux-aussi. Comment comptez-vous adresser ces « mutants » de la société ?. Avec le discours et la phraséologie marxiste traditionnelle ? Par voie de tracts et de manifs ? Bonne chance ! Avez-vous des nouveaux adhérents parmi eux ? 2) En supposant qu’un programme de nationalisations recueille un soutien des électeurs, avec quels moyens financiers le mettre en oeuvre ? Comment contrer l’assèchement immédiat des possibilités d’emprunts qui serait immédiatement mis en place par le système financier international ? En clair comment éviter ce qui est arrivé à la Grèce…Sachant que les peuples sont encore prêts à croire à des promesses de gauche sous réserve que les effets se fassent sentir rapidement sur leur conditions de vie. Sinon ils rebasculeront à droite… La foi en une idéologie qui soutiendrait un effort à long terme n’existe plus. Si vous révez d’une classe ouvrière révolutionnaire cherchez la où elle est aujourd’hui: peut-être en Asie qui produit encore. Ici tout est à refaire, avec de nouveaux acteurs qui commencent à prendre conscience de la nocivité du système, peut-être à redécouvrir l’intérêt des actions de groupes, mais qui, s’ils ont unis dans le rejet se séparent immédiatement quand il s’agit de construire une solution alternative.
Aussi négatif qu’il paraisse mon discours ne vise pas à vous décourager mais plutôt à appeler à une nouvelle approche.
J’espère ne pas vous avoir gâcher le week-end, 🙂

BOUDET Pierre 6 février 2016 à 12 h 25 min

Bonjour Alex…. vous ne me gâchez pas mon Weekend, la discussion et la confrontation des idées font évoluer la démocratie, il y a toujours une classe ouvrière et des prolétaires qui s’ignorent, leurs outils ont changé, pour beaucoup d’entre eux ils sont passés de la forge à l’ordinateur, mais constituent les 90 % de salariés qui ont intérêt à changer ce monde, vous demandez avec quels moyens appliquer ce programme, les entreprises que nous devons nous réapproprier sont des machines à sous, dégageant une plus value énorme, c’est pour cela que les actionnaires ont voulu leurs privatisation, les télécom, les autoroutes, total et une multitude d’autres industries peuvent fournir l’argent nécessaire au changement de société, ce sont des milliards par milliers qui seraient utilisables, il faut porter le projet vers la population, nous sommes le seul parti qui peut mettre des dizaines de milliers de militants sur le terrain encore faut il en avoir l’objectif et la volonté, si nous ne maîtrisons pas l’économie il est inutile de promettre des lendemains qui chantent, ce serait désespérer les électeurs potentiels de la vrai gauche

Alexanderplatz 6 février 2016 à 13 h 50 min

Bonjour Pierre,
L’argent est le nerf de la guerre, là nous sommes d’accord. Il faudrait déja commencer par stopper l’évasion fiscale. Faire payer les grands groupes comme Total, les autoroutes bien sûr. Ils menacerons de licencier, c’est leur chantage habituel et c’est très efficace.Et ils menaceront de transfèrer leurs capitaux à l’étranger. Et ils commenceront à le faire. Ils ne pourront pas transfèrer leurs investissements et leur patrimoine immobilier. Mais on ne peut pas leur confisquer car nous serions sanctionnés par les instances du commerce international. Ils ne pourront pas transfèrer non plus leur marché local sinon ils perdront du chiffre d’affaire. C’est peut-être là leur seul point faible et le point d’ancrage d’une négociation.Encore faut-il avoir le temps de la mener.
Car le bras de fer n’a pas besoin de durer longtemps pour eux:le vent de panique bien insufflé dans la population suffit à faire vaciller les convictions et les enthousiasmes. Et l’on en vient à la situation de Syriza
Le scénario de l’arrivée d’un gouvernement de gauche,résolu à appliquer des réformes profondes est parfaitement maitrisé du coté du capital et de la finances, soutenus par la droite, et leur propagande de peur sera relayée par les médias. Coté de ceux qui veulent réformer ce système (ne parlons même pas de révolution !) ça n’est malheureusement pas le cas. On est plutôt dans la répétition obstinée du scénario d’échec. Les ripostes et les réponses à cette escalade prévisible car déja répètée, restent totalement floues ou irréalistes, de l’ordre du crédo.

Quant à l’union avec les progressistes d’autres pays européens sur un corps de mesures qui pourrait redonner force et crédibilité à chacun, il en est au même stade. Tant qu’on n’aura pas répondu à ces questions de façon très précise et pragmatique, on aura du mal à convaincre, et si par miracle on y parvient, l’échec sera au rendez-vous.
Pour ce qui est de l’existence de prolétaires, évidemment qu’il y en a mais la problématique est comment les atteindre et les rassembler. Chauffeurs et salariés ubertisés, micro-entrepreneurs, travailleurs à domicile. Terminés les grand meetings dans les usines. Les manifestations de rue politiques ou syndicales rassemblent toujours les mêmes convaincus mais n’entrainent aucune adhésion, elles ont une image ringarde auprès des jeunes et de ces nouvelles catégories de travailleurs que seul internet tient en éveil. C’est par là qu’il faut les toucher.

Bon week end et bon courage,

BOUDET Pierre 6 février 2016 à 18 h 04 min

Alex rebonjour, ne jetons pas l’outil avant d’avoir entrepris le chantier sous prétexte qu’il nous {SEMBLE} impossible, le propre d’un communiste est d’avoir l’espoir chevillé au corps et de lutter pour ne pas recommencer les erreurs ayant conduit à des impasses.Le transfert des capitaux à l’extérieur est déjà une réalité, une étude datée de 3 à 4 ans démontrait que sur 100 euros dégagés par le travail 80 allaient à la spéculation financière et dans les paradis fiscaux, 20 seulement étaient réinjectés dans l’économie réelle,depuis ce constat s’est bien sur aggravé, en maîtrisant la gestion des banques nous pouvons contrecarrer cette dérive mortifère.
Tu cites l’exemple de la Grèce et je pourrais en citer de nombreux autres récents tels que les échecs des pays Latino Américains, la cause principale est justement d’avoir laissé la propriété des moyens de production et d’échanges aux mains de l’oligarchie. TSIPRAS qui avait réussi à fédérer son peuple sur des objectifs révolutionnaires a échoué pour de multiples raisons, mais aussi et surtout en laissant les banques, les armateurs, toute l’industrie en économie privée, s’il avait eu la volonté de chasser tous les oligarques des conseils d’administration, refuser le remboursement de la dette illégitime son peuple l’aurait suivi, le FMI La BCE et l’Allemagne placés devant le fait accompli auraient été contraints de plier.
Dans ma rédaction précédente j’ai fais une erreur ayant marqué 90 % de salariés, Il fallait écrire 90 % de {la POPULATION FRANCAISE}est salariée.
Allez Alex nous savons que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, l’humanité est confrontée à une période historique dramatique, mais au cours de son histoire elle a réussi renverser des situations qui semblaient désespérées, malgré les nuages qui s’amoncellent nous voyons des trouées de ciel bleu à l’horizon, annonciateurs de printemps des peuples possibles : Jérémie CORBYN en Angleterre, l’Espagne, le Portugal, et qui l’aurait parié il y a un an, même sur les états unis souffle un vent nouveau, je suis persuadé que le peuple Grec n’a pas dit son dernier mot et que l’ouragan de la révolte va se regonfler à nouveau

alain harrison 6 février 2016 à 21 h 50 min

Bonjour à M.Boudet et Alexanderplatz.

Très intéressant votre discussion. Je vous en remercie.

Il y a un bilan à faire sur les nouvelles avancés citoyennes indépendantes.
Prenons Avazz avec plus de 40 millions de personnes.
Nous pourrions amorcés des pétitions rassembleuses sur des solutions.
Ce qui marquerait « l’adhésion » des signataires à la solution avancée.
Disons que l’objectif d’une pétition solution est de 10 ou 20 millions de signataires. Il y aurait une diffusion sur le Web sur plusieurs sites saluant cette pétition. Cela aurait une influence sur les médiats de masse, ne fut-ce que souligner cette pétition.
Juste un outil de plus.
Il faut imaginer plusieurs outils de diffusion des solutions.
Donc cherchons ensemble les solutions viables sur deux plans.
Un plan de réalisation à brève échéance qui aura un effet d’entraînement.
Un plan sur la conscientisation de la population en générale

J’y reviendrai.

BOUDET Pierre 5 février 2016 à 17 h 57 min

Pour répondre à Serge POVEDA sur le problèmes des élus, l’idéal serait de parvenir à un véritable statut de l’élu, qui n’existe pas actuellement et favorise les candidatures des possédants et des professions libérales, sans statut l’ouvrier ou l’employé en fin de mandat à toutes les chances de se retrouver sans travail s’il était sur une liste de gauche.
Certains députés, ministres ou maires sont de véritables héritiers de dynasties ancestrales, comme les DEBRE, PONIATOWSKI, etc …
UN statut de l’élu devrait fixer 3 mandats maximum à chaque élu, le premier pour se former , le second pour construire, le troisième pour aider et guider son successeur,ensuite retour définitif au rôle de citoyen lambda avec emploi garanti en fin de mandat, interdiction de cumul des mandats Exemple, à l’instar de LE DRIANT ministre et Pdt de conseil régional

chb 7 février 2016 à 11 h 13 min

Le cumul de LeDriant est révélateur : autour de Flanby, peu d’hommes sont sûrs.
L’agression (à la remorque de l’OTAN) contre des pays souverains, l’agression contre l’unité nationale via déconstruction des territoires, l’agression contre le salariat etc. a besoin de responsables complices : il n’y en a pas assez au P’S’. Des suivistes, il y en a assez; à l’Assemblée par exemple, ils les tiennent par le chantage aux investitures. Mais des gens crédibles et capables de mener la politique anti-sociale, ça court pas les rues. Tant mieux pour nous!

Alexanderplatz 5 février 2016 à 18 h 57 min

La déchéance de nationalité peut-être une bonne idée: ainsi, je proposerais que cette mesure soit étendue aux dirigeants de sociétés coupables d’évasion fiscale ainsi qu’à ceux de société françaises délocalisant leurs activités à l’étranger, toutes activités menées à l’encontre des intérêts de la nation…
J’en vois à droite qui ne sont plus d’accord ?

alain harrison 6 février 2016 à 2 h 01 min

Bonjour M. Berdagué.

Les communistes ont à se repenser, pas les fondements, mais l’articulation des objectifs et des moyens pour y arriver.
Donc, de travailler sur l’agenda « unificateur » dans un premier temps, de la gauche.
Un consensus sur les grandes lignes, et la mise de côté des différents.
Que chaque composante revise ses « idées » en fonction des grandes lignes consensuelles.

D’abord, les éléments consensuels pour un agenda global, les objectifs.
Ensuit chaque composante de la gauche, fait le ménage dans ses idées en fonction des grandes lignes.

Il y a un travail de revision dans « les gauches », pas du révisionnisme, mais revoir ses propres visions…..

Cet exercice est nécessaire, mais dans un deuxième temps.
D’abord le consensus.

Pourquoi, parce que, à partir des éléments du consensus, les contradictions ressortiront plus clairement, et une mise à niveau sera possible.

Je le redis, d’abord le consensus sur les grandes lignes (solutions rassembleuses des différents groupes ou regroupements, partis de gauche).

Ensuite, chaque regroupement et ou partis de gauche font leur revision en fonction des grandes lignes-solutions à mettre en place.

Si cet exercice réussit ce tour de force, la gauche retrouvera une cohérence.

Alors, il sera possible de rejoindre la population.

C’est une suggestion qui va dans le sens de votre intervention, la partie:

«« Le grand capital financier voyant là un précédent les menaçant …et si ça s’ étendait comme la sécurité …….
…..Car comment faire cette Gauche nouvelle »»

Il ne reste qu’à faire la liste d’épicerie, l’agenda convaincant….

alain harrison 6 février 2016 à 2 h 35 min

Pour la réussite du consensus.

Départagé ce qui relève de la voie directe, de ce qui relève de la voie de contournement.
Cette voie peut mener à d’innombrable voies secondaires……

Départagé ce qui relève du concept de synergie et de ses effets collatéraux….de ce qui relève
de l’éparpillement et de l’affaiblissement…..

Le découplage.

Découplé les divergences idéologiques des grandes lignes rassembleuses.

Examiner le plan B, à la lumière des grandes lignes. Ce plan doit être plus radical point.
Et mieux articulé.

C’est une question de tactique efficace.

Mais sans le travail auprès de la population et de sa participation………….

Alors, il y a du boulot.
Encore là, il s’agit d’avoir un bon coffre d’outils.

L’autre pan de la révolution concerne l’auto-éducation. Metre en relief le vieux monde face au monde nouveau. De la vieille mentalité de division à la nouvelle qui s’engage résolument pour l’Humain d’Abord: liberté, égalité, convivialité.

Au sujet du découplage.

Sortir de l’ambiguïté autochtone: une suggestion

Publié le 23/11/2015 par Jean-François Lisée

«« Je suis Innu, je suis souverainiste.» Lorsqu’il a prononcé ces mots, samedi au Conseil national du Parti québécois, le chef des Premières nations, Ghislain Picard, s’est valu des applaudissements des indépendantistes présents, ensuite un peu refroidis d’entendre qu’il parlait de la souveraineté de sa nation à lui. Ambigu jusqu’au bout, M. Picard, interrogé par les journalistes, n’a pas écarté l’idée de voter oui à un prochain référendum sur la souveraineté du Québec, affirmant: « on est pas rendu là ».
Il était important que le Parti québécois tende la main aux Premières nations en invitant M. Picard à sa tribune, et qu’il y soit bien reçu. Il était tout aussi important que l’invité d’honneur parle franchement à ses hôtes. Le dialogue peut s’ouvrir.
Mais pour aller où ? …….
Penser le découplage
Je crois qu’il existe une approche à la fois respectueuse des autochtones, qui facilite le passage à la souveraineté […]. C’est l’approche du découplage des deux questions : la question de la souveraineté et la question autochtone. »»

http://jflisee.org/sortir-de-lambiguite-autochtone-une-suggestion/#comment-18282

Il y a bien des façons de régler des « litiges ».
La mise de côté..
Une concession…
Le découplage..
Avec la confirmation (honnêteté et intégrité) de revenir en temps et lieu sur les litiges.

Donc il faut ouvrir sur l’action.
Seul façon de sortir du piège de la réaction et des conflits.

L’action doit se situer sur plusieurs plans.
Elle doit rejoindre la population et trouver des façons « intéressantes » d’impliquer la population.

alain harrison 7 février 2016 à 5 h 50 min

Une chose en passant.

Le communisme origine des travaux de Marx. Mais par la suite un paquet de repreneurs, y en a qui sont devenus des spécialistes du Marxisme avec la pléthore de isme qui s’en suivit avec tous les conflits, la course au pouvoir, et les dérives….

Il faut retourner à l’origine. Et vérifier par soi-même.
Si la découvert porte en soi une vérité concernant notre monde, la reprendre et la continué dans son intégrité est notre devoir.

De même avec tous les découvreurs sur notre réalité multidimensionnelle.
Toute découverte est le fait d’un être humain, au Monde.

Quand on se réfère à Aristote, la vérité qu’il porte éclaire notre temps, N’est-ce pas!

Aussi, nous n’avons pas à idéologiser une vérité, mais la concrétisé.

L’honnêteté et l’intégrité sont des qualités humaines que seul une éducation juste peut porter à son accomplissement.

Aussi, c’est à chacun «« en âge d’expérience de vie »» de s’auto-éduquer.

Qu’est ce qu’un révolutionnaire ?

Une question à méditer !

La crise est multidimensionnelle et il faudra y répondre globalement.
Mais comment ?

La méditation, n’est pas le fait de quelques uns, mais de tous.

Qu’est-ce que la méditation ?

Toute conclusion ferme les portes.

Albert Einstein:
“La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.”

Marx:
“C’est dans la pratique qu’il faut que l’homme prouve la vérité.”

alain harrison 7 février 2016 à 7 h 00 min

Découvrez « Mediastan », le documentaire sur le CableGate – avec Julian Assange (VOST)

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/decouvrez-mediastan-le-52270

Un documentaire intéressant

alain harrison 7 février 2016 à 7 h 16 min

Bonjour.

Saviez-vous que:

Cuba: Les invités surprenants du dîner de l’Elysée autour de Raul Castro

Publié le 4 Février 2016 par cubasifranceprovence

Catégories : #Cuba, #France, #Raùl Castro

Le premier jour de la visite offi­cielle du leader cubain Raul Castro à Paris s’est conclu par une dîner au Palais de l’Élysée. Parmi les invi­tés : membres de l’oppo­si­tion, indus­triels, repré­sen­tants du cinéma et même… David Guetta !

21. C’est le nombre d’an­nées qui se sont écou­lées depuis la dernière visite d’un président cubain en France. Après Fidel Castro en 1995, c’est donc son frère cadet Raul, dési­gné succes­seur offi­ciel en 2008, qui a posé le pied à Paris hier, dans le cadre d’une visite d’État de deux jours.
http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2016/02/cuba-les-invites-surprenants-du-diner-de-l-elysee-autour-de-raul-castro.html

J’espère que nous en parlerons sur cette plateforme.

Oui, jusqu’où la dérive…dans L’UE ?

alain harrison 7 février 2016 à 7 h 42 min

?

alain harrison 7 février 2016 à 7 h 46 min

Je ne le crois pas.

La fracture dans la gauche…..
Intéressant…

alain harrison 8 février 2016 à 23 h 28 min

Bien, je constate que sur ce blogue, il y a des tabous. On ne parle pas de sites trop communistes !

Comme :

Initiative communiste

C’est vrai il y a les extrémistes à gauche, à droite, religieux…..
Mais je crois qu’il y a un extrémiste que nous ne voyons pas :
L’extrémiste centriste ou modéré ?!?

Une idéologie est une idéologie et instrumentalise toujours, tuant ainsi, l’action qui doit être adaptée à la mesure du problème.

Parfois, la diplomatie, parfois la force, parfois l’ouverture…. et ici il s’agit d’infos et qui la véhicule.
Mais les réflexes conditionnés, ça ne mène pas loin, et ne mène pas à rassembler.

alain harrison 8 février 2016 à 23 h 29 min

«« FN islamisme insécurité : Y aurait il des accointances entre l’extrême droite, l’insécurité et certains islamistes ? »»

Cet article est à lire……

alain harrison 8 février 2016 à 23 h 36 min

La gauche est divisée sur différents plans.

Mais n’ayant pas la capacité (division) de construire un agenda rassembleur, elle est condamné à errer….et errer trop longtemps….

alain harrison 9 février 2016 à 0 h 42 min

Oui, jusqu’où la dérive ?

« Ce qu’ils attaquent et ce que nous défendons » entretien avec le ministre du Travail du Venezuela
Auteur: Dilberto Reyes Rodriguez | informacion@granma.cu
8 janvier 2016 17:01:41

«« Il est utile de se rappeler que Manuel Valls et son gouvernement ont participé à la campagne de la droite au venezuela, »»

Nous découvrons aujourd’hui, le même problème partout, et la même cause:

Le phénomène de l’exploitation de l’homme par l’homme……

Cuba, un des pays les plus stratégique actuellement.

alain harrison 9 février 2016 à 0 h 54 min

Bien, je commence à être fatigué de la censure.

alain harrison 12 février 2016 à 8 h 28 min

Pendant que la gauche patauge. Le néo-capitalisme sauvage ne cesse d’innover. Suivez l’actualité, UBERX, l’auto-entrepreneur,…….
Plein d’annonces…..Et la PUB qui tourne tourne..

Un mensonge, à force de répétition, devient vérité.

Je vous le dit, il y a des lectures, des réflexions et des méditations à faire…

Il n’y a pas de panacées. Mais un ensemble à mener parallèlement.
Marx a compris une vérité…économique.
Une initiative citoyenne européenne sur le revenu de base….
La France…une expertise sur la cotisation…
Mais il y a d’autres domaines qui doivent être mener parallèlement.
Il s’agit de les articuler adéquatement et stratégiquement….les priorités synergiques.

alain harrison 12 février 2016 à 8 h 47 min

Si vous n’êtes pas convaincus !

«« Et comme nos légistes portent un si grand intérêt à la liberté des acteurs privés, surtout au plan de leurs capitaux, bien faisons comme eux et créons nos structures hors du système et travaillons en dehors de lui. Autrement dit, cessons de chercher à prendre le pouvoir et créons notre propre pouvoir! »»

http://www.lequebecois.org/reflexion-sur-lextreme-gauche-parlementaire-et-sur-les-luttes-futures/

alain harrison 12 février 2016 à 8 h 54 min

Comment dire soyons auto-révolutionnaires à la mesure de chacun.

Mais si nous faisons consensus sur des éléments incontournables que chacun puisse s’approprier en conscience d’abord, puis en faire la promotion et articuler en activités concrètes….

Ce processus est commencé, éparse……et multidimensionnel….

Mais il faut le répéter…….

alain harrison 14 février 2016 à 6 h 22 min

L’auto-éducation et l’exploration des solutions devraient faire parti des attributs de tout révolutionnaire.

Cesser d’être des personnes de seconde main, mais être auto-créatif.
Lire Marx, l’original, pour faire sa propre idée.
Mais il y a sûrement de bons résumés-synthèses, pas des interprétations. Ce sont elles qui créent les schismes et les conflits idéologiques qui s’en suivent.

C’est toujours dans les sources qu’il faut puiser. C’est l’essentiel qui est digne de l’action.
L’action est possible s’il y a le découplage de l’essentiel des opinions-arguments divergents.
Alors, de l’essentiel peut sortir le consensus.
Du consensus, une action synergique.

C’est juste pour une exploration.

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