Assez de la tragi-comédie européenne!

le 24 février 2016
cameron bruxelles

cameron bruxelles

Par Patrick Le Hyaric

La théâtralisation de la dernière réunion du sommet européen n’avait pour but que de permettre à la droite britannique de M. Cameron, représentant les intérêts de la place boursière de Londres et le grand business anglo-saxon, de sortir vainqueur d’un référendum convoqué par lui-même pour la fin du mois de Juin. Cela n’empêcha pas le même Cameron de s’écrier, à la fin de ce mauvais vaudeville : « Je n’aime pas Bruxelles ». Comme quoi la démagogie populiste n’est pas toujours là où on la dit !

Cela fait plus de deux mois que se négocie ligne après ligne le texte de cet accord qui fait la part belle aux demandes britanniques. Le Premier ministre du Royaume-Uni a obtenu à peu près tout ce qu’il demandait parce que cela coïncide avec les demandes d’une partie des forces de l’argent sur le continent, parce que cela va dans le sens d’une construction européenne plus libérale, plus antisociale et encore moins solidaire. Les puissances financières européennes n’ont évidemment pas besoin d’une Europe sociale. Elles ne souhaitent pas non plus une Europe solidaire au service d’un projet commun pour les peuples, car tout effort en ce sens contrarie leur soif de profits et met en danger la rente.

Ce qui est possible pour M. Cameron ne l’était pas pour Alexis Tsipras précisément parce que ce dernier s’est battu jusqu’aux dernières limites pour une inflexion démocratique et sociale de la construction européenne que n’autorisaient ni M. Cameron, le roi de la financiarisation, de la dérégulation, et de l’américanisation, ni Mme Merkel, la chef de file du monétarisme et de l’autoritarisme budgétaire et économique. Il est aussi vrai que  la Grèce ne pèse pas du même poids économique que le Royaume-Uni au sein de L’Union Européenne. Une nouvelle fois éclate la nature « a-démocratique » de cette Europe visant d’un côté, en Grèce, à faire chuter un gouvernement élu sur la base d’un programme anti-austérité et de l’autre, à répondre aux exigences ultralibérales du Royaume-Uni et à faire gagner la droite du premier ministre au service de la City. Ceci alors que la Grande Bretagne dispose déjà d’un traitement de faveur puisqu’elle est autorisée à être à l’extérieur du dispositif Schengen, exonérée de participer aux travaux pour une taxe sur les transactions financières, comme de l’application du pacte « Euro-plus ». Elle contribue moins au budget européen comparativement à sa démographie et ne participe pas à l’union bancaire qui fait obligation aux banques de disposer de fonds propres suffisants. Voici maintenant que le Conseil européen en rajoute en acceptant que le Royaume-Uni refuse aux travailleurs européens présents sur son sol l’accès aux prestations sociales liées au travail durant au moins quatre années, ce qui constitue un recul important sur les droits fondamentaux des travailleurs. Cette grave entorse pourra sans doute faire jurisprudence pour d’autres pays ! L’Angleterre refuse de faire de l’euro sa monnaie mais veut désormais participer aux décisions des pays de la « zone Euro » pour pouvoir défendre la spéculation à la bourse londonienne, tout en commandant au business anglais de profiter à plein des débouchés du marché intérieur européen.

L’Allemagne de Mme Merkel, si dure avec la Grèce mais aussi avec le Portugal, l’Italie ou l’Espagne, aura tout fait pour que M. Cameron puisse gagner son référendum en sacrifiant encore plus les droits sociaux et la solidarité européenne. La France, elle-même si docile aux injonctions de l’ordo-libéralisme, ne lui aura pas ménagé son concours.

Ces concessions ne peuvent qu’amplifier les crises européennes. Dans cette même réunion a été refusée l’indispensable solidarité avec la Grèce alors qu’elle porte un énorme poids en accueillant par milliers les réfugiés qui fuient la guerre en Syrie. Les autres chefs d’Etat et de gouvernement se comportent comme s’ils avaient déjà exclu la Grèce de l’espace Schengen. Aucune avancée n’a non plus été faite pour mettre à plat la politique agricole européenne qui est une des causes fondamentales des souffrances actuelles des paysans travailleurs. Le Président de la République n’en a pas dit un mot à la sortie de ce sommet, pas plus d’ailleurs sur la nécessité d’initiatives communes pour stopper le galop du chômage et de la pauvreté. C’est sans doute conforme à ses projets nationaux d’accélérer la flexibilité et la précarité du travail ainsi que la destruction méthodique des lois sociales contre lesquels devrait se lever un mouvement populaire unitaire. Pire, on cache aux travailleurs  européens  que l’accord avec M. Cameron comporte un volet spécifiant une accélération des négociations pour faire aboutir le projet de grand marché transatlantique dont un nouveau « round » vient de s’ouvrir cette semaine à Bruxelles.

Cet épisode invite à réfléchir a partir des évolutions en cours, toutes celles et ceux qui souhaitent une « refondation-dépassement » de l’actuelle construction européenne.

D’abord, on a bien compris que la porte est ouverte à une « construction différenciée ». Raison suffisante pour réclamer que le traité budgétaire soit à nouveau discuté au Parlement et dans le pays pour sortir des rationnements des dépenses sociales et publiques. Ensuite, si les traités européens peuvent être interprétés comme ils le disent, pourquoi les appliquer avec une telle rigueur et ne pas s’en émanciper ? Ce qui permettrait des choix de relance sociale, industrielle, agricole et de développer de nouveaux services publics. Dès lors, le moment serait venu de stopper les politiques de démantèlement des droits du travail et de contrôler l’argent émis par la Banque centrale européenne pour financer un grand programme européen d’investissement dans les activités d’avenir dans le cadre de la transition environnementale. Enfin, ce n’est certainement pas sur l’accueil des réfugiés qu’il faut attaquer Mme Merkel. Il y a beaucoup mieux à faire, notamment en négociant avec elle les initiatives communes à prendre pour que l’ONU s’implique totalement dans le retour de la paix en Syrie et dans tout le Proche-Orient. En s’attaquant ainsi à la cause, l’ONU pourrait simultanément contribuer à faire de l’accueil des réfugiés une grande cause mondiale, au-delà des seuls pays qui en supportent douloureusement aujourd’hui les conséquences. En même temps, à partir des questions nouvelles que posent l’accueil des réfugiés la France devrait ouvrir avec l’Allemagne le débat sur l’arrêt des rationnements budgétaires.

D’autre voies sont donc possibles pour lesquelles peuvent se solidariser les travailleurs, les créateurs, les jeunesses en Europe et au-delà, afin de redonner droit de cité à la solidarité et à l’intérêt humain.

10 commentaires


Michel Berdagué 24 février 2016 à 17 h 24 min

Nous avions très bien anticipé ce qu’ est cette U.E. . Pendant la campagne contre Maastricht , et il aurait fallu quelques semaines de plus pour que le Peuple rejette cette infamie . Nous , le Parti communiste ,l’ avions édité en papier journal , ce texte illisible et très dangereux pour le devenir . Nous avions tenu des réunions de compatriotes pour expliquer les méandres de ce texte pondu par les bureaucrates /ultra libéraux /capitalistes de droite et de dite gauche/soc. . Les salles étaient pleines à craquer et les questions et réponses fusaient . Nous avions abordé le sujet de la perte de souveraineté par la non maîtrise de la création monétaire . Tout ça en 1990 / 91 à la fin de siècle dernier ! Et il fallait voir et entendre tous ces maastrichiens nous insulter nous traiter de bruns/rouges des plus populistes . En 2005 Victoire encore les insultes , ça nous sommes habitués mais INSULTE et déni de démocratie républicaine : « ils » s’ assoient sur le pouvoir souverain du Peuple .
Depuis ça s’ aggrave …Cameron poursuit Thatcher dans la démolition de toutes les avancées structurantes pour le monde du travail , services publics … , tout pour le profit de la poignée , ces moins que rien de la City et ailleurs , des moins que 1 % .
Cette U.E. est à rejeter , à deux vitesses et brisant toute réglementation préparant l ‘ autoroute ( privée )au GMT avec le NATO qui est fortifié par notre armée et matériel si chèrement payés rafale , sous marins nucléaires et services aux ordres de l’ OTAN américanisé !
Il est grand temps que les communistes retrouvent son et un Projet/Programme qui sera discuté et approuvé par la population qui retrouvera la confiance . Enfin !
Comme le chantait Jacques Brel … chez ces gens-là …monsieur …ça compte …

Colombe 1 mars 2016 à 14 h 06 min

le traité de Maastricht est passé de peu , »grace » a lutte ouvrière qui a appelé a l’abstention .

alain harrison 6 mars 2016 à 20 h 37 min

Bonjour Michel Berdagué.

«« Cette U.E. est à rejeter , à deux vitesses et brisant toute réglementation préparant l ‘ autoroute ( privée )au GMT avec le NATO qui est fortifié par notre armée et matériel si chèrement payés rafale , sous marins nucléaires et services aux ordres de l’ OTAN américanisé ! »»

Oui, ainsi la France deviendra un sous-traitant des US.
Il faut bloquer le TAFTA et l’AECG, deux pièges tendus par les multinationales, le 1%, le système militaro-industriel-financié.

Aux US, la privatisation du système militaire c’est amorcé au siècle dernier, où en est-elle rendue ?

La gauche doit développer une stratégie à plusieurs niveaux, et impliquer les citoyens-travailleurs.
Mais nous les citoyens-travailleurs devons développer nos propres comités-missions (écologie, société, économique) politiques et développer nos stratégies de prise en charge des affaires……
Un article inspirant:

Réflexion sur l’extrême gauche parlementaire et sur les luttes futures !
•Benoit Arcand
•chroniques politique québécoise, Journal Le Québécois
• 24 novembre 2014

«« D’abord, et afin de me distancer de mes amis anarchistes, je précise que la défiance que je porte de plus en plus aux structures étatiques et aux institutions occidentales, soi-disant démocratiques, ne provient pas de positions de nature idéologique car, à l’instar de Marx, je ne crois pas que l’État puisse être aboli tout simplement par décret, le projet fut-il tenté avec toute la bonne volonté du monde. En tout cas, pas sans auparavant avoir éliminé ce qui l’a fait naître (des conditions sociales) et donc d’en avoir rendu l’existence inutile, pour autant que cela puisse être un jour possible6. Autrement dit, je ne crois pas que l’État soit un « choix de société », mais un mal nécessaire qu’il nous faut démocratiser au maximum afin d’en atteindre le point de dépassement…..
….Et comme nos légistes portent un si grand intérêt à la liberté des acteurs privés, surtout au plan de leurs capitaux, bien faisons comme eux et créons nos structures hors du système et travaillons en dehors de lui. Autrement dit, cessons de chercher à prendre le pouvoir et créons notre propre pouvoir! »»

http://www.lequebecois.org/reflexion-sur-lextreme-gauche-parlementaire-et-sur-les-luttes-futures/

Donc, partout, développer des satellites de conscientisation sur tous les thèmes, les animations doivent être sous le signe d’échange, donc 6-8 personnes, par le questionnement, simple pour que n’importe qui puisse en prendre la charge et la reconduire.
Et puisqu’il y a plusieurs thèmes, chacun peut selon l’intérêt du moment participer à tel oe tel atelier de «« conscientisation »».

C’est juste un outil de plus.

Mais en se parlant directement, l’info peut prendre sa dimension réelle et donner le gout de s’impliquer. Et le temps est un facteur incontournable,
S’impliquer par nécessité…puis après….
S’impliquer par « gout »…parce que on y voit le potentiel….
C’est pas tout à fait la même chose.
Le gout implique ce qui est intrinsèque, à soi.
La nécessité implique ce qui est extrinsèque, étranger à soi.

Prêtez attention.

Le.Ché 27 février 2016 à 10 h 32 min

Ce qui est comique dans cette histoire là c’est que Cameron n’a jamais été dans l’euro, on se demande même pourquoi lui il veut sortir il n’est dans rien, et malgré cela il veut en sortir quand même.

BOUDET Pierre 27 février 2016 à 17 h 30 min

Ce fameux traité de Maastricht, qui légalisait {La libre circulation des capitaux, des marchandises et des usines} lisant cela tout individu de bon sens ne pouvait qu’être effrayé, en effet les capitaux , les marchandises et les usines circulent et vont là où le taux de profit est le plus élevé pour les capitalistes, le passif est imputé au compte des peuples, à cela s’ajoutait le statut de la B C E dont l’article 107 stipulait que : le conseil d’administration de la B C E est indépendant des états et des gouvernements, les états et les gouvernements s’engagent à respecter les décisions du conseil d’administration, s’engagent à e pas intervenir ni solliciter ni influencer les décisions du CA
Cela signifiait que sans doute pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le pouvoir politique transférait son pouvoir de décision économique à un organisme n’ayant pas à répondre ni se justifier de ses décisions monétaires et économiques, d’investissements, de prêts Etc; il faut savoir aussi que le CA de la BCE est dans les mains des lobiyistes du cac 40 : Belle démocratie!!!!!!!

BOUDET Pierre 27 février 2016 à 17 h 47 min

Quelle mascarade cette communauté Européenne, où selon que vous soyez riche ou misérable vous pouvez choisir le menu qui vous convient, La Grèce avec son tout petit PIB peut compter sur la CE pour la mettre à genoux, d’autant que Siryza prétendait donner des droits au peuple, non mais pour qui se prennent ils ces grecs ils ne vont quand même pas nous sucer notre capital, allez crevez !! par contre la belle Albion qui veut diminuer les droits sociaux, quel discours agréable aux oreilles des oligarques de la BCE et autres affameurs des peuples, bien sur Mr CAMERON nous comprenons vos préoccupations !!!!! Que la CE continue ainsi et bientôt elle implosera, car prétendre faire une communauté sans les mêmes droits et les mêmes devoirs ne peut conduire qu’à l’éclatement de la baudruche, le minimum de cohérence est mêmes droits sociaux et même fiscalité pour tous les pays adhérents, ceux qui refusent n’ont rien à y faire

Michel Berdagué 27 février 2016 à 19 h 23 min

Oui Pierre , surtout que l’ Albion a la £ sterling et la City où se retrouve tous les milliards 10 puissance 9 détournés et mafieux comme les 80 000 millions d’ euros que le Junker avec le Luxembourg avait organisé le détournement des impôts des milliardaires européens et qui se retrouvent à la City des Cameron , pour ceux de l’ Hexagone c’ est environ 40 milliards . Certes ce Junker pendant un jour il a eu la peur verte/bleue , il avait envoyé son chargé d’ affaires , il se cachait le bougre Mooôsieur , oh ça n’ a pas duré longtemps pour ce haut fait d’ armes , il a eu une promo comme Président de cette U.E. . Pour rejoindre son copain le célèbre Draghi grand magouilleur des comptes publics Grecs en promo: de direction BCE .C’ est leur démocratie libérale mafieuse du tout pour la poignée de milliardaires …
Y a un sacré ménage à faire , à dégager tout ça : mettre à la BCE nos économistes Denis Durand , Yves Dimicoli , Frédéric Boccara …et pourquoi pas Lordon qui sera obligé de changer ses vues sur la sortie de l’ euro si cette monnaie est utilisée pour le Prolétariat , la Classe ouvrière , le monde du travail de la création de l’ enseignement et de la recherche pour découvrir, sans oublier les paysans , les artisans , les commerçants …
Pour la place vacante de Junker en prison , Patrick sera très très bien à sa place .
Application de nos propositions communistes : Pôle Public bancaire et financier , avec les fonds régionaux socialisés , ET le salaire à vie à partir de 18 ans cf : Bernard Friot , avec la Sécurité Emploi/Formations tout au long de la vie professionnelle avec rétablissement de la revendication de la retraite à taux pleins , 55 ans pour les femmes , 60 ans pour les hommes .

breteau jean claude 4 mars 2016 à 9 h 00 min

l’URSS était un modèle de démocratie comparée à cette Europe .Ce matin ,un éditocrate ,sur France inter ,félicite Cameron pour sa détermination ,BING pour Hollande qui vit l’Europe couché .Il ne risque pas de troubler ,notre mou ,la marche triomphale des voyous qui se gavent ,comme jamais en liquidant la démocratie .A ce niveau de laisser faire ,il est normal de se poser la question ,combien cela lui rapporte ?En 4 ans le bilan c’est rien +rien =rien pour la France ,et les français .Il suit les américains ,Merkel,Cameron ,c’est moins fatigant .Elle est ou ma France ? Comme le gaz de schiste !

alain harrison 6 mars 2016 à 20 h 54 min

«« Cet épisode invite à réfléchir a partir des évolutions en cours, toutes celles et ceux qui souhaitent une « refondation-dépassement » de l’actuelle construction européenne. »»

La seule façon, c’est de dissoudre les instances UE, mettre en tutelle (mettre les têtes et leur cohorte à la porte), impliquer la société civile (citoyens travailleurs) dans le processus ( rôle des instances et le processus d’engagement du personnel).

Le hic, c’est que le mouvement progressiste (mot générique) est en désordre, dispersé, divergent et infesté.
Comment s’y prendre à court terme.
Il y a encore quelques élections en vue.
Celle française est très significative et la marge de manoeuvre est restreinte et en plus moyauté….de l’intérieure même.

Alors comment faire ? Des suggestions….

Pas la semaine prochaine….
Personne n’a réfléchit à des éléments stratégiques à effet synergique collatéral ?

alain harrison 6 mars 2016 à 22 h 51 min

««« Dans cette même réunion a été refusée l’indispensable solidarité avec la Grèce alors qu’elle porte un énorme poids en accueillant par milliers les réfugiés qui fuient la guerre en Syrie. »»»

Cela risque de tourner en crise sociale violente.
La Grèce est prise dans un étau incroyable vue sa situation. Le Peuple grec entre dans une nouvelle descente aux enfers.

La coalition agressive US-occidentale ne savait pas, ignorait les conséquences de leur crime abominable au Moyen-Orient ? *
Quelle aubaine pour faciliter encore plus les lois de destructions des acquis sociaux. Et cela à grande échelle, sous les hospices des lois d’urgence anti-terroristes.

Je le répète (et ne le répéterai jamais assez) la crise est multidimensionnelle et il faudra y répondre globalement, pas à la carte ni clientélisme, le piège tendu à la classe moyenne qui y a plongé tête baissé.

Et le mouvement progressiste ou de la gauche ou comment l’appeler ??? Qu’a-t-elle a proposé de cohérent ?

Des citations qui devraient nous mettre la puce à L’oreille:

Albert Einstein:
La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.”

Marx:
“Etre radical, c’est prendre les choses par la racine. Et la racine de l’homme, c’est l’homme lui-même.”

Krishnamurti:
Voir la vérité d’une chose.

N’est-ce pas claire comme de l’eau de roche ???

Et nous pouvons remonter dans le temps, à l’Antiquité même pour y découvrir des pensées qui n’ont rien d’anodine, mais des implications.

Platon et Pythagore nous ont avertis sur notre condition d’humain en quelques mots seulement.

Bon, je vous laisse mijoter la-dessus.

* Maintenant, tous les prédateurs Est-Ouest recherchent leurs avantages, et cela risque de tourner au vinaigre pour tous.
Espérons que les Peuples d’Amérique Latine ont de la mémoire, pour eux et pour nous.
Et dire que l’Occident a les moyens de réaliser le passage sans tirer un seul coup de feu. Notre richesse, comme facilitateur ou bien séquestrée… (N’avons-nous pas le choix, mais si on n’en prend pas conscience, si le peuple n’en prend pas conscience. Donc, que doit faire les instances dites de gauche ou progressiste ?)
Mais il y a trop de fous en poste. À qui la faute ? Mais qu’est-ce que fou notre éducation ?
Après les changements d’après guerre, nous sommes retombés dans la stagnation, surfant sur les acquis fragiles de la démocratie naissante et délaissant son potentiel d’évoluer et de nous faire évoluer. Donc apprendrons-nous des leçons du passé ???
Apprendre du passé est le passage obligé.

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