La République. Oui, mais laquelle ?

le 13 décembre 2020

Statue de Marianne ornant le monument à la République, place de la République, Paris (Photo : Luis Reygada).

L’une des tares qui caractérisent notre époque tient au sort qu’elle réserve aux mots. Dans ce monde où la démocratie tend à se résumer à la communication électorale, ils font l’objet d’un malaxage permanent. Ainsi en va-t-il du mot « République », dont la charge symbolique est désormais telle qu’aucun groupement politique ne le récuse. Il n’en a pas toujours été ainsi. On pourrait dire « tant mieux !» et se satisfaire que ses ennemis d’hier (l’extrême droite), et d‘avant-hier (la droite bonapartiste comme orléaniste, LR comme LaREM), s’y reconnaissent désormais. Mais ce serait faire l’impasse sur les glissements que ces adoptions tardives du mot ont permis, sur le long terme, d’opérer sur la chose.

Insistons d’abord sur le fait que la récupération/redéfinition du concept de république est rendue possible par le flou qui entoure sa définition. Car cette forme de gouvernement a connu, depuis l’ère des révolutions qui balayèrent les anciens régimes, un succès foudroyant. Si bien qu’aujourd’hui la très grande majorité des pays à travers le monde s’en réclame, dont quasiment tous les régimes postcoloniaux. Son principe pourrait se résumer à l’opposition qu’elle instaure aux formes de gouvernement d’anciens régimes reposant sur un pouvoir héréditaire ou dynastique. Il semble difficile d’aller plus loin : la Chine qui se dit communiste, l’Iran théocratique, les Etats-Unis ultra-capitalistes et libéraux s’affirment tous « républiques ». A contrario, la Grande-Bretagne, la Belgique ou la Suède sont fondés sur un pouvoir dynastique, aux prérogatives certes limitées, et récusent le concept. Il n’y a donc aucun lien direct entre la forme républicaine de l’État et le niveau des libertés démocratiques ou la qualité des droits sociaux qui s’y déploient.

On ne peut donc raisonner abstraitement lorsque l’on interroge le concept de « République », comme le font trop souvent la droite et le pouvoir pour légitimer leur autoritarisme. En France, il s’enracine dans un seul et monumental évènement, la Grande révolution de 1789 et ses suites immédiates et plus lointaines. Or, c’est par l’action révolutionnaire que fut instituée la République en 1792 en prenant appui sur la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. C’est par l’action révolutionnaire qu’elle fit son retour en 1848, et c’est par l’action révolutionnaire encore qu’elle renaquit lors de la Commune qui institua, entre autres avancées décisives, la première séparation des Eglises et de l’État et s’inspirait fortement de la première République. Et c’est par l’action et la pression socialistes que la République renaissante consolida ses bases par une série de grandes lois démocratiques garantissant les Droits de l’Homme et du Citoyen. C’est encore par l’action des masses populaires et de leurs organisations, dont le Parti communiste français qui joua un rôle décisif, que la république sut se faire démocratique, sociale et laïque, du Front populaire à la Libération en passant par la victoire de la gauche en 1981. C’est donc par l’action démocratique que la République aura gagné, en France, ce fort contenu progressiste qui s’évanouit peu à peu.

République et démocratie

Il est aujourd’hui de bon ton d’opposer République et démocratie, l’une garantissant les pouvoirs de l’État sur la société, l’autre celle de la société sur l’État. L’histoire nous enseigne que cette opposition est tout à fait stérile pour quiconque vise à dépasser l’ordre établi et à briser le monopole du capitalisme sur nos sociétés. Car si l’État tend aujourd’hui à récuser toute forme d’intervention démocratique, institutionnelle comme citoyenne, c’est précisément en octroyant au capital, par des choix politiques, un pouvoir exorbitant par divers règlements, les privatisations, l’intégration à l’Europe libérale.

Amputer la république de l’exigence démocratique, c’est la condamner à n’être qu’un signifiant autoritaire au service d’un exécutif et d’une machine technocratique de plus en plus puissants et intimement liés aux institutions du capital, financières (banques et assurances) et politiques (institutions européennes et ministère des finances, entre autres). Bref, une république bourgeoise qui se refuse au compromis avec les classes populaires. C’est cette définition de la République qui tend aujourd’hui à s’imposer et que le texte de loi présenté par le gouvernement prétend « renforcer », sous prétexte de laïcité, et sous les applaudissements de la droite et de l’extrême droite qui n’ont d’autre ambition que d’en renforcer les pires aspects. Cette République « libérale-autoritaire » se manifeste par sa défiance perpétuelle envers des catégories de la population jugées non conformes au moule d’une république amputée de ses missions sociales et de son aspect démocratique, d’une méfiance également vis-à-vis des assemblées locales mises sous tutelle préfectorales.

Cette conception est un poison mortel pour l’idée que nous nous faisons d’une République qui soit à la fois et indissociablement démocratique, sociale et laïque. La République française ne saurait se résumer ni à ses frontières, ni à sa culture forgée à travers les âges, ni à un régime de contraintes. Depuis la Révolution française et la fondation des principes républicains, elle est une nation civique, c’est à dire perpétuellement renouvelée par le contrat social et politique censé unir ses membres, fondé sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Voilà le sens que la Révolution a donné à la République, et voilà ce que nous entendons par République.

Confusions liberticides

Une partie du pouvoir dont les ministres de l’intérieur et de l’éducation nationale, la droite et l’extrême droite sèment de terribles confusions. Non, les valeurs, qui ne sont d’ailleurs jamais précisées, ne sauraient s’imposer à tous. Personne n’est tenu en France d’être laïc, partisans de la liberté ou de l’égalité. Voilà qui serait parfaitement contraire à la laïcité qui garanti liberté de conscience, de l’exercice des cultes et de leur manifestation jusque dans l’espace public. Pas plus que personne n’est heureusement tenu d’être conforme à quelque prescription morale que ce soit.

Si la République réclame des efforts de chacun pour se conformer aux lois, il faut que celles-ci soient l’émanation d’un contrat civique et social entre ses membres et qu’elles ne briment en aucun cas les aspirations individuelles ou collectives. C’est le droit et le droit seul, par les lois et les lois seules, conformes aux prescriptions révolutionnaires de 1789, qui s’impose à chacune et chacun. C’est la raison pour laquelle leur élaboration doit se faire avec la plus grande prudence en fixant au strict nécessaire des limites à la liberté d’expression, et en ne cédant à aucun opportunisme électoraliste. Ce n’est malheureusement que trop rarement le cas, comme en témoigne l’inflation de lois dont le bilan n’est jamais fait, qui s’additionnent et se répètent souvent au détriment de leur intelligibilité.

République, laïcité et visée communiste

En France, la laïcité protège l’État des religions dans la mesure où celui-ci garantit à chaque citoyen, quelque soit ses opinions, des droits imprescriptibles, dont la liberté absolue de conscience. Dans la mesure, également, où cet État se refuse à toute forme de discrimination et, au contraire, se veut le creuset des différences par un contrat de citoyenneté qui unit chacun de ses membres. Démocratique, sociale et laïque : sans ces trois conditions et sans cet ancrage, la République n’est qu’une coquille vide qui vogue au gré des vents, même des plus mauvais. En les réunissant, elle est une condition nécessaire du déploiement des combats et d’une visée communiste.

Texte publié dans la Lettre du 13/12/2020

10 commentaires


Makarof Georges 14 décembre 2020 à 10 h 14 min

Quelle est la définition de la démocratie?
On pourrait penser que déjà, c’est admettre que tout le monde ne pense pas la même chose.
Chaque opinion a sa vérité propre et doit comprendre que la vérité d’un autre a aussi ses arguments.
Par exemple, la compétitivité n’a pas la même signification pour un « exploiteur » que pour un « exploité ».
Les adversaires de l’abolition de l’esclavage avaient cet argument (compétitivité) pour ne pas l’abolir. Et on les a entendus et compris puisque certains ont été indemnisés. Par contre les esclaves libérés n’ont pas été indemnisés, ils avaient déjà gagné la liberté !
Mais aujourd’hui, l’esclavage a-t-il disparu?
Les populations du Bangladesh qui sont employées à fabriquer les vêtements qu’on retrouve dans les magasins en France sont-elles rémunérées honnêtement ? Ont-elles des conditions de travail humaines ? Ont-elles droit à la démocratie?
De mon point de vue, la démocratie c’est que le peuple devrait être représenté pour toutes ses opinions (sensées et morales) à l’assemblée Nationale .
Et pouvoir influer sur l’élaboration des lois. Parce que c’est l’assemblée nationale qui est le pouvoir législatif. (normalement, d’après ce qu’on m’a enseigné à l’école du temps où il y avait de l’instruction civique )
Le président de la république avec son gouvernement c’est le pouvoir exécutif (normalement en république).
Et il y a le pouvoir judiciaire !
Et il y a le pouvoir de la presse !
Et, il y a la séparation des pouvoirs!
Or, depuis quelques dizaines d’années, sous prétexte d’avoir « gagné » les élections nous avons des présidents qui se prennent pour des rois . C’est de plus en plus flagrant.
L’actuel, ne cesse de répéter avec ses supporters, qu’il nous entend bien, mais ne change rien à son comportement ni à sa politique.
Les élections ce n’est pas un match de football, où il y a une équipe qui gagne et l’autre qui perd ; et, doit subir les décisions des élus qui ont gagné avec à peine un quart des voix de la population.
« Le grand débat » me rappelle quelques phrases de Coluche:
« Dites-nous ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer ».
Autrement dit, c’est nous qui n’avons rien compris, ils sont trop intelligents pour nous.
« T’as déjà un boulot, tu veux pas du pognon en plus » (ce qui n’est pas le cas pour beaucoup)
Ce n’est pas parce qu’on nous rebat les oreilles en nous disant que nous sommes enviés en Europe, avec notre protection sociale qu’il faut la saper , au contraire, elle a besoin d’être modernisée et mieux organisée pour nous améliorer la vie.
Vous voyez bien que nous sommes favorables à des réformes . A condition que cela nous améliore les conditions de vie.
D’ailleurs, si on a un peu de mémoire,  il y a une réforme qui a permis de faire reculer le chômage, c’est celle sur les 35 heures.
Mais chaque fois qu’on nous parle de réforme, c’est pour nous enlever quelque chose et  nous culpabiliser de coûter trop cher.
Mais, nous les gens de la France d’en bas, si on nous donne de l’argent, on le dépense. Et ça alimente l’économie sans attendre de savoir si on a investi. Et nous ne sommes pas assez riches pour aller ouvrir des comptes  dans les « paradis fiscaux » ou créer des sociétés écrans .
En 2016 il y a eu les manifestations à propos de la loi »Travail » . Ces manifestations étaient soutenues par 70% de la population selon les « sondages » . Je me pose la question : » pourquoi on n’a pas retrouvé ces 70% dans les urnes lors des élections de 2017 ? »
L’élément qui m’a paru le plus important dans cette loi, c’est l’inversion des normes. Ayant participé aux négociations lors du passage aux 35 heures dans l’entreprise où je travaillais à cette époque, j’ai pu comprendre concrètement ce que représente cette « inversion » des normes. Un juriste de mon syndicat à qui j’avais demandé conseil, m’a expliqué la chose simplement:
-« quand plusieurs textes sont en présence pour une même chose, on doit appliquer le plus favorable au salarié ».
Autrement dit, la loi est toujours protectrice (elle le devrait), du plus faible. Et forcément , le salarié est en état de subordination face au patron.
Qui lui, peut exercer son influence sur certains de ses salariés pour obtenir la signature « d’accords d’entreprise » qui seront plus restrictifs pour les salariés. Sans que ceux-ci puissent invoquer la loi protectrice .

Moreau 14 décembre 2020 à 12 h 08 min

Quels embrouillements !

La république du vingt et unième siècle, il serait grand temps de le réaliser, est depuis sa vision des années 60, la république universaliste réalisable par chaque pays de la Terre au fur et à mesure qu’il le décide, et donc par chaque pays de l’Union Européenne et par l’Union Européenne ; basée sur la Terre des Hommes, république universelle avec ses institutions mondiales toutes faites pour. Il faut arrêter de mener des fausses réflexions plus lentes que l’autodestruction de l’Humanité ; elle est entièrement décrite dans la culture populaire majeure étouffée par les populismes après avoir été ostracisée complètement. Sa constitution doit être très claire, elle est la république des Hommes aux valeurs universelles pour tous les Hommes sans exclusion, elle n’exclue que tout groupe de domination. Ce qui exige dans sa lisibilité officielle l’interdiction de tous les groupes de domination quels qu’ils soient, et l’interdiction de tout mondialisme autocrate, et de tout démondialisme nationaliste. Que les Autocrates mondialistes et les Autocrates nationalistes soient pas la constitution du vingt et unième siècle interdits dans la classe politique qui ne doit reconnaître la place légitime que du libéralisme universaliste, du socialisme universaliste, du communisme universaliste ; et qu’ils se trouvent d’autres occupations, avec les défis du vingt et unième siècle, elles ne manquent pas.
Zéro populisme, car ni république mondialiste autocrate, ni république nation nationaliste ! La république universaliste, rien que la république universaliste, toute la république universaliste ; telle doit être le credo de chaque peuple de la Terre au nom de la vision de la meilleure destinée de l’Humanité.

Bientôt 60 ans de retard ! Ça fait beaucoup !

Gil PERNOT 14 décembre 2020 à 13 h 03 min

Une réflexion en passant…
******************************
Je mets au défi quiconque, proche du Pcf ou de « La France Insoumise »…
D’opposer, sur le fond, Patrick Le HYARIC et Jean-Luc MELENCHON…
Les nostalgiques ou les « haineux » – des deux camps – (Mais ne faisons-nous pas partie du même camp…?) sont priés d’y réfléchir…

NB I’ve a dream ! Et si « L’Huma » devenait le quotidien de la Gauche que nous aimons…?

Moreau 14 décembre 2020 à 15 h 22 min

La république universaliste, c’est la république authentique de la vision de Jean Jaurès. Bientôt 60 ans de retard sur les rêves de la Jeunesse chère à Jean Jaurès dont la vie a été bousillée par les sectarismes religieux et politiques, est la fausse laïcité qu’est la bêtise politique appelée aussi politique politicienne, politique désastreuse. La liberté manque, l’égalité proportionnelle et qui serait juste est absente, la fraternité est rivalité.

alain harrison 14 décembre 2020 à 20 h 51 min

Jean Jaurès.

Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production.

Est-ce assez claire ?
Attention aux amalgames des concepts qui portent la confusion en soi et de là, à la démagogie facile qui porta les Trump de ce monde au pouvoir.

LES « BIENS COMMUNS » COLONIAUX ET LA DÉCOLONISATION DE LA GAUCHE
13 octobre 2020
Nous souhaitons montrer deux façons dont les biens communs reproduisent le colonialisme :

1. L’EUROCENTRISME ET LE COLONIALISME THÉORIQUE DES BIENS COMMUNS
Le débat sur l’eurocentrisme de l’approche commune a récemment eu lieu dans le contexte latino-américain. En 2015, Raquel Gutiérrez et son cercle de recherche sur les « réseaux communautaires » à l’Université de Puebla ont convoqué le « Congrès international de la communalité » au Mexique, en essayant de mettre en dialogue diverses traditions de pensée et d’activisme qui ont pour horizon le commun. Cependant, au moment du dialogue, il est devenu évident que le terme « communalité« , inventé par les intellectuels indigènes de Oaxaca pour penser aux « modes de vie des peuples indiens« , avait peu à voir avec les biens communs dont parlaient la plupart des invités à l’événement, et plus à voir avec la trajectoire critique des biens communs inventés en Europe, comme l’a particulièrement souligné l’intellectuel zapotèque Carlos Manzo. Des auteurs tels que Raquel Gutiérrez, Raúl Zibechi, Mina Navarro et Lucía Linsalata avaient réussi à « latino-américaniser » la tradition européenne des biens communs en intégrant des études de cas de la région et en l’articulant avec les travaux théoriques d’intellectuels tels que le critique marxiste équatorien Bolívar Echeverría, mais ils avaient encore un cadre épistémologique eurocentrique ancré dans l’expérience historique européenne de la dépossession des biens communs.
Source : https://www.elsaltodiario.com/1492/los-comunes-coloniales-y-la-descolonizacion-de-la-izquierda
Traduction : Julie Jaroszewski pour Venezuelainfos

La Constituante Citoyenne, c’est la reprise de la Révolution et du Siècle des Lumières.
Et la remise en ordre des institutions: utiles versus nuisibles.

Une leçon:

En finir avec l’abus du droit de grève !
par Spartacus Lequidam (son site)
samedi 9 juin 2018

Vous subissez une inflation de blocages et privations et d’atteinte à votre liberté individuelle ?De votre liberté ces grévistes n’en ont cure !

Ils vous méprisent, ignorent vos droits légitimes. Votre vie personnelle ou professionnelle est bafouée et humiliée et ils vous prennent en otage.

Ils estiment leur « égo revendicatif » supérieur à votre liberté. Il n’y a que eux qui comptent.

Ils vous empêchent de vivre libre. De disposer des moyens auquel vous avez droit.

Mais en ont-ils le droit ? Le droit de grève est-il un droit ? Non c’est un « faux » droit.

Et sur Agoravox.

Krishnamurti: voir le vrai du faux et le faux du vrai.
Il faut laver les mots

Moreau 14 décembre 2020 à 23 h 39 min

La question posée est quelle république ? Question pertinente à laquelle la classe politique n’a jamais apporté la bonne réponse au public alors que le pays profond aspire à la république universaliste. Une république mondialiste autocrate ou une république nation nationaliste est un faux choix car ce n’est pas la république au sens littéral, c’est la république présentée comme la moins pire ou la république pire que la moins pire, c’est le moins pire ou le pire, ce n’est pas la vraie république qui ne peut être que la république universaliste et l’Union Européenne fondée par la France l’illustre bien : pour être une république universaliste, l’Union Européenne a besoin d’Etats membres républiques universalistes selon leurs originalités mais universalistes. Et la destinée du monde entier pour sortir de ce chaos mondial empirant, les fléaux étant toujours plus nombreux et invaincus, il faut la république : république universaliste. La Chine a besoin par exemple de cette Union Européenne phare qui devrait être à la page de la vision fondatrice.

alain harrison 15 décembre 2020 à 7 h 08 min

C’est la Constituante Citoyenne qui va apporter cette réponse. C’est aux citoyens de voir à l’avenir de ses enfants. Pourquoi, l’UE-affairiste (Macron, …..) veut affaiblir les pays ?
Parce que ce sont les peuples qui ont le vrai potentiel d’initier une véritable alternative. Et des expertises existent pour démarrer la voie.
Mais, la gauche, à cause des bobos, se noie en confusion des arguments trompeurs, et des hésitations de certains quand aux enjeux réels. Les oui mais.

Les pays « progressistes » auront des décisions risquées dans les années qui viennent. Tout dépendra du courage.
Cuba et le Vénézuéla tiennent bon. L’Argentine, la Bolivie, le Nicaragua et le Mexique se donneront-ils la main pour suivre le chemin ? L’année qui vient donnera-t’elle le ton ?

À entendre (C’dans l’air ce soir) sur la dette (coro19 oblige). Un scénario possible, l’annulation de la dette moyennant l’application illico des réformes libérales intégrales. Quand dites-vous ?

alain harrison 15 décembre 2020 à 8 h 20 min

C’est un scénario que je crois possible. Pas l’émission C d l’air.
Mais j’imagine que tout est sur la table de l’UE-Macron….. N’oublions pas la Grèce, et que les tactiques du libéralisme s’adaptent aux conjonctures. Mais hélas la gauche ne voit pas ! La population qui est pour une alternative, et ceux qui doutent du libéralisme (sont nombreux, mais ne voient pas claire, pas plus que la gauche. Mais, qui sait !

alain harrison 15 décembre 2020 à 9 h 46 min

Les tactiques libérales entraînes certains gauches dans leur jeu: dit moi qui tu crois être et je te dirai qui tu es.

LES « BIENS COMMUNS » COLONIAUX ET LA DÉCOLONISATION DE LA GAUCHE

Extrait:

«« TROISIEMEMENT, L E PROBLEME DE L’ALLIANCE AVEC L’IMPERIALISME. Cette question est clairement d’actualité face à la situation politique au Venezuela. De nombreux intellectuels de gauche du monde entier ont promu un manifeste « de et pour le peuple vénézuélien pour arrêter la guerre et l’impérialisme« , parmi lesquels se trouvaient de grandes figures de la nouvelle gauche mondiale des biens communs, tant européen-ne-s que latino-américain-ne-s. Suivant la logique « communale », ils proposent de ne s’aligner ni sur l’impérialisme dirigé par les États-Unis ni sur le gouvernement autoritaire du président vénézuélien Nicolas Maduro, mais sur le peuple lui-même, qui devrait décider de sa propre voie au-delà des logiques partisanes et impérialistes, qu’il soit de gauche ou de droite. Certains ont même rencontré le chef de l’opposition Juan Guaidó, récemment autoproclamé président du pays avec le soutien des États-Unis et des puissances occidentales. Bien que la proposition d’aller au-delà des parties et de résoudre le conflit à partir des pouvoirs communs du peuple lui-même puisse sembler intéressante, cette prétendue « voie médiane » dans la crise politique actuelle ne fait que soutenir le coup d’État de l’opposition au Venezuela et l’entrée de l’impérialisme et du néocolonialisme occidental dans le pays. Cet exemple montre malheureusement comment fonctionne cette logique du bien commun colonial, où le pari sur le bien commun continue de participer à la logique du colonialisme. Cet exemple est historiquement lié aux alliances établies entre les classes ouvrières blanches organisées en commun et les élites impériales, comme nous l’avons vu dans le cas de l’Amérique du Nord. »»

Dans le continuum des révolutions de couleurs.

Macron, ni de droite ni de gauche.
Trump contre l’establishment
Trudeau, plus de Canada dans le Monde

L’UE entre dans la phase des concessions. Du pré-mâché libéral. Du déjà vue.
Mais ça l’air que la classe moyenne mord encore. Le poisson, c’est dans l’eau qu’on le fait bouillir.

Tous les travaileurs devraient méditer ceci:
https://ricochets.cc/Les-patrons-sont-ils-indispensables.html

ortega 18 décembre 2020 à 21 h 58 min

La seule République est celle de son étymologie, mes semble t il..un système politique dans lequel la souveraineté appartient au peuple . Je crois qu’il n’y a pas de meilleure définition comme pour démocratie d’ailleurs.

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