Fromage… ou bœuf aux hormones ?

le 30 octobre 2013

boeuf_association-boeuf-de-chalosse1

Très tôt en ce matin d’octobre, la radio ne cesse de cracher à intervalles réguliers cette nouvelle, censée nous redonner espoir : « Nos fromages vont pouvoir entrer librement au Canada ». Diable ! D’où vient cette nouvelle ? Que s’est-il passé dans la fraîcheur d’une nuit d’octobre qui nous aurait à ce point échappé ? Rien, bien sûr ! C’est une information partielle, partiale et tronquée dont a le secret désormais, le grand complexe médiatico-politique aux ordres des puissants.

 

En vérité, cette présentation du dessert avant le hors-d’œuvre sert à cacher que le Président de la Commission de Bruxelles et le Premier ministre du Canada viennent de signer la veille, un accord de libre échange intitulé : « Accord économique et commercial global ». Celui-ci n’est connu que des négociations eux-mêmes et des hommes d’affaires européens et canadiens. Le gouvernement français n’en aurait même pas une copie. Nous lui demandons donc comme Etat-membre de s’en préoccuper plus sérieusement, de le réclamer et de le mettre à la disposition de nos concitoyens. Ce document les concerne au premier chef comme il concerne les paysans les salariés, les consommateurs canadiens. Il s’agit en effet de supprimer tous les droits de douane existant encore entre l’Europe et le Canada. Autrement dit, c’est une marche supplémentaire dans la libéralisation du commerce et de la mise en concurrence de nos productions, de nos salaires, revenus ou services.

 

Dans ce marchandage, il aurait été décidé que 16 800 tonnes de fromages européens rentreraient au Canada sans droit de douane contre l’importation de 15 000 tonnes de bœuf congelé, 31 000 tonnes de bœuf frais, 75 000 tonnes de porc et 8000 tonnes de maïs doux. L’accord prévoirait également un abaissement des prix des vins d’Europe pouvant entrer au Canada. De même, il serait envisagé d’ouvrir encore plus nos frontières aux importations de lait et de poissons.

 

Mais l’agriculture n’est pas le seul secteur concerné. Il s’agit d’un accord global. Il concerne aussi les services publics, les règles environnementales, les systèmes de santé, l’accès aux médicaments. S’agissant des services publics, déjà très maltraités en Europe depuis des années, le projet est de les ouvrir encore plus à la concurrence pour les privatiser. Le Président de la Commission européenne, M. Barroso, n’a pas caché que ce qui le préoccupait restait le sort des grandes sociétés multinationales. « Cet accord ouvrira de nouvelles opportunités pour les entreprises européennes et canadiennes en augmentant l’accès aux marché des biens et services et en accordant de nouvelles opportunités aux investisseurs européens », a-t-il expliqué d’un ton réjoui. De son côté, le Premier ministre canadien s’exclamait qu’il venait de signer là « un accord historique » pour son pays qui va ainsi accéder à un marché de 500 millions de consommateurs. Peu leur importe que les européens mangent demain du bœuf aux hormones ou que le gouvernement canadien fasse tout pour limiter la portée de la directive « Qualité des carburants », dont l’objectif est de lutter contre les modifications climatiques ou que l’eau soit totalement privatisée et chère ici, comme au Canada.

 

Et il y a pire encore ! Comme pour le projet de grand marché transatlantique entre l’Union européenne et les Etats-Unis* en discussion depuis le mois de juillet, la conclusion d’un tel accord créerait un nouveau mécanisme dit « de règlement des différends » qui ferait que les lois votées par les parlementaires ou le droit d’un Etat seraient inférieurs aux décisions d’une sorte de tribunal privé. Celui-ci, au nom d’un droit privé, dit de « protection des investissements », donnerait la possibilité à une entreprise de poursuivre un Etat ou une collectivité publique, si elle considère qu’une loi ou un règlement va à l’encontre de sa recherche de bénéfices. Les désaccords seraient arbitrés par un panel d’experts privés se constituant en tribunal, faisant leur loi à la place de celle votée dans les parlements. Ceci remet gravement en cause la souveraineté populaire et les libertés démocratiques en donnant le pouvoir aux groupes multinationaux le pouvoir de contester des dispositions prises par exemple pour protéger les salariés, leur protection sociale, les codes du travail, les petits et moyens paysans, les petites entreprises, l’environnement ou encore la santé publique.

 

Cet accord, totalement anti-démocratique et contraire aux droits sociaux et environnementaux des populations, doit faire l’objet d’une campagne d’explications, de dénonciations et de rejet. Il ouvre la voie au projet de grand marché transatlantique qu’il faut aussi mettre en échec. Nous appelons les citoyens européens et canadiens à demander ensemble que l’on rende public ce texte et à refuser ensemble un tel projet. Le droit des affaires ne doit pas primer sur les droits humains fondamentaux et sur la protection de l’environnement.

 

* voir : « Le grand marché transatlantique », Dracula contre les peuples de Patrick Le Hyaric

23 commentaires


chb 30 octobre 2013 à 18 h 55 min

« Nous sommes traités comme des animaux de laboratoire. Des apprentis sorciers testent sur nous une nouvelle étape du capitalisme avant de l’étendre à tout le continent. Ils testent notre capacité à survivre à la multiplication des privations, à nous rebeller, à nos échapper, à imaginer et créer des alternatives. Sils parviennent à nous mettre à genoux, bientôt ça sera votre tour. »
Léonidas, étudiant grec, blessé par une bombe assourdissante anti-émeute.

Extrait du film « NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES », http://www.youtube.com/watch?v=rpqk24qvoR4 , 0:32:30

VECCHIONI 16 novembre 2013 à 19 h 09 min

je suis sur la même longueur d’onde que Léonidas qui a magistralement défini la situation.

alain harrison 30 octobre 2013 à 19 h 04 min

Bonjour, je crois qu’il est grand temps de former des tables de réflexions coordonnées autour des sujets cruciaux comme cet accord qqui met en compétition (en guerre) les travailleurs (plus de rendement moins de salaires, moins de…)et les services publiques,de telle sorte qu’ils seront effectivement privatisés. La mondialisation n’est qu’un moyen de la sphère financière pour s’approprier les pouvoirs des gouvernements et de réécrire les constitutions à leur gout.

Il faut que les tables s’organisent le plus tôt pour organiser les pressions nécessaires pour étatiser (nationaliser)les banques. Que le gouvernement reprenne l’argent en main au nom du Peuple Souverain.
Les moyens:
pression pour que la question soit au rendez-vous des élections prochaines, nous avons plusieurs années à faire pression systématiquement sur chaque politicien, s’il veut être réélu.Envoyez des milliers et des milliers de emails à chacun.
Faire des pétitions municipales, régionales et nationales sur le sujet.
Faire des journées à chaque mois sur le sujet de nationaliser les banques, des manifestations pacifiques à plusieurs endroits dans chaque ville. Des endroits significatifs. Des manif de quelques heures, mais souvent. Des regroupements de quelques centaines de personnes tournantes. Donc à temps partagé.
Mettons une manif par semaine partout à travers le pays. Mais à chaque semaine, c’est un groupe différent avec la même demande: expropriation des banques.
Dans la continuité des tables de réflexions, plus de monde s’impliquera plus le mouvement prendra de l’ampleur et plus le politique acquiescera à nos demandes. Remettre les choses à leur place.
Il est temps de passer à l’action.
Des tables de réflexions formées de dix personnes en réunion. Des réunions plusieurs fois par semaines (la continuité est la puissance)chaque table doit avoir une centaine de membres qui se partages les rencontres où sont invités la population à s’informer, questionner, ou aller chercher l’info. et la vérifier si nécessaire, échanger sur le sujet et commment s’impliquer: par ex. que chaque citoyen peut écrire à son député à titre personnel, écrire une lettre avec plusieurs signataires…
Signifier la volonté populaire que le silence de la part des députés sur les vrais causes de nos problèmes: Le contrôle de l’argent par le privé est un crime contre le Peuple Souverain. Un crime très grave à souligner.
Pour comprendre la nature du crime: voie les vidéos:
la dette publique pour les nuls;
Hollande et l’article 123;
le document JPMorgan…
La priorité doit être donner au rapatriement des banques, c’est le gouvernement mandaté par le Peuple Souverain qui doit avoir le contrôle de l’argent point à la ligne.
Toute compagnie qui veut avoir du financement doit démontrer qu’elle est une coopérative autogérée.
Qu’une commission citoyenne (démocratie directe) doit se pencher sur l’établissement d’un revenu de base à court terme (à long terme nous sommes tous morts et la vie est trop courte). Donc les tables doivent servir aussi à explorer l’auto-éducation, inviter au questionnement, la recherche de sens est incontournable, tellement nous sommes imbibés de toutes croyances, Nous sommes des êtres complexes du point de vue psychologique, et nous devons aborder cette question avec précaution, car tout part de là, de nous de notre psychologie.
La meilleur façon d’aborder cette question à mon sens, c’est d’aborder la question du conditionnement ou de nos habitudes sont dans la même continuité de sens.
Bien qu’à prime abord cet approche semble négative, elle a le mérite de prise de consciences libératrices (d’abord psychologiquement)du point de vue des idées. Mais avec l’attention portée sur la question et L’engagement informel de tous et chacun dans la marche de la démocratie directe, la question du conditionnement montrera son érendu et sa mainmise sur nous. Car le conditionnement touche nos vies de manière multidimensionelle: quotidien, politique, mode de travail, croyances sans discernement et questionnement, relation familiale, éducation, rapport à l’argent, notre mentalité, etc..
Comme disait un psychologue: nous sommes enfermés dans des murs plus solides que du béton, et c’est une idée. Donc nous devons nous pencher aussi sur le processus conditionnant de la pensée.
Le livre de J.M. Abgrall est très éclairant sur les dimensionnalités du conditionnement: la nostalgie d’avoir manger son premier Big Mac avec son père, répété avec son enfant; le conditionnement de Pavlov; Le Massacre au Rwanda, etc.. Le conditionnement est une réalité qui nous touche tous et est très bien documenté. Le livre D’Abgrall a l’avantage d’être direct et compréhensible sur le plan des différentes dimensions du conditionnement. Le livre Les manipulateurs sont parmis nous est centré sur les relations particulières. Le livre d’Abgrall nousintroduit dans le principe du conditionnement, après une lecture soutenue.
LIvre de J.M. Abgrall: tous manipulés tous manipulateurs: chapitre sur Pavlov. Ne sous-estimer pas le conditionnement.
Krishnamurti aussi aborde ce thème et en démontre L’ampleur.
Pour frapper votre imagination:
Krishnamurti: pour vous, est-ce une idée ou un fait.

Pour souligner l’expression; le passé est garant de l’avenir:
« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Paroles de Joseph Kessel Maurice Druon
Ce chant de 1943: ces corbeaux volent encore en 2013, mais ils volent plus haut, derrière les nuages.

géronte de maupertuis 30 octobre 2013 à 19 h 35 min

tout ce qui peut nous être nuisible devrais faire l’objet d’une pétition émise par le parti nous serons nombreux à la signer pour refuser tout cela

Ouallonsnous ? 30 octobre 2013 à 21 h 17 min

Cela ne vous suffit donc pas, Mr Le Hyairic pour vous déterminer à quitter le prétendu parlement (sans pouvoirs) de cette UE qui nous vend aux anglo-canado-yankees ?

BOUDET Pierre 31 octobre 2013 à 17 h 02 min

REPONSE à : Ouallonsnous

C’est justement grâce à la présence de P L Y et de quelques autres camarades, qu’il est possible d’informer et de mobiliser les citoyens contre ces projets mortifères, et pratiquer la politique de la chaise vide serait rendre un immense service aux corrompus de tous poils qui pourraient fomenter leurs fortitude sans entraves.

Bernard 30 octobre 2013 à 22 h 08 min

c’est un marché non équitable si on compare la production de bons fromages durant toute la vie d’une vache (20litres par jour X par quelques années = combien de tonnes de fromage?)

Canelle 30 octobre 2013 à 23 h 01 min

Nous avons de bons fromages, des boeufs de qualité, du porc aussi, faisons travailler nos producteurs en allant directement chez eux et en payant leurs produits au prix qui les fait vivre.
Le changement, c’est à nous de le faire. Et, il faut le faire VITE tant que nous avons encore un peu de moyens.

Quitter les supermarchés, ce ne sont que des temples de la consommation.

Lo Piccolo 30 octobre 2013 à 23 h 15 min

Je suis étonné de la passivité des peuples contre toutes les interventions de ces dirigeants non élus de Bruxelles qui mijotent tout un tas de lois impopulaires sans tenir compte de leurs avis pour leurs faire avaler toutes les pires en cachette, c’est comme la loi transatlantique qui est la pire des choses, les Latinos sont les premiers à l’avoir essayer et c’est la raison pour laquelle ils sont entrain de transformer toutes leurs politiques pour se débarrasser de ce fléau qui les a amenés à la ruine ils ne veulent plus de cette politique imposées par les Etats – Unis qui du reste ont perdus une grande partie de leur pouvoir chez eux qu’ils tentent de récupérer en essayant de créer des troubles ou même des assassinats de personnalités qui sont opposés à leurs ambitions,j’espère qu’en Europe on ne se fera pas prendre à ce piège qui veut encore renforcer la main mise de la finance qui en veut toujours un peu plus pour leurs actionnaires,il nous faut ouvrir grand les yeux et en tenir compte pour les municipales parce que les Socialistes ont tendances à pencher vers ce traité comme ils ont étés avec les deux autres qui nous ont amenés ou nous sommes aujourd’hui les communistes devraient bien réfléchir à leurs (décisions)qui seront graves après coup mais le mal sera fait comme depuis longtemps déjà ils ont plus à perdre qu’à gagner.Alfred

alain harrison 31 octobre 2013 à 0 h 28 min

Bonjour.

Oui Canelle, vous avez raison:
«Le changement, c’est à nous de le faire. Et, il faut le faire VITE tant que nous avons encore un peu de moyens.

Quitter les supermarchés, ce ne sont que des temples de la consommation.»

Alors il faut des groupes de citoyens qui organiserons les achats et s’ approprier des points de services ou des façons de distributions. Toute la question c’est de passer à l’action. Acheter directement chez le producteur est le premier pas. Mais se réunir pour mettre en place des politiques adéquates pour passer du vieux système écono-exploitation de l’homme par l’homme
à la coopération à temps partagé, pour libéré le temps des initiatives.
Exiger des lois qui mettront en place les coopératives autogérées à temps partagé, le revenu de base pour casser le chantage financier. La nationalisation des banques est fondamentale: celui qui contrôle l’argent a le pouvoir, tel est le système actuel, c’est un ensemble d’idées qui nous a envahis et qui nous conditionne. Donc, il faut aborder plusieurs choses en un tout: L’économie, la politique, nos mentalités de consommateurs versus nos besoins réels, il n’est pas question de rentrer dans un autre autoristarisme (la dictature prolétarienne)une relique comme tant d’autres du vieux monde. Les rencontres entre humain qui cherche à voir clair dans tout ce brouillamini.
Si nous ne nous rencontrons pas pour faire le point sur les questions fondamentales d’ordre: politique, humain, écologique, « spirituel ou de sens », mode de travail, partage des responsabilité, d’engagement (une question difficile : temps et responsabilité qui retombent trop souvent sur les mêmes),etc..
Le temps partagé dans une même direction: démocratie renouvelée, temps retrouvé, l’éducation, la question la plus fondamentale de toute, c’est à travers elle que nous nous faisons. Une réflexion multidimensionnelle, en apparence difficile, sauf si nous l’abordons pas à pas, et en voir les principes de fonctionnement expliqué simplement:
Un ex: le principe des bains communiquant, voir le vidéo: la dette publique pour les nuls.

Mais il faut se rencontrer, trouver des formules souples pour la participation.
Nous avons à prendre des décisions. D’autres les prennent pour nous sans nous consulter et sont de plus en plus loin de toute humanité, de la nature et du travail. Les piliers: l’auto-éducation, les coopératives autogérées à temps partagé et le revenu de base permettront la renaissance de l’Artisan maître de son oeuvre. L’artisan de sa recherche, l’artisan de sa médecine, l’artisan… ou l’échange de la créativité ssera enfin libéré des malversations. Le copératisme humanisme en démocratie directe.
Inspirons nous sans attachement et libre. Cessons d’avoir peur de l’autre. Pour ce faire, développons les tables de réflexion informelle à temps partagé…

novelli.robert 31 octobre 2013 à 6 h 01 min

le capitalisme libéral ne sais plu quoi inventer
pour faire du fric sur le dos de tout ce qui travaille il sont prêt a empoisonner tout le monde pour ça il est vrai que l’on pourrait faire une pétition que l’on pourrait signer sur
inter net

novelli.robert 31 octobre 2013 à 6 h 02 min

honte a hollande honte au capitalisme

pellizzoni 31 octobre 2013 à 16 h 43 min

il faudrait que les partis politiques arrêtent de se déchirer droite, comme gauche, et d’essayer de prendre les bonnes idées des uns ou des autres, pour avoir une réflexion intelligente,pour sauver la France,qui dépend que des ordres de Bruxelles, et qui va de plus plus mal, mais cela ne dépend pas des citoyens, mais de la classe politique au plus haut niveau

Yves et Florence Jeunet 31 octobre 2013 à 7 h 52 min

Merci pour la qualité de ton investissement politique

Primet 31 octobre 2013 à 8 h 44 min

Mr « ouallonsnous »quitter le parlement européen serait totalement irresponsable : la politique de la chaise vide est en général un aveu de faiblesse et ne permet pas entre autres d,alerter sur les mauvais coups qui se trament dans le dos des citoyen-nes et comme chacun sait les absents ont toujours tort

Jean-Pierre 31 octobre 2013 à 9 h 43 min

Poussons cette logique de la chaise vide un peu plus loin : le rêve de Bruxelles et de nos dirigeants socieux-libéraux se réalise : sans aucun « Patrick Le Hyaric » ou élu communiste au PE ni ailleurs , comment aurions-nous été informés de ce marché de dupes et à terme ?
Bientôt on ne mangerait même plus de fromage de producteur artisan!
la différence du prix sur les fromages n’ira pas au producteur de reblochon mais dans la poche de quelque multinationale assez puissante pour s’occuper d’exporter du fromage qui d’ailleurs ne se congèle pas comme la viande .
On peut constater à la Foire de Paris que les producteurs y paient un droit d’accès exorbitant à la multinationale qui organise les foires . Le fromage y devient hors de prix mais la marge ne va pas au producteur .

Quant à l’élevage bovin , déjà au sein de l’UE il n’y a pas que des éleveurs « éthiques » et soucieux de bien produire plutôt que de rentabiliser des bêtes par tous les moyens .

La viande bovine allemande ou suédoise , c’est de la vieille vache laitière en fin de rendement optimal que l’on mène à l’abattoir pour en faire des carcasses dont le prix cassé permet une concurrence faussée avec l’exploitant qui élève de la vache à viande moins rentable mais d’une toute autre qualité .
Et c’est de la qualité « UE » …
Ne parlons pas des vaches d’autres pays européens dont on a déjà vu comment elles été traitées et le consommateur avec .
En France même , tous les éleveurs n’ont pas la même éthique : l’éleveur le plus soucieux qualité est mis en concurrence avec le plus plus soucieux de la quantité et à ce jeu-là il coule sans êtree remplacé , quels que soient les scandales qu’il y a eu sur la viande .
Mais quant au « libre-échangisme » avec le Canada , là on est à une autre échelle : si réellement il y avait une prise de conscience de ses conséquences pour nous , alors on aurait une réaction comme celle qui a suivi la directive Bolkenstein . Mais tout cela est étouffé par les médias et ceux qui les dirigent .

Comment faire ? déjà diffuser ces infos parcellaires mais édifiantes . Ensuite évidemment on n’a pas les moyens de diffusion de ceux qui nous endorment avec tantôt Lepen , les querelles UMP-PS et des pseudo-débats qui ont pour vocation de rassurer le citoyen inquiet sur le caractère et le fonctionnement démocratique de notre société .
« Dormez en paix braves gens , Calvi et Pujadas veillent sur vous « 

Richard 2 novembre 2013 à 11 h 27 min

le seul pays ou les producteurs de lait gagnent leurs vies c’est au Canada, une gestion des volumes, une importation limité, un stocke de poudre et beure de deux mois obligatoire, et le prix au consommateur canadien ne doit pas être supérieur à celui du consommateur américain, et le tous sans subvention.
Alors vous pensez bien cela défrise les grands libéraux qui aime boursicoter (jouet) avec l’alimentation, pour eux cout que cout il faut mètre ce système à plat, il dérange
Et nous producteur de lait en Europe, on veut nous mettre au cours mondial.
quelques 800 producteurs ont créé leur marque fairefrance
http://www.fairefrance.fr

GOMBERT 31 octobre 2013 à 9 h 22 min

les commentaires sont importants.
ce qui l est davantage je pense c est de populariser ce livre(reunion;sur les marches etc) et d en discuter collectivement pour affiner l argumentaire et le porter dans la population .jg

marie christine dekeuwer 1 novembre 2013 à 10 h 06 min

Je pense effectivement qu une petition sur internet est a faire,il faut informer tous les citoyens.Ceci etant cela fait quelques annees que je ne frequente plus les supermarchés qui ne sont que des pieges a la consommation et a l endettement.Totale incoherence de manger fraises et autres produits a noel.Faisons les producteurs locaux sur les marches et les quelques commerces encore en vie!Mangeons frais,local et de saison.

guéret 2 novembre 2013 à 9 h 30 min

Ne nous laissons pas dévorer par le capitalisme, il faut que les humanistes trouvent une autre voie sinon c’est la fin de l’humanité.
Regardons en direction de l’Amérique du sud du coté du Venezuela de l’Argentine de l’Équateur etc…. c’est la direction à suivre pour essayer de sauver l’humanité.

alain harrison 4 novembre 2013 à 4 h 55 min

Alerte, Alerta Rouge, Alerte Rouge

Faisons une pétition monstre pour contrer le monstre
Une nouvelle loi contre la démocratie, contre les peuples.
Quand la justice se fascise
Une loi fasciste, par et pour le fascisme
Le document de JPMorgan

Un triste sort attend désormais les citoyens grecs qui ne sont pas d’accord avec les structures, les institutions, les représentants, les mesures ou les instruments de l’Union européenne.

Depuis le jeudi 24 Octobre, le Code pénal hellène a introduit l’article 458, qui est une mesure relative à la « violation du droit communautaire », dans lequel il est prévu un emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans pour les citoyens qui agissent contre les structures européennes, mais aussi, pour ceux qui protestent ou expriment un désaccord comme l’opposition aux sanctions. Deux ans de prisons aussi pour ceux qui vont à l’encontre des gouvernements et des représentants de l’UE.

Vous l‘aurez compris, toute personne qui entrave la politique de l’UE risque la prison !

Après les 2 millions d’euros dépensés par le Parlement européen pour bloquer les blogs, sites web et autres affiches eurosceptiques, aujourd’hui, en Grèce, pour pouvoir s’exprimer librement, il faut ne pas avoir peur de passer derrière les barreaux.

La liberté d’expression est donc morte, et avec… la démocratie, puisque avec cet article, c’est l’ensemble des grecs qui est visé, et pas seulement les opposants politiques.

C’est confirmé, l’UE est une dictature…

Aux citoyens des autres pays d’Europe, préparez-vous, parce que l’Union Européenne n’existe pas pour vous, elle vous combat, dans un unique but financier.

Alexander Doyle pour WikiStrike

alain harrison 4 novembre 2013 à 5 h 22 min

Au Québec, lors de la crise d’Oka. Le gouvernement, à chaque jour de négociation avec les amérindiens, avait à faire avec une nouvelle équipe de négociateurs amérindiens.
Les tables de réflexions informelles.

Nous avons de héros:

Julian Paul Assange, Édouard Snwoden et Bradley Manning.

Les États-unis, le Canada, .. sont des états voyous.
Les E.U. ne cessent d’inventer des armes toujours plus meurtrière qui finissent par passer dans les mains de terroristes fabriqués…., le Canda a les meilleures lois pour protéger les minières criminelles (le livre noir canada, un véritable réquisitoire des crimes d’une certaine mine est tassé par une SLAPP, ou est le gouvernement, plutôt, dans les mains de qui est le gouvernement: dans les mains des con…, le PLC attend avec impatience de recommencer: il se concentre sur la classe moyenne, celle prise dans l’étau de la mondialisation: elle gagne assez pour avoir peur de perdre et est prête aux concessions (quand le temps calculé sera venu pour la finance de faire pencher le gouvernement à son bon vouloir, pas de problème, ce sont des tchums: Tu perds aux élections,t’as une bonne prime de départ, hé! puis le cumule retraite, de toute façon on a un bon job pour te récompenser.

jean luc boeuf 18 novembre 2013 à 8 h 35 min

Entièrement d’accord avec Canelle !

Laisser un commentaire

Commentaire

Nom *

Les champs marqués * sont obligatoires

Email *

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Restez en contact

Inscrivez-vous à la newsletter