Donner de la voix

le 6 mai 2020

Chaque jour qui passe apporte son lot d’incertitudes, de doutes et de craintes sur un déconfinement dont la date a été décidée par un seul homme en excluant toute planification.  S’il est bien sûr essentiel de faire repartir l’activité, ceci ne saurait en aucun cas mettre en péril la santé des travailleurs et des citoyens. Motivées avant tout par la défense des intérêts économiques et pour protéger le pouvoir de poursuites pénales, les mesures de déconfinement se révèlent une à une, imprévoyantes, inégalitaires et dangereuses.

Les enfants sont ainsi renvoyés manu militari à l’école dans un épais brouillard. Curieux ! L’école maternelle a surtout vocation à les socialiser tandis que là, on leur apprendra à ne surtout pas s’approcher les uns des autres, avec un protocole de 60 pages, véritable carcan dont le respect quasi impossible, sans jeux, sans contacts, va créer une anxiété bien compréhensible chez de petits enfants et l’épuisement des équipes enseignantes. Commencer par eux n’a donc pour seule motivation que de permettre à leurs parents de reprendre la route du travail, et des transports en commun avec des barrières de sécurité illusoires alors que tous les avis médicaux les jugent essentielles. Le pouvoir aura ouvert grand le parapluie en renvoyant sur les maires la responsabilité de l’ouverture des écoles. Il laisse ainsi en suspens les questions fondamentales d’égalité et d’universalité de l’enseignement. A quoi ressemblera le volontariat des parents qui, au 2 juin, ne bénéficieront plus du chômage partiel et seront contraints de retourner sur leur lieu de travail ? Il n’y a pas d’autre cohérence dans de telles décisions que la prévalence des choix économiques au détriment des travailleurs et de la santé de tous.

Non seulement il a fallu plus de deux mois pour que le sommet de l’Etat daigne reconnaître l’absolue nécessité des masques, puis plusieurs semaines avant d’assurer l’approvisionnement du pays. Mais voici désormais que leur mise à disposition est laissée à la discrétion de la grande distribution qui réalisera au passage de juteux profits. Et celle-ci a constitué en secret des réserves au moment même où médecins, infirmières, aides-soignants hurlaient leurs besoins et comptaient leurs morts. Il est invraisemblable que l’Etat refuse de réquisitionner et de mettre gratuitement ces masques à disposition de l’ensemble de nos concitoyens, en prenant le risque de laisser se développer une économie parallèle, des inégalités d’accès, et une spéculation sur un bien d’urgente nécessité. La bataille pour obtenir la gratuité des masques doit être portée avec force. Elle est légitimée par les pays qui nous entourent et qui ont d’emblée adopté cette mesure de salubrité publique.

L’Etat dispose d’outils contraignants pour réquisitionner, nationaliser, aider des travailleurs à reprendre leurs usines délaissées en coopérative, définir les chaines de production essentielles, embaucher le personnel nécessaire pour affronter la crise. Le pouvoir doit être contraint de les utiliser au lieu d’édicter des ordonnances de restrictions permanentes des libertés quand ce n’est pas le fichage des simples citoyens.

Et la solidarité doit devenir nationale et publique, en coopération avec les collectivités locales, afin que cesse l’humiliation de celles et ceux qui sont contraints d’allonger les files d’attente pour obtenir des colis alimentaires fournis par les associations de solidarité.  Ils trouvent des milliards pour soutenir de grandes entreprises, pourquoi n’en trouvent-ils pas pour augmenter les APL, décider de moratoires sur les loyers, décider d’un chèque énergie, supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, ou pour augmenter les prestations sociales des plus démunis ?

L’Etat d’urgence sanitaire prolongé et élargi ne vise qu’à renforcer les pouvoirs monarchiques du couple exécutif en lambeaux, à maintenir l’étouffoir sur les libertés publiques et à donner davantage de marges de manœuvres aux entreprises pour pressurer la force de travail. L’union populaire qui se cherche doit donner de la voix.

Patrick Le Hyaric

L’éditorial de L’Humanité-Dimanche du 07/05/2020

11 commentaires


Gaufryau Bertrand 6 mai 2020 à 22 h 45 min

Des mots justes et forts! Merci d’être la voix des « premiers de corvées »

chb 7 mai 2020 à 11 h 26 min

Que cachent donc les mensonges de l’état ?
Au-delà de l’étouffoir sur les libertés et les revendications, s’agit-il de parvenir à l’incontournable immunisation de masse, qui ne sera atteinte paraît-il que lorsque le virus aura traversé 60 % de la population ? De ré instaurer l’esclavage ? De récupérer via euthanasie le pognon de dingue consacré aux retraites et aux prestations sociales des bouches inutiles ?
S’agit-il de nous habituer à une économie de guerre, qui offre l’opportunité d’une réduction brutale de l' »état-providence » et du service dû au public ? Le Code du Travail est quasi suspendu ; les ARS, en pleine crise, valident les réductions de postes et fermetures de lits pré-décidées pour nos hôpitaux ; les collectivités, nationales et locales déjà exsangues s’endettent pour faire face au conarvirus ; des entreprises diverses (surtout les plus grosses) sont secourues à hauteur de centaines de milliards pendant que les banques se réjouissent d’avance des prêts qu’elles vont gérer ; …
Et les guerres continuent.
Un texte, faussement attribué à Natacha Polony, a fait bruisser fessebouc pendant quelques jours : il dénonçait le projet machiavélique de notre jupiter élyséen, qui planifierait grâce à la crise Covid19 le grand recul social souhaité par le Medef : complot ou opportunisme ?

GAMA Jean-Michel 11 mai 2020 à 14 h 43 min

Ne rêvons pas ! Seul un tsunami social pourra obliger ce pouvoir à ne plus appliquer les dogmes de son idéologie : « Le marche libre doit tout régler ! »
A nous de faire lever le mouvement social indispensable !
Bon courage !

CHEVALIER Jacqueline 11 mai 2020 à 16 h 01 min

SI SEULEMENT, toutes celles et ceux qui applaudissent avec juste raison nos soignants

AURAIENT LE REFLEXE CIVIQUE DE

DESCENDRE DANS LA RUE COMME AU TEMPS DES GRANDES MANIFS …………

RESTONS OPTIMISTES !!!!!

alain harrison 20 mai 2020 à 6 h 44 min

Bonjour.

La Constitution Française indique:

«« la Ve Republique incluant le préambule de la constitution de 1946 qui prescrit déjà :

” Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. “ »»

https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur

En vue de la constituante citoyenne, les citoyens devraient prendre le temps d’y jeter un oeil.

Au niveau internationale:

Démondialisation
La Charte de La Havane contre les traités de libre-échange

Écrit par le_pardem
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Catégorie : Démondialisation

Tout un système tentaculaire à démanteler. Et quoi mettre en place ?

La Constituante Citoyenne et le parti de transition. Chevauchement et synergie du Droit Démocratique.
Ne jouons pas sur les mots. Attention, le libéralisme remet en question la démocratie, l’état de droit __ alias providence (le problème structurel). Dans la gauche aussi y en a qui trouve le moyen d’attaquer aussi le concept de démocratie, avis aux détracteurs.

Alors que le problème structurel est inhérent au système financier compétitif capitaliste, ce qui est évident, même dans le monde de la science des grands congloméras qui ont cumulés des milliards et le pouvoir qui en découle, le système a amorcé son point de non retour ?

Le coronavirus, la consolidation du système et la technologisation tout azimut, ou le rendez-vous ………

alain harrison 20 mai 2020 à 22 h 52 min

Pendant que l’on s’acharne en controverses fumantes (?) sur la pandémie, le cartel US-UE (bien hypocrite) Occident (Canada de Trudeau ami-ami de Guaido) prépare l’escalade contre le Peuple Vénézuélien. Et les preuves s’accumulent.

Extrait

Venezuela : Baie des Cochons ou « Opération Mangouste » ?
19 Mai 2020, 17:24pm | Publié par Bolivar Infos
par Maurice Lemoine

« Toutes les options sont sur la table » … Phrase mille fois répétée à Washington. Et sur tous les tons. Au micro, devant les caméras : Donald Trump (président), Mike Pence (vice-président), John Bolton (ex-conseiller à la Sécurité nationale), Mike Pompeo (secrétaire d’Etat), Elliott Abrams (envoyé spécial au [sur le] Venezuela). Plus, bien sûr, leur domestique de luxe, Luis Almagro, secrétaire général de l’Organisation des Etat américains (OEA) [1]. Un mantra repris depuis septembre 2018, dès qu’est évoqué le nom du président vénézuélien Nicolás Maduro.

Levons d’emblée une équivoque : du temps de Richard Nixon (1969-1974), le secrétaire d’Etat Henry Kissinger ne s’exprimait pas autrement. Le 27 juin 1970, lors d’une réunion du Conseil national de sécurité, avec une arrogance qui tient presque du rite, c’est lui qui déjà déclarait : « Je ne vois pas pourquoi nous devrions rester tranquilles quand un pays devient communiste à cause de l’irresponsabilité de son propre peuple. » Au Chili, le socialiste Salvador Allende venait d’être élu.

On remplacera ici « communiste » par « populiste » et, en un quart de seconde, on aura traversé cinquante années.

A partir du 3 mai au petit matin, plusieurs incursions maritimes de groupes lourdement armés – l’opération « Gedeón » – ont été neutralisées au Venezuela. Provenance des infiltrés : le département côtier de la Guajira, sur la Caraïbe, en Colombie.

Première tentative de débarquement à Macuto (Etat de La Guaira), proche (une quarantaine de kilomètres) de Caracas : deux prisonniers et huit morts chez les assaillants, dont l’un de leurs chefs, l’ex-capitaine de la Garde nationale vénézuélienne Robert Colina Ibarra, alias « Pantera ». Autres neutralisations et arrestations effectuées sur la côte de Chuao (Aragua, dans le nord du pays) et dans l’Etat de Vargas. En tout, plus de quatre-vingt-dix individus appréhendés, sous réserve de futures captures : intercepté le 11 mai dans l’Aragua, Jairo Betamy a révélé que cinquante-quatre hommes se trouvaient à bord de la vedette rapide qui l’a transporté de la côte proche de Maicao (Colombie), avec pour objectif le palais présidentiel de Miraflores.

Parmi les détenus, des capitaines déserteurs de la Force armée nationale bolivarienne (FANB) ; César Pérez Sequea, Jesús Ramos, Adolfo Baduel et Antonio Sequea. Ce dernier se trouvait en compagnie du président autoproclamé Juan Guaido et d’une poignée de soldats simulant la prise d’une base militaire, lors de la tentative de coup d’Etat avortée du 30 avril 2019.

D’autres ex-officiers et sous-officiers, deux anciens policiers.

Deux têtes brûlées yankees, anciens des Forces spéciales, Luke Denman (de 2006 à 2011) et Airan Berry (de 1996 à 2013) ; des vétérans de l’Irak et de l’Afghanistan. Tous deux travaillent pour une société de sécurité privée, Silvercorp USA, basée à Melbourne, sur la côte est de la Floride, à 280 kilomètres de Miami.

Autre détenu : José Socorro, alias « Pepero ». Un narcotrafiquant vénézuélien, agent ou ex-agent de la Drug Enforcement Administration (DEA : les « stups » américains).

On se permettra de mentionner sans ajouter de commentaires (parfaitement inutiles) : depuis la Floride (ou la Colombie), le patron de Silvercorp USA, Jordan Goudreau, accompagné de l’ex-capitaine vénézuélien Javier Nieto Quintero, revendique immédiatement et par vidéo la direction de l’opération « Gedeón » [2]. Goudreau est un ancien des Forces spéciales US. Affecté au 10e Special Forces Group, unité spécialisée en guerre non conventionnelle et en contre-terrorisme, il a été décoré à trois reprises pour ses faits d’armes sur les champs de bataille d’Irak et d’Afghanistan. Le 23 février 2019, il a assuré la sécurité du concert « Venezuela Aid Live » – show organisé par le multimillionnaire britannique Richard Branson, patron de Virgin Group, pour le compte de Guaido, en Colombie, sur la frontière, à Cúcuta [3]. Il s’agissait de faire entrer en force une supposée « aide humanitaire » au Venezuela. Autre échec flamboyant. Sans appartenir au Secret Service – unité chargée officiellement de la protection du président américain –, Goudreau a contribué à la sécurisation de plusieurs rassemblements auxquels participait Donald Trump [4]. Genre de tâche qu’on assigne rarement un parfait inconnu.
……………………
Moins spectaculaire qu’une « Baie des Cochons », la tentative d’incursion renvoie dans l’esprit à l’« opération Mangouste » (et à ses suites) – ce poison lent, qui infuse, et qui use, et qui oblige à une vigilance de chaque instant, à la dépense de ressources financières et humains considérables quand tant d’autres tâches économiques et sociales devraient monopoliser les énergies.

On suivra avec attention le sort réservé à Goudreau par la justice des Etats-Unis – son activité mercenaire et le trafic d’armes qui en découle y tombant (théoriquement) sous le coup de la loi. On s’intéressera également à ses démêlés avec ses commanditaires – Guaido, Rendon, etc. –, qu’il accuse de ne pas lui avoir payé ce qu’ils lui devaient, raison pour laquelle il a beaucoup « balancé » [14]. Toutefois, on prendra très au sérieux les déclarations qu’il a faites immédiatement après l’échec de « Gedeón » : « La principale mission était de libérer le Venezuela, de capturer Maduro, mais la mission à Caracas a échoué. » Néanmoins, a-t-il ajouté, la mission secondaire était d’établir, en territoire vénézuélien, des campements d’insurgés. « Ils sont déjà dans les campements, ils recrutent et nous allons commencer à attaquer des objectifs tactiques. » Sur ce point, aucun doute. Sur les côtes vénézuéliennes, sur les 2 200 kilomètres de frontière avec la Colombie, de nouvelles actions paramilitaires auront lieu. Tandis que les dites « sanctions économiques » continueront à étrangler le pays – c’est-à-dire la population.

Comme il faut toujours une touche d’humour (même noir, même dans les situations les plus préoccupantes), on mentionnera que, le 15 mai, à la question « quelles sont vos priorités ? », la ministre des Affaires étrangères colombienne, Claudia Blum, a déclaré : « Positionner la Colombie comme un pays leader dans l’agenda mondial de la légalité, tant pour la défense de la démocratie et des droits humains qu’en matière d’initiatives globales contre la corruption, le terrorisme et le crime organisé [15]. » Deux jours auparavant, l’administration de Donald Trump avait placé Cuba et le Venezuela (avec l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord) sur la liste des pays qui ne coopèrent pas suffisamment en matière de lutte contre le terrorisme [16].

Les preuves s’accumulent.

L’UE est devenu une immense girouette. Que produit-elle ? Il y a les résistants et les collabos.

alain harrison 20 mai 2020 à 23 h 04 min

Le Québec me désespère, 75% des Québécois appuient Trudeau, selon un dernier sondage.

Le regain de Justin Trudeau
Hélène Buzzetti

Extrait:

La réhabilitation de Justin Trudeau au Québec a été enregistrée par tous les sondeurs. En début de pandémie, le premier ministre libéral récoltait un appui dans le reste du Canada de 65 %, mais seulement de 44 % au Québec, selon Léger Marketing. Frank Graves, de la firme Ekos, chiffrait pour sa part l’écart à « au moins 10 à 15 points ». « M. Trudeau n’avait pas une mauvaise cote au Québec. C’est juste que celle-ci n’avait pas augmenté autant [qu’ailleurs au pays] », précise M. Graves. Deux mois plus tard, non seulement la popularité de M. Trudeau a augmenté dans le ROC pour se fixer, selon les deux sondeurs, à 76 %, mais elle a bondi au Québec pour atteindre exactement le même niveau.

« La pandémie au début était un enjeu de santé et le fédéral était éclipsé », note Jean-Marc Léger. Mais maintenant que le volet économique de la crise s’est imposé, le gouvernement fédéral s’est imposé lui aussi en distribuant les milliards à la ronde. « M. Trudeau est dans un environnement qui n’est que positif, ajoute M. Léger. Il annonce l’aide aux citoyens sans avoir à gérer le problème dans tel hôpital ou tel CHSLD. »

https://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/le-regain-de-justin-trudeau/ar-BB149Oto?li=AAgh0dy

La Dette Publique Mondialisé. Un barre ouvert.
L’UE est devenu une grande surface à la Walmart: suivez le guide des bas prix

alain harrison 20 mai 2020 à 23 h 30 min

Au fait, la Grèce est à rabais.

En tout cas grâce à Trump, les prix à la pompe, de vrais rabais, de même le faune et la flore.

Quelle sera l’écologie de demain, une faune de start-up, d’individus entrepreneurs et les oligopoles walmartiens, le tout dans le panier de la compétitivité géré par l’Intelligence artificielle en évolution constante. On n’arrête pas le progrès et ses innombrables innovations.

alain harrison 21 mai 2020 à 3 h 12 min

Donner de la voix

La France sous la VIe République en 2022

Venezuela: Directv se retire du Venezuela
20 Mai 2020, 15:05pm | Publié par Bolivar Infos

C’était en 2002, quand les secteurs patronaux vénézuéliens, avec la complicité des gérants de la compagnie pétrolière d’Etat PDVSA ont tenté de faire une grève pétrolière et patronale pour faire plier le président de l’époque Hugo Chávez. La grève avait débuté le 2 décembre et avait le soutien total des médias privés de l’époque, en particulier des 4 chaînes de télévision nationales RCTV, Venevisión, Televen et Globovisión. Nous parlons de télévisions généralistes qui diffusent des films, des feuilletons, des dessins animés pour les enfants, du sport, des concours de beauté et une infinité de programmes de divertissement ainsi que des informations.

C’est un pays dans lequel – à ce moment-là – la grande majorité de la population n’avait pas la télévision par câble. Pour soutenir la grève, ces chaînes ont suspendu complètement tous leurs programmes de divertissement : les feuilletons, les films, les dessins animés pour les enfants, les concours et en particulier le base-ball, le sport national vénézuélien qui paralyse pratiquement le pays entre octobre et février. Même les publicités ont été suspendues.

Ils les ont remplacés par 24 heures d’informations par jour, des interviews et des conférences de presse des dirigeants de l’opposition, la couverture des marches, des protestations, des attentats, des attaques, des accusations malveillantes contre le chavisme qui était présenté quotidiennement de façon très négative. Tout cela a affecté très négativement l’esprit de nombreux Vénézuéliens pendant les 62 jours qu’a duré cette grève.

L’élimination du divertissement pour affecter l’esprit d’une population semble faire partie du manuel des guerres de basse intensité et être l’un des mécanismes de pression utilisés par les empires pour mettre à genoux un pays et forcer ses habitants à se rendre.

En 2002 et 2003, l’Empire étasunien et ses partisans ont échoué. Silencieusement, les médias qui ont participé à la grève ont commencé à diffuser des films, des dessins animés et des feuilletons et même des publicités début février 2003. Les dirigeants politiques qui, jour après jour, excitaient les gens pour qu’ils sortent protester, disparurent silencieusement. Personne n’a levé la grève. Personne n’a été tenu pour responsable des dégâts faits au pays ni à l’esprit du peuple vénézuélien.

Reste à voir si à nouveau, le peuple vénézuélien va sortir victorieux de ce nouvel ensemble de menaces. Celui qui écrit cette note pense personnellement que ce sera probablement le cas.

Et s’il en est ainsi, reste à voir si un beau jour, Directv reviendra simplement dans le pays la queue entre les jambes, silencieusement, pour essayer de regagner le peuple vénézuélien comme l’ont fait à cette époque Venevisión, Globovisión, RCTV et Televen.

««« Personne n’a été tenu pour responsable des dégâts faits au pays ni à l’esprit du peuple vénézuélien. »»»

9 mai 2020
Venezuela
Pourquoi ne mettent-ils pas Guaido en prison ?
Franco VIELMA

C’est une question qui revient sans cesse. Et c’est d’ailleurs dommage que cette question soit si courante, car cela signifie que tous ceux qui se la posent n’ont pas compris le problème. Il y a pourtant une réponse courte et une réponse longue à cette question.

La réponse courte : ce n’est pas le moment. Peu importe ce qu’il a fait. Ce n’est pas le moment.

La réponse longue : Guaido est la principale source d’information et d’erreurs dont ont besoin les services de renseignement vénézuéliens pour enquêter, et démanteler avec succès toutes les attaques qui ont été perpétrées contre le Venezuela.
Le Grand Soir

C’est insensé de la part des États-Unis, un tel comportement justifier par notre mode de vie, comme si leur mode de vie état menacé. Chaque Peuple a son mode de vie, et il faudrait le changer selon le mode US pour boire du coca cola. Mais, il est vrai que chaque peuple doit de temps en temps se regarder et émonder.

Mais les enjeux sont tout autres, c’est le désir de dominer et de se sentir supérieur dans tout même s’il faut tricher. Mais à l’échelle, ce sont les peuples qui peuvent faire la différence, et vue l’état de conscience, une véritable thérapie psychosocial s’impose.

Lire l’épilogue du livre de S. Grof: Psychologie Transpersonnelle.

Notre dernier recours: le consensus

La Constituante (les institutions)
Le nouveau pacte social (société aliénée société saine)
Le nouveau paradigme économique (justice sociale)

alain harrison 22 mai 2020 à 8 h 18 min

Il n’y a malheureusement pas de Maison du Citoyen pour préparer la Constituante Citoyenne pour la VIe République et la Nouvelle Constitution. Mais il y a les écoles, et qui paie pour, les citoyens. Alors envisageons qu’elles soient mis à la disposition des citoyennes et des citoyens pour préparer la Constituante. Il est temps que le peuple reprenne ses droits de propriétaire point barre.

Exigez le. Il est temps pour la population de se donner un coup de pied gans le cul et de commencer à réfléchir sur ce qui se passe avec ce Macron criminel. Bien sûr en assurant la sécurité contre la pandémie. C’est une question d’organisation.

Le vrai problème, c’est l’intervention fasciste de la police. En France, l’obéissance inacceptable de celle-ci est criminel. L’aveuglement policière ne les soustrait pas à la justice.

La seule façon, c’est que la population se rende en grand nombre dans les écoles et se répartissent en groupe restreint par classe. Cela exigera la participation de tous au nettoyage antivirus, donc prévoir les produits nécessaires. Probablement en arrivant aussi.

C’est une suggestion

alain harrison 10 juin 2020 à 19 h 32 min

La prochaine fête de l’Humanité, dernière chance pour un agenda politique de concertation, dont les 4 sorties incontournables, ou bien c’est le «« no choice »»

Cela semble difficile à comprendre pour bien des gens. Même les évidences échappes au conditionnement (manipulation).
Le méta conditionnement, ce n’est pas une idée. Même l’histoire le dit sans le dire. Le conditionnement étant un principe moderne qui explique la condition humaine à travers l’histoire, c’est l’esprit du vieux monde, et c’est pas la technologie qui va aider.
Personne ne saisit ce que veux dire «« le nouveau monde »». Et cela demande de l’humilité et de la sagesse pour y arriver.
Seul la vue d’ensemble nous donne accès aux tenants et aboutissants, aux causes et aux acteurs responsables, et la cohérence du questionnement (sans concession) aux solutions adéquates. (Krishanmurti, Korzybski, Abgrall, Leboyer, Groff: être attentif)

La Constituante Citoyenne et le parti de transition citoyen (course aux élections pour légitimer, et la prise du pouvoir pour la légalisation (droit international).

Mais la gauche tergiverse.
Krishanmurti: voir une vérité, ou penser voir….

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