La preuve par Sanofi

le 20 janvier 2021

Manifestation à Lyon d'employés de Sanofi (25/10/2012) pour protester contre des licenciements. REUTERS/Robert Pratta

L’éditorial de L’Humanité Dimanche du 21 janvier 2021 – par Patrick Le Hyaric.

Les froids fondés de pouvoir du monde capitaliste adorent se draper de responsabilité et… d’efficacité. Même quand les faits tendent à prouver l’irresponsabilité d’une logique qui s’oppose en tout point à l’intérêt général et plonge l’humanité dans des impasses mortifères. La pandémie en offre de saisissants exemples. Les regards se braquent, à juste titre, sur la santé, que l’accaparement par la finance ces dernières décennies a rendu imperméable aux exigences sociales, sanitaires et démocratiques. La course au vaccin n’est que l’ultime manifestation de cette irresponsabilité qui se paie aujourd’hui en vies humaines, en souffrances et désastres psycho-sociaux, en crise sociale et économique.

La France avait su se doter, grâce au volontarisme de la puissance publique, d’un secteur de la santé puissant, envié et souvent copié à travers le monde. L’un de ses fleurons, Sanofi, s’est construit grâce aux compétences exceptionnelles acquises par des ingénieurs et chercheurs, à une tradition scientifique rigoureusement transmise, au travail des salariés et avec l’aide d’un État planificateur et généreux.

Son introduction en bourse au début des années 80 s’est traduite par une activité frénétique de rachats. La grenouille s’est faite bœuf en licenciant à tour de bras tandis qu’elle élargissait son domaine d’activité, tout en satisfaisant les marchés financiers auxquels elle s’est liée pieds et poings. Sur les dix dernières années, Sanofi a ainsi licencié la moitié de ses chercheurs dans le monde et en France, soit deux mille d’entre elles et eux pour notre seul pays.

Le 26 juin dernier, à peine la première vague épidémique passée, la nouvelle direction du groupe annonçait la suppression de 1 700 emplois en Europe, dont un millier en France sur les 25 000 restant. Après la fermeture programmée des sites de Strasbourg et d’Alfortville, il ne restera plus que trois laboratoires de recherche sur les onze que comptait l’entreprise il y a dix ans, tandis que, sur la même période, elle recevait un milliard d’argent public sous forme de crédit impôt-recherche. Et Sanofi figure chaque année parmi les champions de versement de dividendes, sans y déroger en pleine pandémie.

L’inefficacité industrielle, la goinfrerie actionnariale et le pillage d’argent public se conjuguent avec le péril sanitaire… Seuls les actionnaires trinquent tandis que les salariés tremblent et que les français sont privés d’outils de production dans un secteur décisif.

Cette gabegie a pour conséquence catastrophique que, des cinq membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, seule la France n’a pas conçu son propre vaccin. Or, la souveraineté sanitaire comme industrielle est la condition d’un internationalisme conséquent. Car qu’a aujourd’hui la France à proposer aux peuples du monde privés des premières doses de vaccins ? Rien, absolument rien, si ce n’est de suivre aux dernières places la file d’attente au guichet du marché vaccinal.

Devant l’urgence sanitaire mondiale et face à l’incapacité de leurs dirigeants, la CGT Sanofi a proposé la réquisition de ses chaines de production pour que l’entreprise sous-traite la fabrication de vaccins conçus ailleurs et leur mise hors marché sous licence libre. C’est une proposition de bon sens qu’ignore superbement le pouvoir.

Pendant ce temps, l’Union européenne est le théâtre d’un spectacle désolant où la concurrence bat son plein, chaque pays tentant d’accaparer au détriment de ses voisins les vaccins dont la fabrication peine à suivre la demande, à rebours de ce que l’on est en droit d’attendre d’une « union » de coopération européenne.

La propriété capitaliste montre, dans la santé plus qu’ailleurs, sa totale incapacité à répondre aux besoins humains. A l’exigence de vaccins universels mis hors marché doit répondre celle d’une propriété sociale et démocratique, où travailleurs, ingénieurs, chercheurs, médecins et citoyens définissent les termes d’une production planifiée. Les menaces sanitaires qui risquent de s’accumuler exigent que s’ouvre le débat.

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#Sanofi dans ce blog:

Les SANOFI au Parlement européen (2013) – Après plusieurs rencontres, j’ai invité Mardi 5 février une délégation d’une vingtaine de délégués du comité d’entreprise de Sanofi au Parlement européen à Strasbourg pour qu’ils puissent exposer aux députés européens de différents groupes politiques les effets du plan de restructuration qui les frappe, mais au-delà d’eux, tous les citoyens.

Sanofi : profits, fonds publics et licenciements, ma question à la Commission européenne avec demande de réponse écrite – (24 novembre 2012)

La santé n’est pas une marchandise ! – L’éditorial de L’Humanité Dimanche du 21 mai 2020 – par Patrick Le Hyaric.

Crocodile Sanofi – publié sur mon blog le 27 juin 2020.

13 commentaires


Moreau 20 janvier 2021 à 9 h 41 min

Au regard des différents articles d’information que chaque citoyen peut lire, Sanofi ne fait pas ses preuves dans l’état d’urgence sanitaire. Un vaccin fiable se fait attendre cruellement, mais il y a aussi très peu d’information sur l’absence encore d’un médicament pour un traitement fiable dans l’absence prolongée du vaccin fiable comme dans tous les cas de besoin.

Moreau 20 janvier 2021 à 11 h 28 min

Alors que le variant est connu comme de propagation plus rapide et comme plus infectieux ; il n’y a toujours par le moindre médicament sans danger reconnu et disponible pour réduire la maladie du coronavirus de façon qu’elle ne soit pas mortelle, il y a un réel problème.

alain harrison 26 janvier 2021 à 22 h 36 min

Mais aussi grave, cette pandémie, et celles à venir, le vivant s’adapte. Oui, il faudra une commission d’enquête d’envergure, sans concession, une multilatérale et intègre.

Entre 1918 et 1919, l’épidémie de grippe espagnole, l’une des pires qu’ait connu l’humanité, fait jusqu’à 50 millions de morts.

La guerre 14-18 a constitué un massacre d’une ampleur sans précédent, de 9 à 10 millions de morts.

La guerre 39-45
Les civils ont totalisé 40 à 52 millions de morts, dont 13 à 20 millions de maladie ou de famine du fait de la guerre. Les pertes militaires s’évaluent entre 22 et 25 millions, dont 5 millions de prisonniers de guerre morts en captivité.

Et les guerres d’après et qui se continuent sous divers prétextes.

Il faut se rendre compte que la vue d’ensemble et la cohérence du questionnement sont deux outils que tous devront s’approprier à l’avenir (pas les opinions réductrices et erronées qui relèvent d’une certaine relativité), mais qui relèvent du bien fondé.

alain harrison 26 janvier 2021 à 23 h 11 min

J’oubliais.

* Le Plan : Endettement, Austérité et Privatisation (retour au Moyen-âge) ou simplement bombardement (et les prétextes, et bien avec un peu d’imagination et beaucoup de propagandes).

Espérandieu Gisèle 21 janvier 2021 à 16 h 39 min

Scandaleux !!!

alain harrison 25 janvier 2021 à 8 h 33 min

Bonjour.

««« A l’exigence de vaccins universels mis hors marché doit répondre celle d’une propriété sociale et démocratique, où travailleurs, ingénieurs, chercheurs, médecins et citoyens définissent les termes d’une production planifiée. »»»

«« définissent les termes d’une production planifiée »»

Et comment arriver à faire ça ?

L’UE va donner son concours.

Mosconi Noel 26 janvier 2021 à 18 h 07 min

Au CA de sanofi siège Laurent ATTAL. Qui est cet individu, un parent du ministre?
Petit actionnaire de Sanofi (ex salarie) j’ ai toujours voter contre la majorité des resolutions soumises aux actionnaires
Les petits actionnaires ne represente rien pour le vote annuel du CA.

alain harrison 26 janvier 2021 à 22 h 20 min

Sanofi n’est qu’un autre élément des rouages du système capitaliste financier qui se décline en une multiplicité d’entités disparates (de la multinational oligopole aux nombreux individus-entrepreneurs (maintenant désigné start-up) qui engendrent continuellement leurs nombreux sous-traitants passés, présents et à venir : compétitivité, contrat __ soumission la plus basse __, précarité), autrement dit, le système se diversifie change sans changer et ne rien changer. Ils appellent ça la modernisation de l’économie (détruire les acquis sociaux). La Grèce a été le laboratoire (réussi ?) du plan*.

Voyons-en un autre, un des éléments des rouages du capitalisme financier, ailleurs:

Au PDG de Total, Patrick Pouyanné, et à tous les soutiens au projet EACOP:
« En tant que citoyens du monde, nous vous demandons de toute urgence d’annuler la construction de l’oléoduc pour transporter du pétrole brut en Afrique de l’Est et d’arrêter de forer dans les parcs nationaux. Vos projets menacent de détruire des habitats précieux pour la biodiversité et la faune sauvage en Ouganda et en Tanzanie – déplaçant des dizaines de milliers de paysans. Ils portent gravement atteinte à votre engagement à respecter l’Accord de Paris et à devenir «neutre en carbone». Nous vous exhortons à aligner les agissements de votre entreprise sur les valeurs que vous proclamez publiquement. »
Plus d’informations:

Le géant pétrolier Total s’apprête à construire le plus grand pipeline chauffé au monde — au cœur de l’Afrique!

Il détruira certaines des plus importantes réserves d’éléphants, de lions et de chimpanzés au monde en Uganda et en Tanzanie, déplacera des dizaines de milliers de familles et rapprochera encore plus notre planète de la catastrophe climatique.

Les populations locales luttent contre ce projet de toutes leurs forces, mais elles font face à l’une des entreprises les plus puissantes au monde. Elles ont besoin d’aide pour en faire un combat emblématique et victorieux. Notre mouvement peut les y aider!

Tout en projetant ce pipeline, le PDG de Total entend donner l’image d’une entreprise à la pointe sur le climat. Prenons le au mot et exigeons des comptes dans une énorme pétition! Lorsque notre appel sera devenu immense, nous le relaierons partout en France à travers des publicités. Nous transformerons ce projet en un cauchemar médiatique pour Total. Ajoutez votre signature pour soutenir les courageuses communautés qui combattent ce projet — avant qu’il ne soit trop tard!
Publié le 31 août 2020
Une pétition sur Avazz.org

Ou bien, la gauche se rencontre pour les élections et la gagné, ou bien ce sera des soulèvements très dures.

Je ne comprends pas, les différends éléments qui forment la gauche, bien que disparate (du communisme pour les travailleurs affiché (PRCF) aux Gilets Jaunes (dernier mouvement) en passant par le Réseau Salariat (association d’éducation populaire), CADTM (audit de la dette),….et bien d’autres, ainsi que l’Humanité, Le Grand Soir et autres sites et journaux de gauche. Les différentes associations (étudiantes, groupes sociaux et leurs missions) ne sont pas capables de s’unir sur les grands enjeux déterminant leur sort ?

Quel est le plus grand obstacle ? Plutôt, quels sont les plus grands obstacles, et comment faire comprendre qu’il faut s’en dissocier sans plus tarder ? Et par quelle voie (quelles voies) pour réussir ? Bien sûr, il faut un consensus, c’est la seule approche pour mettre de côté les différents, temporairement, pour avancer, se sortir du système que tous pourtant dénoncent, mais qui se mettent des bâtons dans les roues, subtilement, par la bande ou frontalement et en usant des squelettes dans le placard des uns des autres. Bien sûr, il faut s’assurer des repentis, en bonne et du forme, par l’allégeance aux prises de position (consensus) et ne pas rejouer aux bâtons dans les roues.

À l’heure actuelle, l’organisation de gauche qui a toutes les chances, n’est-ce pas la FI et Jean-Luc Mélenchon ?

L’Ère des Peuples (l’Humain d’abord)

Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production.

À ce sujet, le Vénézuéla n’est fait-il pas la démonstration (honnêteté intellectuelle).

La Cotisation (l’appel, tout le PIB à la Cotisation) n’est-elle pas l’expertise des erreurs de la gauche qui a mal joué ses représentants, et dont les centaines de milliers de supporteurs ont été trahis à chaque nouvelle prise de pouvoir.

Comment éviter, une nouvelle fois, cette trahison ?
Voilà la question fondamentale qui se pose à la gauche.

De plus, il y a le fait de l’économie. Quelle économie de remplacement au système capitaliste est entrevue ? Et quel en est la description fonctionnelle (pas des généralités) ? Quels en sont les rouages (schématiquement concret et compréhensible) et l’agenda de la mise en place ?

Quelles sont les voies pour faire face à la Crise multidimensionnelle et en même temps réalisé la Révolution Interrompue ?

alain harrison 26 janvier 2021 à 23 h 12 min

J’oubliais.

* Le Plan : Endettement, Austérité et Privatisation (retour au Moyen-âge) ou simplement bombardement (et les prétextes, et bien avec un peu d’imagination et beaucoup de propagandes).

alain harrison 26 janvier 2021 à 23 h 14 min

Mais aussi grave, cette pandémie, et celles à venir, le vivant s’adapte. Oui, il faudra une commission d’enquête d’envergure, sans concession, une multilatérale et intègre.

Entre 1918 et 1919, l’épidémie de grippe espagnole, l’une des pires qu’ait connu l’humanité, fait jusqu’à 50 millions de morts.

La guerre 14-18 a constitué un massacre d’une ampleur sans précédent, de 9 à 10 millions de morts.

La guerre 39-45
Les civils ont totalisé 40 à 52 millions de morts, dont 13 à 20 millions de maladie ou de famine du fait de la guerre. Les pertes militaires s’évaluent entre 22 et 25 millions, dont 5 millions de prisonniers de guerre morts en captivité.

Et les guerres d’après qui continuent sous divers prétextes.

Il faut se rendre compte que la vue d’ensemble et la cohérence du questionnement sont deux outils que tous devront s’approprier à l’avenir (pas les opinions réductrices et erronées qui relèvent d’une certaine relativité), mais qui relèvent du bien fondé. Notre responsabilité, à tous ?

alain harrison 28 janvier 2021 à 8 h 30 min

Une vidéo intéressante à voir ou revoir

ABATTRE LE CAPITALISME : MODE D’EMPLOI – FRÉDÉRIC LORDON

Comment sortir du néolibéralisme, et quelle alternative y substituer ?
Quelle place pour les partis et les syndicats dans cette révolution ?
Quid du recours à la violence ? Faut-il se débarrasser de cette police ?

Économiste et philosophe, Frédéric Lordon était l’invité de l’association de polytechniciens X-Alternative, le 6 février dernier à Paris, pour répondre à ces questions.

Partis, syndicats, participer à l’organisation des commités citoyens et la préparation de la Constituante Citoyenne ?

alain harrison 4 février 2021 à 9 h 23 min

ABATTRE LE CAPITALISME : MODE D’EMPLOI – FRÉDÉRIC LORDON
youtube (1 h 10 m à 1 h 14 m)
La réponse est dans la question (vision d’ensemble)

Quelques commentaires que j’ai retenus:

TonyVisconti
TonyVisconti
il y a 11 mois
Un gouvernement Mélenchon face à la guerre des marchés ? Il suffirait de ne plus emprunter sur les marchés. C’est pourtant ce que répète inlassablement Bernard Friot.

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Chris K.
Chris K.
il y a 11 mois (modifié)
Oui c’est pas la Grèce ici. La France c’est aussi des banques systémiques… Et la 2e économie européenne, ils comprendront vite qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont eux même assis. Mais bon c’est sûr qu’avec les charlots actuels ils peuvent faire les malins.

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SEB
SEB
il y a 11 mois
@Chris K. on prefererait quils ne le voient pas et declenchent eux meme l effondrement pour de bon. Ca serait une bonne nouvelle pour enfin avancer.

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SEB
SEB
il y a 11 mois
Je ne comprends pourquoi un nouvreau gouvernement revolutuonnaire populaire du « grand soir » serait epargne par toutes les difficultés qu il prête a melenchon s il gagnait.
Comme en 1789 on viendrait peut etre meme nous faire la guerre vraiment sous pretexte de defendre ma « democratie »

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Chris K.
Chris K.
il y a 11 mois
@SEB La réponse est simple dans la logique de 2017 il ne serait pas épargné non plus.
L’important ici c’est surtout d’en être conscient. Certaines réflexions sur la BPI et sur le fait que nous frappions de la monnaie européenne en France lors de la campagne ont démontré aux plus attentifs que la LFI avait totalement conscience qu’il fallait être prêt à agir rapidement et fermement sur ce terrain si nécessaire. Aujourd’hui nous ne sommes plus exactement dans le même contexte qu’avant l’élection de 2017, la finance ne tiens plus que grâce aux banques centrales ce qui devrait déjà pas mal calmer les ardeurs, même des plus imbéciles à déclencher ce genre de bras de fer.. En cas de crise nous pourrions nationaliser à peu de frais une partie de l’économie du pays. Voir recourir à des nationalisations sèches car après tout si la finance devait être notre ennemi il n’y a pas de raisons que l’état ne se défende pas. À ce jeu là je ne donne pas cher de la peau des financiers, ce sont eux qui ont tout à perdre..

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Olga Zadig
Olga Zadig
il y a 11 mois
Danse avec moi, Tony : https://www.youtube.com/watch?v=oicIyEyHgS0

grincheuse
grincheuse
il y a 11 mois
@Chris K. effectivement. On pourrait faire ça. Par contre, il existe une interdépendance internationale qui nous met en danger en technologies de pointe (notamment les éoliennes, fabrication de pales, pièces détachées nécessaires aux centrales nucléaires ou aux sous marins etc…désormais confiés aux USA) bon, faut pas se la raconter, c’est un combat frontal qu’il faudra mener .

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Chris K.
Chris K.
il y a 11 mois (modifié)
@grincheuse Bien entendu il y interdépendance mais elle va bien dans les deux sens.
Ce qu’il faut entendre par là c’est que nous sommes également en capacité de mettre suffisamment les autres en danger pour qu’on ne soit pas traités comme des Grecs. Je complète en rappelant qu’il ne s’agit pas de se mettre dans une posture d’agresseur envers d’autres états mais bien de préparer des stratégies de défense contre ces potentielles attaques financières.

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Phil Reuter
Phil Reuter
il y a 11 mois
exact .faire avec les cotisations

grincheuse
grincheuse
il y a 11 mois
@Chris K. j’entends bien. Parfois on parle de la puissance française, sa 2e place en Europe etc…mais au fond, par rapport à l’endettement et la désindustrialisation en cours, par rapport même à la puissance hostile du CAC40, quelle serait notre puissance réelle, c’est ce que j’ai du mal à visualiser, à évaluer. N’hésite pas à m’envoyer de l’info là dessus ou des liens, j’en ai besoin pour argumenter.

3

– Benzebuth
– Benzebuth
il y a 11 mois
La première action serait de nationaliser les banques, pour avoir la main sur leur « rentabilité excessive » et pour la lutte contre l’évasion fiscale. Sinon ils pourraient casser la machine.

3

Robinson Titoi
Robinson Titoi
il y a 11 mois

alain harrison 4 février 2021 à 10 h 28 min

C’est assez fascinant, quand on prend conscience de comment le moi « regarde » la pensée.
Et arriver à regarder le système économique comme une pure construction de l’imagination ?
Lordon souligne comment c’est « construit » l’unité nation (ça n’a pas été un dîner de galas)
1h 19 min à 1h 21 min

Marx a vue la « guerre » des classes comme relevant de l’Évolution Naturelle (compétition pour la survie). Le communisme comme moyen de la dépasser ?

En tout cas, le capitalisme s’attache à la reproduire indéfiniment.

Pour l’Empire, la finalité c’est le chaos, pas la victoire
Par Peter Koenig
Mondialisation.ca, 16 mai 2015

Petit extrait, petit rappel:

«« François Hollande venait à peine de signer pour plusieurs millions d’Euros de contrat, rien qu’avec le Qatar, pour la vente de 24 chasseurs bombardiers Rafale, qu’il repartait aussitôt pour Riyad pour discuter avec le roi Salman de la vente de nouveaux Rafales. Les affaires vont bien ! Et puis ……»»

La guerre brute ou la nouvelle (dette austérité…) sont le plan d’affaire.

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