Lettre au Premier ministre pour le métro à Aubervilliers

le 5 avril 2018

J’ai écrit une lettre au Premier ministre, Édouard Philippe, pour attirer son attention sur le nouveau report de la mise en service du métro à Aubervilliers. Je demande que tous les moyens soient mis en œuvre pour que la date de livraison soit respectée.

Je mets à votre disposition le contenu de ma lettre. (Lire au format pdf)

« Monsieur le Premier ministre,

Je me permets d’attirer votre attention à propos de la mise en service de deux stations de métro à Aubervilliers où doit se prolonger la ligne 12. Ces deux stations complémentaires sont actuellement en construction : Aimé Césaire et Mairie d’Aubervilliers, après celle dénommée Front Populaire.

Il s’agit d’un enjeu très important pour les populations d’Aubervilliers pour leur lien avec la Capitale notamment et pour l’économie régionale et nationale puisque ces nouvelles stations desserviront le siège de Véolia, le futur projet « Chanel » à la porte d’Aubervilliers, la grande Université Condorcet en construction, le centre commercial du Millénaire. Elle permettrait de surcroit une formidable modernisation du centre-ville qui serait ainsi raccordé à l’université Condorcet et au nouveau quartier du Millénaire.

Or une première fois en 2014, les élus et la population apprenaient par la presse que les stations ne seraient pas ouvertes comme prévu en 2017, mais en 2019.

Dès ces retards annoncés, madame la maire d’Aubervilliers, vice-présidente du Conseil Départemental, Meriem Derkaoui a interrogé régulièrement tant la RATP que les ministres des Transports sur le respect de ces dates. Il lui a toujours été répondu que les délais seraient tenus. Il y a quelques semaines encore, madame la ministre des Transports, de passage à Aubervilliers, lui confirmait que les délais seraient tenus.

Mais voici que le 26 mars dernier, la RATP annonce un nouveau recul de la date d’ouverture invoquant des « problèmes techniques ». Cette dernière déclaration intervient après l’annonce par vous-même du report de la construction de la ligne 15, qui devait permettre de construire un ensemble cohérent au cœur d’Aubervilliers.

La population d’Aubervilliers, les enfants et leurs enseignants, les commerçants, le marché de la ville ont jusque à présent accepté les lourdes nuisances d’un chantier dans l’espoir d’un « mieux-vivre » à venir avec le prolongement de la ligne 12.

Aujourd’hui, il n’est annoncé aucune date de fin des travaux et d’ouverture des stations Aimé Césaire et Mairie d’Aubervilliers. Personne ne peut comprendre, monsieur le Premier ministre, que l’époque qui permet de traverser la Manche par un tunnel, où l’on peut expédier des spationautes dans l’espace, ne permette pas de consolider à Aubervilliers quelques mètres d’un tunnel pour le réseau de transport d’Ile de France.

Nos banlieues veulent voir leurs aspirations prises en compte. C’est une question de justice, de dignité, de respect et de cohésion sociale. Aubervilliers souhaitent disposer des voies de communication qui lui permettront de vivre à l’heure d’une métropole à laquelle elle entend apporter sa contribution, avec le savoir-faire de ses travailleurs, la richesse de sa vie associative, sportive et culturelle ainsi que le dynamisme de sa jeunesse.

Les retards dans la réalisation des équipements indispensables, comme les reculs des services publics, les baisses de dotations aux collectivités, la mise en cause des principes qui fondent le logement social, ne font qu’accroitre des inégalités de plus en plus insupportables. Les annonces des nouveaux retards à durée indéterminée sur la ligne 12 relèvent d’une attitude marquée par un mépris contre lequel nos concitoyens et leurs élus «portent plainte ».

Aussi, monsieur le Premier ministre, en accord avec la maire d’Aubervilliers, madame Derkaoui, je souhaite que soient mobilisés les services de l’État nécessaires pour une contre-expertise des problèmes techniques annoncés et surtout que tous les moyens soient mis en œuvre pour que ces deux stations de la ligne 12 soient ouvertes en décembre 2019, comme l’engagement en avait été pris.

Certain que cette interpellation retiendra toute votre attention, recevez, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Patrick Le Hyaric »

1 commentaire


Moreau 5 avril 2018 à 22 h 56 min

Je suis bien d’accord avec cette initiative, les services publics ferroviaires français et européens doivent être développés et notamment en province tout en faisant reculer le désertement des villes de province au lieu de le généraliser. C’est seulement en étant à jour que serait fondée une étude déterminant quelques courtes distances de lignes à supprimer, halte aux politiques qui détruisent la France et l’Union Européenne.
Les installations publiques sont de la richesse du Peuple, personne n’a le droit légitime d’en détruire une partie à mauvais escient.

Laisser un commentaire

Commentaire

Nom *

Les champs marqués * sont obligatoires

Email *

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Restez en contact

Inscrivez-vous à la newsletter