Le président parle, le peuple enrage

le 18 avril 2018

S’il est un sujet sur lequel le chef de l’Etat ne lésine ni en moyens ni en ingéniosité, c’est bien celui de la communication. De l’image d’Epinal d’une école maternelle de l’Orne décorée pour l’occasion, aux lustres du palais de Chaillot et ses escaliers gravis, pour la photo, par le couple présidentiel, avec en second plan les éclats scintillants de la tour Eiffel, un décor carton-pâte accompagne chacune des apparitions présidentielles. Ainsi espère-t-il faire passer la pilule du remodelage complet du pays aux canons de la mondialisation capitaliste.

C’est encore par une habile communication que M. Macron endosse le costume martial de chef de guerre pour aller bombarder la Syrie sans mandat international et déployer la troupe dans le bocage nantais et les universités françaises, taillant la stature d’homme fort que réclame notre monarchie présidentielle.

Est-ce que la répression brutale des alternatives qui ont vu le jour à Notre-Dames-des-Landes est de nature à sortir par le haut de la situation ? Est-ce que les bombardements en Syrie menés main dans la main avec les principaux responsables du chaos moyen-oriental vont contribuer à ouvrir un chemin pour la paix ? Pour chacune de ces questions, la communication autour de l’événement sert à cacher l’absence de réponses politiques et donc de résultats.

Au diapason de ses prédécesseurs de « l’ancien monde », M. Macron feint de croire que le peuple est mal informé et qu’il convient de faire de la pédagogie. Pour toute réponse aux difficultés grandissantes qui assaillent les retraités, il leur adresse un « merci » cynique et condescendant après les avoir contraints à une baisse importante de leurs revenus par la hausse brutale de la CSG. Il faut, dit-il, comprendre que tous les sacrifices demandés participent d’un projet global. Mais il se garde bien d’en définir la vraie nature ! Nos concitoyens voient de mieux en mieux quels en sont les bénéficiaires et perçoivent aujourd’hui majoritairement qu’il s’agit d’un projet de redéfinition ultralibérale de la société française qui s’oppose aux intérêts populaires comme à l’intérêt général. Toute pédagogie ne peut cacher la réalité des faits. Derrière l’attaque contre « les statuts » qui protègent les travailleurs de la rude loi du marché, à la SNCF comme ailleurs, le Président appelle les créateurs de richesse à renoncer à leurs droits, les retraités à contribuer à combler les cadeaux fiscaux octroyés aux fameux premiers de cordée qui sont pour l’essentiel les détenteurs de capitaux, bénéficiaires exclusifs de la réforme de l’impôt sur la fortune, tandis qu’augmentent les prélèvements sur les personnes les plus en difficultés sous formes de taxes diverse, de fiscalité indirecte et de hausses tarifaires.

Macron a beau user toutes les ficelles de nos institutions, jusqu’à un autoritarisme désuet, il ne parvient à cacher sa faible représentativité au sein d’un pays qui, dans sa grande majorité, a refusé lors de l’élection présidentielle cette fuite en avant ultralibérale. Nous sommes les premiers à reconnaitre que nos institutions, taillées sur mesure pour et par un général, sont inaptes à faire vivre la démocratie. Mais si M. Macron utilise la toute puissance que lui octroie la Constitution pour lancer seul une offensive militaire sans vote parlementaire, pourquoi s’arrête-t-elle au portefeuille des actionnaires ? Dès qu’il s’agit de fraude et d’évasion fiscale, de contrôle du versement des dividendes et des salaires exorbitants des grands patrons, le Président fait valoir son impuissance. Voilà qui révèle en creux qu’il y a plus qu’une absence de volonté politique pour récupérer les 80 milliards d’euros, soit presque le montant total de notre dette, qui croupissent dans les paradis fiscaux. Il y a de la complaisance à l’égard de membres d’un même monde.

Cette offensive politique et communicationnelle ne vise en aucun cas à entrer en dialogue avec le pays mais à le réduire au silence alors que s’allument dans tant de secteurs professionnels et associatifs, dans les collectivités locales, d’importants et nouveaux foyers de mécontentements et de luttes. Osant dire qu’il faut « remettre le pays au travail » alors que des millions de chômeurs ne demanderaient que cela, que les salariés tirent la langue avec des salaires trop bas et que la productivité horaire de notre pays est parmi les plus fortes du monde, le Président propose un ultime sacrifice pour financer la dépendance par une nouvelle journée de travail non rémunérée. Refusant d’aller chercher les masses colossales d’argent là où elles se trouvent, c’est encore et toujours dans l’opposition de catégories de la population qu’entend prospérer le nouveau pouvoir.  C’est en fait sur un durcissement prémédité du climat social que mise M. Macron, comme en témoigne l’absence totale de dialogue sur l’avenir de la SNCF. Il espère mettre à genoux le mouvement social pour s’attaquer ensuite à l’os de la fonction publique, à la sécurité sociale puis à notre système de retraites. Il n’est dés lors pas étonnant que l’électorat de droite lui manifeste sa reconnaissance.

L’unité des aspirations démocratiques, sociales, écologiques, doit continuer à se construire pour forcer le Président à entendre les souffrances et les colères jusqu’à en prendre acte en arrêtant son rouleau compresseur antisocial. Le plus vite sera le mieux.

15 commentaires


Moreau 18 avril 2018 à 17 h 26 min

La première des aspirations démocratiques est celle à la refondation de la république pour la république authentique universaliste française et européenne parce que sans elle, rien n’est possible. Monsieur Macron y travaille, ce qui lui vaut malgré un premier trimestre très décevant que les gens se disent satisfait, mais l’opposition affaiblit la France et l’Union Européenne en ne participant de la façon qui devrait être la sienne, c’est-à-dire, en s’unissant pour aider la majorité à bien refonder, à la refondation de la république. Par ailleurs, les Communistes commencent à parler des « Migrants climatiques » comme si c’était devenu inévitable et qu’ils allaient venir d’ailleurs et forcément en Europe ; sans dire, si oui ou non, les Européens sont déjà condamnés à devenir eux aussi car ils sont Citoyens de ce monde et que les dérèglements climatiques sauf informations scientifiques contraires peuvent se produire partout, à cause du réchauffement climatique. C’est très important d’être informé pour parler de la solidarité du vingt et unième siècle et notamment pour définir le délit de non assistance à personne en danger.

LAHMERI 20 avril 2018 à 14 h 31 min

Il est regrettable que pour des raisons de finances le PCF dont je suis ne nous ai pas évité d’en arriver là. Vous le saviez, FI avais pris son envol et le PC était inodible. Donc, maintenant que nous sommes dans une situation catastrophique vous décidera vous à unir vos forces avec toute la gauche pour nous éviter le PIRE

Moreau 19 avril 2018 à 19 h 44 min

Les gens ne sont pas assez informés en 2018 en ce qui concerne les propositions réelles des syndicats pour avoir de bons transports en commun ferroviaires et sur les progrès possibles et non réalisés pour le fret et le ferroutage qui sont de réels enjeux économiques et écologiques ; ce qui contraste avec l’information faite correctement sur l’évolution du 80km/h puisque nous apprenons actuellement que le Sénat donne comme avis que ce soit fait sur certaines routes mais pas sur toutes les routes, ce qui est une proposition réelle ; mais pourquoi le Sénat ne donne pas aussi son avis sur la suppression de lignes de chemins de fer et de gares…

DOMART Jean-Marc 20 avril 2018 à 23 h 59 min

Bien sûr que si, la CGT a publié un contre-projet, lui établi par des professionnels en contact avec la réalité et en connaissance tant théorique que pratique de la profession ferroviaire, à la différence des technocrates derrière leurs tableaux Excel des Ministères. Mais, c’est sûr, les médias, dont la hargne contre les cheminots ne se dément jamais, ne diront la vérité sur « l’ennemi », CGT, qui de plus…
Comme le disait Victor Hugo, il faut laisser la peur du rouge aux bêtes à cornes (Les Misérables) et « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » (Les châtiments, 1853).
Lien du contre-projet présenté par la CGT, dont les médias ne parlent guère:
http://cgt.fr/Le-contre-projet-de-la-CGT.html

Moreau 20 avril 2018 à 17 h 01 min

Dans un article du journal Les Echos, il y a ce passage prononcé par le prix Nobel Jean Tirole donnant des conseils pour un service public ferroviaire du vngt et unième siècle :

« Il faudra être pragmatique : la concurrence ne viendra pas toute seule dans cette industrie de réseau et de plus toute concurrence n’est pas efficace ; il faut à mon avis commencer par une série de mesures favorisant la concurrence pour l’octroi de concessions des services TER et éventuellement de certaines lignes de TGV.
Tout d’abord, une partie des gains d’efficacité potentiels viendra d’une meilleure organisation du service ; ceci nécessitera de s’assurer que la nouvelle hiérarchie des normes permettra aux accords d’entreprises de faire émerger ces nouvelles formes d’organisation du travail. Ensuite, il conviendra de séparer plus clairement l’infrastructure (voies ferrées, gares, etc.) des services qui eux peuvent être mis en concurrence. Jean Tirole. »

Ce n’est pas très compréhensible pour les simples lecteurs comme moi, mais faut-il retenir que les idées intéressantes et le Sénat devrait réfléchir aussi pour la ruralité ; que les lignes et les gares pourraient rester inchangées, ce que je pense depuis le début malgré les manques d’informations ; je pense qu’il n’y a pas entre 4000 et 9000 kms de lignes à supprimer réellement ou il faudrait en apporter par l’information une première démonstration…

Et puis il faudrait plus de débats dans le pays pour donner à décider par exemple de garder le service public tel que nous le connaissons pour le réseau des trains à moyenne vitesse, et de faire passer uniquement à la concurrence le service des trains à grande vitesse… L’idée principale alors serait de relancer en l’améliorant un service public de transports en commun ferroviaire pour tous, en moyenne vitesse.

Le Sénat devrait dire comme il le fait pour la vitesse à 80Km/ en disant accepter cette limitation pour la nouvelle société mais seulement sur les routes « accidentogènes », ce qui me semble pertinent puisque de toute façon les gens rouleront à bien plus de 80km/h sur les autoroutes.

Une réforme est une révolution si elle est la plus adéquate possible pour la vie de la population, maintenant, et dans les années à venir.

Moreau 20 avril 2018 à 17 h 07 min

Reste dès lors à connaître comment seraient répartis le fret et le ferroutage entre le service public et ferroviaire grande vitesse, c’est très proche des préoccupations des gens parce que beaucoup de gens font des achats via internet et il y a du des frais de ports ou de transports qu ne font qu’augmenter, je me dis qu’avec le 80km/h s’il n’est pas pragmatique, les frais de ports ou de transports risquent de venir encore plus chers alors qu’ils sont déjà trop chers.

KULIK Jean Claude 20 avril 2018 à 19 h 58 min

Voir clair !…

« Il est en train de détruire la France »

Le chef de l’Etat vénézuélien a souligné que le président français critiquait son pays alors que l’Hexagone traverse une « grève générale de toute la classe ouvrière » et des « travailleurs » en référence aux divers mouvements sociaux qui agitent le pays – SNCF, Air France, universités, milieu hospitalier.
« Il est en train de détruire la France. Macron a été mis à la tête de la France pour faire office de tueur à gages, Macron est un tueur à gages de l’oligarchie financière chargé de détruire les droits sociaux du peuple français », a ajouté Nicolas Maduro.
Extrait de L’Obs du 06 04 2018

Moreau 20 avril 2018 à 23 h 24 min

Monsieur Macron fait des discours plutôt bons pour la construction de l’Union Européenne mais il devrait lui-même animer le débat pour le changement qui doit être pragmatique pour un service publique du XXIème siècle est la grande question étant de savoir sur quoi il doit réformer pour le bien de tout le monde, mon intuition serait qu’il faut réformer sur une activité nouvelle de la SNCF : l’activité TGV ; afin de garder le service publique ferroviaire à moyenne vitesse pour tous et voir comment l’améliorer notamment avec la mise en circulation de tramways aussi dans la ruralité ;
Monsieur Macron pourrait être excellent et tout réussir mais il se comporte trop comme si dans les grèves tout était mauvais, alors qu’elles demande des améliorations pour les cursus scolaires et universitaires, pour le service publique ferroviaire, pour les services des urgences des hôpitaux mais en province notamment il faut un service de santé dans chaque communauté des communes.
A la gauche de faire comprendre de façon élégante et démocratique que tout le monde gagnerait à avoir les bons débats nationaux, que la France deviendrait le modèle qu’elle devrait être pour les pays de l’Union Européenne, franchement, c’est possible. La France et l’Union Européenne risquent d’y perdre lourdement à ne pas savoir réfléchir ensemble : majorité, opposition. Je pense que la société a tout à gagner à savoir mettre en avant les améliorations possibles et réalisables comme le 80km/h pragmatique parce que je pense que monsieur Edouard Philippe manque de qualités d’anticipation des inconvénients alors que le Sénat fait preuve de meilleure adaptation, c’est bête d’imposer trop et de revenir si l’intention est vrai dans 2 ans, d’abord c’est plus économique si on ne change pas la signalisation partout ; il faut du pragmatisme pour le réseau routier, comme pour le service publique ferroviaire, comme pour les progrès pour tous de l’Education nationale et du système universitaire qui devient heureusement Européen et ça, ce n’est pas rien si c’est bien fait ; comme pour avoir une carte de bons services de de santé pour tout le pays…
Que les Libéraux décident de faire passer à la concurrence le système ferroviaire à grande vitesse, pourquoi pas, si ça doit améliorer la gestion du service publique ferroviaire à moyenne vitesse qui est précieux, nécessaire, indispensable ; alors pourquoi ne pas y souscrire ? Ou alors faire passer en Scop le système ferroviaire à grande vitesse !? C’est vrai qu’un service publique devenant trop énorme, ça pose un vrai problème par rapport au vingtième siècle, quel que soit le ministère concerné. Ce n’est pas une raison pour supprimer trop des services publiques, si une partie doit passe à la concurrence en entreprise ou en scop, il faut que le passage décidé soit bien fondé ; c’est très très très important au fond pour toute la société.
Le communisme républicain universaliste du vingt et unième siècle, monsieur Maduro ne le dit pas et donc n’y pense pas, c’est être fermé au libéralisme excessif, mais ouvert au libéralisme pour tous voire républicain universaliste. La France, c’est l’Union Européenne, le Vénézuela, ce n’est pas une Union mais il gagnerait à s’inspirer de l’Union Européenne en construction par des débats européens mais il faut débattre avec les syndicats en France, ça c’est l’évidence.
Alors tout le monde y gagnerait, même le Vénézuela ; tout ça tient à un peu de bonne et meilleur volonté de chacun.
L’alternance de monsieur Macron est une alternance qui peut permettre de tout réussir puisqu’il n’a pas hésité à commencer le changement que monsieur Hollande refusait de réaliser. C’est à l’opposition mais aussi au Sénat, de savoir faire comprendre ce que doit comprendre la majorité présidentielle pour réussir la meilleure alternance pour la France qui en a cruellement besoin après des bilans négatifs entre 1995 et 2018.
Tout n’est pas à jeter des réformes libérales, tout n’est pas à jeter des grèves spécifiquement plus socialistes et communistes pour la bonne construction du pays et de l’Union Européenne. La population souffre, elle a besoin du changement, en France, et dans les autres pays de l’Union Européenne. Monsieur Macron a les qualités qu’il faut pour réussir un changement que personne depuis 1995 n’a travaillé, ça c’est une honte ; il peut tout réussir pour peu qu’il prenne les meilleurs apports que souhaitent faire les grévistes et les personnes solidaires des grévistes, à la France et à l’Union Européenne.

Et donc, c’est à tout le monde d’y voir clair, je veux dire : aux Libéraux, aux Socialistes, aux Communistes, qui veulent le meilleur pour la France et pour l’Union Européenne.

DOMART Jean-Marc 20 avril 2018 à 23 h 47 min

Cela sans compter la dérive cléricale sur la réparation du lien avec l’Eglise. Tout comme Bonaparte en 1802 avec sa loi concordataire.
Ne pas oublier que la même année, le même Bonaparte a fait réablir l’esclavage dans les colonies française d’alors en massacrant le 1/10ème de la population guadeloupéenne. Il est vrai qu’à ce titre, pour satisfaire son électorat de privilégiés, Mr Macron avait donné déjà dans les lois Macron et la loi Travail pour créer l’esclavage moderne de l’ « auto-entrepreneur », où l’employeur se sert de plateformes internet pour nier le droit du travail et de la protection sociale salariale.
Contrairement à ce que clament à qui veut l’entendre les médias à la botte, la manifestation du 19/4 à Paris a été une réussite. Mais bon, il va falloir infliger à Macron une défaite cinglante en évitant qu’il puisse profiter des vacances pour nous jouer les sales tours bien connus que ceux qui ont soutenu sa campagne électorale attendent de lui à nos dépens…
Mais, quand même, je pense qu’il y a 20 ans, les mesures qu’il prend actuellement que ce soit à propos de la SNCF, des hôpitaux, de la suppression de députés élus, de la légifération par ordonnances (= sous la 3ème République, les « décrets-lois ») auraient soulevé le peuple quasiment dans son ensemble. On ne pense même plus à l’éventualité de renverser son gouvernement, et je n’entends pas souvent « Macron, démission »! dans les manifs. Drôle d’époque!

Moreau 21 avril 2018 à 9 h 19 min

Je ne suis pas d’accord pour dénoncer la micro entreprise, c’est-à-dire l’entreprise créé à une personne comme un esclavage moderne tant j’ai la conviction que pour la société du vingt et unième siècle, il faut des des bons services publics répondant aux besoins de tous même si par exemple des personnes prennent très rarement le train, l’entourage de chaque personne est grand et généralement dans chaque entourage il y a des personnes qui utilisent assez régulièrement les transports en communs ferroviaires qui peuvent être parfaitement développés pour peu d’avoir la passion des meilleures choses pour la société en mettant des tramways dans le Lot et Garonne par exemple, ça l’améliorerait beaucoup ; il faut l’associatif libre culturel et sportif et que tout ce qui peu devenir fondations puissent exister ; il faut des micro-entreprises. L’esclavage des micro-entrepreneurs viendrait qu’il ne serait pas assez bien suivis et aidés par les élus des communautés des communes afin qu’ils ne fassent pas faillite à cause des charges et des taxes et qu’ils ne vivent pas sous le seuil de la pauvreté ; la première précaution pour eux est de mettre en place le revenu universel.

La vraie démocratie pour une république puisque les Communistes eux-mêmes ont dit qu’elle était à refonder, ce n’est pas le soulèvement permanent mais la démocratie participative permanente et sa révolution perpétuelle ; ce qui exige qu’il n’y ait ni totalitarisme de droite, ni totalitarisme de gauche.

Les gens ne disent pas « Macron Démission ! » dans les manifs parce qu’ils pensent que si la politique libérale de la république en marche n’est pas optimale comme elle devrait l’être, c’est parce qu’il n’y a pas l’opposition républicaine démocratique. L’une Union de la Gauche de gouvernement du vingt et unième siècle qui pourrait remporter les prochaines grandes élections ; à commencer par les élections européennes de 2019. Le libéralisme et je suis contre l’ultralibéralisme est une grande politique spécifique même si elle est insuffisante seule pour le pays ; la gauche est dispersée en petits partis sans lisibilité spécifique socialiste et communiste. Le manque de sérieux de la gauche altère la présidence et l’alternance libérale de monsieur Macron, c’est pourquoi, pour ne pas rajouter de la démagogie à la démagogie de la démagauche, les gens ne demandent pas « Macron démission ! » parce que politiquement parlant, toute la gauche est perdue dans des dérives et cette exigence serait sans bons fondements. Certes le libéralisme sans opposition républicaine pour se traduire par des abus, mais dans l’alternance actuelle, la bonne réponse n’est pas la démission du président, mais une véritable opposition républicaine démocratique d’une véritable union de la gauche républicaine authentique.
Il faut une refondation de la classe politique notamment, la place de la politique voire du pouvoir politique présent ou à venir n’est pas dans l’associatif libre culturel utile sous la loi 1901 ; elle sous une autre loi, une loi spécifique à l’élaboration de la politique et à l’exercice du pouvoir ; seules certaines fondations ont une place légitime dans l’associatif parce qu’elles oeuvrent pour la Mémoire. Des associations politiques pour la Mémoire, oui ; des associations politiques pour le pouvoir, l’argent, la domination ; non, non ; et non. L’abstention l’a déjà dit car l’abstention ça dit beaucoup, en 2017.
Les grèves ne doivent pas être récupérées pour des renversements inconsidérés de majorité politique. Les grèves peuvent et doivent être bonnes pour le pays et pour l’Union Européenne.

Moreau 21 avril 2018 à 9 h 24 min

C’est tout le sens même de l’abstention électorale notamment, la société doit être refaite avec les aspirations populaires, et non avec les seules proses des politiciens de droite ou/et de gauche ou/et d’ailleurs ; l’Italie est en pleine crise politique à cause des dérives, c’est très dangereux pour tous les Européens.

Marcus Robson Costa 22 avril 2018 à 16 h 46 min

M. Macron a perdu le funiculaire de l’Histoire.

Andi Rolland 24 avril 2018 à 9 h 53 min

Je crois qu’il faut oeuvrer pour une construction politique sans exclusive en élaborant avec les citoyens une riposte sociale et politique sur un contenu revendicatif commun dans le but vraiment d’ouvrir des perspectives et rassemblements politiques unitaires face aux projets néolibéraux de la Macronie. Faut lutter contre la résignation populaire et changer le rapport de force dans l’intérêt général. Il est urgent de réagir ensemble et dans l’unité politique dans le camp antilibéral afin de renouer avec l’espoir d’un véritable changement de société plus sociale, plus démocratique et plus écologique.

Boulo 24 avril 2018 à 19 h 51 min

Je partage en tous points votre analyse.

Petite correction à la fin du 5ème paragraphe : vous visez la « dette » alors qu’il s’agit du « déficit ». La dette publique est d’environ 2300 milliards et correspond au total des déficits cumulés au cours des 40 dernières années.

La distinction est d’importance car on ne cesse de nous rabâcher qu’il faut « réduire le déficit », ce qui concrètement signifie que nous continuons à adopter des budgets en déficit (idéalement dans la fameuse limite des 3% du PIB), donc à augmenter la dette publique ! Autrement dit, on se moque de nous car la solution avancée (déficit raisonnable) ne fait qu’aggraver le problème (dette).

Moreau 24 avril 2018 à 20 h 29 min

C’est de plus qu’une simple riposte sociale dont la France et l’Union Européenne ont besoin, c’est d’une refondation sociale, mais pour cette refondation sociale, il faut la refondation de la démocratie et de la République avec la transformation du communisme français : trois promesses de Marie George Buffet de Pierre Laurent après le quinquennat de monsieur Sarkozy ! Toujours rien ! Et plus qu’un contenu revendicatif, la France et l’Union Européenne aurait bien besoin d’une alternative communiste républicaine universaliste, crédible, voire pour une gauche communiste de gouvernement. Le Peuple français fait plutôt de l’abstention que de la résignation, ce n’est pas du tout pareil. L’abstention résulte de l’absence de proposition d’une alternative de gauche républicaine universaliste crédible. Rien ne vaut pour les abstentionnistes l’exercice de la véritable démocratie, et une véritable alternative digne de la France et de l’Union Européenne, c’est la base d’un rassemblement populaire au sens noble. Passer à une société plus sociale, plus démocratique, plus écologique exige le changement qui exige la nouvelle république française et européenne. Je ne peux que redire ce que je pense depuis longtemps : le parti communiste pourrait arriver très largement devant les socialistes pour peu de devenir gentil et sérieux et travailleur en politique plutôt qu’avoir des complaisances incompatibles avec toute alternance communiste voire eurocommunisme digne du monde entier :

REFONDATION.S

Le vingt et unième siècle ne ressemble plus du tout au vingtième siècle, tout est à refonder en commençant par le commencement.

1) Refondation de la classe politique : la diversité de partis avec un nombre variant en France entre 300 et 500 partis s’avère être un des grands fléaux à vaincre du vingt et unième siècle. Pour refonder la classe politique, il faut séparer la classe politique active de l’associatif loi 1901 en la plaçant sous une loi faite précisément pour les partis restant à définir entièrement.
Tous les partis pouvant y prétendre en correspondant aux critères républicains dont le principale est de travailleur sur une politique républicaine spécifique et de présenter des candidats aux élections .
Cela permettra de redevenir sérieux et de mettre fin aux dislocations des grands partis historiques et à une diversité de partis tellement imposante voire plus de cent fois supérieure au nombre de politiques républicaines spécifiques, et de réaliser la première étape du redressement associatif pour tout le développement associatif nécessaire et indispensable. Les partis à enregistrer sous la nouvelle loi devront être républicains authentiques français et pro-européens, universaliste, aussi longtemps que la France fera partie de l’Union Européenne. Que les autres se trouvent d’autres occupations !
Ne laisser dans l’associatif loi 1901 que les associations politiques oeuvrant pour la mémoire, le devoir de mémoire.

2) Refondation de la Démocratie pour la Démocratie entière réelle.

3) Refondation de la République pour la République authentique universaliste. Et en même temps, refondation de la classe politique.

4) Refondation du social en mettant fin aux exclusions voire avec l’économie selon les besoins et le social, avec l’associatif libre culturel, utile, et sportif, et le social ; avec les bons services publics adéquats.

5) Refondation…

La révolution pacifique,il ne faut pas la faire miroiter, il faut la faire ! La non tenue de promesses fondamentale a comme conséquences des abstentions dans les grandes élections mais aussi la droitisation extrême d’une partie de la politique française et européenne.

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