Faire revivre la créativité progressiste

le 6 janvier 2016

agorashumanite2

Par Patrick Le Hyaric

.

La plupart d’entre nous auront laissé l’année 2015 derrière eux sans regret. Bienvenue donc dans l’année nouvelle pour laquelle nous vous présentons nos meilleurs vœux de santé, de courage, de joie et de mieux être. Le passage d’une année à l’autre n’est pas une rupture, une sorte de miracle qui permettrait de tout effacer et de repartir à zéro. Les grandes angoisses, les dangers légués par les années passées travaillent en profondeur notre monde. Les extrêmes-droites et les fondamentalismes intégristes s’enracinent. Mais des espoirs renaissent aussi avec l’apparition de nouvelles formes de mouvements progressistes qui se cherchent. Ils accompagnent des prises de conscience selon lesquelles vivre sur une planète commune nécessite d’urgence de la préserver des pollutions et des dérèglements climatiques. De le faire en lien avec les terribles drames liés aux déracinements et déplacements de populations, de la faim, en s’appuyant sur les immenses progrès médicaux et scientifiques, les chevauchées permises par la révolution numérique qui pourraient être des atouts pour améliorer la vie quotidienne et commencer à construire un monde de partage et de solidarité. Tout le contraire de la surexploitation renforcée du travail, des remises en cause des libertés individuelles et collectives ou des contrôles des vies personnelles.

Nous souhaitons évidemment que l’année qui commence puisse faire reculer les dangers et les risques afin que progresse la stabilité, le mieux vivre, la paix et la transition écologique. Cela ne se fera pas sans l’action consciente et unitaire des populations, rassemblées dans leurs diversités pour des objectifs communs qu’elles se seront elles-mêmes fixés.

Nous ferons en sorte que cette année ne soit pas celle des «déchéances» dans tous les sens du terme. Il y faudra la volonté et l’ambition des citoyens du monde à reconquérir leur souveraineté et à reprendre leur destin en main, en déjouant les multiples pièges dressés sur leur chemin. Parmi eux figure l’idée, sans cesse martelée, selon laquelle les droits sociaux seraient la cause du chômage, ou que désormais, il n’y aurait qu’une seule politique possible, celle décidée dans un troublant consensus par les forces de droite et sociale-démocrates dans les instances européennes. Pour en assurer la pérennité à perpétuité, des cercles de décideurs et de faiseurs d’opinion imaginent une « union nationale » prétendument contre le chômage, ce mal qui ronge nos vies et les sociétés et toute l’Union Européenne.  S’il s’agissait de mobiliser les énergies, les financements, les syndicats pour que chacune et chacun dispose d’un travail ou d’une formation, nous y consacrerions toutes nos forces. Mais leur « union nationale », n’est que celle des forces politiques qui occupent le devant de la scène avec les détenteurs du capital. Ensemble, ils cherchent une main d’œuvre toujours au prix le plus bas. Ce projet maléfique n’a donc pour objet que de demander aux privés d’emplois, à celles et ceux qui subissent la précarité et les bas salaires, d’accepter leur sort, et aux autres d’accepter leur condition sous peine de rejoindre les premiers. Rien n’est épargné, de la démolition du code du travail à la mise en cause de la durée légale du travail ou à la généralisation du travail dominical. Quand il s’agit d’inventer des « contre-réformes » régressives, l’imagination est au pouvoir ! Que ne s’est-elle exercée pour inspirer le Président de la République qui annonce des dispositions sur la formation pour tous les chômeurs ou le développement de l’apprentissage ! Certes, ces questions sont bien réelles, mais avec des réponses piochées directement dans les catalogues de « recommandations » de la Commission européenne, on peut craindre qu’elles aient surtout vocation à faire baisser les statistiques du chômage, pour permettre une candidature présidentielle en 2017. Il y manque en effet un projet d’avenir de créations d’emplois utiles, avec une sécurité permanente du travail, combinée avec les formations tout au long de la vie, grâce à de nouveaux projets industriels, agro-alimentaires, numériques, accompagnés d’un grand plan du logement, des transports publics, de services publics nouveaux de la petite enfance jusqu’au quatrième âge. Autant d’orientations qui ouvriraient une voie d’avenir.  Pour réussir, un tel projet devrait forcément s’attaquer à la toute puissance de la finance, en faisant des êtres humains, de leur développement et de leur environnement la priorité. Il demanderait aussi de remobiliser la société en fédérant les travailleurs, de l’ouvrier à l’ingénieur,  en leur donnant du pouvoir dans l’entreprise et dans la cité, en libérant le débat politique du présidentialisme monarchique afin de redonner la priorité au Parlement, en faisant respirer la société grâce à un véritable débat démocratique sur les enjeux fondamentaux et non plus à partir de cette vulgaire  soupe politicienne rejetée par le plus grand nombre ; l’instauration de la proportionnelle à toutes les élections ; le non-cumul des mandats. Il y a urgence à redonner à la politique ses lettres de noblesse. Elle doit redevenir populaire,  c’est-à-dire la propriété des citoyens et non plus accaparée par des politiciens de carrière qui dépossèdent les femmes, les hommes, les jeunes de leur propre destin à coup de promesses jamais tenues, de petites phrases à milles lieux des grands enjeux, de combines d’appareil pour toujours garder le pouvoir avec le seul objectif de servir la minorité des privilégiés et de faire perdurer le vieux système en crise.

La combinaison de la crise de la chose publique, voire des institutions dénigrées en permanence à commencer par les travailleurs des services publics, les mutations des systèmes médiatiques passés en quelques mois aux mains de puissances industrielles et financières, l’affaiblissement continu des moyens accordés à la création culturelle et à l’accès à la culture, la dévalorisation de l’école, la précarité du travail érigée en norme de vie, ou encore des insécurités vérifiées qu’elles soient sociales, sanitaires, environnementales, le retour de la banalisation de « la guerre », la violente pression idéologique contre le progressisme social, philosophique et politique à la française depuis la révolution de 1789 jusqu’aux conquêtes sociales de 1981 ou même de 1997, le détournement des causes de difficultés collectives vers « l’autre », l’étranger, dans le cadre  de la valorisation permanente de la concurrence de tous contre tous : tout cela produit un cocktail inquiétant pour l’avenir. D’autant que l’année passée a mis en évidence de sérieuses difficultés pour le mouvement social et pour les partis de la gauche de transformation sociale et écologique. Parce que ce tableau  ouvre la porte à tous les simplismes, à tous les intégrismes, à tous les rejets de l’autre, à toutes les violences, nous avons la responsabilité de produire un effort inédit dans le combat idéologique, dans l’aide aux salariés pour qu’ils soient écoutés dans l’entreprise et pour bousculer, déverrouiller le « système » politique jusqu’à produire des efforts de transformation sur nous-mêmes afin d’être mieux au service du monde du travail, de la création, et de celui des retraités.

L’heure est si préoccupante, que personne à gauche ne peut s’exonérer de ce débat indispensable et sans tabou. Ne pas le faire serait un mauvais service à rendre à nos concitoyens.  Quand le parti de la droite va chercher ses idées chez son extrême, que les actuels gouvernants issus de la gauche mènent la politique économique et sociale que réclame le Medef et viennent encore de franchir un cap à droite en proposant d’inscrire la déchéance de nationalité, proposition phare de l’extrême droite, dans la loi fondamentale de la France, il faut avoir conscience de l’effort à produire pour sortir la gauche et la France du marasme dans laquelle elles s’enfoncent. Depuis quand n’y a-t-il pas eu dans les médias et dans le pays une controverse portant sur une idée de gauche ? Poser la question, c’est mesurer la profondeur du fossé dans lequel les tenants du système, quelles que soient leurs couleurs, ont enfoncé les valeurs progressistes, voire celles de la République.

Il en est ainsi de l’enjeu de l’indispensable sûreté des biens et des personnes, droit majeur de tous les citoyens. Les actes terroristes qu’il faut absolument prévenir, empêcher et combattre avec la plus grande efficacité possible, ne peuvent servir à une sorte de négative métamorphose de l’Etat de droit en Etat d’urgence permanent qui deviendrait un Etat d’exception sécuritaire. Triturer la Constitution pour y inscrire le  concept « d’Etat d’urgence » doublé de l’extension de la déchéance de nationalité pour des Français ayant une double nationalité acquise souvent automatiquement par leurs parents nés dans un autre pays, est lourd de reculs démocratiques, de bafouement du concept d’égalité, et de l’officialisation de l’instillation de la méfiance de l’autre contre l’esprit de fraternité. L’état d’urgence déséquilibre les pouvoirs entre la police et la justice au détriment de cette dernière avec toutes les possibilités qui seront offertes contre ce qui est qualifié de  «comportements constituant une menace pour l’ordre public et la sécurité ». On vient de voir que le rassemblement sur les Champs Elysées le soir de la Saint-Sylvestre ou un match de foot ne sont pas une menace contre « l’ordre public » et « la sécurité » mais une manifestation de la CGT ou écologiste l’est !

On peut penser sans exagérer que nous sommes progressivement poussés vers un autre type de société, avec la combinaison des recommandations européennes visant à réduire les droits sociaux, la modification des orientations de la diplomatie française avec l’utilisation plus grande de nos armées sur de multiples théâtres de guerre aux objectifs divers, et le maintien de l’idée d’un « ennemi intérieur », alimentant un climat de méfiance et de peur, auxquels s’ajoutent ces deux modifications constitutionnelles importantes, accompagnées de la mise en place de dispositifs nouveaux permettant le contrôle total des données informatiques et de communication.

Sans réaction populaire puissante, nous irions tout droit vers une société « de l’ordre », ou celle que Michel Foucault qualifiait d’« Etat de sécurité », de surveillance. Nous voulons contribuer, avec d’autres, à cette indispensable réaction populaire en plaçant nos journaux en situation de lui fournir plus et mieux d’informations, de confrontations, d’éléments susceptibles d’alimenter une créativité populaire progressiste dont la faiblesse se fait douloureusement sentir. Nous souhaitons la meilleure année possible pour vous et vos proches, une année pour que progressent la paix, la justice et la fraternité.

25 commentaires


Michel Berdagué 6 janvier 2016 à 22 h 00 min

Tu commences fort 2016 :
Patrick , tu dresses le bilan catastrophique déjà de 2017 avec des analyses justes du réel et de la réalité vécue par l’ immense majorité des créateurs de richesse . Car personne ne croit à un quelconque changement de cap attendant une inversion de courbes les yeux fixés sur le chômage le subissant où en menace de le subir .
Cependant nous devons en effet ne pas compter que sur nous-mêmes mais quant même ,déjà rassembler les forces communistes , et elles sont nombreuses souvent des ex-encartés- communistes mais le restant toujours et d’ exiger une discussion approfondie pour nous rassembler sur les fondamentaux que tu as très bien exposés .
D’ ailleurs si la ligne politique communiste devient claire et nette et précise , beaucoup s’ abstenant ou votant nuls renforceront le Mouvement et le Parti communiste pour un militantisme populaire et de qualité .
Une fois redevenu un Parti communiste de classe et de masse , du monde du travail , présent dans les lieux de travail publics et privés , nous ne serons plus invisibles comme nous placent tous les exploiteurs ayant tous les moyens de propagande/médias genre courroie de transmission du Medef .
Nous ferons et c’ est Urgent :  » …nous avons la responsabilité de produire un effort inédit dans le combat idéologique, dans l’aide aux salariés pour qu’ils soient écoutés dans l’entreprise et pour bousculer, déverrouiller le « système » politique jusqu’à produire des efforts de transformation sur nous-mêmes afin d’être mieux au service du monde du travail, de la création, et de celui des retraités… »

Colombe 7 janvier 2016 à 9 h 29 min

DROIT D’INVENTAIRE
Le Président de la République soit disant socialiste a eu une majorité a l’Assemblée Nationale , au Sénat ,il a eu toutes les régions moins une ,de nombreux départements et communes pour quel bilan?
-Le travail précaire et le chomage qui montent.
-La casse du code du travail.
-Les négociations ne se font plus sur le cahier de revendications des salariés mais sur celui du MEDEF
-La remise en cause des fondements de la République.
-La casse de la Sécurité Sociale et des retraites par repartitions au profit des assurances privées.
-50 pour cent des citoyens ne vont plus voter.
– Après instrumentalisation on a un FN qui frole les 30 pour cent.etc…etc…
Les militants ,sympathisants socialistes et le peuple sont en droit de reclamer un inventaire du bilan de la politique du gouvernement.

Michel Berdagué 7 janvier 2016 à 10 h 54 min

Toutes les vérités que tu décris sont très importantes , et particulièrement celle -ci :
-Les négociations ne se font plus sur le cahier de revendications des salariés mais sur celui du MEDEF … »
Le combat idéologique est celui là , avec toutes les servitudes volontaires ou pas , de l’ intox au quotidien , des offensives généralisées contre toutes les avancées acquises par les Luttes , le statut du travail complètement transformé en demandeur , style quêteur , voire en charité avec le béret à la main tête baissée demandeur d’ emploi – la post-modernité : avant avec le CDI , un mois d’ essai non cadres , cadres 3 mois – tous les plans du Medef et directives U.E. sont appliquées à la règle des tenants de briser tout 1945 des Denis Kessler et de ceux de M.Valls , le visiteur/mendigot comme premier soce des Premier Ministre de la République devenu un quémandeur à Davos le 20 et 21 janvier 2016 :  » …L’an dernier, François Hollande était devenu le premier président français de gauche à se rendre à ce forum, parfois baptisé le « club des riches ». Nicolas Sarkozy avait lui été le premier chef de l’État français à y participer, en 2010… »
Vous avez dit de  » gauche  » et  » socialiste  » .
Le combat , la Lutte idéologique est là .
Comme Roger Vaillant :  » Je ne suis pas de gauche …je suis communiste .  »
Les plus de 50 % en abstention l’ ont compris là ; y a rien à en tirer avec eux !

alain harrison 8 janvier 2016 à 7 h 35 min

Bonjour.

Il y a quelque chose qu il faut voir:

Ils réagiraient peut-être différemment s’ils visitaient Auschwitz ou Dachau et qu’ils y trouvaient une pierre tombale indiquant :« Ci-gît une femme, une Juive, dont la famille et le peuple ont donné d’eux-mêmes et de leurs biens pour que cette grande nation puisse grandir et prospérer ».

[A propos de « la fabrication du consentement », un documentaire tiré du livre de Chomsky est disponible en visionnage, gratuitement, sur YouTube]
https://www.youtube.com/watch?v=waUIPMXuHV0

L UE rester ou quitter.

Job 8 janvier 2016 à 11 h 42 min

Je partage la totalité de cet edito. Toutefois j’aurais aimé quelques mots pour dire que le combat idéologique que tu préconise intègre aussi celui de la promotion d’une société d émencipation de dépassement du capitalisme. Il fut un temps où nous intégrons dans nos combats la perspective du socialisme ou du communisme. Sans prôner un modèle ficelé à l’avance n’avons nous pas intérêt à réintégrer cette dimension dans la bataille idéologique afin aussi de faire rêver. Comment l’appeler. Moi j’aimerai bien parler du communisme, mais peut être devons nous trouver un terme qui rassemble largement. En tout cas la perspective d’une société de mise en commun qui permette de penser les alternatives aux luttes quotidienne est pour moi une condition incontournable
fraternellement

Colombe 8 janvier 2016 à 12 h 30 min

En effet,JOB ,Il nous faut une PERSPECTIVE CLAIRE et des luttes immediates.Nous sommes trop souvent pris par les élections .
Les citoyens ne s’engageront pas s’il n’y a pas de perspective claire ,ils veulent savoir ou l’on va.
Pour moi ,c’est le communisme ,a condition de le voir comme un processus qui dépasse les contradictions de notre société dans le sens de l’interet général (humain et nature ).Pas quelque chose de figé . Ce qui est vrai aujourd’hui peut etre faut demain.
Malheureusement nous sommes encore percus comme défendant le système soviétique,ce qui fait que nous passons comme dépassés.(Les médias ne se privent pas de le rappeler.)
Et pourtant la crise est la ,elle s’approfondie .
Que faire ?
Nous avons le choix entre une vraie politique de GAUCHE ou la barbarie qui pointe son nez.

Job 8 janvier 2016 à 12 h 47 min

Cela est d’autant plus important de lier luttes immédiates et visée que nombre de revendications semblent pour beaucoup irréalistes car pensées dans le cadre de la société actuelle mais deviennent crédibles dans une autre logique de société

BONNET 8 janvier 2016 à 18 h 18 min

on ne pourra pas avoir un vote en notre faveur tant que l’on participeras au discour ambiant,les attentats sont les consequences de nos interventions militaires,comme les autres medias aucune photo sur les degats aucasionnés par nos bombes,regardez les chaines du magreb et vous verrez qu’on est en train de tout casser avec combiens d’innocent morts dans l’indifférence générale :OSEZ MONTRER CE QUE FAIT NOTRE ARMEE?JAMAIS LA GUERRE C EST LES PAUVRES QUI TRINQUENT A CROIRE QUE VOUS L AVEZ OUBLIE

Christiana 18 mai 2017 à 1 h 08 min

Thank you for your words of wisdom Brother Tim and corlgadunations on your new direction with the company you are currently employed by. I received the books I ordered Thursday and have finished both! I am filled with questions and you provided many answers and I thank you. Thank you for your service to the blind and thirsty. Peace be with you.

Maxa 8 janvier 2016 à 19 h 53 min

Très bon commentaire de Bonnet.
Le PS est un parti de gauche ? Je ne m’en doutais pas ; sauf l’étiquette, c’est au mieux, soyons charitables, un parti de centre-gauche, ou de gauche de la droite.

Colombe 9 janvier 2016 à 4 h 00 min

Le PS est une farce et attrape ,comme la dragée au poivre.
Avant les élections on est sur le sucre,après on tombe sur le poivre.

RABOTOT Robert 9 janvier 2016 à 8 h 57 min

Ne laissons pas écorner notre espace de liberté sous prétexte d’Etat d’urgence. Il est grand temps que la vraie Gauche, celle qui ne se met pas à plat ventre devant les puissants, celle qui ne va pas lécher les bottes à Gattaz, celle qui ne reprend pas les idées de la Droite, voire de l’Extrême-Droite Comme en d’autre temps crions fort: le fascisme pas plus que l’obscurantisme ne passerons pas.

Bakounine 9 janvier 2016 à 9 h 33 min

« Nous avons évoqué la situation de la Palestine et les actions qu’il sera nécessaire de poursuivre pour obtenir la paix et la liberté pour le peuple palestinien. »Il me La Paix passe par la volonté des deux peuples de mettre fin aux agissements d’une part aux action criminelles des extrémistes israéliens et d’autre part aux désarment des milices du hamas et autre djihad islamique qui, chaque fois qu’un pas vers la paix semble possible, font en sorte de la torpiller( assassinat de Rabbin, meurtres de palestiniens, nouvelles implantations etc… et de l’autre côté roquettes, attentats etc….). Tant que la population se sentira en insécurité elles aura tendance à se détourner des partisans de la paix. L’on le constate en Israël le mouvement la paix maintenant est très affaiblit et l’autorité palestinienne semble ne plus savoir sur quel pied danser coincée par ses extrémistes.

BOUDET Pierre 9 janvier 2016 à 17 h 05 min

Cher Patrick, je souhaite à toi et à ceux qui te sont chers la meilleure année possible, familiale,militante et politique, félicitations pour le travail que tu accomplis et en particulier cette analyse de la situation catastrophique si réaliste et pertinente de notre pays et de la politique nauséabonde, destructrice, conduite par Hollande et ses partenaires.

Depuis le milieu des années 70 chaque changement de dirigeant se traduit par une détérioration de l’économie, du niveau de vie des producteurs, la destruction des services publics, l’augmentation du chômage avec parallèlement l’augmentation des dividendes des actionnaires au détriment de l’intérêt général. Sur cette longue période historique notre parti et les résultats du combat syndical s’effondrent dramatiquement, ce qui fait le lit des forces réactionnaires antidémocratiques,parmi les causes non exhaustives à cette perte d’influence du mouvement révolutionnaire il est difficile de discerner ce qui nous est imputable et ce qui relève de la pugnacité de nos adversaires de classe, pour ce qui nous concerne je pense que nous avons trop tardé à prendre la mesure de la conversion du ps à l’économie capitaliste, ne voyant ou ne voulant plus trouver les moyens de changer de système économique. Notre suivisme ? a peut être été un des acteurs de notre perte de crédibilité, La période R HUE a dramatiquement détruit l’activité du parti, la destruction des cellules, la promotion des partenariats public privé et autres orientations totalement révisionnistes nous ont fait perdre près de la moitié des effectifs militants, je pense aussi que pour sauvegarder l’unité du F de G, nous n’affirmons pas assez nos propres orientations et les propositions d’un programme cohérent de changement de société, les électeurs potentiels ne réussissent pas à cerner ce que nous proposons collectivement et ne perçoivent que les dissensions et les petites ambitions de certain leader qui agitent l’ensemble, dissensions que les chiens de garde médiatiques du système se font un devoir de véhiculer.
Pendant plusieurs années la consigne était d’écouter ce que les citoyens pensaient, si cela est indispensable il est aussi IMPERATIF de proposer des solutions passant par un programme COMMUNISTE soumis à la discussion d’autres partenaires dans le cadre de compromis et non de {compromission} nous communistes savons qu’il nous sera impossible de conquérir seuls le pouvoir, nous devons donc nous efforcer de d’agglomérer le plus largement les partisans d’un changement de SYSTEME, mais cela ne peut se faire en mettant nos objectifs sous le boisseau, car si nous ne pouvons faire sels il en est de même des autres partenaires potentiels qui ne pourront rien sans nous, pour terminer je dirai que c’est par la présence quotidienne indispensable sur le terrain que la victoire se jouera.

BOUDET Pierre 9 janvier 2016 à 17 h 29 min

Je tiens à rajouter à mon commentaire précédent la recommandation de la lecture de l’article de Denis DURAND économiste du PC, paru dans l’huma du 21 / 12 / 2015: Lettre du R A P S E N° 130

Titre de l’article

La gauche et le monde ont besoin d’idées communistes novatrices

Michel Berdagué 9 janvier 2016 à 21 h 35 min

En accord total Pierre avec ta première intervention , bilan , analyses et perspectives y sont avec bonheur et joie , quant à ton rajout , en effet c’ est un écrit important de Denis et que chaque communiste devrait lire pour préparer le Congrès 2016 , le connaissant j’ ai pu lui adresser cette lettre le jour même qui se veut ouverte :Bonjour Denis ,
Cher Camarade ,
D’ être tombé sur ton écrit en date de ce jour de L’ Humanité p 11  » Débats et Controverses . » nous prépare avec bonheur aux jours heureux de 2016 et les suivantes .
Il fera date .
Et comme tout écrit mérite une critique lorsque tu dis : 3e § :  » Il faut donc un débat à gauche … »
c’ est le terme de gauche qui passe mal …et tu sais pourquoi de gauche à droite en gôche bisou bisous sociétal – taux et j’ en passe pour détourner le regard des fondamentaux , je pense eh oui que Roger Vailland est plus vrai d’énoncer :  » Je ne suis pas de gauche …je suis communiste .  »
C’ est comme réclamer un peu du peu plus de justice tout en conservant l’ exploitation capitaliste ou de dire y a trop d’ injustice ce qui implique deux méthodes et actions : soit tu corriges et là tu revendiques comme l’ action syndicale des revendications pour améliorer le désastre des conséquences de la gestion et management capitalistes
soit tu dis que tu proposes et tiens bon sur La justice à appliquer sans des mesurettes pour te faire passer la pilule mortifère et morbide à accepter le pouvoir des exploiteurs et prédateurs , tu leur demandes d’ être gentils … le Peuple Grec en a fait les frais cette année et ça continue , comme Podemos aussi en Espagne catalogne comprise , de ne pas sortir de l’ OTAN/NATO qui supervise et qui va tout faire pour nous imposer les OGM ricains en premier avant les pruneaux létaux et là pas d’ Agen !
Une proposition de faire un truc avec les verts ? ne nous paraît pas être à la hauteur de la réalité de 2015 finissant en véritable fiasco pour les forces communistes ,et de 2016 prochain et suivantes à tout construire : le Congrès 2016 est là pour … .
Ce sont les communistes qui doivent être le moteur des Luttes et des propositions et actions , les verts de ….et sauces on connaît …
Bonne journée du premier jour d’ hiver doux
Amitiés fraternelles et salutations communistes –
Michel
Nb : lettre ouverte …pour les débats .

alain harrison 10 janvier 2016 à 2 h 03 min

Je suis d’accord avec les objectifs que vous soulignez M.Berdagué.
Sortir de L’UE c’est aussi l’occasion de sortir du néo-capitalisme sauvage. Mais il faut un agenda bien articuler, attirant et rassembleur dans une stratégie qui nous fait passer du système « état de droit » des exploiteurs N-C S. à une organisation économique auto-gérée par le citoyen-travailleur. Du privé au coopératisme auto-gérée ou l’expertise pertinente du syndicalisme sera utile.
Et c’est pas ceux qui s’identifient à une quelconque idéologie qui y arriveront. Apprendre de l’histoire (?!?)et continuer dans la même voie…..C’est l’Humain conscient de tous les pièges résumés: le phénomène de l’exploitation de l’homme par l’homme, quelque soit l’habit.
Les Femmes de la Brukman avaient compris le piège de l’idéologie: sortir de la droite pour aller vers la gauche, changement de nom, mais même modus operandi avec d’autres arguments sous couvert de réalisme…….Plein de ajustements: meilleur salaire, plus de liberté, un peu plus de ci de ça…..des ententes, des concessions…du néo-capitalisme sauvage quoi, seul le nom change…..NON OUI

Quels sont vos objectifs significatifs, vous parlez d’être avec les plus démunis, autrement dit ceux qui souffrent de la pauvreté, de la misère, des oubliés, des jeunes laissés pour contre, des tavailleurs en précarité, etc…

Quelle est la solution des communistes ?
Voyons si vous êtes sérieux.

Le néo-capitalisme sauvage, par l’entremise de représentants du PS, nous a dévoilés une nouvelle recette pour mieux exploiter et avoir une plus grande adhésion de l’exploité: l’entreprise progressiste à visage humain, rien de trop beau à faire miroiter aux nouveaux exploités es, le nouveau concept d’exploitation à valeur ajoutée: à visage humain. L’ exploité du XXI ièm. siècle, quoi!

Écoutez, le nouveau ministre des finances du PLC-trudeau vient d’annoncer__au nouvelle: c’est quoi le vrai changement.
Et bien deviner quoi?
La même rengaine, seul le mot  » vrai  » a été rajouté, tout un virage, tout un changement.
Un discours à valeur ajoutée quoi !

Le PLC poursuit les politiques du PCC, il lui suffit de savoir jouer de la forme.
Faut croire que la majorité…. Question ! Question !

Voyez-vous, la première chose à faire, pas à la fin, comme le paradis des religions à la fin des temps. Mettre fin à la pauvreté et redonner la dignité.
Comment, par le plein emploi… du modèle néo-..
N’avez-vous pas d’alternatives, du moins en vue, pas pour le prochain siècle.

Le nouveau ministre explique le véritable changement en ces termes: qu’il faut avoir des projets ambitieux (un régal pour les promoteurs),
et visé la croissance, tient du déjà vue!!!
Il ne parle pas de réorganisations, de réorganisations en profondeurs, non ! Mais de continuités. Un discours bidon: la continuité, c’est le vrai changement.

Et vous les communistes, c’est quoi…..Prenez la mesure de vos discours. La mesure au sens non figuré de terme.

Ne parlez pas des citoyens, mais parlez aux citoyens. Et, n’oubliez pas que le citoyen est aussi un travailleur, mais avant toute chose un humain, un être vivant doué de sensibilité, qui a des sens, qui apprend, qui doute, qui a des rêves, des besoins,……mais c’est chacun de nous tout ça…
De la sémantique générale; du phénomène de la manipulation du conditionnement, pour ne prendre que ces deux objets qui sont le fait d’objet de recherche, de questionnement, d’exploration, d’étude rationnelle dans un esprit scientifique.

Marx a fait une démarche, sans doute, du même type. Mais des opportunistes en ont fait une idéologie, une identité. Et ceci quelque soit l’époque, l’idéologie, quelle soit d’ordre religieux, politique, philosophique ou même de l’ordre des courants en psychologie.
Il est intéressant de voir qu’à l’instar des tentatives d’unification des lois en physique fondamentale, qui a ses courants, un psychiatre a, sans doute, réussi à unifier les divers courants en psychologie. Mais, les courants ont leur vérité, tout autant que les égos ont les leurs. Et les idéologies ne font pas exception.

Si nous n’admettons pas que nous avons un problème avec les mots, leur sens, leur influence conditionnante, leur connotation et leurs attraits: attirants ou repoussants. Nous ne pourrons sortir de certains bourbiers.
Une lecture de la sémantique générale de Korzybski me semble indiquer.
Le livre de H. Bulla de Villaret (introduction à la sémantique général. 190 p.)est un bon résumé synthèse.

Que ce soit la sémantique, le processus de manipulation, l’analyse de marx… ce sont des outils dans la mesure que leurs teneures décrivent adéquatement les objets étudiés et qui persistent dans le temps. La capitalisme, le libéralisme, le néo-libéralisme, en fait le néo-capitalisme sauvage persiste dans le temps, non seulement, il grossit à vitesse grand V, le point de l’exponentiel est-il franchit ?
Pour ceux qui voient clairement ce que peut signifier cette limite.
Une chose devrait être claire à ce stade-ci de l’Histoire, la nouvelle crise a pris une nouvelle dimension, elle est multi-dimensionnelle.
Une idéologie est unidimensionnelle par définition, le danger est la sur-identification.
C’est à vous de voir.

alain harrison 10 janvier 2016 à 5 h 54 min

Bonjour.

«« Sans réaction populaire puissante, nous irions tout droit vers une société « de l’ordre », ou celle que Michel Foucault qualifiait d’« Etat de sécurité », de surveillance. »»
C’est bien commencé.
Regardons, l’évolution des technologies portatives et des applications. Il y a deux facettes, l’une rend service quand je décide de l’utiliser, pour cela il faut que je sois libre de la technologie et de ses applications. Libre psychologiquement.
Mais, que se passe-t-il dans les faits?
Les nouvelles générations sont-elles capables d’utiliser ces objets librement et intentionnellement?
Je pose la question.
Nous sommes tellement sollicité, dans tous les domaines, et dans bien des cas on nous colle la responsabilité. La responsabilité de notre santé, etc….
Mais quand on prend du recul, et qu’on porte notre regard sur l’ensemble de cet incessant bombardement, on voit autre chose poindre: la dépendance, une infantilisation sourde et entretenue systématiquement: les firmes de placement et leur PUB d’accompagnement sur nos finances comme seul exemple.
Tous veulent nous accompagner dans nos vies.
Les google (générique) vont jusqu’à marchandiser nos gouts (même d’un moment).

C’est le matraquage de la PUB qui fait problème, pas le fait d’être informer sur un produit ou un service.
Il est remarquable de voir certaines publicités s’accaparer les ondes.
C’est à se poser la question SUR LA DÉRÈGLEMENTATION ?
La réponse est toute simple, au plus fort la poche.
Ainsi, les politiques suivent les mêmes règles.
Une règle qui n’en n’est pas une.
Tient, ça me fait penser que le néo-capitalisme sauvage n’est pas une idéologie, mais un objet naturel. Alors que la communauté humaine serait une entité trouble.
L’économie « financière » serait une donné naturelle, alors que l’humain serait une machine, que bientôt les ordinateurs surpasseront en intelligence.

Le néo-capitalisme sauvage construit son idéologie en amalgamant des interprétations à la pièce: ici un morceau de l’évolution, là un passage biblique, des emprunts, à l’emporte pièce, de théories scientifiques, de cadres mathématiques….Les fameux robots traders à la milliseconde… Trader en français veut dire négociant, mais au bout du compte, c’est acheter pour mieux vendre avec profit.
Et les robots ramassent aussi sur les marges infimes mais combien nombreuses…

Le néo-capitalisme sauvage est une idéologie, mais d’un type nouveau, elle est anonyme, personne ne se présente: c’est le marché.
Ainsi, a-t-on à faire à un fantôme, à une main invisible que sont les myriades de consommateurs qui décident de la valeur en bourse, et donc du prix à la caisse.
Plus nous nous interrogerons et expliquerons le procédé capitaliste, et plus nous en auront une vision claire. De même, nous approcherons des alternatives économiques viables: non compétitive, non spéculative.

Il y a deux choses à changer, pour ne pas mettre la charrue devant les boeufs. Le revenu de base pour éradiquer la pauvreté, et convertir l’économie financière en économie sociale.

En même temps, convertir le privé et coopératisme.

Ce sont deux problèmes inextricablement liés.

Le problème, c’est qui, qui est au pouvoir ?

L’URSS avait un programme de socialisation du système de production et y parvenait.
Que s’est-il passé ?
La dérive vers la militarisation. Autant à droite qu’à gauche.
Mais au début de ce siècle, des imbéciles ont ouvert une nouvelle boîte de pandore, au lieu de régler les litiges, qui demandent du temps et de la confiance.
Qui a le pouvoir de renier ses paroles ?

Il y a deux fondamentaux, et c’est leur conversion qui fera décoller le vrai changement.

Tout autre voie mène au roman, au romantisme étrange qui régnait en Allemagne au début, en URSS au début, en Chine au début…tout comme les promesses du capitalisme, qui lui continue de faire rouler le romantisme qu’il nous vend et que la majorité achète.

D’abord le concret, ensuite le roman.

LAURENT 11 janvier 2016 à 2 h 27 min

Rien à ajouter à ces divers commentaires pertinents sauf à préconiser la réactivation des cellules et des sections, seule solution à la lutte contre notre isolement dans la société.
Comment s’en donner les moyens, comment y attirer les jeunes (moi j’ai 77 ans, un peu vieux comme modèle !) ?

Michel Berdagué 11 janvier 2016 à 10 h 34 min

En effet de nous faire croire qu’ il n’ y a plus de classe ouvrière , voire de l’ inexistence du prolétariat aussi bien dans l’ utilisation du mot même de prolétaire pour barrer toute notion de  » dictature  » du prolétariat ne doit pas nous faire l’ économie justement d’ en parler , de réfléchir , de penser , d’ analyser , à la lumière du matérialisme historique et aussi de l’ apport des mécanismes des réactions , des pulsions pas très claires de l’ autre classe la bourgeoise – celle des capitalistes/impérialistes – celle qui a tout ou presque,tous les pouvoirs en particulier du matraquage de l’ info orientée MEDEF avec TINA – aucune alternative possible – , cette dite classe ouvrière , invisible qui n’ existe pas d’ après les possédants propriétaires à dividendes, cette mise dans une place de non existence , a été facilitée par en effet l’ abandon des cellules et sections au sein même des lieux d’ exploitation capitaliste .
Oui LAURENT la  » réactivation des cellules et des sections, seule solution à la lutte contre notre isolement dans la société. » c’ est la seule solution pour briser le mur du silence et de revenir au réel et à la réalité . La présence politique dans l’ entreprise est fondamentale pour une perspective alors là d’ un changement de cap pour une libération dans le travail même qui ne serait pas soumis aux seuls propriétaires lucratifs du toujours plus de profits appliqués par les méthodes de direction du personnel transformées depuis des lustres en ressources humaines à te faire suer le burnous genre schlague , et pressage de citron et de te culpabiliser à mort pas rentable et tu coûtes trop , performance oblige te faisant te comparer à un robot/machine qui lui aussi a besoin de maintenance , et tu as toujours l’ épée de Damoclès la case chômage !
De rappeler un ancien ouvrage d’ Herbert Marcuse L’Homme unidimensionnel avec le sous-titre d’Essai sur l’idéologie de la société avancée publié en 1964 aux States , en France en 1968 , où la classe ouvrière serait intégrée au système …
Mais au regard des abstentions massives USA , France , plus de 50 % , je ne pense pas qu’ il y a une quelconque disparition de la classe ouvrière , du prolétariat , elle s’ abstient ou vote sans enthousiasme souvent contre , il manque une orientation , une perspective réaliste , concrète , et tu as mille fois raison de préconiser une réactivation des cellules sections dans les entreprises et lieux de vie . C’ est là que nous sommes en pleine jeunesse …
Au niveau Histoire grand H , nous devons toujours faire le bilan et avoir à l’ esprit que dès que des forces de vie , de transformations , révolutionnaires vers le mieux , les réactions multiples et de guerres , de massacres ont toujours été la règle : lors de la Révolution française ,avec en plus la censure de la Constitution de 93 , les armées blanches , coalition de réactionnaires , et la terrible répression contre La Commune 1871 , et dès la Révolution d’ Octobre 1917 les coalitions blanches là vaincues , à chaque fois …
D’ où la tentative de penser qu’ en leur demandant …d’ être gentils , humains …mais nous n’ avons obtenu des avancées que par la Lutte …et de classe puisqu’ il n’ y en a que deux qui ont des intérêts contradictoires à moins de consacrer la classe exploitée comme inexistante et soumise et seule réduite en consommatrice , de produits d’ images et de spectacles marchandisés U niques !
Avec de la bouteille nous pouvons dire qu’ il y a beaucoup d’ autres choses !

BOUDET Pierre 11 janvier 2016 à 11 h 47 min

Comme LAURENT, Michel BERDAGUE et beaucoup d’autres camarades je suis partisan de la réactivation des cellules et des sections, cependant si nous réussissons, cela ne sera pas suffisant, la condition impérative réside dans la capacité du parti depuis l’adhérent lambda et toutes les structures, à mettre tout le monde sur le terrain, car l’existence des cellules et sections bien qu’indispensables, sans cette capacité de mobilisation ne conduira nulle part, la réunionite nombriliste est plus destructrice que tout, il sera déjà très difficile de réactiver les cellules d’entreprise en raison de la précarité des emplois alors que c’est dans l’entreprise qu’elles peuvent avoir l’impact le plus bénéfique, ne désespérons pas Billancourt comme l’a dit autrefois je ne me souviens plus qui, mais la tache est immense et l’état du monde nécessite de s’y atteler

Michel Berdagué 12 janvier 2016 à 9 h 02 min

En adhérant , tu milites , les taches militantes sont indispensables . Là par le militantisme les réflexions et analyses deviennent plus précises et justes , vraies pour trouver à résoudre les contradictions du système , qui est quelque part aux abois , ne trouvant plus de solutions . A une réunion Denis Durand nous indiqua qu’  » ils  » financiers / économistes libéraux et les ultra/néo , ne savaient plus quoi faire …et c’ est là qu’  » ils  » sont très dangereux : « ils » , en appartenance de classe , favorisent les pires et le pire …à tous les coups .
Nous devons nous renforcer en devenant le Part communiste du 21 e siècle , le Parti des communistes avec les fondamentaux pour le Congrès 2016 les 2 au 5 juin , préparons le avec audace et courage pour une ligne politique communiste claire nette et précise , 4 mois d’ intenses débats , nous avons une sacrée responsabilité car d’ être affaibli le pire survient à chaque fois !

Jobeth 31 mai 2017 à 19 h 12 min

http://goanalyze.info/topvisor.ru

alain harrison 16 janvier 2016 à 6 h 39 min

Bonjour M.Berdagué.

Comme vous dites vrai:
«« A une réunion Denis Durand nous indiqua qu’ » ils » financiers / économistes libéraux et les ultra/néo , ne savaient plus quoi faire …et c’ est là qu’ » ils » sont très dangereux : « ils » , en appartenance de classe , favorisent les pires et le pire …à tous les coups .»»
Le début de ce siècle est assez éloquent quand à la dangerosité.
Ils se sont tellement enfoncé dans l’idéologie financière, qu’ils ont perdu de vue qu’ils sont humains. Ils sont leur propre victime de leur prédation anonyme. Perte de tout sens du vivant.

En tant que prédateur, la thérapie demeure inefficace, c’est en tant que victime que la thérapie fonctionne. Mais seulement, s’ils sont leur propre victime de leur prédation anonyme.
Sinon, c’est l’internement à vie. Est-ce que des sorties sont indiquées, seulement si elles sont sécurisées.

Ce que je veux dire c’est que la situation est devenu pathologique. Comme le nazisme, y a pas si longtemps.
Voyons un exemple très très contemporain: Donald Trump qui n’a rien à envier à ce Busch et ses acolytes du temps pas si lointain.
Le mensonge, la fourberie, la manipulation….et l’armada médiatique qui n’a pas fait amande honorable, mais qui continue sa curé d’intoxe.
Mais les population à l’est, au sud souhaitent le consumérisme comme à l’ouest.

Et comme dit M.BOUDET
«« sans cette capacité de mobilisation ne conduira nulle part, la réunionite nombriliste est plus destructrice que tout »»

Mais je comprends votre point de vue.

Mais quand je parle de la gauche, je veux parler

des initiatives citoyennes (les groupes activistes concret): l’initiative citoyenne sur le revenu de base, Avazz plus de 40 millions,
l’initiative sur l’audit citoyen sur la dette, je pense aux travaux de M. Friot, les Femmes de la Brukman, Attac, les nombreuses associations citoyennes de défense de toute sorte, les travailleurs qui défrichent le coopératisme__les coopératives autogérées, etc…Le syndicalisme a une expertise (ne pas jeter le bebe avec l eau du bain).
Pour moi, c’est cela la gauche, celle qui développe la démocratie citoyenne participative.

Comment peut s’insérer les communistes ?
Les Femmes de la Brukman.

Voilà la question à laquelle vous devez répondre.

Le mot important: le questionnement.
Vous comprenez ?

Attention: les conclusions mettent un terme au questionnement. Et la révolution sans vue d’ensemble ne peut que provoquer plus de conflits. Le tigre qui chasse le tigre.

alain harrison 23 janvier 2016 à 4 h 26 min

Je prends souvent les Femmes de la Brukman. Mais malheureusement elles n’ont pas fait long feu selon un article sur les avancés du coopératisme en Argentine. Et avec l’élection de la droite, il y aura une offensive contre le coopératisme: au nom de la liberté individuelle. Une phrase manipulée qui fait parti du discours néo-capitalisme sauvage qui fait de l’amalgame, qui mélange tout et met tout en four tout. La confusion des genres quoi, pour utiliser l’expression.

La révolution est le temps ou tout est à faire simultanément, l’auto-éducation, des références de base fiables, etc…
Mais, vous mettez en opposition la gauche ou, en tout cas une gauche qui semble intangible, avec raison, et vous les communistes.
je ne sais si vous le voyez.
Vous êtes à fond dans la guerre des idées, des arguments, me semble t-il !?

Je le répète, ce sont les deux fondamentaux concrets (revenu et travail), quand vous, vous parlez des fondamentaux, c’est sans doute des fondamentaux idéologiques? Je me trompe?!

Laisser un commentaire

Commentaire

Nom *

Les champs marqués * sont obligatoires

Email *

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Restez en contact

Inscrivez-vous à la newsletter