Une Fête pour remettre le monde à l’endroit

le 16 septembre 2020

L’éditorial de L’Humanité Dimanche du 10 septembre – par Patrick Le Hyaric.

Tenir la Fête de l’Humanité, malgré les embûches et les contraintes, s’est révélée nécessité absolue en cette rentrée scolaire et sociale, alors que la menace épidémique et les craintes légitimes des français sont mises à profit par le pouvoir et quelques officines médiatiques pour lancer un concours d’indécence, de vulgarité et de racisme.

A la violence des mots du pouvoir pour détourner les regards des prédateurs et organiser les divisions au sein des classes populaires, la Fête de l’Humanité a opposé de multiples débats et rencontres la fraternité, la force du débat politique, la solidarité.

Qui aurait pu croire, alors que le pays traverse une épreuve inédite, qu’en quinze jours à peine le débat public puisse être autant saturé de mots puisés dans l’imaginaire coloniale ou dans la vieille tradition autoritaire, tandis qu’un plan de relance des inégalités nous est imposé sans débat ?

« L’ensauvagement » est bien celui d’un capitalisme financier qui organise le pillage du travail et de la nature. Le « séparatisme » n’est que celui d’une caste protégée derrière les rideaux de fer et d’argent des beaux quartiers. Quant au énième rapport sur la fraude « sociale » dans un pays si riche, il ne sert que de paravent à la file de la pauvreté qui s’allonge au fur et à mesure que se remplissent les coffres des paradis fiscaux.

Quelques jours auparavant, le président a profité du 150ème anniversaire du retour de la République, pour célébrer, encenser, plagier même, sa version autoritaire et bourgeoise, dont l’unité factice repose non pas sur la justice sociale et la reconnaissance de ses membres mais sur la mise au pas des citoyens.  Une république qui met le vocabulaire, ses prérogatives, son pouvoir réel et symbolique au service d’une lutte de classe menée avec acharnement par le capital pour conserver les manettes. Tout l’inverse des fondements révolutionnaires de 1792 et du processus émancipateur et égalitaire dont la République sociale, laïque et démocratique est censée être le véhicule.

La Fête de l’Humanité, dont les débats et rencontres sont toujours à disposition sur notre plateforme numérique, a été l’antidote à la guerre idéologique menée par le pouvoir et ses relais, pour remettre les choses à l’endroit, pouvoir se défendre et rechercher les chemins de nouvelles espérances.

Elle donne, avec d’autres événements dont les journées d’action syndicale prévues, le signal qu’une résistance s’organise pour contrer la curée sociale et inventer un système de garantie, pour chacune et chacun, d’un travail ou d’un accès à une formation pour des métiers en mutation, pour une régénération de l’industrie, une autre agriculture, de nouveaux services publics indispensables pour préserver la santé, développer l’éducation publique et réoxigéner la nature, bref pour porter en avant notre humanité commune.

Dans l’immédiat, le pouvoir ne peut se dérober face aux demandes pressantes de conditionnalité des milliards d’argent public versés aux grandes entreprises. En lieu et place des licenciements d’opportunité et boursiers, les exigences montent pour réduire le temps de travail, améliorer la rémunération du chômage technique, encourager la mutation industrielle et agricole et développer la formation et les services publics.

C’est ce message d’espoir qu’ont porté les paroles et les cœurs des participants d’une fête qui a proclamé, comme un défi lancé au virus, aux puissances d’argent, aux pouvoirs nationaux et supranationaux : « notre Humanité est plus forte que tout ». Une apostrophe à faire vivre dans les débats et l’unité populaire à construire sans attendre.

2 commentaires


Monique 17 septembre 2020 à 1 h 56 min

Un peu de baume, du bon sens et des mots apaisants nécessaires dans cette ambiance anxiogène moments de craintes , de doutes, de peurs .violence des mots, et des regards . L’ impression d’être prisonnière dans une sourcilière, tel est mon ressenti

alain harrison 19 septembre 2020 à 3 h 03 min

Macron son programme et la pandémie, une synergie pour la peur.
Cependant:

Bolivie : La réalité du racisme
18 Septembre 2020, 17:50pm | Publié par Bolivar Infos
Par Juan Carlos Zembrana Marchetti

«« La Droite “blanche” le sait très bien et c’est pourquoi elle met tout en œuvre pour éjecter l’indigène de la campagne électorale, soit en supprimant le sigle de son instrument politique (MAS), soit en inhabilitant ses leaders ou en essayant de réactiver dans son esprit les derniers vestiges de sentiment d’infériorité et de soumission qui pouvaient y rester. Elle a recours à des intimidations, des provocations, des insultes, des procès, des persécutions et des disqualifications : actes purement symboliques qui restent sans aucun effet sur la soumission escomptée de l’indigène, car celui-ci s’est rendu compte que le champ de bataille de ce dernier combat pour retrouver sa liberté est son propre esprit. “Je suis libre, bon sang !”, voilà ce qu’il reste à faire entrer dans la tête de l’indigène pour lui rendre, non seulement son identité et sa dignité, mais aussi son pouvoir politique, seul moyen pour la Bolivie de récupérer sa souveraineté et son économie. »»

Appel: tout le PIB à la cotisation pour se libérer du capitalisme.

Les GJ ne sont pas Occupy NY, ni Nuit Debout, mais un mouvement de fond que Jaurès saluerait comme suite logique à la Révolution Française et qui par lui Lénine reconnaîtrait ses erreurs.

«« Ce ne sont pas seulement les démocrates bourgeois classiques qui essaient de nous convaincre que la démocratie est meilleure, mais c’est aussi la quasi totalité de partis pseudo‑ouvriers (socialistes, communistes néostaliniens, maoistes, trotskistes,…) qui basent leur politique contre‑révolutionnaire sur l’affirmation que le prolétariat aurait intérêt à se ranger sous le drapeau de la « démocratie » »»

«« Nous, militants révolutionnaires, nous ne voulons pas remplacer les actuels politiciens . Notre ambition est de substituer les cliques politiciennes et aux lobbys capitalistes la pleine et entière souveraineté des travailleurs et consommateurs associés. C’est pour cette raison que nous proposons des garanties :

​Droit permanent de révocabilité par les comités des délégués,

Établissement de mandat impératif

Aucune rémunération accordée pour l’exercice de la fonction de délégués, avec la mise en place d’un système de détachement. Les délégués restent liés et directement responsables devant les organes de gestion ouvrière auquel ils sont rattachés.

En aucun cas, ils ne peuvent être cooptés par des partis ou des syndicats.

PLATEFORMEJAUNE met en garde contre une certaine extrême gauche opportuniste qui se réclame du maoïsme, du trotskisme, du marxisme, du léninisme, de l’anarchisme, qui veut s’arroger le privilège de décider à notre place : ce qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives et une autoroute à la restauration du capitalisme, »»

Le PS, n’en parlons-plus, le PCF a pris sa place (?), la FI a encore le temps de rejoindre le Peuple ?

Que faut-il prôner pour rallier la plupart du Peuple Français et clouer le bec des nostalgiques de la Royauté dont le dernier représentant (?) Macron et la cohorte du vichysme (qui s’ignore).

La Constituante Citoyenne-Travailleur-Socialiste-Prolétaire et son Parti de Transition que la diaspora de la gauche peut soutenir ou faire comme d’habitude rester dans son coin et ses intérêts.

L’Humanité peut porter cela, et ainsi faire honneur à Jean Jaurès en mettant dans toutes ses pages titres la phrase libératrice:
Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production.

Mais il faut être conséquent.

Quelle belle occasion que la Fête de l’Humanité pour y faire l’Annonce et soutenir la 2e Révolution Française en portant le couperait du capitalisme: la Cotisation du CNR, La Constituante et le Parti de transition.

Mais ici, ça demande de l’Humilité vis-à-vis du Peuple. et du renoncement, renoncer à cette UE non-réformable. Mais l’UE a su comment paralyser les peuples en laissant le fascisme se déployer. Et la France n’y échappe pas. Le plan d’affaire: dette, austérité et privatisation.
La pandémie tombe bien (?), comme les 2 tours ?

Mais les guerres de destruction massive de pays (Irak-mensonges et Lybie-France…) ou le plan contre la Grèce (concertation UE), des dommages collatéraux. La Pologne et sa peur pathologique contre l’envahisseur Soviétique la fait basculé dans les bras du fascisme ?

Oui, bien de joueurs politiques ont mal joué par manque de jujottes, époque oblige (après guerres). Mais aujourd’hui, rétrospectivement, continuer est lamentable.

La Constituante Citoyenne en tandem avec le Parti de Transition, la Souveraineté des Peuples seule garant du véritable sens du mot Démocratie…….. La course électorale n’a jamais cessé.
La Constitution est l’affaire de chaque peuple: Constituante Citoyenne

La stratégie doit être coordonnée et le programme cohérent (nationalisation, expropriation selon,
contrôle des banques et des grandes industries, de l’argent…………..Les 4 sorties sont assorties d’offre de coopération juste et solidaire.

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