Sortir du champ de ruine

le 27 avril 2022

La stratégie mise en place par le Président de la République a été, pour lui, électoralement gagnante. Pas pour l’intérêt général. Ni pour la démocratie. Il voudra très vite faire oublier – au nom de la légitimité – qu’il doit son élection aux électrices et électeurs de gauche. Conscients de leur responsabilité et de l’intérêt de la République, ces derniers ont fait une nouvelle fois barrage à l’extrême-droite, tout en étant en désaccord complet avec les projets de nouvelles régressions sociales du chef de l’État. En utilisant le bulletin de vote à son nom pour éviter le pire, ils ne lui ont pas donné mandat d’être le fondé de pouvoir du capital.

Au-delà, les deux tours de cette élection présidentielle auront amplifié deux phénomènes politiques engagés depuis de longues années : la décomposition politique qui atteint les quatre grands partis qui ont façonné la vie politique durant plus d’un demi-siècle. Les deux partis, dits de gouvernement, héritiers du gaullisme et de la social-démocratie, ont alterné au pouvoir depuis les années 1980 jusqu’à leur quasi-disparition dans les urnes aujourd’hui. Le second phénomène est l’accumulation des symptômes de l’accroissement des fractures, des meurtrissures et des déchirures qui agressent douloureusement la société. Conscient de leur violence et de leur profondeur, M. Macron, conseillé par les élites du capital, a refusé tout débat sur son bilan et ses projets durant la campagne électorale, pour avoir les mains libres cinq années encore. Il n’a accepté qu’un seul débat, celui du 2nd tour, face à la candidate de l’extrême-droite, qu’il a contribué à promouvoir pour garantir sa propre réélection.

Avec cette tactique nauséabonde, il a fait porter par plusieurs de ses ministres, de l’eau sale au moulin du racisme et de la xénophobie en activant les thèmes de l’extrême-droite sur « l’immigration », en poussant des cris d’orfraie sur de prétendues « listes communautaires aux municipales », en montrant d’un index inquiet des mères voilées accompagnant les sorties scolaires, en rallumant les inquiétudes sur la sécurité, en agitant des « certificats de virginité »… Sa ministre des universités clamant à qui voulait l’entendre que « l’islamo-gauchisme gangrène la société » ou encore sa ministre de la citoyenneté appelant à « sortir de la tenaille entre identitaire d’extrême-droite et indigénistes d’Europe – Écologie les verts ». On a même vu le ministre de l’Intérieur, reprocher à la candidate d’extrême-droite d’être « trop molle ».

Tout ceci aura été déployé dans un cadre commun aux deux finalistes du second tour de la présidentielle, une nouvelle tentative d’effacement du clivage gauche/droite, le reniement de la lutte des classes, c’est-à-dire l’antagonisme entre les intérêts des exploiteurs et ceux des exploités. Il aura absorbé l’électorat de la droite républicaine en reprenant ses propositions en organisant les péripéties aux régionales dans la région Sud avec le soutien implicite de M. Sarkozy, tout en s’assurant qu’aucun candidat issu de la gauche n’accède au second tour. Ainsi, le véritable affrontement entre deux choix politiques, deux projets radicalement opposés, n’ont pu être soumis aux choix des citoyens.

Tout le contraire de la démocratie, cet exercice libre qui veut que tout choix, toute décision résultent de l’exposé de projets, de possibles argumentés et compris par toutes et tous. La démocratie en sort une fois de plus affaiblie, fragilisée.

Mesurons l’amplitude du désastre : un président réélu avec plus de 70 % des votes défavorables au premier tour et près de 2 millions de suffrages au second tour en moins qu’à l’élection précédente.

Pire encore. Au pays de Rousseau, de Voltaire et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, l’extrême-droite, raciste, xénophobe, antisémite, homophobe, est passée de 19 % à 42 % en 40 ans.

La candidate de l’extrême-droite réunit 13, 3 millions de voix, soit 2,7 millions de plus qu’en 2017. Elle mobilise une grande partie de la population active. C’est dire la profondeur du mal-être des travailleuses et travailleurs qualifiés par le président, un jour de « rien », un autre « d’irresponsables ».

Le monde du travail et de la création est taraudé par la peur de l’avenir. Le sentiment d’exclusion, les difficultés à vivre dignement, côtoient les enjeux d’utilité, de qualité et de garantie du travail, dans le cadre d’une mondialisation du capitalisme financiarisé durement ressentie.

Le combat contre l’extrême-droite ne doit pas s’arrêter dimanche soir dernier. Sa permanence est un impératif absolu, sinon l’évolution de sa progression montre qu’elle peut arriver à ses fins dans la conquête du pouvoir.

Celles et ceux qui ont choisi l’abstention, le vote blanc ou nul ont été 16,7 millions de citoyens et sont de plus en plus nombreux. C’est dire l’ampleur de la défiance envers les pouvoirs et les institutions, de la crise de la représentation et de la crise démocratique qui porte en elle la crise politique.

À court terme, il convient de sortir du piège présidentiel et travailler de manière unitaire pour que les élections législatives refusent la logique légitimiste de la 5ème République en créant les conditions d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale. Cela implique que les forces de gauche et écologistes montrent ensemble que dès le mois de juillet elles répondront aux demandes les plus urgentes des « premiers de corvée », des jeunes, de toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus de vivre dans l’angoisse des fins de mois.

Le pari est difficile, mais à portée de vote comme le montrent les résultats du 10 avril dernier. Mobiliser les 11 millions d’électrices et d’électeurs qui se sont exprimés en faveur des candidats de gauche et de l’écologie, tout en redonnant goût à un vote-action à une partie des abstentionnistes, peut permettre un sursaut. Pour cela la gauche et les écologistes pourraient décider pour le mois de juillet l’augmentation des salaires, le blocage des prix des produits de première nécessité, commencer à revenir sur les lois antisociales de ces dernières années comme celles détruisant le Code du travail, et au contraire légiférant pour des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, la restauration de la fonction publique tout en préparant un budget de justice, de progrès social et de transition écologique. Celui-ci peut être possible grâce à un contrat commun de législature des forces de gauche portant une franche rupture avec « le cercle de la raison » capitaliste et les politiques mises en œuvre au cours de ces derniers quinquennats. Une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale devrait porter l’enjeu de la démocratisation des institutions avec l’adoption de la proportionnelle, la modification du calendrier électoral, le droit de vote des étrangers aux élections locales ; des pouvoirs nouveaux des salariés dans les entreprises pour tendre à l’avènement d’une véritable république sociale et démocratique, qui redonneraient ses lettres de noblesse à la démocratie, c’est-à-dire le pouvoir du peuple. Pour sortir de ce champ en ruine, il est temps de contredire la thèse de Mme Thatcher selon laquelle « il n’y a pas d’alternative » au système. Il s’agit, tous ensemble, de faire mentir la profession de foi de Mr Peyrefitte, ministre de Giscard D’Estaing, qui professait que « les élections sont faites pour changer de gouvernement et nullement pour changer de société ». Faisons en sorte que les élections législatives contredisent ces injonctions fatalistes, tout en soutenant et impulsant les mouvements sociaux et citoyens.

Patrick Le Hyaric

Le 27/04/2022


20 commentaires


moutat bernard 28 avril 2022 à 7 h 06 min

Il faut un contras social avec toute les forces de gauches

chb 30 avril 2022 à 22 h 26 min

…et rendre un max de crédibilité à la notion même de gauche, et aux organisations qui la portent. Depuis 1983, la « gauche » a substitué à l’espoir social une exigence de croissance et de rentabilité (mondialisée, financière) et d’européanisation, fût-elle écrasante pour nos services publics voire guerrière à la remorque de l’Otan.
Aussi les troupes socialistes ont-elles aisément déménagé chez le fondé de pouvoir, sans que leur idéologie n’entre en contradiction avec Maastricht, avec le « référendum constitutionnel » bafoué, avec le sauvetage des banquiers voyous, avec la diabolisation du communisme puis de la Russie… Le PCF a bon gré mal gré accompagné cette décrépitude.
Pas étonnant que le RN, héritier du nationalsozialismus, profite de la crise pour attirer presque deux millions d’électeurs en plus ! Entre peste et choléra, le bulletin facho était le seul moyen de virer Macron au deuxième tour.

Busca Dominique 28 avril 2022 à 12 h 53 min

Tout à fait d’accord rien à ajouter de plus sur le fond. Il convient toutefois de convaincre certains de quelques côtés qu’ils soient qui restent arc boutés sur des attitudes contre productives, que l’heure n’est pas aux ressentiments mais aux rassemblements pour les législatives.

chb 30 avril 2022 à 22 h 52 min

Sur la grippe aviaire : avez-vous vu que des labos pilotés par les USA en Ukraine travaillaient justement sur les oiseaux de destruction massive ? Et d’autres maladies terribles y étaient étudiées, « améliorées », stockées…
Ce n’était pas détaillé par l’HD.
La réunion convoquée sur ce thème à l’ONU a été snobée par les Dr Folamour hi-tech, incapables de se justifier évidemment, qui préfèrent vitupérer le Kremlin et retourner des accusations trop gênantes. Ils érigent, avec la participation suicidaire des chefs européens (non élus), leur tas de mercenaires bandéristes en héros de la démocratie, les armant en plein conflit…
Décidément sidérante, cette période post-terroriste post-Covid. Les revendications du premier mai feront un beau paquets de voeux pieux, au regard de la nouvelle urgence !

chb 30 avril 2022 à 23 h 06 min

La guerre en Ukraine : le nombre des victimes de  » l’irresponsabilité du maître du Kremlin sur le monde et l’Europe « , comme le dit Patrick Le Hyaric dans sa lettre, me semble étonnamment réduit.
Voilà qu’il a fallu exhumer une poignée de cadavres de plus à Boutcha pour relancer un peu la russophobie !
Quelle enquête indépendante attribue cela aux russes, d’ailleurs, que ce soit sur les assassinés du 2 avril ou ceux de ce matin ? Par les sbires de l’Otan, qui a commis force crimes (millions de victimes « collatérales, impunément) ?

alain harrison 2 mai 2022 à 22 h 12 min

Il y a quand même une bonne nouvelle, mais se réalisera-t’elle ?

Il y a effectivement des tractations pour unir la gauche.

Pour gagner les législatives.

Même que, avec la majorité absolue de la gauche:
Enclancher une VIè République est possible.
Une réécriture de la Constitution est possible
Destituer Macron est possible
Mettre l’OTAN (les militaires US) à la porte est possible.
Planifier la transition écologique est possible
Tout le PIB à la Cotisation esf possible
Influencer les peuples de l’UE est possible __ Comment et par quelle voie ?

alain harrison 2 mai 2022 à 22 h 19 min

Changer l’UE, c’est possible.

Comment ?

La vue d’ensemble.
Un nouveau paradigme économique.
Pour Jean Jaurès………….

Un mot: multilatérale versus unilatérale

Chaque Peuple est libre de choisir.

https://www.pardem.org/la-charte-de-la-havane-contre-les-traites-de-libre-echange

alain harrison 2 mai 2022 à 23 h 47 min

En même temps au Vénézuéla.

«« « Las Cinco Fortalezas de la Revolución Bolivariana » – « les cinq forces de la révolution bolivarienne« , tel est le nom complet d’une merveilleuse organisation communarde de l’est du Venezuela, dans le chef-lieu de Cumanacoa, où l’on cultive la canne à sucre. Dirigée principalement par des femmes, cette commune a connu une histoire de lutte intense. Elle s’est consolidée vers 2016, lorsqu’un groupe de travailleurs journaliers de la région a occupé les terres du propriétaire initial. Six ans plus tard, les communard(e)s se sont retrouvé(e)s pour une deuxième bataille, après qu’un homme d’affaires a escroqué les producteurs locaux en s’emparant de leurs récoltes sans paiement. »»

LA RÉBELLION DES COUPEURS DE CANNE : VIES ET VOIX DE LA COMMUNE DES « CINQ FORCES »

Partout, il y a la lutte contre l’Exploitation et la Déshumanisation

alain harrison 3 mai 2022 à 5 h 40 min

Le PS et le PCF et les communistes doivent cesser leur petit jeu de la peur de la disparition d’une part et d’autre part cesser de rester aveuglement sur les mots.

La FI peut ouvrir la porte pour une stratégie de changement réel.

Alors !!!

chb 7 mai 2022 à 21 h 23 min

La FI peut aussi continuer à phagocyter ce qui reste de gauche, tout en se réalignant idéologiquement sur le moins-disant en termes de revendications sociales. A la Tsipras, à la Podemos…
D’ailleurs, qu’elle prenne le pouvoir ou pas :
– sa position contre l’OTAN pourra-t-elle être maintenue ?
– sa dénonciation des abus anti-démocratiques et anti-souveraineté et anti-sociaux de l’UE (sans en tirer la conséquence institutionnelle : la sortie) a-t-elle un avenir quand elle doit éviter de fâcher les socialistes et les communistes, et les verts fascinés par le greenwashing ?
Ce drôle de parti, dépendant surtout d’une personne, n’a guère plus de substance qu’à ses débuts, et les choix de JL Mélenchon, révisés au cours des négociations d’unité, ,orienteront les décisions des députés (et des militants) sur ces thèmes et sur d’autres, indépendamment des milliers de réflexions et conclaves qui ont construit le beau programme « l’avenir en commun ». .

alain harrison 4 mai 2022 à 18 h 38 min

La gauche d’être au pouvoir et enfin de discuter avec les autres pays. Il est probable que la Grèce, l’Espagne et peut-être l’Italie prêteraient l’oreille, par commencé un regain des gauches dans ses pays !

Comment changer l’UE ?

Stratégie des politiques adéquates: intérieures et extérieures.
Vue d’ensemble et et clef de voûte.

La répartition de la gauche pour les législatives semble réaliste et représentative.
Les grandes lignes aussi.

Reste à espérer que les Français (les 20% d’abstentionnistes) se diront pourquoi pas !

cFxXzbmMKoPghJp 5 mai 2022 à 15 h 44 min

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alain harrison 5 mai 2022 à 23 h 23 min

«« Pas pour l’intérêt général. Ni pour la démocratie. Il voudra très vite faire oublier – au nom de la légitimité – qu’il doit son élection aux électrices et électeurs de gauche.»»

Et oui, encore dans le piège. Alors que quel que soit le gagnant, il fallait le plus possible délégitimer le 2è tour. MLP gagnante aurait faciliter une nouvelle présidentielle (un nouveau premier tour) ? La question se pose.

Maintenant, il faudrait examiner la validité de cette élection. Mais en regard des donnés, Macron est bel et bien légitimé, pour 5 ans.

Alors pour le 3è tour ?

alain harrison 5 mai 2022 à 23 h 27 min

««« que « les élections sont faites pour changer de gouvernement et nullement pour changer de société » »»»

Novlang ???

alain harrison 6 mai 2022 à 0 h 17 min

La base réelle de la société, c’est l.économie, et le type d’économie détermine le type de société, égalitaire ou non.

Le type d’économie est est la résultante des politiques qui en détermine la légalité, consacré par la Constitution. Nous sommes sous le joug de l’État de Droit.

alain harrison 6 mai 2022 à 1 h 50 min

Une critique à prendre en compte.

27 avril 2022
« Bloc populaire » ressuscitant la « gauche plurielle » ou France franchement insoumise, il faut choisir !

Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)
Lettre du Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) au citoyen Jean-Luc Mélenchon – 26 avril 2022
LGS

Cher Jean-Luc Mélenchon,
« « A moins que, dans la continuité de vos prises de position depuis près d’un an, vous renonciez définitivement au Frexit, à la République une et indivisible (comme pour la Corse, les élus de Bretagne prenant le même chemin, sans parler de la « Collectivité européenne d’Alsace »), à la réindustrialisation, à la rupture avec le FMI (au sein duquel vous souhaitez « porter des propositions de rupture avec le néolibéralisme » !), etc.

De fait, vous choisissez actuellement de ressusciter la défunte « gauche plurielle », celle qui battit des records de privatisation et qui fit croire qu’elle allait rompre avec la logique néolibérale du traité de Maastricht (que vous aviez approuvée en son temps avant d’amorcer un début d’autocritique salutaire) en signant les destructifs traités d’Amsterdam et de Nice ; on connaît le calamiteux résultat pour toutes les composantes de la « gauche plurielle » : le 21 avril 2002… Avec le risque de couper radicalement avec les classes populaires, les ouvriers en tête, et de replonger ce qu’il reste de la gauche dans le même chantage mortifère qu’en 2002, 2017 et 2022.

Vingt ans après, alors que l’extrême droite, en réalité antipatriotique et antipopulaire, xénophobe et fascisante, est aux portes du pouvoir en ayant profité des multiples trahisons des forces dites de « gauche » – ne parlons même pas du cataclysmique mandat du « capitaine de pédalo » Hollande que vous avez fort justement dénoncé – vous choisissez une voie dangereuse et faussement mobilisatrice pour des millions de travailleurs en refusant d’opter pour une logique de confrontation nette avec l’UE du Capital au profit d’une entente électorale avec des forces profondément discréditées, euro-compatible, voire alignées sur la dangereuse et belliciste Alliance atlantique (le PS et les Verts notamment). Cela n’est pas sans évoquer possiblement l’attitude du Grec Alexis Tsipras (que vous fustigiez à raison pour sa funeste évolution) capitulant devant la Troïka BCE-Commission européenne-FMI pour ne pas avoir osé ne serait-ce que menacer de quitter l’UE du Capital qui est irréformable et, par nature, hostile à tout programme alternatif au néolibéralisme, fût-il même keynésien. Ce que résuma François Mitterrand en mars 1983 : « Je suis partagé par deux ambitions : la construction européenne ou la justice sociale » ; il trancha dans un sens mortifère pour les travailleurs.

Redisons-le : la clarté des choix est d’autant plus indispensable aujourd’hui que l’UE et l’OTAN tendent à ne plus faire qu’un et que la seconde, de plus en plus asservie aux stratégies hégémoniques planétaires des États-Unis d’Amérique » »

Dans ce passage, vous vous faites figure de lanceur d’alerte avec raison : la trahison semble devenu un modus operandi dans les gauches. »»

Le PS fera ses critiques
Les verts aussi
Le PCF

Oui aux critiques constructives qui visent à mieux appréhender les obstacles aux alternatives qui mènent à une société: liberté, égalité, fraternité, coopératisme et solidarité.

Faut-il réinventer la roue ? Vous connaissez la situation et les vrais affaires, et donc ….., ou tourner en rond. Le piège Macroniste-Hollande et les deux tours présidentielles.

alain harrison 8 mai 2022 à 20 h 23 min

Il semble bien que les gauches se sont ralliés enfin de compte à la FI. Mais autour de quels objectifs entendus clairement ?

Prévoir, le capitalisme est passé maître en la matière.

Macron a déjà une stratégie aux cas où JLM pourrait s’imposer comme premier ministre,
Le premier ministre deviendra le super ministre de l’écologie, du « rendement » et du social. Et différend ministères (dans une nouvelle méthode d’administrer ?) Une nouvelle méthode ?

La question fatidique qui est déterminante est bien celle de L’UE. On la change ou on la quitte ?
Est-ce entendu par la gauche ?
Le Frexit est la seule stratégie pour changer la donne (UE, BCE…, OTAN, Capitalisme, l’euro….
destituer Macron)?
Court terme, moyen terme, long terme.

alain harrison 9 mai 2022 à 1 h 18 min

Qu’est-ce que l’UE et comment fonctionne-t’elle, quels sont ses motivations réelles ?
Comment a été conçu l’UE et depuis quand c’est-elle mis en branle ?
Les archives le disent.

Pourquoi la gauche française a trahis, parce qu’elle est infestée.

Quelques un ont quitté le PS, mais pas tous.

Le PCF se dit communiste.

Mais ce rassemlement « forcé » par la conjoncture. Pas d’illusion à avoir.

La question que tous doivent être d’accord est la question: l’UE change réellement ( UE sociale) ou on la quitte. Mais ne pas perdre son temps et avoir des dates.
Bien entendu, des rencontres préétablies avec chaque pays, confidentielles, avant les tractions de changement. C’est juste une formule.

La gauche doit s’entendre sur les questions,pas improviser, mais bien concevoir les stratégies selon lesquestions à régler, et le déroulement de la confrontation d’égal à égal dans les rencontres. Ne pas ce faire avoir avec le secret des rencontres. Donc toujours faire le bilan publique après les rencontre . Une exigence non négociable.

alain harrison 9 mai 2022 à 1 h 22 min

Un autre aspect de la situation actuelle en fonction de l’histoire.

LE FASCISME FRANÇAIS – ANNIE LACROIX-RIZ
Diffusée en direct le 26 févr. 2018

Le champ intellectuel français se parsème de livres fascistes et collaborationnistes, certain sont publiés, d’autres stoppés par des protestations. Ces livres posent les question de savoir si ils sont sain à la disposition de tout le monde, même accompagné de critique ou est-ce alors une fascination pour une prose criminelle ? Pour en parler Aude Lancelin reçoit aujourd’hui dans l’Entretien Libre Annie Lacroix-Riz, historienne et militante politique, spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle. Elle a notamment écrit sur l’histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy, sur la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale, sur les relations entre le Vatican et l’Allemagne nazie ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises avant et après le conflit mondial.

https://www.youtube.com/watch?v=c7_KzTgM7LM

cBEMgQjJwRLZHDu 9 mai 2022 à 13 h 38 min

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