L’insulte faite au peuple de France

le 27 février 2012

M. Sarkozy,  devenu fabricant de référendum pour casser les chômeurs ou les immigrés, vient de se faire prestidigitateur afin d’éviter un référendum sur les deux nouveaux traités européens. Il propose un référendum sans risque sur l’Euro, pas sur son contenu, son rôle, son existence. Autant demander si la nuit il fait noir ? Et il refuse cette consultation populaire sur la base du plus grand mépris. « S’agissant d’un traité de 200 articles je ne vois pas la question claire ». Ainsi, le prétendu candidat du peuple prend-il nos concitoyens pour des incultes, incapables de comprendre ce qui engage gravement leur avenir ?

Voilà qui est clair ! Il ne fait pas confiance aux Français pour se déterminer sur des traités européens relatifs à des abandons de souveraineté, à la surveillance des budgets de la nation et de la sécurité sociale et aux sanctions si un État n’applique pas l’austérité.

Décidément le voile tombe. Sarkozy est bien le Président et le candidat des marchés financiers.

Ne laissons pas faire ! Appelons les sénateurs de gauche à refuser ce mardi le « mécanisme européen d’austérité » et réclamons un référendum sur les deux traités européens.


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Dussaut 27 février 2012 à 18 h 24 min

Si le MES est accepté et signé !! La France prendra le même chemin que la Grèce.
Si….des hommes et des femmes t’en soit peu humains, ne stop pas cette descente aux enfers.
C’est vers une guerre civile que nous allons.

Canelle 28 février 2012 à 10 h 57 min

Modèle de lettre :

Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur,

Comme de nombreux européens, je m’inquiète de voir se généraliser en Europe des politiques d’austérité qui font payer aux peuples européens le coût d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.

En Grèce, les prétendus « plans de sauvetages » n’ont eu pour conséquence que d’enfoncer davantage le pays dans la récession, en imposant des coupes brutales dans les salaires, les allocations sociales et les retraites, ainsi que la privatisation des services publics et la précarisation du droit du travail. Dans le même temps, les sommes versées par la Troïka ne servent pas à reconstruire l’économie du pays, mais à « sauver » le flux des intérêts qui saigne l’économie grecque et alimente ses créanciers.

Le projet de Mécanisme européen de stabilité, sur lequel vous devez vous prononcer mardi 28 février après les députés, ne fera qu’institutionnaliser les méthodes employées par la Troïka dans les pays surendettés, avec les résultats catastrophiques que l’on connaît :

– Il conditionne toute aide financière à la mise en œuvre de politiques drastiques d’austérité, qui accentuent la récession et la crise économique et sociale.

– Il présuppose des politiques de rigueur au sein des membres du MES, pour que celui-ci puisse emprunter sur les marchés financiers. A ce titre, il s’articule avec le Pacte budgétaire, qui impose des mécanismes anti-démocratiques de contrôle et de sanctions budgétaires.

– Sur le plan démocratique, le MES est une nouvelle institution technocratique qui ne rendrait de compte à aucun peuple, aucun parlement, aucun tribunal, seulement à un Conseil de « gouverneurs ». Il participe à la dérive antidémocratique des institutions européennes.

En conséquence, je souhaite ici vous informer de mon opposition ferme à ces dispositions et vous demander de refuser la ratification du traité européen instituant le M.E.S. (mécanisme européen de stabilité) sur lequel vous devez vous prononcer le 28 février.

Une véritable solidarité européenne ne peut se réduire à saigner l’économie des pays surendettés, sous le prétexte d’une dette dont la légitimité n’est même pas questionnée. Des alternatives existent et doivent être mises en débat à partir d’un examen minutieux des origines et des conséquences des dettes publiques : réformes fiscales progressistes, intervention massive de la BCE pour retirer aux marchés la clé du financement des Etats, annulation de la dette illégitime, …

Le choix de l’austérité généralisée pour l’Europe engage nos sociétés pour les décennies à venir. Des décisions de cet ordre méritent un véritable débat citoyen et une consultation populaire, car c’est tout notre avenir qui est concerné.

L’adoption du MES dans la précipitation pour éviter d’alerter l’opinion sur les enjeux de fond préfigure une ratification du Pacte budgétaire par voie parlementaire dont l’objet serait de faire passer un projet inacceptable en catimini. Nous sommes d’autant plus méfiants que cette procédure a déjà été utilisée pour adopter le TCE après qu’il ait été rejeté par une majorité incontestable du peuple en 2005

Je serai bien sûr attentif au vote des élus lors des prochains rendez-vous électoraux.

Je vous prie d’agréer, madame la sénatrice, monsieur le sénateur, l’expression de ma considération distinguée,

Signature et adresse personnelle

Liste des sénateurs par département :
http://www.senat.fr/senateurs/sencir.html

N’oubliez pas de mettre un objet à votre mail : Mécanisme européen de stabilité

Magali 28 février 2012 à 12 h 09 min

Référendum sur le Traité européen: quand Sarkozy nous prend pour des cons
« S’agissant d’un traité avec 200 articles ou 250 articles, je ne vois
pas la question claire qu’il y aurait »
Il s’agit du Traité sur la stabilité, la coordination et la
gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG, plus
communément dénommé « Pacte budgétaire »).
Ce traité, qui sera soumis à la ratification après les élections
législatives de juin 2012, ne comporte en vérité que 16 articles,
parfaitement intelligibles pour qui veut bien se donner la peine de
les lire.
Pour tout savoir sur le contenu du pacte budgétaire:
http://contrelacour.over-blog.fr/article-sommet-europeen-du-30-janvier-tout-savoir-sur-le-pacte-budgetaire-98408589.html
Vous pourrez ainsi légitimement vous vanter d’en savoir plus que
Nicolas Sarkozy.

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