Dans commune, il y a « commun »

le 18 mars 2014

Vote1

Nous sommes appelés, dimanche prochain, à voter pour choisir nos conseillers municipaux et nos maires pour six années. Ce sont les élus les plus proches de nous. Ils ont, dans nos communes rurales, de multiples fonctions très prenantes, souvent sollicités, pour de multiples questions ou problèmes qui vont souvent bien au-delà de la simple gestion de la commune. Ils sont disponibles, dévoués, au service des autres.

 

Cet engagement ne sera jamais assez salué. Il est à mille lieux des fumets nauséabonds émanant des boues pestilentielles qui sortent des marais de la politique politicienne parisienne où se multiplient les affaires et les contre-affaires, les coups bas et les coups tordus. Dans nos campagnes, le principal parti de l’élu local est souvent la population. Malheureusement, les moyens financiers des communes sont de plus en plus réduits, à cause de la réduction des dotations d’Etat, alors qu’au contraire, il conviendrait de décider de soutiens financiers volontaires pour aider à défendre les services publics, à développer des équipements nouveaux, à inciter à de nouvelles innovations sociales, agricoles, agro-alimentaires, industrielles, artisanales, à la construction de logements, dans le cadre de la coopération, d’une économie sociale et solidaire ou du service public.

 

L’un des enjeux du vote est donc de se donner des élus progressistes et communistes qui agiront contre les choix d’austérité et pour donner aux communes et aux structures intercommunales, les moyens financiers indispensables à une vie meilleure pour les habitants. L’enjeu d’un autre aménagement du territoire pour progresser vers l’égalité territoriale se pose de plus en plus. On ne peut continuer sur l’actuel type de développement, où les richesses sont concentrées dans certaines grandes aires urbaines, avec des déplacements de population dans les grandes métropoles, alors que les campagnes ne seraient peuplées que de citoyens moins bien payés ou aux faibles retraites. On ne peut plus laisser développer l’actuelle stratégie avec de grandes communautés de communes où la richesse des communes rurales est littéralement pompée par la « ville centre ». C’est malheureusement le sens de la récente loi sur les métropoles qui prévoit ce qui est appelé « pôles ruraux », qui fait en sorte que les communes sont dessaisies de leur pouvoir et de leur fonctionnement propre. Il est d’ailleurs à craindre que ceci préfigure une refonte de la carte intercommunale avec la suppression de communes.

 

Il devient urgent de mettre un coup d’arrêt à ces projets et de réfléchir à d’authentiques coopérations intercommunales, visant le partage des moyens, des équipements communs et de certains services qui, grâce à une telle coopération, peuvent être « re-municipalisés ». C’est le cas de l’eau, de la collecte des ordures ménagères et de leur valorisation, des transports, qui permettraient de mieux irriguer les territoires, mais aussi de l’organisation des cantines scolaires ou collectives, à partir de la valorisation des produits agricoles locaux.

 

De même, nos communes auront besoin d’élus progressistes, Front de gauche et communistes, pour défendre, avec les salariés et les populations, les centres hospitaliers, de nouvelles structures pour les jeunes, la culture, la petite enfance, les maisons de retraite ou de nouveaux services aux retraités.

 

Bref, nous avons de plus en plus besoin de maires et de conseillers municipaux actifs, dynamiques, inventifs, associant en permanence les citoyennes et les citoyens pour résister au déclin des activités agricoles, artisanales, du petit commerce, aux délocalisations d’activités, à la relégation ou à l’abandon des territoires ruraux. Avec de tels élus, la commune et la coopération intercommunale pourraient devenir des lieux de résistance à l’austérité aux orientations de la politique agricole commune et des espaces de projets partagés pour des territoires plus vivants, pour développer des services publics susceptibles d’améliorer la vie des habitants, pour impulser des activités, créatrices d’emplois.

 

Tout doit être fait pour que les habitants puissent donner leur avis et décider ensemble, avec les élus qu’ils se seront donnés, pour agir, créer, construire du neuf. En ce sens, la commune reste le cœur battant de la démocratie et de la co-élaboration. Une municipalité, une commune, c’est à la fois les élus, les services publics, les associations, les salariés et les habitants qui réfléchissent, élaborent, travaillent ensemble pour faire du « commun. Dans commune, il y a « commun ». Défendons-le dimanche prochain dans les urnes !


14 commentaires


chb 18 mars 2014 à 21 h 21 min

Un engagement « à mille lieues des fumets nauséabonds émanant des boues pestilentielles qui sortent des marais de la politique »…
L’abnégation de milliers d’élus mérite d’être saluée, mais n’avez-vous jamais été en province, dans un tout petit conseil où le maire de père en fils a droit de cuissage, où les paysans qui le suivent seulement pour s’assurer l’entretien de leurs chemins ne supporteraient pas de rénover la toiture de l’école ni d’aménager un logement social, où l’apolitisme affiché n’empêche pas de reconduire le sénateur de la même droite (ou « gauche ») rance et prébendière…
Et il y a les sous ! Indemnité de maire et de délégué CdC, véhicule de la mairie pour aller à Auchan, apéros aux frais du contribuable, cantonnier conciliant pour garder son job…
Non, les relents ne sont pas que parisiens.
Quant au politicien, les déchirements entre camarades derrière le P$+Modem ou côté NPA, les multiples variantes FdG etc. relèvent autant de la magouille que dans votre petite couronne !
Longue vie au PC, quand même, et courage aux militants souvent honnêtes qui s’y collent encore une fois.

RABOTOT Robert 18 mars 2014 à 21 h 26 min

Il est important de défendre dans nos villes et communes quelles que soient leurs tailles une démocratie vivante avec des élus responsables a l’écoute de leurs populations. La commune qui est le lieu au plus prés des habitants doit être préservée,avec nos plus de 36.000 communes nous sommes uniques dans l’Europe et c’est loin d’être négligeable.

PJ 18 mars 2014 à 21 h 37 min

« L’un des enjeux du vote est donc de se donner des élus progressistes et communistes qui agiront contre les choix d’austérité et pour donner aux communes et aux structures intercommunales, les moyens financiers indispensables à une vie meilleure pour les habitants. »
Je partage ces propos mais sais-tu que dans ma commune où le maire est communiste je n’ai pu faire campagne car ils n’ont pas besoin des communistes ,ils préfèrent faire alliance avec des socialistes qui soutiennent sans restriction aucune, la politique du gouvernement actuel.

Canelle 19 mars 2014 à 2 h 49 min

Rien de tout cela dans ma commune. Pour ces élections, nous auront droit :
1. Maire bien implanté socialiste (3ème mandat)
2. Front National
3. UDI (UMP)
Communistes, FdG avez-vous dit…. ? Désolée, mais les communistes étaient trop occupés à se déchirer pour avoir le poste. A se demander s’ils sont capables de s’entendre avec les habitants d’une commune !

Michel Berdagué 19 mars 2014 à 6 h 12 min

Suite à la grande mobilisation d’ hier contre le  » pacte de responsabilité » irresponsable mais logique entre la bourgeoisie/Medef/UIMM et des politiques leur cirant les pompes , il est important de s’ unir dans les syndicats et au niveau politique du refus de cette politique du pire pour le plus grand nombre, pour une Alternative à construire , pour qu’ enfin en France , dans toutes les communes , dans les lieux de travail les Prolétaires soient unies et portent leurs revendications et propositions . Votons . Et . Mobilisons nous pour le 12 avril , hier unis et demain encore plus car la Lutte va être rude.

vigilant 19 mars 2014 à 6 h 47 min

« Malheureusement, les moyens financiers des communes sont de plus en plus réduits, à cause de la réduction des dotations d’Etat, alors qu’au contraire, il conviendrait » Nous avons tous compris, même si ce n’est pas dit, que la réduction provient de la poursuite par le PS de la politique de la droite, en violation des engagements électoraux….
…. pourquoi faut-il alors trop souvent poursuivre la phrase par un « DONC, le P.C. s’alliera avec les responsables de cet état de fait, dans beaucoup de villes, Paris inclus …. »

novelli robert 19 mars 2014 à 7 h 32 min

il se peu que les communiste se déchire comme
tu dit mai ce sont des gens honnête pas des voleurs comme ces socialistes ou l’ u m p
oui ce sont des communistes qu’il faut au pouvoir pas la gauche socialiste et vous verrai qu’ils ne se déchire pas comme certain le pense ou le disent

Marie 19 mars 2014 à 8 h 59 min

RIEN de tout cela !

‘Gagner la Mairie’, dans un petit village c’est :
– pouvoir bénéficier d’un travail stable au sein de la collectivité , pour soi et sa famille
– obtenir des permis de construire , sur des terrains agricoles, achetés une bouchée de pain ( et oui, ils le font ! )
-avoir l’appui de la gendarmerie pour des régler des problèmes personnels
-‘Redistribuer’ l’argent public, payé par tout le monde, ( impôts, subventions de l’Etat), au profit de quelques uns, entreprises ou associations locales, qui gravitent autour de la Mairie.

Quant au « déclin des activités agricoles » ?
Vous ne les voyez pas travailler , sur des petites parcelles en Puma de chez Icase ,moyen de gamme, 195 ch à 200 000 euros ?

nocentini 19 mars 2014 à 9 h 30 min

ce qu’il faut démontrer c’est que l’interet de la commune est en contradiction avec la politique du gouvernement socialiste, c’est ce que nous devons démontrer aux socialistes dans les communes ou nous sommes unis contre la droite et le F.N.

vigilant 19 mars 2014 à 10 h 33 min

sauf que, dans ma ville, le maire PS a dans sa liste un ministre et deux députés, qui mettent en oeuvre à Paris la politique du PS…. ce qui n’a pas empêché les élus communistes sortants, CONTRE L’AVIS DE LA MAJORITE DES COMMUNISTES DE LA VILLE – qui se sont prononces pour une liste autonome Front de Gauche, de rallier la liste P.S. ….. sans doute pour y convaincre les socialistes de la nocivité de la politique menée par leurs amis ;-)))) quelle abnégation de leur part …. ;-)))

Halary 19 mars 2014 à 10 h 40 min

Tous ces commentaires négatifs ne désignent peut-être que des exceptions mais il faut cesser de considérer que la probité de gestion réside dans les petites communes , loin des centres urbains car c’est donner raison aux hobereaux de province qui proclament que « ici, on ne fait pas de politique » afin de masquer bien des agissements douteux.

Michel Berdagué 19 mars 2014 à 11 h 10 min

Prolétaires dans CHAQUE pays , Unissez-vous déjà , pour s’ Unir dans tous les pays . Ras le bol des divisions , retrouvons le Commun de la Commune alors qu’ il y eu des erreurs tactiques et stratégiques en 1871 , ne recommençons pas , et donnons tord à Marx et Engels et ils avaient raison que les français étaient très doués en « politique  » mais qu’ ils étaient très défaillants en Critique de l’ économie politique . Bien que je suis contre toutes ces généralités , il se trouve au regard des interventions de donneurs de leçons du plus rouge que rouge et souvent d’ anciens Maasstrichiens que Marx et Engels avaient raison . Car depuis bientôt deux ans il ne s’ est pas passé un jour pour que certains nous disent :  » Mais qu’ est-ce que vous allez faire aux municipales « . Le vous étant les communistes avec des mandats électifs du Peuple en République, certes dans un état bourgeois . Ras le bol de ces divisions pour que la bourgeoisie règne , là rien de commun dans la Commune de Paris et d’ ailleurs , et votez , manifestez , revendiquez car la Lutte continue dans l’ Hexagone et l’ Internationale. Vivement les élections européennes avec Patrick et les Camarades contre cette U.E. mortifère et pas que depuis 2005 ….

Moreau 20 mars 2014 à 21 h 16 min

En province nous voyons bien que le capitalisme n’est pas la bonne politique, par exemple il vaut mieux ouvrir une grande surface dans les modestes communes qui n’en ont pas que de donner l’autorisation de changer des grandes surfaces en hypermarchés, mais surtout ce qu’il faudrait pour une reconquête communale de l’économie locale, c’est la construction de marché couvert de la vie moins chère, le principe étant que l’emplacement et le bâti sont apportés par la commune, et les récoltants et les marchands s’engagent à vendre moins cher que la grande distribution. Selon beaucoup de gens qui se sont exprimés en démocratie participative, ils feraient leurs achats dès lors plutôt dans le marché couvert et il est souhaitable qu’il y ait au moins deux jours de marché couvert par semaine, plutôt que leurs achats sur Internet qui fait perdre les repères économiques à la commune. Et bien, c’est tous simple, l’idée du marché couvert de la vie moins cher, est un apport de commun puisqu’elle recueille la quasi majorité d’avis favorable dans plusieurs modestes communes de province.Le meilleur avenir demande donc à réaliser des idées de commun comme celle-ci.

CHEVALIER Jacqueline 22 mars 2014 à 14 h 27 min

Vivement le résultat définitif du second tour « municipales » !!!
Je ne supporte plus tous ces propos qui salissent le PCF.Le niveau politique est bien léger chez « certains » ….
Et oui, pour répondre le plus possible aux besoins des habitants, il faut le maximum d’élus FDG, Communistes et Progressistes.
Les choix stratégiques divers adoptés par les communistes dans chaque commune ont été réfléchis, pensés, pour réussir dans ce sens-là !
Comment lutter contre la politique d’austérité du PS, si nous
avons très peu d’élus au sein des communes ?
Je laisse, à quelques-uns et unes, le soin de méditer sur cette
question.
Pour ma part, j’ai grande confiance dans ces MUNICIPALES d’une forme tout-à-fait nouvelle et qui a fait couler bcp d’encre ….

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