Briser l’étouffoir de la démocratie !

le 17 février 2016

austeriteetouffelepeuple

Par Patrick Le Hyaric

Sept ans après la déflagration économique de 2008, de nombreux indices indiquent que la folie financière menace une fois encore le monde. Les banques centrales fabriquent de la monnaie qui ne sert pas à l’économie réelle, au travail, aux investissements pour l’avenir mais à la rente et la spéculation. Une bataille tenace devrait être menée pour que l’argent émis, particulièrement par la Banque centrale européenne, soit utilisé pour alléger la dette des Etats afin de relancer les services publics, pour un grand plan européen d’investissement aidant la transition environnementale et numérique, ce qui permettrait de créer des millions d’emplois, de faire reculer la pauvreté et les inégalités de plus en plus insupportables. Seule une insurrection démocratique des peuples contre la violente loi de la finance pourra en ouvrir la perspective.

Cette impitoyable dictature de l’argent dans le cadre de la multiforme crise mondiale, pousse de plus en plus les gouvernements, les institutions internationales et européennes à préparer un grand bond en arrière vers moins de liberté, moins d’égalité et moins de fraternité. Dans ce processus, le gouvernement Français joue un rôle d’autant plus négatif qu’il le fait au nom de « la gauche ».

Le politicien remaniement gouvernemental ne vise qu’à tenter de faire réélire F. Hollande en fermant la porte à une candidature alternative à la sienne. Ceux qui hier combattaient la révision constitutionnelle et l’orientation droitière des choix sociaux, se retrouvent aujourd’hui à devoir appliquer une feuille de route gouvernementale dont il a été annoncé qu’elle ne bougera pas d’un iota. Le signal envoyé, celui d’un opportunisme total, est délétère pour l’ensemble de la vie démocratique et affermit encore un peu plus le sentiment de défiance voire de rejet de l’activité politique. Seule l’extrême-droite peut y trouver son compte, d’autant plus que la réalité restera la même pour nos concitoyens, marquée par un chômage et une précarité de masse, des fins de mois de plus en plus difficiles et des services publics bien en peine pour assumer leurs responsabilités. Quant à la réforme pénale qui entame le principe de séparation des pouvoirs, comme pour la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité, le gouvernement compte bien aller au bout de ce qu’il a entrepris. Il le fait en brandissant la menace d’autres attentats présentés comme inévitables, alors que la réforme constitutionnelle, de l’aveu-même du premier ministre, ne sera d’aucune efficacité contre eux. Nombreuses sont les personnalités les plus diverses qui alertent sur la gravité de ce qui se passe. Contribuer à ce que leur protestation gagne les couches populaires devrait être l’ambition de toutes les organisations et militants progressistes.

Le glissement rétrograde à l’œuvre en France vers une conception nouvelle et autoritaire de l’Etat, doublée d’un assèchement des principes démocratiques et d’un libéralisme économique agressif, participe d’un mouvement plus général qui touche tous les pays européens. Il serait préjudiciable à une analyse correcte de ne pas prendre en compte la réalité politique de nombreux pays européens théâtres d’une montée en puissance des mouvements xénophobes, nationalistes et identitaires, promoteurs également de nouvelles législations qui visent à mettre au pas le mouvement social et d’une dérégulation accélérée des modèles économiques et sociaux.

Partout sur le continent, la conception de « l’état de droit » héritée des Lumières est écornée. Au cœur même des institutions européennes, la parole démocratique est bafouée à l’autel de traités illégitimes, dont certains peuvent être considérés comme illégaux puisque contraire à la volonté populaire exprimée dans les urnes.

Au moment où s’accentue la crise économique et sociale, l’ensemble des Etats européens décident de législations liberticides. Les cas les plus inquiétants viennent des anciens pays de l’est. Les nationalismes y prolifères en s’appuyant, à la fois, sur l’échec des anciens régimes et sur les situations économiques et sociales désastreuses encore aggravé par l’ultra-libéralisme. Des pans entiers des populations portent la haine de l’étranger, la stigmatisation de l’islam, le refus de prendre leur part dans la solidarité avec les réfugiés, la fermeture des frontières. Et phénomène nouveau, la même pente mortifère atteint désormais des pays d’Europe du Nord, présentés il y a peu comme des réussites des gestions sociales-démocrates. En Pologne, la chasse est ouverte contre tous ceux qui osent contester la dérive fascisante du pouvoir, aux premiers rangs desquels les militants progressistes dans leur diversité, des syndicalistes, des intellectuels, des libéraux aux communistes. Des contre-réformes menées par le pouvoir visent à menacer l’indépendance des médias publics, à neutraliser le Tribunal constitutionnel, la plus haute juridiction du pays, à interdire l’avortement, à rogner le droit des femmes et des homosexuels au nom « d’une culture chrétienne authentique ». En Hongrie, les médias sont accaparés par des oligarques aux ordres d’un pouvoir qui n’en finit plus de jouer avec des passions identitaires. L’islam est montré du doigt, les réfugiés jetés à la vindicte des franges les plus radicales de la population.

Les institutions européennes s’en émeuvent. Mais leur sincérité est mise à l’épreuve, d’une part par leur comportement à l’égard des réfugiés, et d’autre part quand elles refusent de constater qu’en Ukraine des néonazis tiennent le haut du pavé. Inutile de verser des larmes sur les dérives hongroises, polonaises ou slovaques si c’est pour cautionner, au nom d’obscurs objectifs géopolitiques, les mêmes dérives à Kiev.

Dans l’Europe du Sud, cette dérive, certes moins intense, est également palpable. En Espagne l’année dernière, alors que les plans d’austérité asséchaient le pays, le gouvernement de M. Rajoy faisait voter une loi qui inquiète jusqu’à l’ONU : la loi Mordaza baptisée par ses détracteurs « loi bâillon » qui restreint considérablement le droit de manifester, envisage des poursuites pénales contre les manifestants, interdit le campement sur les places publiques et couvre les abus policiers. En Angleterre, alors que David Cameron annonce une purge sans précédent dans les budgets publics et demande des dérogations antisociales au conseil européen, c’est contre les syndicats que les attaques sont dirigées. Une loi, votée il y a quelques mois, exige désormais un taux de participation minimum de 50 % dans des scrutins préalables à la grève. Dans le secteur public, elle doit obtenir le soutien d’au moins 40 % des salariés pour être considérée comme légale. Le préavis de grève est porté de sept à quatorze jours. Il est désormais possible d’en appeler à des intérimaires pour remplacer les travailleurs grévistes et de lourdes amendes sont prévues si les grèves ne sont pas adoubées par le pouvoir politique et déclarées aux forces de police. La liste est loin d’être exhaustive…

Comment ne pas voir que ces gouvernements suivent cette pente liberticide, antisyndicale et antisociale au moment où la nuée financière menace de se transformer en un terrible orage, comme vient de le reconnaître M. Trichet, l’ancien président de la Banque centrale européenne ?

Dans le cadre de sa crise financière permanente, le capitalisme se cherche une cohérence en sollicitant les missions régaliennes des Etats pour se déployer sans frein ni contestation et en sollicitant les gouvernements et les parlements pour détruire les lois qui encadrent le travail et protègent les travailleurs. Le dispositif politique qui se met en place vise avant tout à sécuriser le pouvoir des puissances d’argent.

En France, il s’agit soit de conserver le pouvoir actuel n’ayant plus de gauche qu’une étiquette défraichie, soit de choisir entre différentes variantes des droites plus proches que jamais du « thatchérisme » avec la valorisation et l’utilisation de l’extrême-droite chargée de capter les mécontentements et d’attiser les divisions parmi les victimes elles-mêmes des politiques ultra-libérales. Bref, tout est fait, avec le concours du média-business et des institutions de la Ve République, pour empêcher dès aujourd’hui toute contestation qui puisse déboucher sur une alternative sociale et politique.

La prolifération des traités de libre-échange qui contournent les souverainetés populaires comme les institutions internationales, accélèrent ce mouvement d’un ultra-libéralisme autoritaire et destructeur. Voilà qui devrait faire plus réfléchir et autrement dans la perspective des prochaines élections législatives et présidentielles. L’objectif ne devrait-il pas être de rechercher un rassemblement de type nouveau, sur un projet populaire démocratiquement construit, de plein pied dans les réalités contradictoires de notre époque ? Un projet qui n’ignore pas la nécessaire subversion du système en France comme en Europe, pour donner ses chances à l’aspiration à vivre autrement et mieux.

Le mouvement social a besoin que s’exprime une créativité populaire qui, pour l’instant, fait défaut. Tout commande donc d’insuffler de la démocratie, du dialogue, du débat dans tous les pores de la société. Il nous semble qu’il n’y a pas le choix, ne serait-ce que pour contrer les projets liberticides et les entraves au déploiement des idées progressistes, au premier rang desquelles cette activation permanente d’un sentiment de peur bien mauvaise conseillère.

Un mouvement commun pour la défense des libertés, des principes démocratiques et pour extraire l’économie de son cancer financier peut naitre des contradictions à l’œuvre. On voit que même outre-Atlantique, face à la déferlante du pire, des idées de progrès peuvent se frayer un chemin.


18 commentaires


Michel Berdagué 17 février 2016 à 16 h 29 min

Pour contrer ces projets liberticides qui se mettent en place – et ils ont l’ extrême droite à l’ affût après l’ avoir mise sur orbite comme repoussoir – nous devons affiner et dire avec toute notre détermination notre Projet/programme qui sera voté par les communistes lors du Congrès début juin , puis que nous construirons sur cette base réaliste et la seule un Rassemblement pour résoudre la crise systémique du capitalisme et contrer la crise en acmé , en pic sans précédent qui pointe sous peu vers 2017/2019 .
Et ce n’ est pas une candidature auto proclamée qui arrange les choses , personne ne peut forcer le bras quand les forces qui pourraient et doivent se rassembler ne se sont pas mises en mouvement pour 2017 . Les élections deviennent sous cette Cinquième combattue du présidentialisme exacerbé pourtant honni.
La très grave crise endémique , systémique du capitalisme – impérialisme financier , aggravée par une prévision à très court terme qui est prête à s’ avérer grave à tout moment , mérite un autre traitement plus radical que n’ importe quelle candidature dans un flou en solo .
Nos propositions sont très concrètes cf : Denis Durand , la Problématique de Frédéric Boccara et Yves Dimicoli …qui apportent des solutions en urgence à court et moyen terme avec une perspective vers une vie pleine .

alain harrison 8 mars 2016 à 0 h 38 min

Bonjour M. Berdagué.

«« Nos propositions sont très concrètes cf : Denis Durand »»

Dommage que vous ne fassiez un résumé des grandes lignes. Cela serait utile.

Moi je prône le revenu de base-salariat couplé aux coopératives autogérées à temps partagé.
J’ai déjà souligné le potentiel de changement économique, de la structure du pouvoir….
Et une énumération des avantages et améliorations de la vie quotidienne: recul de la criminalité et des maladies psychosomatiques induites (et la quantité effarante de pilules contre le mal vivre, etc…

Je vous suggère de faire de même avec les propositions…..

Il faut pouvoir regarder les propositions, en faire l’évaluation et en voir les priorités.

Ne pas attendre les élections.

Et puis, Podemos…plus de mille…à travers le pays.

Former des animateurs à temps partagé…..

Tout le monde peut amener sa pierre dans le mouvement préparant la révolution souhaitée plus ou moins consciemment dans les Peuples.

Il faut initier un vaste mouvement de conscientisation….
Développer plusieurs moyens d’action en plus de ceux existants: pendant une manifestation des animations (interactives) sur différents défis: problème et solution, pamphlet énumérant des listes de problèmes et leurs solutions, des listes de documentaires, d’articles, montrant comment ça marche (l’économie financière..), donnant une vision d’ensemble (modus operandi…)Des suggestions..

Colombe 18 février 2016 à 8 h 39 min

Les primaires me font peur.Cela va ressembler a l’époque de l’actualisation du programme commun ,ou le PS et les médias ont accusé le PCF de faire de la surenchère .On a vu la suite.
Les médias avec leurs soit disant experts et économistes qui n’ont pas vu venir la crise ,soutiendront le projet le moins progressiste le déclarant plus réaliste ,les autres étant démagogiques ou ringards.
Si on s’allie avec de soit disant frondeurs ,on sera amené a réduire notre propre projet.Ils proposent par exemple de faire fusionner la CSG avec l’impot sur le revenu ,on ne peut pas accepter ca.
Attention Mélenchon est en train de nous couper l’herbe sous les pieds et cherche a diviser le parti.
C’est le peuple qu’il faut rassembler ,sur un projet clair sur la société que nous voulons avec des luttes immédiates.Seul le peuple sera le gardien du projet. On la vu en Grèce ,il ne suffit pas de prendre le pouvoir .En face ils ne restent pas les deux pieds dans le meme sabot.La sainte alliance se mettra en place.

alain harrison 8 mars 2016 à 0 h 43 min

Bonjour Colombe.

Comment rejoindre les citoyens-travailleurs ?

Comment amener les citoyens-travailleurs à s’impliquer.

Qu’est-ce qui fait problème à l’implication ?

Colombe 18 février 2016 à 9 h 23 min

Pourquoi aller vers des demies mesures avec des soit disant frondeurs alors que l’on s’attend a un nouveau krach ?

Michel Berdagué 18 février 2016 à 10 h 43 min

Oh oui Colombe , c’ est incompréhensible …
Charrue avant les boeufs et quid du moteur Communiste ? chékoi ça ?
Alors que nous n’avons que jusqu’ au 2 Mars 2016 , que qqs jours pour émettre des Contributions , certes déjà conséquentes , mais à approfondir , et de ne pas hésiter à en faire , surtout avec le piège de nous forcer le bras et tout avec de ce pg déjà propriétaire du sigle -sic – fDg avec la proclamation du solo de candidature , et la nouvelle donne de ces primaires à  » gauche  » mais de laquelle ou desquelles gôches , apportent toutes les confusions dans le brouillard très sombre en France et tout est fait pour la nausée et de se détourner du politique clair , l’ abstention va encore être le premier Parti , et les bruns en embuscade soutenu par le capitalisme voire impérialisme ! .
Seul le Parti communiste ne s’est pas compromis – des critiques certes ou manques – mais pas compromis avec ces sauces vertes en faisant des allers et retours gouvernementaux , avec une Préparation du Congrès des plus importants pour affiner la stratégie et la tactique , pour le Projet/programme , urgent , à court et moyen terme avec des perspectives de libération et d’ alternative à ce système capitaliste en despotisme intégral ; pour que le peuple ait confiance comme en 2005 avec Sa Victoire magistrale et pourtant bafouée !
Oui  » C’est le peuple qu’il faut rassembler ,sur un projet clair sur la société que nous voulons avec des luttes immédiates.Seul le peuple sera le gardien du projet. On la vu en Grèce ,il ne suffit pas de prendre le pouvoir .En face ils ne restent pas les deux pieds dans le même sabot.La sainte alliance se mettra en place. » Colombe .

alain harrison 8 mars 2016 à 0 h 49 min

M. Berdagué.

«« C’est le peuple qu’il faut rassembler ,sur un projet clair sur la société que nous voulons avec des luttes immédiates.Seul le peuple sera le gardien du projet. »»

Première chose, décrire la société souhaité.

La soumettre aux citoyens-travailleurs….

Podemos, plus de mille ..à travers le pays.

Un cite internet sur les grandes lignes de cette société.
Inviter à signer ce consensus.

Colombe 18 février 2016 à 11 h 46 min

J’ai l’impression que l’on court derrière le balancier,de ce fait il ne passera jamais devant nous.

alain harrison 3 mars 2016 à 1 h 03 min

Bonjour.

«« Les banques centrales fabriquent de la monnaie qui ne sert pas à l’économie réelle, au travail, aux investissements pour l’avenir mais à la rente et la spéculation. »»

Mais d’où vient l’argent des grands investisseurs ?

Enfin la réponse vient de nous être donné par M. Le Hyaric. Un grand merci.

Bon, examinons pas à pas comment ils ont fait.

Un élément très important:

Les prêts de l’endettement.
Comment ça fonctionne.

En tout cas c’est très efficace quand les hollandes de ce monde sont au pouvoir.
Voilà que l’Argentine repasse à la moulinette.

Comment ça marche ?

La France 2017.

Allo la gauche, c’est quoi votre programme ?

Le classique: la politique économique des ajustements-désajustements, des équilibrages-déséquilibrages sous l’oeil attendri des agences de notation. Un triple AAA+++ pour mieux s’endetter à la grande joie des grands parieurs Goldman sachs et ci.

alain harrison 5 mars 2016 à 5 h 41 min

Bonjour..

Oui la Démocratie est étouffée.

L’UE en est un, si ce n’est pas encore compris. N’attendez pas d’être trop faible, la seule façon est de passer de la réaction à l’agir, et de subir….
Sur Cuba France Provence.

1)Cuba: Cuba répond aux Etats-Unis au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, un article de Cubadebate du 2 mars 2016 traduit par Françoise Lopez. Incroyable: les Ynakees la ramènent encore!!…

2)Amérique Latine: Les guerres sales d’Amérique Latine,un article de Cubadebate du 24 février 2016 traduit par Françoise Lopez. Un article très intéressant qui revient sur les sales guerres précédentes et actuelles en Amérique Latine. A lire absolument;

3)Bolivie: Des drones survolent la maison du Président Evo Morales, un article d’AVN du 2 mars 2016 traduit par Françoise Lopez. Décidément, ils deviennent enragés, les Yankees… Espérons que ces petites incursions n’auront pas de suite mais ça rappelle de mauvais souvenirs! Toute notre solidarité à Evo Morales.

4)Venezuela: Le chef du Bloc de la Patrie menacé de mort, un article d’AVN du 2 mars 2016 traduit par Françoise Lopez. Là, c’est la droite qui devient enragée… mais c’est pareil.

5)Venezuela: L’accès au parlement refusé à des représentants des peuples indigènes,un article du site du PSUV du 2 mars 2016 traduit par Françoise Lopez.

6)Venezuela: Le Venezuela demande à l’ONU de réviser le projet de Loi d’Amnistie proposé par la droite, un article d’AVN du 2 mars 2016 traduit par Françoise Lopez.

7)Argentine: Malgré Macri et Cablevisión, nous continuerons de regarder Telesur, un article du Resumen Latinoamericano y del Tercer Mundo du 1° mars 2016 traduit par Françoise Lopez.

8)Cuba: Communiqué de presse du ministère de la Santé publique: Premier cas de zika :, un article d’e Granma en français du 2 mars 2016.

La droite se croit au-dessus des lois, elle réclame l’amnistie pour les récidivistes de son clan.
Une amnistie s’applique selon des principes.
Je crois que l’on peut faire des corrélations entre droite, fasciste et néo-capitalisme.
Regardons avec la « vision d’ensemble » juste le siècle dernier.

Un bon pédagogue pour nous initier à la vue d’ensemble:

Crimes contre l’humanité : L’ultime retour des barbares
Par Fethi Gharbi
Mondialisation.ca, 06 août 2014

alain harrison 24 mars 2016 à 18 h 03 min

Bonjour.

Ce qui se passe pour la Grèce, si l’expérience néo-capitaliste sauvage passe dans l’indifférence, alors elle sera appliquée à grande échelle, c’est déjà commencé, en Afrique avec les investissements protégés, en Amérique latine avec le renversement des gouvernements progressistes, au Moyen-Orient et sa destruction systématique, que ce passe-t-il au sud de la Chine, Viet-name……. les populations connaissent une amélioration globale réelle ?!

Le Venezuela a tout de même développer une expertise significative de prise en main par un partie importante de la population, et je crois, je peux me tromper, au-delà ce qu’a réalisé Cuba, blocus oblige; que l’Argentine et son développement coopératif; que la Bolivie et d’autres pays engagé dans le progressisme-révolutionnaire. C’est mon opinion, en regard de mon suivi limité des progrès au Vénézuéla, par le truchement de Venezuela infos wordpress.

Je suggère à tous de visiter ce site et d’explorer les articles concernant les expériences du peuple.

Il ne faut pas que meurt ce mouvement du peuple.
Qu’il soit enterrer dans l’indifférence.
Vénézuéla:
La droite à menacer de déclencher la terreur au cas qu’elle perdrait les élections de décembre 2015. Mais, fait tout son possible pour réduire à néant les avancés qu’une part importante de la population a mis en branle accompagné  » parfois maladroitement » du gouvernement Chaves-Maduro.
Sabottage oblige.

Un article intéresant:

Renaître avec toutes les forces du mouvement populaire
L’auteur: Katherine Castrillo 12 décembre 2015

«« Je recours à la mémoire parce que dans les heures de “chute” c’est le seul lieu originel où je peux me convaincre du chemin que nous avons parcouru. Cette mémoire me dit que l’heure est venue pour nous de retrouver une racine partagée par des millions de vénézuélien(ne)s qui sommes né(e)s, paradoxalement, de la victoire sur plusieurs défaites.»»
https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/12/12/renaitre-avec-toutes-les-forces-du-mouvement-populaire/

Le Peuple Français ne devrait-il pas se référer à ses meilleures mémoires, pour réactiver le sens du progrès révolutionnaire ancré dans son patrimoine historique.

Comment éveiller la population, en lui faisant voir son véritable pouvoir de changement qui passe nécessairement par un vaste consensus sur l’alternative à ce système mortifaire.

alain harrison 24 mars 2016 à 18 h 12 min

Les discours sont une force symbolique puissante.

Répéter un mensonge suffisamment il deviendra vérité.
Et une vérité assez longtemps, elle réveillera.

Je vous le redit, un incontournable, la psychologie de masse…..est la somme des psychologies individuelles. Le principe du conditionnement manipulé.

Les chapitre 1 et 9 de tous manipulés tous manipulateurs. L.-M. Abgrall.
Il a fait un travail remarquable, allons-nous le tabletter ???

alain harrison 24 mars 2016 à 18 h 21 min

Un crime contre la démocratie progressiste.
Il y a un étouffement, de la démocratie, mondialisé.
Crime contre l’Humanité: la destruction des avancés sociétales.

Fin de l’ère post-néolibérale en Argentine et ascension de la droite pure et dure
Par Prof. James Petras
Mondialisation.ca, 28 février 2016

««La lutte de classes « d’en haut » a atteint son expression la plus intense, globale et rétrograde en Argentine, avec l’élection de Mauricio Macri comme président en décembre 2015. Pendant les deux premiers mois au pouvoir, Macri a révoqué par décret une multitude de politiques socio-économiques progressistes votées au cours de la dernière décennie et essaie de déloger des institutions publiques les voix indépendantes.
Ayant une majorité hostile au Congrès, il a confisqué le pouvoir législatif et a procédé à la nomination de deux juges de la Cour suprême violant sa propre Constitution. »»

http://www.mondialisation.ca/fin-de-lere-post-neoliberale-en-argentine-et-ascension-de-la-droite-pure-et-dure/5510853

Une politique qui a passé inaperçu, très destructrice à la longue, les politiques économiques d’ajustement (de destabilisation) qui fragilise les avancés sociétales. Le voyez-vous ?

alain harrison 24 mars 2016 à 18 h 45 min

Schématiquement, une suggestion.

Les quatre piliers:

Solution, information, temps, organisation.

La table: la population comme maître d’oeuvre.

consensus et agenda

Le m6r.Fr comme point de ralliement ???

Constitution, politique de transition, participation citoyenne travailleur.

alain harrison 24 mars 2016 à 18 h 59 min

Je reviens sur l’article.

Fin de l’ère post-néolibérale en Argentine et ascension de la droite pure et dure
Par Prof. James Petras
Mondialisation.ca, 28 février 2016

«« Les programmes progressistes de Kirchner ont été basés sur le boom du prix des matières premières. Quand ceux-ci se sont écroulés, la « cohabitation » capital-travail s’est dissoute et l’alliance des entrepreneurs, de la classe moyenne et du capital étranger, avec à la tête Macri, a profité de la fin du modèle pour arriver du pouvoir.

La lutte de classes poussée depuis le bas s’était trouvée gravement affaiblie par l’alliance du monde du travail avec le régime de Kirchner, non parce qu’elle en bénéficiait économiquement , mais parce que le «« pacte a démobilisé »» les organisations de masses actives dans la période 2001-2003. »»
http://www.mondialisation.ca/fin-de-lere-post-neoliberale-en-argentine-et-ascension-de-la-droite-pure-et-dure/5510853

Un des articles essentiels, ça se passe maintenant.

Ne voyez-vous pas de similitudes avec ce qui se passe dans certains pays d’Europe, sinon dans l’ensemble avec des variantes plus ou moins directes et violentes: de basse, moyenne ou haute intensité.

Comités, satellites à temps partagé, bouche-oreille, et internet….

Les médiats locaux……

Que reste-t-il des organisations communales (si c’est bien ça….) françaises ?

alain harrison 24 mars 2016 à 19 h 22 min

Question importante.

Comment reconnaître un parti politique ?
L’honnêteté et l’intégrité sont deux incontournables.
Qu’est-ce qui distingue un parti vrai d’un parti faux ?

Un indice, les exercices de réflexions et de questionnements sont un sain exercice.

Encore un extrait (indice).

«« Aux grandes organisations de classe capables de mobiliser la lutte de classes depuis d’en bas, affaiblies par une décennie du « modèle corporatif » de l’ère Kirchner, leur prendra du temps se reconstruire. La grande inconnue est de savoir comment organiser un mouvement politique de niveau nationale qui va au-delà du rejet des candidats électoraux pro Macri dans les prochaines élections législatives, provinciales et municipales et quand le faire. »»
http://www.mondialisation.ca/fin-de-lere-post-neoliberale-en-argentine-et-ascension-de-la-droite-pure-et-dure/5510853

La phrase clef:
««« un mouvement politique de niveau nationale qui va au-delà du rejet des candidats électoraux pro Macri dans les prochaines élections »»»

«« Au delà du rejet »»

alain harrison 24 mars 2016 à 19 h 28 min

Comme il est dit:

«« Seule une insurrection démocratique des peuples contre la violente loi de la finance pourra en ouvrir la perspective. »»

Que faut-il faire face au système UE, car c’est un système et non une union ?

alain harrison 24 mars 2016 à 19 h 29 min

Quelle est la structure schématique du système néo-capitalisme sauvage alias néo-libéralisme ?

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