Absolument rechercher un chemin pour la paix

le 23 septembre 2022

Sept mois après le début de la sale guerre déclenchée par le pouvoir poutinien contre le peuple ukrainien, les grands de ce monde jettent du sel sur les plaies. Alors que le nombre des victimes civiles et militaires ne cesse de s’accroître, que les destructions massives multiplient les champs de ruines, nous assistons à un moment nouveau d’escalades verbales, préludes à des escalades guerrières dont la probabilité ne finit pas de grandir. 

Le danger est extrême. Il est ignoré par des écrans de télévisions qui, dans une unanimité troublante, diffusent des bavardages à sens unique. La guerre est accompagnée de sa propagande, négation d’une information qui aiderait à une compréhension largement partagée d’une situation pourtant fort complexe.  L’indignation que provoquent les images atroces qui défilent et qui émeuvent aux larmes, cultive une rage qui pousse à réclamer encore plus d’armes pour « vaincre » Poutine et la Russie, et se mettre du côté de l’OTAN pour être mieux protégés. Bref, la guerre poutinienne permet aux puissances occidentales de renforcer leurs stratégies militaristes et impérialistes. Les peuples sont réduits à n’être que des spectateurs de parties d’échecs dont ils ignorent les règles. Chacun est censé connaître par avance le vainqueur. Il aurait au préalable été poussé à choisir son camp, celui qui lui a été indiqué par un flot d’injonctions partisanes.

Les esprits sont ainsi sommés de prendre parti et préparés à accepter les efforts au premier rang desquels figurent les sacrifices à consentir face à une inflation galopante et à des pénuries prétendument créées par la guerre.  Matin, midi et soir nous avons droit aux décomptes des militaires, des chars et des missiles de part et d’autre. On vante l’efficacité de drones qui tuent, les trajectoires des obus calculées et réglées par l’intelligence artificielle. Sur les cartes, nous suivons au jour le jour les kilomètres carrés de territoires occupés ou libérés, des échanges de prisonniers. Tout vise à entretenir une ambiance anxiogène de conflit armé qui menace de se généraliser avec de plus en plus d’armes de plus en plus sophistiquées voire la menace nucléaire, alors que l’urgence devrait être de défricher patiemment les chemins étroits de la paix qui passe tout de suite par le retour des troupes russes dans leurs casernes. 

Il ne s’agit aucunement d’un jeu, mais bien d’une terrible guerre dans laquelle le peuple ukrainien et des militaires russes versent leur sang, avec une Ukraine qui subit la destruction de ses services publics, de ses maisons, de ses écoles, de ses hôpitaux et de ses champs. Les enfants ukrainiens, les travailleurs ukrainiens, les femmes ne doivent ni être les otages des luttes d’influence au cœur du Kremlin, ni des élections de mi-mandat aux États-Unis, ni des appétits de l’industrie de guerre. Oui, les faucons s’agitent de part et d’autre et l’industrie guerrière, dont curieusement on ne dit mot de ses « superprofits » tourne à plein régime.

« Arrêtez le massacre ! » devrait- on entendre monter de toutes parts. Mais le mot « paix » a disparu des interventions des grands de ce monde. Ce beau mot, étendard de la quête universelle d’humanité, serait-il devenu une ignominie qui condamne à une prise de parti pour un camp, qui fait de la moindre remarque un tant soit peu discursive de l’idéologie dominante, un soupçon d’identification à l’agresseur et ses crimes de guerre ? Mais c’est la guerre qui est un crime contre l’humanité ! Ne pas chercher la voie étroite permettant d’y mettre fin revient à laisser perdurer ce crime. Croire que le langage du rapport de forces et de l’humiliation de la Russie permettrait la paix reviendrait à ne retenir aucune leçon de l’histoire européenne, notamment les conditions de la signature du traité mettant fin à la Première Guerre mondiale. À peine l’encre de celui-ci séchée que se créait ce qui a conduit à la préparation de la seconde. C’est ce qu’aurait dû retenir le président de la République française. Or, sa véhémente allocution à la tribune des Nations Unies, dans un hémicycle à moitié vide, mardi dernier n’avait rien d’apaisant. Au contraire, il s’est inscrit dans cette mortifère escalade. Au nom de quoi, lui, l’aligné et même l’humilié des Américains qui ont empêché la vente de sous-marins français à l’Australie, peut-il parler sur ce ton aux pays qui refusent de choisir entre approuver ou désapprouver Poutine ? Au nom de quoi, peut-il faire une telle leçon sur les colonialismes et l’impérialisme à des pays qui souffrent notamment du colonialisme français ? Parlons des interventions militaires ! Parlons de cet impérialisme qui fait de la prééminence du dollar sur les échanges mondiaux la cause de tant de souffrances dans les pays émergents, mais aussi pour nos peuples en Europe.

Que dire de l’extraterritorialité du droit américain qui pénalise nos entreprises comme celle des pays émergents. Que dire encore du refus de lever les brevets sur les vaccins qui concernait en premier lieu ces pays. La France était alignée sur les Américains et leurs groupes pharmaceutiques à l’Organisation mondiale du commerce. Que dire du blocus criminel imposé à Cuba ? Et que dire de la poursuite du franc CFA dans les pays africains ? Que dire enfin des interventions de la France en Afrique ? De son soutien à des dictatures qui y épuisent nations et peuples. Et, M. Biden qui en tant que sénateur démocrate a voté l’invasion de l’Irak n’est pas plus qualifié pour donner des leçons. Le monde paye toujours la lourde facture de cette guerre déclenchée sur la base d’un mensonge diffusé en mondovision. N’a-t-on pas compris dans les palais de la République que le monde change et que des pays dans lesquels vit et travaille  la majorité de la population mondiale veulent s’émanciper de la domination capitaliste occidentale ? La France est la France quand elle se place au niveau de l’intérêt général et fait valoir une diplomatie de la paix.

Nous nous plaçons aux côtés des pacifistes et démocrates russes et ukrainiens qui se sont exprimés à nos côtés à la Fête de l’Humanité, et qui mercredi encore signaient un texte commun dans l’Humanité. Un événement que les guerriers des plateaux de télévision n’ont pas remarqué. Nous louons le courage de celles et ceux qui, en Russie, manifestaient dans d’abominables conditions, justement à l’occasion de la Journée internationale de la paix au prix d’une féroce répression de la part de la police poutinienne.

Au lieu de rechercher ce chemin pour la paix, les dirigeants américains et l’OTAN se sont engagés tout l’été plus avant dans l’escalade, la fourniture de plus en plus de matériels militaires, de renseignements et même de combattants. Des forces importantes à Moscou poussent au pire. Ces faucons et Poutine répondent par une dangereuse opération consistant à faire acter par référendum (dont on connait le résultat) que les territoires occupés sont partie intégrante de la Russie. À partir de ce moment ; ils considèreront qu’une tentative de reconquête par le pouvoir ukrainien et l’OTAN serait une agression contre la Russie. À Moscou les radicaux nationalistes tonnent avec un langage très inquiétant, à l’image de la directrice de Russia Today écrivant : « Cette semaine marque soit la veille de notre victoire proche, soit la veille d’une guerre nucléaire, je ne vois pas de troisième solution ». On entend aussi de tels propos à Kiev, à Londres et à Washington et dans quelques antichambres des institutions européennes. Dès lors, le pire devient possible. On n’a jamais parlé aussi ouvertement de l’utilisation d’armes de destruction massive dont l’arme nucléaire. Heureusement que de grands pays comme la Chine et l’Inde appellent avec force à ce que se taisent les armes. La situation est donc lourde de dangers. Elle porte en germe les conditions d’une déflagration en Europe. L’une de nos principales responsabilités politiques aujourd’hui est de l’empêcher. Que le chemin soit très étroit, nous en avons conscience. Que les conditions d’un dialogue constructif avec Poutine et son pouvoir, soit peu enclin à s’asseoir autour d’une table de discussion, soient très compliquées est une évidence. Cela ne doit pas conduire à baisser les bras. Il faut tout remettre sur la table !

La route qui a conduit à cette situation et cette impasse mortifère : de l’élargissement de l’OTAN aux accords de Minsk jamais mis en œuvre. La question fondamentale est de traiter les enjeux de sécurité collective en Europe et au-delà dans le monde. Dans la rue, les conseils municipaux, départementaux, régionaux jusqu’au Parlement et dans les institutions européennes faisons résonner les voix de LA PAIX. Multiplions les résolutions, multiplions les débats et les rassemblements. Oui, la paix maintenant, avant qu’il ne soit trop tard. Cherchons des alliances avec les organisations pacifistes, démocratiques partout dans le monde. Le congrès à venir du mouvement de la Paix peut y contribuer après les rassemblements qui se sont tenus mercredi dernier. Ils étaient nécessaires et utiles. Ils nous ont aussi permis de vérifier combien nous étions loin du compte. Partout, poussons, comme alternative à la guerre, l’exigence ; la préparation d’une conférence européenne pour la sécurité et la paix en Europe associant tous les pays impliqués et au-delà, sous l’égide de l’ONU. Parodions ces propos de Jean Jaurès dans l’Humanité déjà en 1905 :

« Dans toute cette indécision des choses et cet équilibre instable des forces, l’action humaine peut beaucoup. La formidable part d’inconnu n’est pas redoutable seulement pour nous communistes. Elle l’est aussi pour ceux qui déchaineraient témérairement des guerres dont nul aujourd’hui ne peut prévoir les conséquences politiques et sociales et les contre coups intérieurs. Donc, nous pouvons agir dès aujourd’hui, à quelque degré, sur la marche des événements, et comme nul ne peut déterminer d’avance le degré d’efficacité de notre action, nous devons multiplier les efforts avec la conviction que les peuples rassemblés et déterminés peuvent déplacer des montagnes. »


13 commentaires


Moreau 23 septembre 2022 à 22 h 08 min

Non à la guerre entre les Hommes, était une des pensées de Mikhail Gorbatchev, et tout le monde devrait l’avoir bien présente à l’esprit en 2022. MIkhail Gorbatchev a été distingué Prix Nobel de la paix en 1990, ce n’est pas rien dans la culture russe et cosmopolite. Les personnes distinguées Prix Nobel de la Paix devraient s’exprimer alors que beaucoup d’êtres humains ne comprennent pas du tout l’évolution soudaine et brutale voire cette opération de guerre. Pacifisme, dialogue culturel, universalisme.

alain harrison 26 septembre 2022 à 7 h 03 min

Gorbatchev ?
Prix Nobel pour nous les Occidentaux qui détenons les vrais valeurs universelles (donc la vérité), mais comment nos autorités politiques, intellectuelles (notre police de la morale) appliquent-elles ces valeurs ?

Un autre point de vue: Georges Gastaud
Mort du liquidateur Gorbatchev
Le Grand Soir
Extrait:
«« un chantage que Nixon résumait cyniquement ainsi «« les dirigeants russes doivent savoir qu’ils auront la guerre s’ils ne changent pas leur système communiste»». Et c’est bien en 1964 que culmina, à l’initiative des dirigeants euro-atlantistes, la crise des euromissiles. Elle consistait à mettre Moscou à 5 min de tir des Pershing II disposé par Washington en Allemagne, en Hollande…. »»

La Pax US: tu entres dans nos rangs, point barre, ou on fait crier ton Peuple (Chili d’Allende, Cuba, Haïti, Vénézuéla….Irak, Libye, l’Afrique fragmenté….)

Les missiles à Cuba en réponse aux missiles US dans quel pays déjà ?

Décidément, la méconnaissance de l’Histoire fait tache.

alain harrison 26 septembre 2022 à 7 h 42 min

Communiste versus capitaliste.

Les valeurs de libres entreprises soudent le clan capitaliste. (profitable pour ceux qui ont la fibre).

Qu’est-ce qui soude le clan communiste, ou socialiste ou…….l’idéologie Marxiste-Léniniste.

Je vous conseille de lire Korzysbki.
(le su et le non su) (la carte n’est pas le territoire)

Qu’est-ce que cela veut dire ?

La réponse juste ne peut être entrevue que par l e questionnement sur notre condition d’humain et notre rapport juste avec l’Évolution Naturelle. Donc, l’histoire sans la préhistoire, la vue d’ensemble.

À lire au plus sacran, l’ultime retour des barbares par Fethi Gharbi.

Ce n’est pas la quantité mais la qualité de l’info.

Krishnamurti: le processus conditionnant de la pensée.

Qu’est-ce qui nous construit au jour le jour ?

Attention à la superficialité, aux lieux communs…….
La banalisation est notre point fort ?

Moreau 26 septembre 2022 à 11 h 48 min

Réfléchir à la synthèse de la pensée de Pierre Juquin et de la pensée de Xi Jinping…

alain harrison 26 septembre 2022 à 20 h 15 min

Le poète écrit des poèmes inspirés.
L’idéologue trace la carte.

Leboyer a rencontré le regard de l’enfant, il a suivi une psychanalyse et a enfanté sans violence (environ 1000) et avant 9000 naissances traditionnelle (un document visuel).
Grof a plusieurs millier de séances psychothérapiques avec LDS et méthode holotropique (dans plusieurs cultures).

Des milliers de penseurs ont décri, mais il est temps de voir les racines et d’agir dessus. Il n’y a pas de remède miracle, mais peut-être un ensemble cohérent d’interaction ?

Une culture générale adéquate pour que l’être-humain puisse distinguer le vrai du faux et le faux du vrai.

L’enfant sourit, rit et aime sans le savoir.

alain harrison 26 septembre 2022 à 19 h 50 min

Avec la tuerie en Russie (école), nul endroit sur terre n’est à l’abri.
Avec l’arrivé du fascisme-capitalisme (Berlusconi n’est pas mort) au pouvoir en Italie, nul endroit sur terre n’est à l’abri.
Avec le terrorisme conquérant (l’Afghanistan, ….), nul endroit sur terre n’est à l’abri.
À lire au plus sacran:
L’ultime retour des barbares.
JP Morgane réclame des états autoritaires.
Les travaux de Stanislav Grof: Introduction du livre « Royaume de l’inconscient humain » et l’épilogue du livre « Psychologie Transpersonnelle »

Changement climatique ou cycle, l’arrivé des fausss infos font le jeu du conditionnement-manipulation, et l’instrumentalisation: croyances versus la science.
Fondamentalement nous les humains sommes sous l’emprises du méta-conditionnement millénaire:
Histoire-Préhistoire-Culture. Nous pouvons agir sur cette dernière avec l’aide de la science (honnêteté intellectuelle et intégrité) et du questionnement (Éducation).

Les populations ouvertes doivent se mettre à niveau avec les découvertes sur notre condition humaine.
L’éducation à niveau pour l’éveil des jeunes (la vue d’ensemble).

On nous parle de résilience, capacité de se reconstruire. Et le peuple Haïtien, les femmes en Afghanistan,…. et le terrorisme, et le système financier face aux crises économiques (2008), et autres.

Moreau 27 septembre 2022 à 22 h 08 min

Réfléchir à la synthèse de la pensée de Pierre Juquin et de la pensée de Xi Jinping… Les Poètes écrivent des poèmes inspirés, on peut dire ça comme ça, c’est bien vrai.

Au regard de la vision au-delà de celle de Charles de Gaulle, au-delà de celle de François Mitterrand, bien qu’ils participent toujours, il ne revient à aucun idéologue de tracer une carte comme il revient à chaque population par universalisme d’adapter son pays et tout universalisme dont il est fondateur. Tel est bien le vingt et unième siècle tel qu’il doit être à moins de vouloir la disparition de toute l’Humanité, moi j’aime l’Humanité, la République d’Humanité.

alain harrison 28 septembre 2022 à 7 h 43 min

Aux US dans les années 50 (ou avant), les pièces d’avions (sous la dénomination de bombardier) inauguraient une stratégie qui permettait au militarisme de devenir une force économique importante à travers les US, de bons emplois partout aux US, et ce que cela pouvait avoir comme impacte sur l’acceptabilité sociale face au militaire. (je me souviens qu’à l’époque de ma jeunesse, les nouvelles en avaient parler, cela m’avait frappé

Aujourd’hui, on parle des sur-profits des grandes entreprises (prise sur le monde ou exterritorialité) dont l’armement militaire, au détriment du développement d’une grande partie du monde selon leur originalité (culturelle, politique et économique). Il s’agit d’un refus global de l’Occident sous l’égide des US qui n’a fait qu’exacerber d’autres potentiels impérialistes, dont la Chine donne des signes et la Russie qui veut se reconstituer, de manière inacceptable, mais comment répondre adéquatement aux diverses manoeuvres des US (l’exemple de l’Irak,…. et du Chili d’Allende….), dont la continuation sordide des US contre Cuba maintes fois dénoncé.

De même, il y a abus de langage ou démagogie en comparant la gestion d’un pays avec celle du bon père de famille (un paternalisme aliénant), de même, penser la réalité, qui n’est qu’instrumentalisation de celle-ci. Alors comment en tirer des leçons ?

alain harrison 28 septembre 2022 à 8 h 01 min

2 grands concepts ont donné les droits de l’homme. Un depuis que l’église (catholique) a accepté que Dieu est en chacun des nous (bien sur, il n’a qu’un fils, Jésus), et le capitalisme, depuis le concept de l’individu-entrepreneur (enterré par les start up). La Chine n’a pas (le Japon) n’a pas ce concept (culture). Donc le façonnement culturel a toute son importance, et cela à chaque époque de l’Histoire. Durant la préhistoire, le développement des premiers humains figurait les cultures historiques de l’humain. Et cela est devenu l’entrave.

Macron, Trump (Bolsonaro…) en sont la malheureuse parodie.

Moreau 28 septembre 2022 à 10 h 35 min

Ô définition partielle du mot entrave Alain Harrison, ces deux dires tout faits et faits pour l’incohérence :
Le poète écrit des poèmes inspirés.
L’idéologue trace la carte.
L’idéologie n’a jamais été la création, la politique n’a pas été la Poésie, le monde n’a pas besoin d’idéologues, les idéologies ont échoué, elles échouent. Par contre, il faut bien sûr le dialogue entre la classe créative et la classe politique, pour peu qu’il s’agisse de la démocatisation républicaine et en aucun cas, de l’extrémisation qui porte les noms des faiseurs de dictature, je ne crois pas que le nom du président de la France soit parmi ces noms, mais il y a (ce qui devrait être éradiquer), des extrémisateurs dans tous les partis politiques dont celui du président de la France comme il en ressort notamment en 2022. Plus que jamais le président de la France doit faire ses preuves d’Homme politique républicain démocratisateur. Le président Macron un dictateur, souhaitons que ce ne soit jamais.

alain harrison 28 septembre 2022 à 20 h 33 min

Macron est un fin manipulateur, il n’a aucune émotion, et comme le néo-libéralisme il crée les crises qu’il peut contrôler jusqu’ici. Et 2008 en est le signe évident. Macron crée ses fausses pistes de solution. Changer de méthodes pour les mêmes résultats. C’est pas assez voyant : la réforme des retraites et l’endettement par les emprunts privés qui ont de l’argent à ne plus savoir que faire, sauf en faire plus. Même la Reine avait son paradis fiscale, mais c’était pas grave puisque ce n’était pas imposable, l’argent du peuple et d’ailleurs. Paradis fiscal. Mais nous sommes tellement assommé intellectuellement que nous, même si nous voyons claire, restons dans nos lieux communs, la boucle est fermée. La jeunesse pourra-t’elle défoncer le plafond de verre (une expression qui dit bien des choses). Comme le dit cette citation: va selon ta foi. Moi je cherche les faits: Leboyer a défoncé le plafond de verre. Lire le début du chapitre __ comme si l’on voulait savoir__ du livre d’Allice Miller: la connaissance interdite.

Moreau 28 septembre 2022 à 12 h 51 min

Louis Aragon reste connu comme un homme inspiré par ce serviteur des Hommes s’appelant Karl Marx, auquel le penseur Xi Jinping se réfère aussi. A ne pas confondre avec je ne sais quelle idéologie inspirante, la poésie est inspirante, l’idéologie, non, inspirante, ce n’est pas le mot.

Pierre Juquin est un homme politique français inspiré par Louis Aragon surtout comme en atteste son œuvre écrite, la poésie est indispensable pour savoir exactement élaborer un programme adéquat et inspirer des adhésions voire rassembler. Pierre Juquin n’étant pas ainsi dans l’idéologie, mais dans la culture politique communiste populaire. Un pionnier ainsi.

Ceci étant dit, et les Citoyennes et les Citoyens, nombreux abstentionnistes, ne voulant pas d’idéologie mais des programmes adéquats pour la vie quotidienne, il faut la suite de la Création.

chb 3 octobre 2022 à 18 h 10 min

La négociation avec Poutine, ce n’est pas « très compliqué » : c’est prendre en compte le besoin de sécurité de la Russie. Dire juste que « c’est compliqué », ce serait parler comme les occupants de la Palestine, non ?
Alors que l’OTAN a grignoté l’ancien glacis protecteur de l’URSS, et qu’elle déclare, plus ouvertement encore qu’au temps de la guerre froide, qu’elle va étouffer la Russie.
Alors que des membres de l’OTAN (France et Allemagne faux garants de Minsk2, U van der Leyen, Boris Johnson etc.) ont fait capoter les négociations en Ukraine dès leur annonce.
Alors que l’espoir de mettre en route l’indispensable gazoduc NS2, est explosé (par qui, sinon les USA ou l’un des vassaux?), assurant pour longtemps que seules la Chine et l’Inde bénéficieront de la fourniture d’une énergie sûre et pas chère d’abord prévue pour nos pays.
Alors que l’UE, déjà économiquement souffreteuse, se fait étrangler par des prix d’énergie énormes, au profit essentiellement des USA. Les retraites et les services publics qui nous restent vont en faire les frais ; sans oublier qu’on va se les geler ces prochains hivers, et que tant les moins aisés que l’industrie vont morfler grave.
Après tant de conflits manipulés, de changements de régime orchestrés, de révolutions colorées bidon qui n’ont apporté que misère et destructions, il serait temps de ne plus reprendre la propagande « humanitaire » ou « démocratique » que l’empire utilise, avec force diabolisation de tel ou tel dirigeant non aligné, pour nous embrigader.
Autre exemple : la regrettable mort d’une jeune iranienne qui n’aurait pas porté son voile selon les préceptes archaïques de son gouvernement tombe à pic pour déstabiliser Téhéran. Si les manifs de jeunes fonctionnent, ce sera pour mettre le grappin sur les richesses de l’Iran, ou juste pour y donner la liberté aux femmes ?? Le cas afghan aurait pu édifier ceux qui ne connaissent pas Mossadegh… Ou le cas du Yémen, dont les innombrables victimes de nos armes occidentales ne réveillent guère les manifestants à Paris, ni ne déclenchent une saine indignation au journal télé. Oh, il n’a pas manqué d’autres cas, en Iraq Libye Syrie etc.
Dans ce contexte, je crois, malgré toute l’estime que je lui porte, que rabâcher comme le fait Patrick au début de son article
« la sale guerre déclenchée par le pouvoir poutinien contre le peuple ukrainien »,
c’est jeter de l’huile sur le feu, jusqu’à nous faire approuver la fourniture, pourtant contraire aux lois internationales, d’armes occidentales de plus en plus létales. C’est conforter l’idée que la victoire (improbable) de Zelenski et de ses donneurs d’ordre et de ses bataillons néonazis apportera la paix et la prospérité. C’est aussi, dans la guerre civile qui dure depuis 2014, prendre parti contre les russophones. Et c’est, plus globalement, entériner l’impérialisme US comme le font servilement nos dirigeants. Or, cet empire est fragilisé, « isolé internationalement » comme on l’entend ad nauseam à propos du Kremlin.
Mais pourquoi donc soutient-on ce patron maffieux qui, depuis Washington, nous exploite et nous opprime tous ? Pourquoi lutterait-on pour la Pax Americana plutôt que pour la paix ?

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