Yvon Taillandier : un artiste majeur nous a quittés

le 6 mars 2018

C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre le décès du grand artiste Yvon Taillandier.

Tour à tour peintre, écrivain, critique d’art, sculpteur, Yvon Taillandier aura exploré toutes les facettes de l’art jusqu’à les mêler dans des toiles et des fresques qui demandent autant à être lues qu’à être vues.

Après voir intégré le Salon de Mai comme secrétaire, association d‘artistes fondée en 1943  et farouchement opposée au fascisme, Yvon entame un important travail de critique et d’historien de l’art. Il engage dans l’après guerre de fructueux dialogues avec les grands artistes de son temps, Giacometti, Braque, Soulages, Derain ou encore Miro, avec nombre desquels il nouera de profondes amitiés.

Devenu pleinement artiste peintre puis sculpteur, il développera l’idée d’une figuration libératrice. « En regardant une œuvre de « figuration libératrice », on doit s’apercevoir que l’espèce, sous certaines conditions, est capable de nous délivrer de la tyrannie du temps. » expliquait-il.

Figure incontournable et tutélaire de l’art figuratif de la seconde moitié du siècle dernier, Yvon aura été un fidèle ami et soutien de l’Humanité, partageant ses luttes et ses combats émancipateurs. « L’humanité n’est pas faite. Elle est encore à faire » avait-il déclaré dans notre journal, en écho aux mots de Jaurès.

Yvon aura prêté à de maintes reprises son coup de pinceau reconnaissable entre tous à notre journal pour en illustrer quelques « unes » fameuses. « J’ai opté pour des couleurs simples, pures et gaies, parce que mes tableaux, si chargés qu’ils semblent parfois, refusent de paraître lourds et se veulent des chants joyeux, voire des hymnes à la joie. » disait-il pour décrire sa démarche artistique original et féconde, ouverte sur les mouvements du monde.

Nous nous souvenons avec émotion de la fresque au nom en clin d’œil, « figures libératrices », qu’il avait exposée dans le hall de l’Humanité pour son centenaire en 2004 et qui symbolisait à nos yeux son audace optimiste et joyeuse.

Au nom de l’Humanité, j’adresse à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à tous ses amis mes condoléances attristées et mes pensées les plus affectueuses et fraternelles.

1 commentaire


Moreau 6 mars 2018 à 20 h 47 min

L’Humanité est le sauveur suprême de tous les Hommes de la Terre, c’est pour cela que les artistes travaillent pour elle. L’histoire de l’Art est la vraie histoire de l’Humanité.

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