Mobilisation pour une vraie réforme, concertée, des rythmes scolaires à Aubervilliers

le 3 octobre 2013

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A l’appel des syndicats d’enseignants j’ai participé avec de nombreux amis dont Pascal Beaudet et Jean-Jacques Kauman, au rassemblement qu’ils organisaient avec  des fédérations de parents  d’élèves et qui a réuni près d’un millier de personnes, ce mercredi 3 octobre à midi, devant l’hôtel de ville d’Aubervilliers.

Une foule dense, scandait « une réforme bâclée, des enfants fatigués » ou encore « Ma commune est pauvre, mon périscolaire aussi ! »

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Un mois après la rentrée scolaire, le premier bilan de la réforme, appliquée à la hâte, sans moyen ni concertation, conduit à ce constat :

–         manque de personnel pour encadrer les enfants,

–         enseignants qui voient leur semaine s’allonger,

–         enfants extenués,

–         parents désorientés…

Il s’agissait donc de faire entendre la voix de ceux qui subissent les conséquences de cette modification des rythmes scolaires !

Sans remettre en cause le principe de réformer l’organisation du temps scolaire et periscolaire au bénéfice des enfants, nous estimons que cette modification devrait être faite à partir d’une concertation avec les différents acteurs que sont les parents, les enseignants, les animateurs, le personnel communal. Les dysfonctionnements liés à la mise en place brutale de cette réforme doivent être entendus et compris  afin que l’on sur des bases démocratiques, une véritable réflexion commune sur l’organisation du temps scolaire et périscolaire.

Pour éviter que ce réaménagement ne se traduise par un accroissement des inégalités entre les villes riches et celles, pauvres, comme Aubervilliers, il faut que le gouvernement  sorte de la restriction et du non dit et propose les moyens financiers indispensables à la mise en place de cette réforme.

Pour la ville d’Aubervilliers, c’est au bas mot 950 000 € qu’il faut trouver en plus pour financer cette réforme. L’Etat doit y donc contribuer plus nettement pour les villes qui n’en ont pas les moyens. Sinon les classes populaires qui habitent ces communes défavorisées vont encore une fois subir une double peine : celle de la pauvreté qui ne leur permet pas d’offrir des loisirs ou des activités périscolaires à leurs enfants, et celle d’une absence de service public pour palier ce manque…

Il faut une reforme qui soit au service des enfants.

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1 commentaire


Fabienne Courvoisier 6 octobre 2013 à 7 h 28 min

Attention!
Ce n’est pas ce genre de réaction que « nous » attendons .
« ….faire entendre la voix de ceux qui subissent les conséquences de cette modification des rythmes scolaires ! » :qui leur a expliqué à « ceux(et celles)-là »?
cela ressemble à l’opposition de Jeannette V…. (et du PCF)quand nous nous battions POUR la Contraception et l’IVG…ce qui n’empêchait pas des « camarades » des 2 sexes de militer avec « nous ».(heureusement)
L’intérêt de l’Enfant doit, il me semble, passer avant celui des parents (aisé(e)s de préférence),des hôteliers et même … des candidat(e)s aux Municipales de 2014.
Quand on rappelle « la lettre de Gustave Flaubert à George Sand » (1867) concernant les « Rom »(nom propre invariable, non?)on ne peut refuser d »en » débattre(!?) .
Bien que « soce », VPeillon est (à mon avis) à écouter(et soutenir) sur la réforme de l’Ecole… ce qui n’exclut pas le DEBAT (objections …mais constructives si possible)
et l’EGALITE des chances ?
et la MIXITE de la Maternelle(2 ans) à l’Université(âge adulte)?
Salutations Laïques (fraternelles donc)
FCourvoisier

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