Le débat oui, le discrédit NON !

le 11 novembre 2017

En toute chose le débat, la confrontation démocratique est nécessaire, y compris entre journaux. Mais, le cadre du débat démocratique est allègrement franchi par les mises en accusation violentes du directeur de Mediapart Edwy Plenel. Autant il est sain, normal, voire essentiel de confronter des jugements raisonnés sur les positions des uns et des autres dans le débat public, autant rien ne justifie la violence des attaques qu’il a à subir, notamment celles, infamantes, d’avoir couvert des viols ou d’être un agent du terrorisme islamique.
La tentative de discréditer des oppositions par de tels arguments outranciers et calomniateurs porte un lourd préjudice au débat public, déjà bien grevé par les postures, polémiques stériles et les bavardages qui ne sont qu’un miel couvrant les spasmes d’un système producteur d’inégalités, destructeur des biens communs, menaçant pour la planète et fauteur de guerres.
Je rajoute concernant cette affaire que les prises de positions de Edwy Plenel et les contacts, somme toute relatifs et critiques, qu’il a pris avec M. Ramadan s’inscrivent dans le nécessaire combat antiraciste. En discuter l’opportunité et les modalités est indispensable. Mais lui porter le discrédit par des coups bas, inacceptable.

6 commentaires


THAON Patricia 12 novembre 2017 à 15 h 11 min

Approuvé et recommandé.

Idelovici 12 novembre 2017 à 15 h 44 min

Merci à Mediapart pour les enquêtes serieuses et approfondies qu’il mène pour nous permettre de comprendre ce que devient le monde dans lequel nous vivons et qui nous fait peur. Je ne crois pas que cette violente mise en accusation fasse progresser le débat au coeur d’un « système » mediatique qui se détruit de jour en jour.

Serge Collet 12 novembre 2017 à 22 h 30 min

Bonsoir Monsieur le Député,
Je viens de suivre le débat entre Fabrice Arfi et Fabrice Nicolino sur France 5.
Je suis d’accord avec votre position, mais que ce passe-t-il chez Charlie ?
Respectueusement.

Serge Collet 12 novembre 2017 à 22 h 37 min

Bonsoir Monsieur le député,
jJe viens de regarder le débat entre Fabrice Nicolino et Fabrice Arfi sur France 5.
J’approuve votre articlé.
Mais que ce passe-t-il chez Charlie ?
Respectueusement.

chb 13 novembre 2017 à 9 h 10 min

L’ OTAN, association de malfaiteurs qui a tué des millions de gens ces dernières années, a besoin de boucs émissaires. Elle peut ainsi envoyer sous le tapis son rôle criminel contre des peuples, en exacerbant ou en soutenant directement le terrorisme. Plenel, qui ose désapprouver l’intimidation contre les Musulmans, est logiquement mis au pilori par les soutiens médiatiques de l’impérialisme (dont Charlie!). Il paye aussi pour d’autres enquêtes gênantes commises par Mediapart…
Autre bouc émissaire ces jours-ci, le frère Merah auquel on a bien fait répéter la culpabilité « évidente » de Mohamed Merah, pourtant exécuté sans procès. La République se dédouane tout aussi légèrement de son soutien « jihadistes » qui ont raté en Syrie la liquidation d’al Assad.

Le Bourlout Michaël 13 novembre 2017 à 15 h 54 min

Très juste analyse Monsieur le député. Par définition, Mediapart gène le « tout Paris », c’est que son travail d’investigation paye, il doit pouvoir compter sur un soutien total face à ces attaques !

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