Interventions en faveur des prisonniers palestiniens

le 24 mai 2017

Je suis intervenu une nouvelle fois aujourd’hui auprès de Madame Federica Mogherini, Haute-Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne, de Monsieur Antonio Tajani, Président du Parlement européen et de Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre d’Etat, Ministre de l’Europe et des affaires étrangères pour demander une intervention urgente et des actions concrètes auprès des autorités israéliennes en faveur des prisonniers palestiniens qui sont en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.
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Madame la Haute-Représentante,

Lors de la séance de questions d’actualités au Parlement européen, lundi 15 mai, j’ai une nouvelle fois proposé que l’Union européenne fasse respecter le droit international à propos des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.

Ils demandent le retour aux droits dont ils disposaient auparavant dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.
L’Union européenne a la responsabilité de faire respecter ses propres résolutions et la convention de Genève. La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Madame la Haute représentante d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère d’examiner la création d’une commission d’enquête sur la situation des prisonniers politiques palestiniens. La crédibilité de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Madame la Haute-Représentante, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Monsieur le Président du Parlement européen,

Lors de la séance de questions d’actualités au Parlement européen, lundi 15 mai, j’ai une nouvelle fois demandé que l’Union européenne fasse respecter le droit international à propos des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.
Ils demandent le retour aux droits dont ils disposaient auparavant dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.
L’Union européenne a la responsabilité de faire respecter ses propres résolutions et la convention de Genève.

La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Monsieur le Président, d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère d’examiner la création d’une commission d’enquête sur la situation des prisonniers politiques palestiniens. La crédibilité de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Monsieur le Ministre d’État,

J’attire votre attention sur la situation des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017. Ils ont entamé ce mouvement pour obtenir les droits dont ils disposaient auparavant, dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.

La France, qui a organisé la Conférence pour la paix au Proche Orient le 15 janvier 2017, ne peut pas se désintéresser de ce mouvement et des conséquences qu’il aura. Elle a la responsabilité de faire respecter le droit international et la convention de Genève.

La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Monsieur le Ministre, d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère une initiative commune avec les autres ministres chargés de l’action européenne et les chefs de la diplomatie de nos partenaires auprès des autorités israélienne. La crédibilité de la France et de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Monsieur le Ministre d’État, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

4 commentaires


Brzustowski 24 mai 2017 à 18 h 17 min

Pourquoi n’avez-vous rien fait pour les 18 millions de prisonniers du Goulag soviétique et les 550.000 morts par an en moyenne? Pourquoi n’avez-vous rien fait pour les refuzniks, contre le Stalinisme? A qui avez-vous encore des leçons à donner, vous le vieux parti totalitaire qui a fermé les yeux sur les pires tortures et oppressions? Pourquoi avoir couvert d’un voile si pudique les déportations des théâtres yiddish et de tas de gens de culture qui ne vous avaient rien fait? Quand allez-vous vous décider à disparaître, et à dissoudre vos vieux appareils bons pour le musée des horreurs, alors que le Mur, lui s’est effondré tout seul, tellement les peuples n’en pouvaient plus de votre charlatanisme orienté et de votre régime pourri qui a échoué sur tous les dossiers, tous les continents? Contre les camps de « rééducation » au Cambodge, les génocides, les crimes staliniens et après? Rien à dire, rien à faire, plus de « conscience » politique?
Vos prisonniers, on est obligé de les nourrir parfois de force sans quoi, ils se laisseraient peut-être crever : demandez-leur de manger c’est tout ce qu’il vous reste à faire, mais ne comptez pas sur le reste du monde pour leur mettre la cuillère en argent dans la bouche, dans les prisons cinq étoiles que sont les prisons israéliennes par rapport à d’autres! Il y a de la vraie misère sur cette terre, cessez de vous moquer du monde! Un peu de décence! Vous croyez qu’on n’a pas assez à faire avec de vrais réfugiés qui ont de vrais problèmes, pour s’occuper d’assassins comme Barghouti? Il a volé des vies d’enfants, de femmes, de civils, votre « Mandela » à 3 francs six sous! Pire, il a tué l’effort de paix, en déclenchant l’Intifada en orchestrant les tueries! Dès 1996, sous la tutelle d’Arafat. C’est un planificateur terroriste et il ne vaut pas mieux que Merah ou les autres de vos amis. On ne vole pas à la rescousse d’un terroriste. Sa grève de la faim concerne directement les rivalités de pouvoirs avec Abbas, qui le laisse là où il est, au lieu de lui trouver la place de successeur qu’il se croit en droit d’exiger. Vous manipulez les foules, en bon commissaire du peuple, mais ce temps-là finira, tout comme le mur s’est effondré! On peut tromper 1000 personnes une fois, on peut tromper une personne mille fois, mais on ne peut pas tromper 1000 fois 1000 personnes. En bon apparatchik vous devriez le savoir.

« On les chargea [les cadavres des prisonniers] nus, sur des traîneaux, tête à l’extérieur et pieds dedans. Chaque corps portait une plaquette de bois, une birka, attachée au gros orteil du pied droit, et indiquant son nom et son matricule. Avant que le traîneau ne franchisse le portail du camp, le nadziratel, un officier du NKVD, prenait un pic qu’il enfonçait dans chaque crâne. Il s’agissait de vérifier que nul ne sortît vivant. Une fois hors du camp, les corps étaient jetés dans une transeïa, une des grandes fosses creusées au cours de l’été à cette fin »

— Edward Buca, Vorkuta, Londres, 1976, p. 152.

Moreau 25 mai 2017 à 9 h 08 min

Je ne peux pas arbitrer entre la réaction ci-dessus et les exposés plus haut, mais je tiens à dire que je ne suis pas d’accord avec un certain discours tel que ces phrases :

« … dans les prisons cinq étoiles que sont les prisons israéliennes par rapport à d’autres! Il y a de la vraie misère sur cette terre, cessez de vous moquer du monde! »

Je ne suis pas d’accord sur bien des points avec monsieur Le Hyaric en général ; mais
il faut vouloir comme disait Paul Verlaine la nuance encore, pas la Couleur, rien que la Nuance ! L’Homme n’a pas le droit s’il veut parler en humaniste de parler de « prisons cinq étoiles », toute vie de prisonnier est une vie de misère. Donc il y a encore beaucoup de vraie misère sur cette terre, et ce n’est pas se moquer du monde que dire cette évidence qui vaut Vérité.

Toutes les politiques actuelles sont mauvaises, ce n’est pas rien que de la faute de monsieur Le Hyaric, c’est le la faute de toute la classe politique, de tous les partis, et hélas partout dans le monde.

Les prisons ne peuvent pas passer au regard des Droits de l’Homme pour des hôtels.

alain harrison 28 mai 2017 à 20 h 34 min

Bonjour.

Il faudrait peut-être faire un retour sur l’histoire.

Les deux siècles passés sont l’époque de la grande transition ouverte avec la Révolution Industrielle et la suite des événements conflictuels dans le monde sauf dans le monde occidental excepté les deux conflits mondiaux. Bien sûr, i y a eu toutes les pertes occidentales du à leurs interventions extra-territoriales systématiques pour leurs intérêts colonialistes contre ce qui semblait être des révolutions et des libérations. N’oublions pas la Mentalité d’Époques aussi bien à gauche qu’à droite, la barbarie était et demeure encore aujourd’hui le lieu commun. Jeter la pierre à l’un à l’aitre fait parti du cercle vicieux dont il faut sortir.

Seul la vision globale nous donne accès aux tenants et aboutissants, aux causes-effets causes et aux acteurs responsables, et cela quelque soit l’Époque. De même aujourd’hui.

Et le questionnement sans compromis (honnêteté et intégrité) peut faire que les solutions soient mises en lumière.

Quelle est la source de tous les maux humains par les humains, guerre, misère, injustice, classe supérieure et inférieure, des systèmes d’éducation à plusieurs vitesses………

Voilà la question juste, me semble-t-il, fondamentale.

Nous ne pouvons pas corriger ce qui a été fait, mais nous pouvons rectifier…….

L’article « Crime contre l’humanité, l’ultime retour des barbares Par Fethi Gharbi » dont le contenu est vérifiable devrait faire parti de l’arsenal des militants de la gauche. Un texte qui donne une vue d’ensemble.

Maintenant, quelle est le phénomène humain de toujours, que nous pouvons résoudre en Occident à brève échéance ?

Une politique ne pourrait être cohérente qu’en prenant comme base l’Humanité au sens de l’Évolution, de l’hominisation à l’humanisation, dans le cadre d’une Éducation juste, dans le sens de justesse.

Le néo-capitalisme, si je regarde les discours, dans le cadre de l’élection du nouveau chef du parti conservateur du Canada, n’est que le renforcement du statu quo, tout comme le projet Macron. Quand à Trump, la suite logique de cet article:
Mondialisation du capital et militarisme : les interelations
Par Claude Serfati.

Krishnamurti: la vérité d’une chose

alain harrison 31 mai 2017 à 2 h 11 min

J’ ai l’impression que le XXIe siècle ne sera pas autre chose qu’ un siècle de transition. Mais vers quoi ? Cela dépendra de quoi ? Des rapports de force ou d’autre chose ?

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