Commun, communes !

le 29 novembre 2017

Le maire, ses adjoints et conseillers municipaux sont les lucioles de la démocratie, les serviteurs dévoués du bien commun. Sans cesse aux côtés de leur population, ils travaillent à faire vivre la République sur chaque parcelle du territoire à partir d’une organisation héritée de 1789 visant à mettre chaque recoin du pays sur un pied d’égalité.

Or, sous l’effet des violences du néo-libéralisme, une nouvelle géographie est apparue dans laquelle se mêlent, à l’intérieur des États-nations, déserts ruraux et métropoles suractives, elles-mêmes théâtres de béantes fractures sociales entre centres et périphéries, lieux mis en lumière et lieux mis au ban de la société. C’est dire s’il faudrait s’appuyer sur le dévouement des élus locaux avec leurs administrations municipales, leur ingéniosité et leur sens de l’intérêt général pour un nouveau développement égalitaire et durable des territoires, renforcer l’éducation et l’audace culturelle et sportive, impulser des projets industriels, agricoles ou artisanaux. Des expérimentations sont d’ailleurs en cours dans une multitude d’endroits pour aider des projets coopératifs, sociaux et écologiques.

Dire cela ne signifie nullement que les politiques menées par toutes les municipalités seraient conformes à cette description. Même s’ils s’estompent dans les villages, on retrouve dans les villes les clivages entre des choix démocratiquement effectués avec les populations dans le sens d’un progrès pour le plus grand nombre et ceux qui reproduisent les orientations nationales dominées par le libéralisme, l’individualisme et l’égoïsme.

C’est précisément pour tenter d’asservir la première catégorie de communes que le pouvoir macroniste a décidé d’affaiblir cette unité démocratique de base en mettant en avant de sordides calculs comptables. Pour respecter les injonctions bruxelloises d’abaisser la dette et les déficits, il décide de se servir dans les caisses des mairies. Après la ponction de 11 milliards d’euros du gouvernement précédent, voici qu’il veut à nouveau prendre 13 milliards. Ce faisant, il espère contraindre les élus à réduire les dépenses de fonctionnement et les investissements ou à une fuite en avant insupportable d’augmentation des taxes diverses et impôts locaux. Les collectivités ont déjà, à elles seules, réalisé 85% des coupes budgétaires. Cet effort colossal donne un avant-goût très sous-estimé de ce qu’il adviendrait si le pouvoir parvenait à ses fins. De nombreux maires ont été contraints de sacrifier ici un conservatoire, là une maison des associations ou un dispensaire de santé ou de reporter la réfection d’une rue ou du stade. Sans parler de la désertification des centres-villes au profit de zones commerciales aussi grises que nuisibles aux dynamiques communales.

La suppression annoncée dans trois ans de la taxe d’habitation pour 80% des foyers, avant sa généralisation, vient parachever la mise sous tutelle des collectivités. Aucun maire, quelle que soit sa couleur politique, ne croit à sa compensation par l’Etat. Tous savent qu’ils devront s’imposer une super-austérité et qu’au final leurs administrés seront les grands perdants !  Après la mise sous tutelle de l’État par une Union européenne régie par les critères maastrichtiens, le droit constitutionnel de libre administration des communes serait attaqué dans ses bases. Le poids de la dette et des déficits creusés à dessein par les pouvoirs successifs serait alors opportunément brandi pour réduire encore davantage les dotations aux communes. La boucle d’une austérité sans fin serait dès lors bouclée.

Les communes sont un maillage essentiel de la France, dans le temps long de l’édification de la République. Fer de lance de la démocratie, elles ont été et continuent d’offrir la possibilité de faire vivre des lieux d’innovation, de traductions concrètes des politiques publiques au service de l’intérêt général. L‘attachement à la commune n’est pas celui à un archaïsme. C’est fondamentalement l’attachement à l’espoir d’une démocratie réelle, à un pouvoir populaire de proximité, à des innovations en matière de service public, à une écoute des besoins humains exprimés au plus près des territoires.

La combinaison de la fin des emplois aidés, le rationnement du logement social et la mise en cause des offices HLM incités à la vente, la réduction des moyens des agences de l’eau dessinent, aux côtés des contre-réformes du droit du travail, le visage méconnaissable d’une France toujours plus soumise aux injonctions des puissances industrielles et financières. Le « pacte girondin » promis par M. Macron n’est que le faux nez d’une concurrence accrue entre territoires mis au pain sec et contraints de solliciter partout les sirènes du marché. Comme toujours chez les libéraux, les effets de manche contre ce qu’ils appellent « le millefeuille territorial » servent un projet centralisateur, autoritaire et technocratique des politiques publiques.

Par delà leurs diversités, les maires de France réunis en congrès ont montré l’opposition des élus locaux. Ils ont le soutien d’une grande partie de nos concitoyens. C’est la démocratie, le service public local, l’emploi que le pouvoir assassine. Avec les élus et les personnels communaux , les citoyens ont intérêt à se faire entendre.

8 commentaires


Moreau 29 novembre 2017 à 16 h 04 min

Il faut supprimer les infrastructures dont ne bénéficie pas réellement la population qui ont été voulues et construites par des politiques dites de gauche et qui n’ont jamais servi au développement de l’associatif libre de la culture réelle, de l’utile, et du sport ; qui ont un peu servi à quelques associations de l’associatif système qui en se soumettant ont accepté les projets tantôt insuffisants, tantôt vides, des partis politiques pour la vie associative. Les Citoyennes et les Citoyens ont été abusés, et ils ont payé des Construction servant un peu aux plus aisés, tout cela fait partie des bilans négatifs depuis plus de vingt ans de la classe politique, tout est de la faute de tous les partis politiques tant aucun n’a fait entendre la différence entre faire entendre préférant ainsi le capitalisme et la destruction de vies humaines à l’équilibre politique qui ne peut pas exister sans l’associatif libre. D’où l’abstention ainsi que la souffrance et la tristesse immenses de la population victime des abus de la classe politique qui n’évalue rien après avoir dilapidé l’argent des contribuables.

Si la démocratie avait « un fer de lance » alors qu’il y a presque 60% d’abstention, cela se saurait, la démocratie est vacillante, c’est donc le contraire, la réalité. La démocratie est à refondé a dit plusieurs fois pendant le quinquennat Pierre Laurent, c’est bien qu’elle est vacillante.

La vie des gens a été en comparaison plus dure sous la décentralisation que sous la centralisation. La décentralisation a été bien mal réalisée, il faut un certain centralisme tout en refondant la décentralisation qu’il ne faut pas supprimer à mon avis. Il faut plus de république.

L’erreur des Citoyennes et des Citoyennes fut d’élire des programmes politiques qui ont permis de construire des infrastructures dites sociales mais elles ont peu servi à l’associatif de la culture réelle, utile, et sportif, elles étaient de leur vrai nom des infrastructure bourgeoises. La révolte est présente dans le pays profond. Les politiques de gauche ont servi toute une bourgeoisie en faisant des grandes dépenses qui ont endetté des femmes et des hommes, et je ne parle pas de la vie de ces enfants affectés par la pauvreté de leurs parents !

Dans plusieurs villes, les municipalités ne s’occupent pas de la vie de la population, des besoins réels de la population victime du capitalisme et des politiques bourgeoises de droite, de gauche, et d’ailleurs, dont la vie se détruit dans l’indifférence et la suffisance des uns et des autres.

Pire qui peut croire que la classe politique peut mener à bien la lutte contre le réchauffement climatique alors que pour donner un exemple concret vérifiable assez facilement par tout le monde, elle a été incapable de réussir la lutte contre le fléau des grands excès de vitesse, elle a surtout porté préjudices aux automobilistes faisant de temps à autre des petits excès de vitesse ou des petites erreurs de conduite, tout cela n’étant pas dangereux. Les conducteurs roulant en faisant des grands excès de vitesse même en ville n’ont jamais été aussi nombreux ! Les gouvernements et les mairies ne sont pas efficaces du tout, la solution n’était pas les radars mais les bridages adéquats des mécaniques irréversibles.

La classe politique depuis 1968 n’a vaincu aucun fléau, elle a était vaine et absente, absente et vaine, dans les luttes humaines ; elle se sert des problèmes écologiques pour des carrières dont rien ne permet d’affirmer qu’elles arrêteront la destruction de la planète. Les Peuples de l’Union Européenne et d’ailleurs sont tous complètement abusés, le monologue de chaque parti politique contribuant au régime des partis et au capitaliste dévastant la planète en même temps qu’il détruit de nombreuses vies humaines.

Cette classe politique est redoutablement mauvaise et attendons de pouvoir évaluer pour dire si le mouvement inédit La République en Marche fait bien autrement une politique entièrement nouvelle pour en finir avec la maltraitance des Hommes par toute la classe politique.

Il ne peut pas y avoir de bonnes luttes sociales sans réussir toutes les luttes humaines qui sont toutes aussi fondamentales les unes que les autres.

Moreau 29 novembre 2017 à 16 h 09 min

Les profits comptent plus que nos vies pour des gens de droite qui ainsi ne sont pas humains, mais nos vies comptent pour rien du tout pour des gens de gauche qui servent du mot gauche pour faire croire qu’ils sont humain, telle est la vérité, je suis désolé.

Moreau 29 novembre 2017 à 19 h 51 min

Déserts ruraux et métropoles suractives, je les dénonce aussi mais en disant que tout est de la faute de tous les partis politiques. La gauche serait bien avisée de balayer devant sa porte.
Il ne faut pas tout incriminer sans voir dans le libéralisme de monsieur Macron une réelle révolution de façon à changer des réalités redoutables. La gauche a commis la faute politique de réaliser des infrastructures prétendues culturelles et sociales alors que son projet politique original pour l’associatif libre de la culture réelle, de l’utile, et du sport, d’union de la gauche pour la société française et européenne, elle ne l’a jamais présenté dans le temps depuis 1968, année d’une mascarade subversive et révolutionnaire qui n’a valu que des problèmes et des souffrances à une partie de la société française et européenne. La gauche française n’avait rien à donner, elle n’avait rien d’autre à faire qu’à faire construire des infrastructures. Sans le progrès culture qui devait justifier ces réalisations de constructions, la droite se retrouve toujours avec sa politique de culture subsidiaire avec trop d’infrastructure dans les villes, elle en vend, elle a raison, c’est de la faute de la gauche qui n’a rien fait avec ses propres constructions. La gauche n’a rien fait avec les analyses et les propositions des Citoyennes et des Citoyens pour utiliser ces infrastructures. Les libéraux républicains vendent les infrastructures, c’est très bien, elles peuvent être utilisée pour l’économie, et bien elles serviront enfin. La gauche a souvent critiqué les gaspillages de la droite mais elle n’a pas parlé des gaspillages qu’elle commettait, on ne construit pas des infrastructures plus inutiles qu’utiles au nom de la culture et du social pour faire adhérer par ses votes la population.
L’article qui parle macronisme est trop critique en manquant d’objectivité, il ne critique que la droite alors que la gauche a été au pouvoir. Il fallait le dialogue entre libéraux républicains, socialistes républicains, communistes républicains, on n’en serait pas à cette révolution libérale au sens littérale qui est bien fondée.

Le macronisme de 2017 est une grande leçon politique pour la gauche.

Le libéralisme républicain pensent que le développement de l’associatif culturel, utile , et sportif, n’a pas besoin de tant d’infrastructures, je pense moi-même que la gauche en a trop construit à partir d’un projet de politique de la culture quasiment vide. Les Libéraux républicains sont cohérents avec le libéralisme républicain, il eût fallu que les Socialistes républicains, et les Communistes républicains puissent l’être autant. Personne ne peut de bonne foi leur en vouloir de réaliser la révolution libérale républicaine, la gauche en république n’a pas le monopole de la révolution perpétuelle !…

Il y avait des clivage inévitables pour ne pas perdre l’âme mais il fallait aussi pour ne pas perdre l’âme réaliser le dialogue républicain entre Libéraux, Socialistes, et Communistes, tous Républicains authentiques.

L’apologie des communes est néfaste : il n’y a pas besoin en vérité dans une communauté des communes de plusieurs enseignes de grandes surface dans chaque commune ; la grande distribution pouvait et devait être répartie entre chaque commune de la communauté des communes ; cette répartition est insuffisante ou mal faite. Il fallait dans la politique de la ville moins de grandes surfaces dans des villes et plus de petites entreprises de proximité dans toutes les villes pour qu’il n’y ait pas ces déserts ruraux et ces mégapoles suractives !

La gauche ne s’est pas passionnée pour la grande politique républicaine, la République en Marche préside et gouverne réalisant sa propre révolution spécifique, tout cela est légitime, et au demeurant peut désendetter le pays en lui enlevant de l’endettement inutile et nuisible pour la population qui souffre.

Dans une république la gauche n’a pas le monopole des recettes et des dépenses publiques, c’est certain ; il y a « des innovations en matière d’éducation » qui correspondent à des abus de pouvoir de gauche quand dans le pays il y a des disettes, le désert médical, et ceatera…

La gauche est devenue tellement hypocrite, ça n’aide personne !

Moreau 1 décembre 2017 à 12 h 22 min

Les Communistes parlent tous d’un certain fléau : la suractivité des mégapole, mais ils ne font que le citer : depuis 1968 de nombreux fléaux qui frappent la France et l’Europe n’ont pas été vaincus, pas même celui des grands excès de vitesse qui sont dangereux dans les villes, notamment en Province. Cette suractivité atteste que la France et l’Union Européenne avec la classe politique insuffisante et inefficace à ce point sont exposée à une catastrophe au-delà du brexit que ne pourraient pas empêcher les talents réels et salvateurs de l’actuelle majorité politique française et européenne.
Les Communistes n’approfondissent jamais : villes de province désertes, mégapoles suractives, attestent qu’un très grand nombre de personne en France vit sur un mauvais terrain, que le terrain de la vie de l’Homme est mauvais quasiment partout en France ; des conséquences terribles peuvent survenir à cause de tels fléaux jamais combattus pour les éliminer par les parts politiques français dont les politiques sont surtout du vent. D’où l’abstention et les révoltes des Abstentionnistes. Un grand risque de chaos européen réel existe et les nationalismes ne sont pas les solutions pour l’éviter. Il fallait et il faut du centralisme et du décentralisme, mais il faut que les Hommes politiques servent tous les Hommes au sens littéral comme c’est leur raison d’être en renonçant à toute domination et destruction de l’Homme par l’Homme.
Le mouvement La République En Marche ne pourra pas forcément réussir à éviter à tout le monde le pire, seul, aussi large qu’il soit.

Moreau 2 décembre 2017 à 11 h 21 min

Les trente six mille maires de France et des brouettes se réunissent chaque année en Assemblée des Maires de France qui s’est plutôt affirmée comme une grande association capitaliste, il me semble, mais de quoi parlent-ils donc !? De tous les fléaux faisant rater la vie en France depuis 1968 jamais vaincus ? Des tonnes de papier glacé qu’ils gaspillent chaque année en participant par leur gaspillage au réchauffement climatique pour faire étalage d’histoire des monuments historiques puisque ça comble le vide sidéral et sidérant qu’il y aurait autrement, enfin, c’est ce qu’ils croient car étant responsables et coupables de la malvie, ils sont surtout inconscients mais pas pour tout, pas pour l’argent maître, pas pour le pouvoir maître !? Des Réactionnaires et des Contestataires, ils n’en parlent jamais pour dire qu’ils participent beaucoup à la domination et à la destruction de l’Homme par l’Homme !? Des Abstentionnistes !? Chut.
Il est pourtant évident qu’un Homme seul et tous les présidents de la république sont réputés être des Hommes seuls, ne peut pas faire un pays de mégapoles suractives et de déserts ruraux, ce sont les maires surtout qui ont fait ce pays fou parce que leur assemblée n’a jamais été une majorité d’alternance républicaine et une opposition républicaine. Et il y a les maires qui sont députés, et les députés qui sont maires ! Quand tout le monde cohabite ainsi sans ces différences républicaines qui s’appellent des spécificités le pays ne peut être pour la grande partie de la population qu’un véritable traquenard avec ses mégapoles suractives et ses désert ruraux.
Il n’y a pas de lucioles politiques en France et l’abstention le dit bien.
Tous complices, tous trop capitalistes !

Moreau 3 décembre 2017 à 12 h 13 min

Je pense que tous les maires sont à peu près pareils et je ne cautionne pas dut tout les personnes qui en travaillant dans les mairies disent, je donne un exemple réel, nous parlions il y a quelques jours de la précarité dans le Lot et Garonne : « Il est plus difficile de trouver aujourd’hui (dire aujourd’hui c’est se moquer du monde) sur le fumélois (communauté des communes) un médecin traitant alors que les cabinets existants sont surchargés et qu’ils refusent les nouveaux patients… » Je suis venu vivre dans le fumélois en 2011 et je n’ai toujours pas depuis trouvé un médecin traitant. Le seul médecin qui accepta d’être mon médecin traitant dans le fumélois est parti en retraite un an après.
Véritable folie à donner la mort à autrui une telle absence de parler vrai voire une telle habile hypocrisie.
Les Communistes et les autres passent leur temps à vanter les personnes travaillant dans les municipalités, ils feraient mieux de servir toute la population.
Assemblée des Maires de France : Assemblée d’Inutiles de France ?

Personne ne peu rester indifférent. Le risque de mort subite. Il faut se réveiller ! Révolution perpétuelle et non exhaustive !

Combes Maurice 5 décembre 2017 à 14 h 45 min

Bonjour
Je voudrai le recevoir
Merci

chaulet 6 décembre 2017 à 3 h 34 min

les élus sont aussi ceux qui aident l’oligarchie a mettre en oeuvre les décisions qu’il s ‘agit de valider » démocratiquement »

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